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19/03/2017

Feu sur la désinformation... (129)

Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés, consacrée au décryptage des médias et dirigée par Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia, avec le concours d'Hervé.

Au sommaire :

  • 1 : Conditionnement anti-FN dans les médias
    Mensonge et diabolisation : le Front National fait les frais d’une campagne de dénigrement. En 2017, les médias s’appliquent à conditionner les électeurs, pour l’information objective on repassera !
  • 2 : Le zapping d’I-média
    Le journaliste Franz-Olivier Giesbert qualifie le quotidien « Le Monde » de journal incompréhensible. Il est tiraillé entre la ligne Macron, définie par les propriétaires (Xavier Niel, Pierre Berger) et une rédaction qui roule pour Benoît Hamon.

    France info s’essaie à l’information et diffuse une séquence d’astrologie sur le candidat des Républicains François Fillon.

  • 3 : Caricature de Macron, circulez y’a pas de banquier
    Caricature de Macron en banquier ; la sanction médiatique est unanime. Le dessin est antisémite et fait référence aux « heures les plus sombres de notre histoire ». Mieux, dans le
    Huffington Post, Fabrice d’Almeida ira jusqu’à affirmer que cette caricature vient sûrement des plus zélés du camp Fillon c'est-à-dire de la Manif Pour Tous. C’est le point Godwin de la semaine.
  • 4 : Les tweets de la semaine
    Sondage sur le site du Figaro ; quand les internautes répondent « oui » à la question : Etes-vous favorable à la sortie de l’euro, le Figaro modifie sa question en « Craignez-vous les conséquences d’une sortie de l’euro », et tant pis pour ceux qui se sont exprimés.
    Novlangue dans le Nouvel Obs à propos des soutiens sulfureux de François Fillon. Charlotte d’Ornellas propose une autre définition du mot « sulfureux » : « de droite, régulièrement en désaccord avec la rédaction du Nouvel Obs ».
  • 5 : Sevran : décryptage de la contre-enquête du Bondy Blog
    Femmes interdites dans un bar PMU à Sevran, le Bondy Blog publie une contre-enquête. Pour le journal des banlieues, il n’y pas de ségrégation. En fait, la contre-enquête est biaisée et incomplète.

 

                                  

18/03/2017

Généalogie du fascisme français...

Les éditions du Lore viennent de rééditer un opuscule de Robert Steuckers et Armin Mohler intitulé Généalogie du fascisme français - Dérives autour des travaux de Zeev Sternhell. Publiciste et essayiste suisse, Armin Mohler (1920-2003) est l'auteur de l'ouvrage fondamental La Révolution conservatrice en Allemagne 1918-1932 (Pardès, 1993). Grand connaisseur des penseurs non-conformistes européens, Robert Steuckers a récemment publié La révolution conservatrice allemande (Lore, 2014).

 

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" Dans cet opuscule, Armin Mohler nous propose une recension exhaustive du livre Ni droite ni gauche. L’idéologie du fascisme en France du professeur de politologie israélien Zeev Sternhell et qui parut à Paris en 1983 non sans susciter un vif débat.

Robert Steuckers, toujours autour du travail de Sternhell, nous dresse une synthèse de la généalogie du fascisme français en recourant à des figures telles que le général Boulanger, Auguste Blanqui, Georges Vacher de Lapouge, Arthur de Gobineau, Gustave Le Bon, Hippolyte Taine, Jules Soury, Maurice Barrès ou encore Charles Maurras.

Un petit ouvrage qui démontre au lecteur que le fascisme est une idéologie comme les autres et non une aberration vis-à-vis de lois de l’histoire soi-disant infaillibles. "

 

Conversations avec Alain de Benoist... (6)

Nouvelle émission de TV Libertés, "Les conversations de Paul-Marie Couteaux", permettent de partir à la découverte d'une personnalité en six épisodes de 35 minutes. C'est l'occasion de découvrir les passions, les souvenirs et les éléments fondateurs de la vie d'une célébrité pour mieux comprendre son œuvre. Volontairement intimiste, "Les conversations de Paul-Marie Couteaux" sont filmés in situ, là où ces personnages hors du commun trouvent leurs forces et leur inspiration.

