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Métapo infos - Page 6

  • Tour d'horizon... (311)

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    Au sommaire cette semaine :

    - sur le site de l'Observatoire de l'immigration et de la démographie, une étude qui cherche à modéliser l’évolution de la population de la France d’ici à 2100, dans sa composition par origine migratoire, selon différents scénarios envisageables...

    Les scénarios démographiques de la France au XXIe siècle

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    - sur Le Grand Continent, un article d'Olivier Roy sur l'échec inéluctable, selon lui, de la "contre-révolution culturelle"...

    La contre-révolution culturelle est un échec

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    Le maire de Châteaudun et son conseil (cf. article)

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  • Derrière le décor... (5)

    Vous pouvez découvrir ci-dessous le nouveau numéro de Derrière le décor sur TV Libertés, qui remplace I-Média. Chaque semaine, Floriane Jeannin et Martial Bild décryptent les dossiers explosifs où se croisent médias, show-business, argent et pouvoir.

     

                                              

    Alertes spectaculaires, experts ou militants : sur LCI (TF1), la guerre tourne au feuilleton anxiogène. Drones, Azov, plateaux engagés : nous confrontons les récits aux faits. Conclusion : LCI ment !

    Au sommaire également de cette émission : le fil de l’actualité avec les infos de la semaine et le décryptage : À Saint-Denis, le "Puy du Fou de gauche" choisit comme décor la profanation révolutionnaire des tombeaux des rois de France. Au même moment, le maire LFI affirme que "la violence, à un moment donné, peut être légitime". 1793-2026 : les époques changent, mais la volonté de légitimer la violence politique traverse les siècles.

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  • Qui était Raymond Abellio...

    Les éditions Lif viennent de publier dans leur collection « Qui suis-je ? » un Abellio écrit par Jean-Charles Roux. L'auteur est un des fondateurs de l'association Raymond Abellio, Recherches et Études.

    Les curieux pourront également consulter l'essai de Vital Nescine, Raymond Abellio - Une nouvelle gnose pour l’Europe (La Nouvelle Librairie/Institut Iliade, 2025) et regarder l'émission « Les idée à l'endroit » qu'avait consacré Rémi Soulié à Raymond Abellio : Les paradoxes de Raymond Abellio.

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    " Raymond Abellio naît le 11 novembre 1907 à Toulouse, sous le nom de Georges Soulès. Issu d’un milieu modeste, il fait de brillantes études (École polytechnique, puis Ponts et chaussées).
    Épousant les événements de son temps, il sera successivement attaché ministériel dans le gouvernement de Léon Blum, prisonnier de guerre en 1940, proche des tenants du national-socialisme français, mais également engagé dans la Résistance. Sa rencontre, en 1943, avec Pierre de Combas, qu’il considère comme son « maître spirituel », sera le point de départ d’un bouleversement spirituel à l’origine d’une œuvre complexe, en quête du sens métaphysique de l’Histoire.

    De 1945 jusqu’à sa mort, il publiera romans, ouvrages philosophiques et autobiographiques, tous inscrits dans cette thématique «gnostique». Dans ses romans, depuis Heureux les pacifiques (1949) jusqu’à son dernier, Visages immobiles (1983), Abellio nous offre une analyse surprenante des lignes de force qui organisent le XXe siècle.
    Même ambition avec La Structure absolue (1965), qui entend prendre le contre-pied du propos sartrien. Des kabbalistes de la Tradition jusqu’à Husserl, en passant par Spinoza, Nietzsche et Kafka, il nous offre une lecture du monde destinée à briser l’aveuglement de nos contemporains, tandis que nous sommes conduits sur le chemin des initiés. Il s’éteindra à Nice, en août 1986, laissant inachevé son Manifeste de la nouvelle gnose, publié de façon posthume. "

     

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  • Remigration : le recours à la force inéluctable ?...

    Le 30 septembre 2026, Pierre Bergerault recevait, sur TV libertés, Jean-Yves Le Gallou pour évoquer avec lui le sommet sur la remigration qu'il organise à Paris le 31 octobre 2026.

     

                                              

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  • Les maîtres invisibles de l'Occupation...

    Les éditions Max Milo viennent de publier une enquête historique de Frédéric Charpier intitulée Les maîtres invisibles de l'Occupation - Au cœur du dossier Knochen , chef des services secrets allemands en France.

