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Métapo infos - Page 3

  • Le droit international, cette fiction qui ne s’applique qu’aux peuples soumis...

    Nous reproduisons un excellent éditorial d'Armand Le Gall cueilli sur Breizh-Info et consacré à la fiction pour enfants sages qu'est devenu le droit international...

     

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    USA, Venezuela… Le droit international, cette fiction qui ne s’applique qu’aux peuples soumis

    On invoque le droit international comme un catéchisme. Comme une morale universelle. Comme une frontière sacrée entre le chaos et la civilisation. Pourtant, à l’épreuve des faits, ce droit n’est ni universel, ni contraignant, ni même respecté par ceux qui prétendent l’incarner. Il est devenu un instrument politique, manié à géométrie variable, toujours contre les mêmes, jamais contre les puissants.

    Les États-Unis violent le droit international depuis des décennies. Guerres préventives, interventions sans mandat, frappes ciblées, changements de régime assumés ou déguisés. Cela n’a jamais empêché les capitales occidentales, avant Donald Trump comme après, d’applaudir, de justifier, de rationaliser. Hier en Serbie, Irak, en Libye, en Syrie. Aujourd’hui encore ailleurs. Quand Washington agit, le droit se tait. Ou se plie.

    Israël, de son côté, agit selon une logique strictement nationale et sécuritaire, en dehors de tout cadre juridique international contraignant. La Chine fait de même, en mer de Chine comme dans sa politique intérieure. La Russie aussi. Les puissances agissent. Les textes suivent, ou sont contournés. C’est la règle réelle du monde.

    La nouveauté n’est donc pas la violation du droit international. La nouveauté, c’est l’effondrement du discours hypocrite qui prétendait encore le sacraliser.

    Les frappes américaines au Venezuela, l’enlèvement d’un chef d’État étranger, l’intervention directe sur le sol d’un pays souverain sans mandat international, ne sont pas un accident. Elles signent le retour de l’histoire avec un grand H. Celle des rapports de force, des blocs, des nations qui décident pour elles-mêmes. Le droit international n’est plus qu’un décor de théâtre que l’on replie quand il gêne l’action.

    Pendant ce temps, l’Europe parle. Elle ne fait que cela. Valeurs. Inclusion. Indignation. Égalité. Normes. Procédures. Déclarations. Mais regardez le personnel politique bon sang : vous avez vu notre ministre des affaires étrangères ? Nos derniers présidents ? Ils ressemblent à quoi par rapport à ceux qui pèsent dans le monde ?

    La diplomatie européenne parle pendant que les autres agissent.
    Elle moralise pendant que les autres imposent.
    Elle se félicite de son impuissance pendant que le monde se réorganise sans elle.

    Personne ne craint l’Europe. Personne ne l’écoute. Personne ne la respecte.

    Elle est devenue la risée diplomatique du monde et, pire encore, sa zone de décharge : migratoire, industrielle, normative, idéologique.

    Le cœur du problème est là : aucun peuple européen n’a jamais voté pour l’ordre juridique international qui le contraint. Aucun n’a choisi les traités qui limitent sa souveraineté militaire, énergétique, migratoire, économique. Aucun n’a validé cette dépossession progressive au nom d’un universalisme abstrait, coupé des réalités historiques, culturelles et civilisationnelles.

    Le droit international n’est plus le fruit d’un consentement des nations. Il est devenu une camisole idéologique, appliquée uniquement aux peuples faibles, jamais aux puissants. Une arme contre la souveraineté, jamais contre l’hégémonie.

    Face à cela, continuer à invoquer le droit international comme une boussole morale relève soit de la naïveté, soit de la soumission. Les autres blocs ont choisi. Ils défendent leurs intérêts, leurs peuples, leur continuité historique. Ils ne demandent la permission à personne.

    L’Europe, elle, s’interdit d’exister.

    Il est temps que nos peuples se libèrent de cet asservissement juridique qui ne protège plus rien, sinon l’impuissance de ceux qui l’invoquent. Il est temps de rompre avec les valets de traités qui nous enchaînent, nous désarment et nous condamnent à l’effacement.

    Un bloc civilisationnel qui renonce à sa souveraineté est un bloc condamné.
    Un peuple qui ne décide plus est un peuple administré.
    Un continent qui ne défend plus ses intérêts est un continent voué à disparaître.

    Le monde a changé. Il l’a fait sans nous.
    À nous de choisir : continuer à réciter des textes morts, ou s’en affranchie enfin totalement, se servir des traités et des lois internationales comme on se sert du papier toilette, et redevenir des acteurs de l’histoire. De notre histoire.

