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Métapo infos - Page 3

  • Joseph Aloïs Schumpeter, une vie d'économiste...

    Les éditions Garnier viennent de publier une étude biographique de Richard Swedberg intitulée Joseph Aloïs Schumpeter - Une vie d'économiste. Sociologue et économiste suédois, Richard Swedberg est un spécialiste des travaux de Max Weber et de Josef Schumpeter.

     

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    " Joseph Aloïs Schumpeter (1883-1950) est l'un des penseurs les plus renommés en économie et en sociologie du XXe siècle. Cette biographie propose un récit vivant et captivant des vies multiples de Schumpeter, retraçant minutieusement ses incursions dans le monde des affaires, la politique et la banque, ainsi que son aventure intellectuelle en Europe et aux États-Unis. Elle apporte également une mise en perspective nouvelle des écrits foisonnants de Schumpeter en s'appuyant sur des matériaux inédits - son journal personnel, sa correspondance, des archives privées - et sur des entretiens avec des économistes qui l'ont connu personnellement : John Kenneth Galbraith, Paul Samuelson, Wassily Leontief, Richard Musgrave, Robert Solow, Paul Sweezy et James Tobin."

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  • France qui cause, France qui sombre...

    " Au commencement était le verbe ? Non, au commencement était l'action. "

    Goethe, Faust

     

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Michel Geoffroy cueilli le site de Polémia et consacré à la maladie des hommes politiques français qui parlent plutôt que d'agir...

    Ancien haut-fonctionnaire, Michel Geoffroy a publié le Dictionnaire de Novlangue (Via Romana, 2015), en collaboration avec Jean-Yves Le Gallou, ainsi que plusieurs essais, dont La Superclasse mondiale contre les Peuples (Via Romana, 2018), La nouvelle guerre des mondes (Via Romana, 2020), Immigration de masse - L'assimilation impossible (La Nouvelle Librairie, 2021), Le crépuscule des Lumières (Via Romana, 2021), Bienvenue dans le meilleur des mondes (La Nouvelle Librairie, 2023) et, dernièrement Occident go home ! - Plaidoyer pour une Europe libre (Via Romana, 2024).

     

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    France qui cause, France qui sombre

    En France, on cause. On n’agit plus. C’est le propre des époques de déclin. Les Byzantins, nous dit-on, spéculaient sur le sexe des anges pendant que les mahométans les encerclaient. Mais Byzance avait quand même duré 1 000 ans. Il n’est pas sûr que nous fassions aussi bien désormais pendant que nous dissertons, nous, sur la réalité du sexe des hommes. Car nous sommes descendus en dessous de la ceinture.

    La France macrone

    La France cause car elle sort de l’histoire. Elle s’enivre de mots, de bruits et d’images pour tenter d’oublier qu’elle est devenue la risée et le paillasson du monde.
    L’exemple, il est vrai, vient de haut.
    Les Ukrainiens ont inventé un verbe pour désigner cette impuissance verbeuse : macroner. C’est-à-dire faire comme Emmanuel Macron : parler, communiquer, causer en permanence sur tous les sujets possibles, gesticuler, voyager et embrasser tout le monde, tout en ne faisant rien de concret et surtout rien de positif.
    C’est la différence entre le verbe gaullien et le verbe français actuel : le verbe gaullien anticipait ou accompagnait l’action.
    Le verbe français actuel, lui, entend se substituer à l’action. Comme si les mots pouvaient changer la réalité des rapports de force. Comme si la com’ pouvait transformer en paradis l’horrible déclin français.
    Mais cela ne marche plus.

    Le serpent médiatique qui se mord la queue

    Tout le monde cause : dans les médias, devant les caméras, lors des conférences de presse, lors des commémorations, sur Internet et sur son portable.
    Aujourd’hui, même les écrivains doivent communiquer, et malheur à celui que l’on n’invite pas dans un média : ses livres seront invisibilisés.
    La palme revient évidemment à notre classe médiatique qui glose à longueur d’antenne sur des propos des politiques : donc qui se borne à commenter des mots, en boucle. Comme dans ces horribles débats où l’on s’efforce de nous faire croire que la réalité n’existerait finalement que sous forme de points de vue divergents. « Qu’est-ce que la vérité ? », disait Pilate…
    Ces débats médiatiques sont un peu l’équivalent de la crème à la crème, le plat préféré des Vikings dans les bandes dessinées de Goscinny. C’est l’ouroboros, le serpent médiatique qui se mord la queue en se regardant le nombril.