Vous pouvez découvrir ci-dessous le sixième et dernier épisode de ces conversations avec Alain de Benoist.

Voir l'épisode 1

Voir l'épisode 2

Voir l'épisode 3

Voir l'épisode 4

Voir l'épisode 5

 

                           

17/03/2017

Michel Déon, la fin d'une époque...

Le vingt-deuxième numéro de la revue Livr'arbitres, dirigée par Patrick Wagner et Xavier Eman, est en vente, dans une nouvelle formule, avec notamment un dossier consacré à Michel Déon, mort le 28 décembre 2016...

La revue peut être commandée sur son site :  Livr'arbitre, la revue du pays réel.

 

Livr'arbitres 22.jpg

Au sommaire de ce numéro :

Éditorial

Plaisirs solittéraires

Coup de coeur

Une fin du monde sans importance

Nouveautés

Zazous !

Ukraine, le triomphe du manichéisme

Les Évangiles, un rapport de gendarmerie

Rééditions

L'âme visionnaire de Drieu La Rochelle

Inédit

L'énigme du lundi de Pâques

Essais

Devenir « classique » : Roberto Bolano

La Droite buissonnière, Patrick Buisson une figure de l'irrégulier

L'Unité normande

12 portraits pour dessiner la Tradition

Témoignage

Itinéraire particulier d'un enfant privilégié

Portraits

Le parfum d'un écrivain oublié

Boylesve et Stendhal

Boylesve intime

René Boylesve, l'avant-Proust

René Boylesve, entre l'élan et l'obstacle

Arno Breker, un art pour réenchanter l'Europe

La Comédie inhumaine de Darien

Dossier Michel Déon

Souvenirs de Michel Déon

Je ne veux jamais l'oublier

Un bain d'éternelle jeunesse

Michel Déon par Matulu

Le Héros d'une génération blessée

L'exil est son royaume

La patrie lui fait mal au coeur

Des liens phosphorescents

Michel Déon, mémorialiste aux semelles de vent

Lire Déon pendant un demi-siècle

Déon, comme le dieu Janus

Déon, écrivain tragique

Michel Déon, navigateur hauturier

Michel Déon : le gentilhomme de l'âme

Michel Déon, une discrétion bienveillante

Michel Déon à Monclar d'Agenais

Eloge du poulpe

Mihel Déon, hussard et mousquetaire des lettres

Merci, Michel Déon

De l'usage de la Guinness en république malouine

Déon-Brigneau, une solide amitié au delà des vicissitudes de la vie

Souvenir de Charles Maurras

Michel Déon, bibliophile

Déon, ou la vie de l'écrivain telle que je la rêvais

Errances fugitives

Les Trompeuses Espérances... et la vraie délectation

Spetsai, le paradis perdu de Déon

Saudade

Michel déon, doublement immortel

Lettre à Michel Déon

In memoriam

1917, naissance d'un monde

Réflexions

Aboli bibelot

Nouvelle

Pugilat

Récit de voyage

Mousson d'hiver (suite)

Malika Sorel-Sutter: “Macron est le digne héritier de Terra Nova”

Nous reproduisons ci-dessous un entretien de Malika Sorel avec Jean-Paul Brighelli, cueilli sur Bonnet d'âne, le blog de ce dernier. Ils évoquent ensemble les positions d'Emmanuel Macron concernant l'identité française...

 

Brighelli_Sorel.jpg

 

Emmanuel Macron et la « décomposition française »

J’étais en train de lire Décomposition française, le beau livre de Malika Sorel paru le 12 novembre 2015 — la veille des attentats du Bataclan —, qui vient opportunément de paraître en Poche, quand Emmanuel Macron a fait en Algérie les déclarations que nous savons sur la colonisation (« crime contre l’humanité », etc.) et a, quelques jours plus tard, aggravé son cas en reprenant, en meeting à Toulon, la déclaration quelque peu ambiguë de De Gaulle aux Pieds-Noirs en 1958, le célèbre « Je vous ai compris ».
Je dis « ambiguë » parce que sur le coup, la foule massée à Alger n’a pas bien compris ce que MonGénéral (comme l’écrivait à l’époque le Canard enchaîné) était en train de lui faire — collectivement. Mais ils ont pigé assez vite.