    Journaliste d'investigation, Frédéric Charpier est l'auteur de plusieurs enquêtes intéressantes, comme, notamment Histoire de l'extrême gauche trotskiste (Editions 1, 2002), La CIA en France : 60 ans d'ingérence dans les affaires françaises (Seuil, 2008), L'économie, c'est la guerre ! (Seuil, 2012), L'agent Jacques Duclos (Seuil, 2015) ou Islamisme - 60 ans de lutte antiterroriste (Tallandier, 2017).

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    " Plus de 145 000 condamnations furent prononcées à la Libération pour faits de collaboration. La quasi-totalité de ces condamnés, français et allemands, furent graciés après la guerre. Le 24 novembre 1962, le général de Gaulle alla même jusqu’à gracier Helmut Knochen, chef du renseignement et de la police allemande, l’un des principaux artisans de la répression et des exécutions sous l’Occupation.
    À partir du dossier Knochen et d’une masse exceptionnelle de documents issue des interrogatoires, des archives du SD et des services alliés, Frédéric Charpier met à jour un vaste système d’espionnage, d’infiltration et d’influence au cœur de la société française. Il raconte des centaines d’histoires de collaborateurs, d’informateurs, d’industriels, de policiers, de journalistes, d’aventurières mondaines et d’agents doubles, avant, pendant et après l’Occupation. Une liste de 500 noms est en index du manuscrit.
    Au fil de cette enquête saisissante se dessine une autre histoire de la France occupée : celle des hommes de l’ombre qui gouvernèrent le pays et qui, pour la plupart, échappèrent à la justice."

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  • Le système libéral-bureaucratique...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Roberto Pecchioli cueilli sur Euro-Synergies et consacré à la mégamachine libérale-bureaucratique...

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    Le système libéral-bureaucratique

    Une connaissance, animateur de l’office de tourisme d’un village de l’arrière-pays, se plaint avec irritation de la difficulté d’organiser la fête annuelle du village. Non par manque de fonds, de bénévoles ou d’intérêt, mais en raison du pouvoir écrasant et dévastateur de la bureaucratie. Des semaines de travail sont nécessaires pour obtenir des autorisations, remplir des formulaires, satisfaire les exigences d’innombrables administrations et institutions, organiser chaque événement conformément à une quantité exorbitante de normes, de circulaires et de règlements.

    Tout cela pour quelques journées de fête dans une société qui se vante d’être la plus libre de l’histoire. Ce n’est pas vrai, comme chacun le sait par expérience directe. Nous vivons dans un système libéral-bureaucratique, un despotisme conforme à la loi.

    Il ne s’agit ni d’une contradiction ni d’une hétérogenèse des fins, mais de la conséquence logique du libéralisme réel. Alexis de Tocqueville en avait perçu les prémices dans un célèbre passage de De la démocratie en Amérique :

        « Si je cherche à imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde, je vois une foule innombrable d’hommes égaux, uniquement occupés à se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils satisfont leurs désirs. Au-dessus d’eux s’élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d’assurer leurs biens et de veiller sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à l’autorité paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l’âge viril ; mais il ne cherche, au contraire, qu’à les fixer irrévocablement dans l’enfance. Il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu’ils ne songent qu’à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur, mais il veut en être l’unique agent et le seul arbitre ; il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie, règle leurs successions, divise leurs héritages ; que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre ? »

    Un très mauvais maître, Michel Foucault, a parlé d’une société organisée comme un « dispositif ». Même l’organisation des grandes entreprises privées se caractérise par le bureaucratisme, la rigidité et l’adhésion irréfléchie à des règles minutieuses, souvent incompréhensibles. Le libéralisme économique et l’étatisme sont frères et ne s’opposent qu’en paroles: ils marchent séparément pour frapper ensemble. Même les professions dites libérales sont prisonnières de protocoles, de lignes directrices et de carcans dans lesquels le Marché sacré — pseudonyme de l’intérêt privé — et la boulimie normative remplissent chacun une fonction, avec pour conséquences l’absence de liberté concrète, la sanction et le contrôle.

    Le démantèlement libéral — avec l’apport fondamental du marxisme — des normes culturelles et des coutumes a engendré un pouvoir diffus, à la fois libéral sur le plan économique et étatiste-bureaucratique. Nous vivons au sein d’une singulière créature hybride : l’étatisme individualiste.