    Armand Le Gall (Breizh-Info, 4 janvier 2026)

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  • Tour d'horizon... (296)

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    Au sommaire cette semaine :

    - sur Cairn, un article de Céline Jouin cueilli dans la revue Raison publique et consacré à la guerre totale dans la pensée de Carl Schmitt...

    La notion de guerre totale. La logique cryptée des sources schmittiennes

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    - sur la chaîne Youtube de la revue Conflits, Olivier Battistini présente la figure d'Alcibiade...

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  • Les dessous de la propagande...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous un entretien donné par Jean-Yves Le Gallou à Guillaume Foucqueteau sur Radio-Frontières pour évoquer la question de la propagande omniprésente dans notre société.

    Ancien haut-fonctionnaire, président de la Fondation Polémia, Jean-Yves Le Gallou a, notamment, publié La tyrannie médiatique (Via Romana, 2013),  Immigration : la catastrophe - Que faire ? (Via Romana, 2016), Européen d'abord - Essai sur la préférence de civilisation (Via Romana, 2018), Manuel de lutte contre la diabolisation (La Nouvelle Librairie, 2020) et Mémoires identitaires (Via Romana, 2025).

     

                                                

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  • Quand les demi-dieux et les héros rôdaient sur la Terre...

    Les éditions Les Belles Lettres viennent de publier le deuxième tome du livre de Pierre Judet de La Combe intitulé Quand les Dieux rôdaient sur la Terre. Helléniste et philologue, directeur d'études à l'EHESS et directeur de recherche au CNRS, Pierre Judet de La Combe a traduit et commenté de nombreux textes de la poésie et du théâtre grecs. On lui doit récemment, chez Albin Michel, d'une nouvelle traduction de L'Iliade.

     

    Judet de la Combe_Quand les Dieux rôdaient sur la Terre 2.jpg

    " Il était une fois, en Grèce, des êtres extraordinaires, des dieux, des déesses improbables et leurs cortèges de héros et d'héroïnes bigarrés et tonitruants. Ce sont leurs histoires merveilleuses, invraisemblables, inattendues, qui nous sont racontées ici.

    Véritable voyage à travers la mythologie, ce livre, qui propose la version écrite de l'émission de France Inter Quand les dieux rôdaient sur la Terre, fait revivre un monde ancien et surprenant. Si les mythes nous parlent encore, c'est parce qu'ils imaginent les dieux et les héros à partir des contraintes de la finitude humaine, et qu'ils font surgir en nous le plaisir d'un imaginaire libre et merveilleux, qui permet de se repérer dans les brutalités de l'existence.

    Ce deuxième volume nous fait entrer dans la vie tumultueuse d'Héraclès, la brute qui doit civiliser le monde, d'Achille, le fou de colère et de tendresse, d'Ajax le dur, des Amazones, ces guerrières redoutables, de Cassandre, Andromaque, Hélène et Hécube, les indomptables, et des Danaïdes, femmes libres.

    Le mythe, c'est aussi le rire. Le poète comique Aristophane aura le dernier mot."

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  • Baby-crash : enquête sur une France sans enfants...

    Pour cette nouvelle édition de "Cette année-là",  sur TV Libertés, Olivier François, avec Xavier Eman, rédacteur en chef d’Éléments, Daoud Boughezala, Rodolphe Cart et Anthony Marinierremonte à 2020, l’année Covid et au numéro alors déjà consacré à la question démographique auquel fait écho la dernière livraison du magazine des idées à l’endroit.

    Qu’est-ce qui explique la chute de la natalité française ? Les politiques étatiques natalistes sont-elles efficaces ? Face à la dénatalité, doit-on choisir entre immigration ou déclin économique ? Autant de questions abordées dans cette nouvelle émission.

                           

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  • Joseph Aloïs Schumpeter, une vie d'économiste...

    Les éditions Garnier viennent de publier une étude biographique de Richard Swedberg intitulée Joseph Aloïs Schumpeter - Une vie d'économiste. Sociologue et économiste suédois, Richard Swedberg est un spécialiste des travaux de Max Weber et de Josef Schumpeter.

     

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    " Joseph Aloïs Schumpeter (1883-1950) est l'un des penseurs les plus renommés en économie et en sociologie du XXe siècle. Cette biographie propose un récit vivant et captivant des vies multiples de Schumpeter, retraçant minutieusement ses incursions dans le monde des affaires, la politique et la banque, ainsi que son aventure intellectuelle en Europe et aux États-Unis. Elle apporte également une mise en perspective nouvelle des écrits foisonnants de Schumpeter en s'appuyant sur des matériaux inédits - son journal personnel, sa correspondance, des archives privées - et sur des entretiens avec des économistes qui l'ont connu personnellement : John Kenneth Galbraith, Paul Samuelson, Wassily Leontief, Richard Musgrave, Robert Solow, Paul Sweezy et James Tobin."

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