J’ai donc eu l’idée de demander son avis à Malika Sorel, ancien membre de ce Haut Conseil à l’intégration dissous sur décision du gouvernement Ayrault (on sait que le PS ne joue pas l’intégration, mais la dispersion façon puzzle de l’identité française en communautés susceptibles de voter pour lui).
Je reviendrai sur Décomposition française (beau titre !) en évoquant le livre qui vient de sortir d’Amine El Khatmi (Non, je ne me tairai plus, chez Lattès). En attendant, merci à Malika Sorel d’avoir bien voulu répondre aux questions de Bonnet d’âne

Jean-Paul Brighelli

JPB.  De passage à Alger, Emmanuel Macron fait les yeux doux à la télévision algérienne et décrète que le colonialisme est globalement « un crime contre l’humanité ». Que vous inspire cette déclaration péremptoire et unilatérale ?

Sa déclaration constitue une accusation lourde contre plusieurs générations de militaires français. Une accusation qui ravive par ailleurs des plaies encore douloureuses et qui dresse, de fait, les populations les unes contre les autres. Cela ne contribue pas à la pacification des esprits mais entretient la bataille des mémoires et la pente victimaire. L’effet peut être désastreux sur des enfants ou adolescents issus de l’immigration algérienne qui éprouveraient un malaise ou un inconfort sur le plan de leur identité personnelle. La comparaison de la démographie algérienne de 1962 à celle de 1830 met en lumière un fort développement qui invalide le jugement d’Emmanuel Macron. Ce qui est navrant, c’est aussi l’absence de sagesse. Pourquoi ouvrir un tel sujet alors que nous sommes en état d’urgence ? La France se trouve justement ciblée en raison même d’une haine tenace qui puise sa source dans tout ce qu’elle est ou a été.

JPB.  Quel bénéfice électoral Macron espère-t-il d’une telle prise de position ?

Il convient de rappeler qu’il n’est pas le premier candidat à aller faire la danse du ventre à Alger dans l’espoir de séduire, en France, une portion de l’électorat issue de l’Algérie et plus largement des anciennes colonies. Les politiques parient sur le fait qu’une part conséquente de l’immigration ne s’est pas assimilée et continue de vibrer au diapason de sa terre d’origine. Et pour cause ! Ils ont eux-mêmes créé les conditions d’une quasi impossibilité d’intégration culturelle : flux migratoires si importants qu’ils ont aidé à la duplication des cultures d’origine sur la terre d’accueil ; évolution des programmes scolaires et des horaires alloués à la langue française dans le sens d’une dégradation constante de la transmission du patrimoine culturel français… Alain Viala, qui avait présidé en 2000 la commission chargée de réformer les programmes d’enseignement du français, l’avait reconnu dans un entretien avec Marcel Gauchet, consigné dans la revue Le Débat. Il s’agissait alors d’adapter les programmes à « l’arrivée des nouveaux publics, autrement dit d’adolescents venant de milieux ne leur permettant pas d’avoir une maîtrise suffisante (de la langue française)» selon ses propres termes. Le misérabilisme d’une partie de nos élites, la propension à penser que les enfants de l’immigration extra-européenne ne seraient pas capables de s’élever comme les autres enfants sont terriblement injustes et blessants. Au fil des accommodements, il est devenu presque impossible aux enfants issus de l’immigration de s’assimiler. De ce fait, nombre d’élus ou de ceux qui aspirent à l’être se croient contraints, en raison de l’évolution de la composition du corps électoral, d’adapter par anticipation leur comportement. Ils pratiquent un clientélisme ouvert ou larvé, pensant ne pas disposer d’autre choix. Ce faisant, ils se lient les mains.