    Le libéralisme échoue au moment même où il est pleinement réalisé. Devenue dominante à partir des années 1990, la philosophie politique née pour réaliser la tapisserie pluraliste — devenue un patchwork abstrait — a produit un déséquilibre économique intolérable, imposé l’uniformité — le mondialisme, les économies d’échelle, la consommation uniformisatrice du McMonde et des centres commerciaux identiques partout — et favorisé la dégradation matérielle et spirituelle. Elle doit défendre et étendre ces réalités grâce à son alliance avec son frère ennemi étatiste: son moyen privilégié est le monstre bureaucratique, la progression algébrique des normes, des contrôles et, bien entendu, des contrôleurs.

    Son projet a besoin de la mégamachine au sein de laquelle se conjuguent l’action de l’État, de l’économie, du système éducatif, de la science et de la technologie. Il en résulte une société de solitaires diversement égaux, incapables de nouer des relations, saturés de droits, définis par des libertés abstraites, voire dissolvantes, impuissants, apeurés et seuls. Des proies parfaites pour le système de la consommation et des bureaucraties, maternelles et enveloppantes autant qu’implacables, omnivores et punitives. Celles-ci sont alimentées non seulement par la prolifération des réglementations, mais également par le consentement intéressé de classes bureaucratiques pléthoriques, composées de prétendus experts — et de contrôleurs aux aguets — que Costanzo Preve appelait les couches dominées au sein de la classe dominante.

    L’action coordonnée du dogme libéral et de la pratique bureaucratique réduit les choix à des mécanismes dépersonnalisés, à des voies prédéfinies et à des caprices rebaptisés droits, au sein d’un gigantesque système de dépendance et d’addictions. Entre la demande de protection de la liberté individuelle et l’expansion de l’État se dissimule la relation d’interdépendance entre l’État, les bureaucraties et le marché. Ils croissent nécessairement et constamment de concert. L’étatisme rend possible l’individualisme, qui exige à son tour le cadre étatiste. Nous devenons chaque jour davantage individualistes et étatistes. Le rôle des forces politiques est complémentaire.

    Une alternance sans alternative — selon Jean-Claude Michéa — dans laquelle les uns se concentrent sur l’individualisme et l’égoïsme social sans toucher au cadre étatiste, tandis que les autres réalisent l’opération inverse mais équivalente. Les uns comme les autres évoluent dans le même horizon, en accord avec les prémisses philosophiques et les résultats pratiques du libéralisme. En uniformisant par la consommation et l’intérêt l’individu, séparé de son identité, de sa communauté ainsi que de ses appartenances naturelles, professionnelles, territoriales et spirituelles, le libéralisme doit organiser le conflit engendré par la fragmentation de la société au moyen de nouvelles normativités, de lois, de dispositifs, d’interdictions et d’obligations que seules les bureaucraties savent administrer, animées par le préjugé idéologique du progrès, de la tolérance et de l’inclusion.

    Le système porte le nom significatif de gouvernance : administration de l’existant sur le terrain du libéralisme économique, assortie de la production continue de nouveaux droits, de nouvelles significations et de nouvelles règles devant être garanties par la bureaucratie. Les dominants se répartissent leurs domaines respectifs, mais restent unis et alliés dans leur gestion. En dessous végète la masse de tous les autres. Le pouvoir préfère les prétendus « derniers » — immigrés, minorités sexuelles et autres catégories similaires, qui dépendent de lui pour survivre ou faire valoir leurs droits — au reste de la population, cette armée désarmée des avant-derniers, sur laquelle pèsent le poids de l’injustice libérale et la prison constituée par l’armée impersonnelle des experts et des fonctionnaires : l’appareil bureaucratique, les petits chefs d’un mémorable film de Totò.