    La classe discutante

    La gauche, c’est-à-dire en France la bourgeoisie, ne cesse de jacasser depuis 1789. Ce n’est pas pour rien que l’écrivain conservateur espagnol Juan Donoso Cortés l’appelait, au XIXᵉ siècle, la classe discutante.
    La gauche a en effet imposé le monopole de sa parole pour tenter de faire accepter ses folies, la plupart du temps sanguinaires, pour un incontestable progrès. Tel Robespierre, elle doit croire ce qu’elle dit et donc nier la réalité la plus évidente. Et malheur à ceux qui ne partagent pas ses mots : hier, direction la guillotine ; aujourd’hui, la censure, le tribunal et la fermeture du compte bancaire.
    Mais c’est vrai aussi, hélas, d’une certaine droite qui, dans les médias alternatifs, commente d’autant plus doctement ce qu’il faudrait faire qu’elle ne l’a pas fait hier ou qu’elle n’est pas en mesure de le faire aujourd’hui, sinon demain, de toute façon.

    Arrêtez de parler ! Agissez

    « Tu causes, tu causes », disait Zazie dans le métro.
    En France, tout le monde cause mais plus personne ne croit la parole publique, tellement galvaudée. Pas plus que la parole médiatique, trop compromise.
    Les Français n’écoutent plus les bavards. A fortiori quand ils mentent.
    Ils ne veulent plus que l’on communique ou qu’on leur fasse de la pédagogie, comme disent les oligarques. Ils en ont assez des éléments de langage et des leçons de morale des nantis de la mondialisation heureuse.
    Ils n’attendent pas qu’on leur explique pourquoi cela n’a pas marché : ils veulent des politiques qui agissent pour que cela marche.
    Ils veulent des résultats, pas des mots.

    Michel Geoffroy (Polémia, 27 décembre 2025)

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  • Européens d'abord !...

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    "Dans l'histoire, chacun joue son propre jeu ; croire que l'on gagne sans jouer, c'est être la proie d'une hallucination."

    Adriano Scianca , Europe versus Occident

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    Bonne année 2026 à tous les lecteurs de Métapo infos !
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  • Nicolas II et Raspoutine : une histoire russe...

    Les éditions Perrin ont récemment publié une étude d'Alexandre Jevakhoff intitulée Nicolas II et Raspoutine - Une histoire russe.

    Historien et haut fonctionnaire, ancien élève de l'ENA, Alexandre Jevakhoff est l'auteur de plusieurs ouvrages dont Kemal Atatürk (Tallandier, 1989),  La Guerre civile russe (Perrin, 2017) ou De Gaulle et la Russie - Le prix de la grandeur (Perrin, 2022).

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    " En dehors de leur âge, tout les sépare. L'un règne en autocrate sur plus de 130 millions de sujets, à la tête d'un empire s'étendant de l'Europe à l'Extrême-Orient. L'autre est un moujik sibérien et analphabète, qui n'aurait jamais dû quitter son village natal.
    Pourtant, ces deux personnages vont se rencontrer à Saint-Pétersbourg et tisser un lien qui changera le cours de leurs vies personnelles mais aussi l'avenir de l'Empire russe et partant de l'Occident.

    Si les livres sur Nicolas II d'une part ou sur Raspoutine de l'autre abondent, aucun ne s'est intéressé à cette extraordinaire histoire que représente leur rencontre, inimaginable ailleurs qu'en Russie, dans un univers pénétré par une religiosité aussi sincère que complexe.
    Dans la décennie (1905/1916) de leur vie " commune ", la relation entre le tsar et le starets s'étend du terrain personnel à la scène politique. Jeux de pouvoir et d'intérêts, vie privée et publique, rapports entre l'Eglise et l'Etat : autant d'enjeux qui caractérisent alors cette relation entre l'empereur et un homme qui, sans le moindre titre officiel, se retrouve au sommet du pouvoir.

    Alexandre Jevakhoff, mobilisant des sources inédites, nous plonge au cœur d'une relation hors-norme, retraçant avec brio l'histoire de Nicolas II et Raspoutine – dont les méandres et les dynamiques donnent à saisir, en creux, un pan entier de la grande histoire russe."

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  • Hausse de la criminalité : constater n’est pas comprendre...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Balbino Katz, le chroniqueur des vents et des marées, cueilli sur Breizh-Info et consacré à la hausse spectaculaire des homicides et des tentatives d'homicides en France...

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    Hausse de la criminalité : constater n’est pas comprendre

    Sous le titre explicite « En France, une année 2025 marquée par la violence et les homicides », Le Figaro publie une longue enquête signée Jean-Marc Leclerc. Le travail est sérieux, documenté, nourri de chiffres officiels. Il dresse un tableau sombre de l’état sécuritaire du pays. Il s’arrête pourtant à la lisière de l’analyse.