JPB.  En meeting à Toulon quelques jours plus tard, réalisant la bronca que suscitent ses propos parmi les Pieds-Noirs et leurs descendants (mais pas seulement), Macron lance : « Je vous ai compris ». Cynisme ou gaffe — les ex-rapatriés se souvenant dans leur chair du discours de De Gaulle utilisant cette formule au moment même où il entamait des négociations secrètes avec le FLN ?

Contrairement à un certain nombre de ses collègues dans le monde politique, Emmanuel Macron ne peut bénéficier de l’excuse de l’ignorance. Cet homme semble disposer d’une solide culture. Il connaît l’histoire, la littérature et le poids des mots. En utilisant cette phrase devenue célèbre du général de Gaulle pour s’excuser auprès de ceux qu’il a pu blesser, il a aggravé son propre cas. Est-ce du cynisme ? De la perversité ? J’ai tendance à penser que c’est surtout un homme pressé qui s’est pris les pieds dans le tapis de son opportunisme. Capable de faire feu de tout bois pour satisfaire son ambition d’accéder à la fonction suprême. Examinez attentivement ce passage de son meeting : « Je le dis aujourd’hui, à chacun et chacune dans vos conditions, dans vos histoires, dans vos traumatismes, parce que je veux être président, je vous ai compris et je vous aime. »

JPB.  Le discours anti-colonialiste de Macron est-il à rapprocher des suggestions déjà anciennes de Terra Nova conseillant à la gauche de chercher un nouveau socle électoral chez les immigrés et leurs descendants ? À ce titre, le candidat d’En marche pourrait-il être le fils commun de Terra Nova et de l’Institut Montaigne, de Hollande et de Juppé, de la carpe et du lapin ? Mais est-ce vraiment la carpe et le lapin ?

Je ne sais pas quels sont au juste ses « géniteurs ». Vous auriez pu tout aussi bien joindre à votre liste Jacques Attali, le conseiller de François Mitterrand qui recommandait en 2008 au Président Nicolas Sarkozy de relancer l’immigration (Rapport pour la libération de la croissance française). Votre rappel des recommandations de Terra Nova est tout à fait pertinent. Nous sommes en effet dans la continuité de ce rapport, qui a ensuite donné vie à la fameuse refondation des politiques d’intégration en 2013. Cette volonté de refondation s’était alors traduite en un premier temps par un rapport sur la France inclusive, puis par cinq rapports truffés d’un grand nombre d’assertions et de recommandations toutes plus sidérantes les unes que les autres. Souvenons-nous : il y était question de « faire France en reconnaissant la richesse des identités multiples », de « nous inclusif et solidaire », d’un « vivre-ensemble égalitaire », de « faire de l’en-commun ». Le prix à payer par notre société y était annoncé sans ambages : « apprentissage d’un savoir-faire avec l’hétérogénéité et dans la conflictualité », car « la rencontre interculturelle doit être conçue comme un échange entre personnes, ou groupes de personnes, de différentes cultures permettant l’émergence d’un espace de négociation », nous prévenait-on. Rendez-vous compte : la conflictualité érigée en promesse de progrès. Du cynisme à l’état pur ! Lorsqu’Emmanuel Macron assène dans l’un de ses meetings « il n’y a pas de culture française. Il y a une culture en France. Elle est diverse », il s’érige en digne héritier et défenseur de cette idéologie. Dans le livre des journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme, François Hollande le dit : « Emmanuel Macron, c’est moi ». CQFD.

JPB.  De façon plus générale, le discours culpabilisateur, qui a déjà de belles années derrière lui, n’est-il pas en train de s’essouffler — ou pire, de susciter une réaction inverse ? Une partie du vote FN ne s’explique-t-elle pas ainsi ?