    Le libéralisme efface la conception de la liberté comme capacité de maîtriser la recherche de la satisfaction immédiate des instincts ou des désirs. Il s’agissait de la capacité à se gouverner soi-même en différant ses instincts, ses besoins et ses pulsions, et en renonçant à ce qui était jugé négatif parce que contraire à la vertu et au bien. Si l’aboutissement commun à tous les courants libéraux, de droite comme de gauche, est la prédominance de l’action subjective, sa sphère juridique est le droit positif. C’est-à-dire un système fondé sur de simples procédures — et non sur des principes ou sur le bien commun — ainsi que sur des majorités changeantes. Les assemblées politiques légifèrent conformément à la pensée dominante d’un moment historique donné, laquelle est la pensée, c’est-à-dire l’intérêt, de la classe dominante. La formulation des normes est généralement complexe, obscure et contradictoire, conçue de manière à exiger l’arbitrage de légions de spécialistes ainsi qu’une multitude de règlements, dont l’élaboration d’abord, puis la mise en œuvre, produisent de nouvelles bureaucraties dotées de pouvoirs toujours plus étendus, autoréférentiels et débordant dans le vide de la décision politique voulu par le libéralisme réel. L’affaire de l’Ilva en Italie en est un exemple : les installations de ce géant sidérurgique, stratégiques pour l’avenir industriel, ont été mises à l’arrêt par une décision judiciaire, l’ordre de bureaucrates publics devenu pouvoir autonome.

    La substance du système est celle d’un (dés)ordre qui amplifie toutes les formes d’individualisme, tout en les faisant garantir par un vaste appareil juridique, politique et social dont diverses bureaucraties sont à la fois les gardiennes et les bénéficiaires. Ainsi, l’autonomie du subjectivisme libéral, qui tend vers l’anarchie, est contrôlée, façonnée et administrée par l’imposition d’innombrables lois, avec pour conséquence évidente l’élargissement de la sphère d’influence de l’État et de bureaucraties omnivores transformées en police des comportements.

    Paradoxalement, plus l’autonomie libérale est grande, plus l’État devient omniprésent. La liberté d’hier, constituée de relations et de liens communautaires, associatifs, moraux et familiaux, se rétrécit au profit d’une émancipation qui, afin d’éviter la guerre de tous contre tous, nécessite le Léviathan bureaucratique. Le libéralisme atteint son accomplissement grâce à l’individu libéré et à l’État contrôleur. Le Léviathan privé, maître de tout, dispose d’une interface étatiste et bureaucratique chargée — à ce qu’elle affirme — de contenir les excès du subjectivisme absolu de l’homo homini lupus de Thomas Hobbes. Ce n’est pas un hasard si ce penseur anglais du XVIIe siècle fut le secrétaire de Francis Bacon, le scientifique et philosophe qui voulait dominer les forces de la nature afin de les exploiter économiquement, avant de devenir le modèle de référence de John Locke, premier théoricien du libéralisme au XVIIIe siècle.

    C’est également de cette période que date l’idée, exposée dans La Fable des abeilles de Mandeville, selon laquelle les vices privés se transforment en vertus lorsqu’ils génèrent du profit. L’horizon est celui du déchaînement individualiste de ce que Joseph Schumpeter appellera les « esprits animaux » du capitalisme libéral, insoutenables sans une solide armature bureaucratique au sein de laquelle l’État devient le policier.

    En dernière analyse, le projet du libéralisme économique — désormais entré dans sa phase libertaire-libertine —, puisqu’il épuise les ressources morales et naturelles sur lesquelles il s’était initialement fondé, survit grâce au concours déterminant de la technologie et à son inquiétant aboutissement, la fintech, oscillant entre l’anarchie subjective croissante et le contrôle omniprésent et coercitif d’un appareil bureaucratique mis à son service. L’avenir proche — et, en partie, le présent déjà — laisse entrevoir une liberté extrême dans la sphère pulsionnelle au sein d’une oppression extrême. L’un des drames de cette contradiction — une forme d’anomie ou d’aporie qui aurait surpris Émile Durkheim, le premier à l’avoir étudiée — est la tendance de l’homo contemporain, qui n’est plus tellement sapiens, à réduire cette condition en forme d’entonnoir à un simple problème «technique», qu’il faudrait résoudre par des doses plus massives de libéralisme économique et de libertarisme ou de contrôle politique et bureaucratique, selon les mouvements du balancier entre les deux principales tendances de l’arc-en-ciel libéral. Deux solutions également destructrices, auxquelles il faut opposer, avec patience, ténacité, ouverture culturelle, imagination, mais aussi radicalité, la sortie de la toile d’araignée libérale-bureaucratique.

    Roberto Pecchioli (Euro-Synergies, 25 septembre 2026)

     

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