    Les données sont, à elles seules, accablantes. Sur douze mois glissants, la France a recensé 1 268 homicides, soit un meurtre ou un assassinat toutes les huit heures, en hausse de 8 pour cent sur un an. Rapporté à 2017, le bond atteint plus de 43 pour cent. Certains mois pulvérisent des records, 125 faits en mai, 123 en novembre. Les tentatives d’homicide suivent une trajectoire encore plus spectaculaire, 2 259 faits en 2016, 4 290 en 2024, soit + 89 pour cent en moins d’une décennie. L’augmentation est continue et structurelle .

    La violence ordinaire n’est pas en reste. Plus de 250 000 violences intrafamiliales recensées sur l’année, 680 faits par jour, 210 000 violences hors cadre familial, 570 par jour, 130 000 infractions sexuelles, en hausse de 8 pour cent. Ces chiffres ne concernent que les faits déclarés, ce que l’article rappelle sans s’y attarder. Même l’efficacité de l’État recule. Le taux d’élucidation des homicides passe de 80 à 65 pour cent entre 2017 et 2023, celui des tentatives de 84 à 68 pour cent. La violence progresse, la réponse pénale s’émousse.

    L’article note également des éléments plus sensibles, qu’il se garde bien d’interpréter. 18 pour cent des mis en cause pour homicide sont de nationalité étrangère, pour environ 8 pour cent de la population. 9 pour cent sont ressortissants de pays africains, alors que ces nationalités représentent 4 pour cent des résidents. Pour les tentatives d’homicide, la part des étrangers monte à 20 pour cent. Ces chiffres sont livrés tels quels, puis aussitôt enveloppés de précautions de langage qui neutralisent leur portée.

    Les explications avancées demeurent convenues. Une société plus irritable, des impulsions plus rapides, des tensions diffuses, l’effet amplificateur des réseaux sociaux. Le narcotrafic est évoqué pour être aussitôt relativisé, les « narchomicides » reculant en 2025. La violence serait donc partout, mais sans cause précise, comme un brouillard moral flottant au-dessus du pays.

    C’est ici que la presse dite de référence révèle sa limite. Elle constate, elle empile, elle décrit, elle se refuse à relier. Le Figaro n’échappe pas à ce réflexe. Il admet la dégradation sécuritaire, tout en refusant d’interroger sérieusement les transformations démographiques, culturelles et territoriales qui accompagnent cette montée de la violence. Le grand remplacement demeure une thèse raciste par définition, donc hors champ. L’immigration, dans ce cadre, ne peut être que bénéfique, enrichissante, et certainement pas un facteur de désorganisation.

    Cette posture conduit à une forme d’aveuglement poli. Les quartiers ghettoïsés sont décrits, jamais pensés. Les rixes de masse, les guerres de bandes, les homicides entre jeunes hommes sont énumérés, sans que soit posée la question de la coexistence de normes incompatibles sur un même territoire. On parle de radicalisation des comportements, jamais de rupture civilisationnelle.

    L’article de Jean-Marc Leclerc dit pourtant beaucoup, malgré lui. Il montre un pays plus violent, plus brutal, moins capable de se protéger. Il révèle surtout une presse qui, tout en regardant la réalité en face, se refuse encore à en tirer les conclusions qui s’imposent. Combien de statistiques faudra-t-il encore pour que l’on cesse de confondre constat et compréhension. À force de refuser de nommer les causes, on finit toujours par subir les effets.

    Balbino Katz, chroniqueur des vents et des marées (Breizh-Info, 24 décembre 2025)

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  • Légendes de la mythologie nordique...

    Les éditions de L'Ancre de Marine viennent de rééditer un "classique" de Jean Mabire intitulé Légendes de la mythologie nordique.

    Décédé en 2006, Jean Mabire, qui était un des grands écrivains de l'aventure, qu'elle soit historique, mythologique ou politique, a aussi été un combattant pour la cause de l'identité des peuples européens.

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    " Au pays du froid et des brumes, dans le vent furieux qui arrache la neige des sommets et hurle sur les plaines, le galop fantastique d’un cheval emplit soudain le ciel, déchirant la nuit et crevant les nuages. Au rythme fou des huit sabots de sa monture fabuleuse, ce cavalier c’est le dieu Odin, le plus grand et le plus noble de tous, héritier du courage des géants et de la sagesse divine, fondateur de la race des hommes."

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