Malgré les apparences, ce discours a triomphé. Il a imprégné bien des esprits, à telle enseigne qu’un grand nombre d’accommodements déraisonnables de nos principes républicains ne suscitent aucune indignation dans l’opinion publique. Voyez à quel point l’idéologie de culpabilisation-repentance a inspiré l’action du politique ! Prenons simplement ici un domaine que vous connaissez parfaitement, celui de l’éducation-instruction. Nombre des réformes qui ont été déployées depuis 1981 en procèdent. Lorsqu’en 2004 Jean-Pierre Raffarin, alors Premier ministre, institue la Charte de la diversité qui s’appuie sur le rapport Les oubliés de l’égalité des chances rédigé sous l’égide de l’Institut Montaigne, il persiste dans la voie qui a été ouverte par la gauche : le renoncement au respect du principe républicain d’Égalité, au profit de la discrimination positive introduite par la circulaire du 1er juillet 1981 qui porte création des Zones d’Éducation Prioritaires. L’évolution du contenu des manuels scolaires, la réforme des programmes de français évoquée ci-dessus avec Alain Viala dont on mesure à présent les conséquences dramatiques au travers du classement PISA, les pédagogies mises en œuvre, la manière dont sont parfois notées les copies… Dans un autre domaine, la loi dite SRU procède de la même veine. Quant au vote FN, il faut le lire à l’aune des enquêtes qui se suivent et se ressemblent et qui illustrent le divorce des Français avec leur classe politique. Dès 1997, l’historien Jacques Julliard relevait que « nulle part le divorce entre le peuple et les élites n’apparaît de façon aussi éclatante qu’à propos de l’immigration ». Tout se passe, disait-il, « comme si les classes populaires s’exaspéraient de la sollicitude de la gauche intellectuelle, et même de la classe politique tout entière, envers les immigrés et à leur détriment ». Méditez bien ce « à leur détriment ». Aujourd’hui, Jacques Julliard pourrait ajouter « les classes moyennes ». La clé de décryptage du vote FN est là et nulle part ailleurs. Tous les partis, sans exception, doivent entendre le cri de détresse du peuple français qui a droit au respect de ses fondamentaux culturels et de son identité, comme c’est le cas pour tout peuple sur un territoire qui est sa propriété.

Malika Sorel, propos recueillis par Jean-Paul Brighelli (Bonnet d'âne, 6 mars 2017)

PS. 7 mars 2017, Georges Bensoussan vient d’être relaxé de tous les chefs d’accusation de racisme et d’anti-islamisme. Le Parquet et le CCIF sont déboutés et dépités. Champagne !

16/03/2017

Le nouveau régime...

Les éditions Boréal viennent de publier un recueil de textes de Mathieu Bock-Côté intitulé Le nouveau régime - Essais sur les enjeux démocratiques actuels. Québécois, Mathieu Bock-Côté est sociologue et chroniqueur à Radio-Canada et est déjà l'auteur d'un essai, Le multiculturalisme comme religion politique (Cerf, 2016).

 

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« Notre époque, celle du " dépassement " des vieilles contraintes et des préjugés hérités du passé, le discours commun et la propagande des puissants veulent nous la présenter comme l'aboutissement normal de la démocratie moderne, dont les promesses, enfin, seraient sur le point de se réaliser pleinement. Or ce n'est pas du tout ce que pense Mathieu Bock-Côté. Pour lui, le monde qui se met en place depuis un quart de siècle dans l'ensemble de l'Occident, loin de prolonger ou d'accomplir l'histoire qui l'a précédé, marque au contraire une rupture radicale, sinon une " trahison ", c'est-à-dire l'abandon pur et simple de ce qui a guidé jusqu'ici nos façons d'être, de penser, de vivre en société, par l'instauration de ce qu'il appelle un nouveau régime, fondé sur une vision entièrement nouvelle de l'homme et de la cité, celle d'un homme coupé de toutes racines, de toute appartenance, soucieux uniquement de son bonheur et de ses droits d'individu, celle d'une cité qui cesse de se voir et d'agir comme communauté politique et culturelle pour n'être plus qu'un rassemblement de consommateurs semblables à tous les consommateurs de la planète. De ce nouveau régime, Mathieu Bock-Côté propose donc, dans la vingtaine d'essais réunis ici, à la fois un tableau et une critique, en abordant certaines de ses manifestations et certains de ses mythes les plus actuels, de la théorie dite du genre à la prétendue " fin des idéologies ", du suicide assisté conçu comme un droit de l'homme à la célébration du " multiculturalisme ". »