Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

11/06/2017

Tour d'horizon... (130)

Observateur d'artillerie français.jpg

Au sommaire cette semaine

- Sur Medium, une réflexion sur la cybersécurité dans les environnements hyperconnectés...

Cybersécurité : Des menaces grandissantes dans un monde où tous les objets deviennent connectés

Cybersécurité.jpg

- sur Theatrum Belli, une étude sur la sacralisation de la guerre dans les sociétés indo-européennes...

La sacralisation de la guerre

Odin.jpg

28/05/2017

Tour d'horizon... (129)

 

Patton.jpg

Au sommaire cette semaine :

- un point sur les nouvelles découvertes en paléoanthropologie qui viennent, peut-être, remettre en cause la théorie sur les origines africaines de l'espèce humaine...

Out of Europe ? L'homme serait originaire d'Europe et non d'Afrique

Des origines européennes pour notre ancêtre commun avec les singes ? ...

Graeco.jpg

- dans la Lettre de Comes Communication, Gérard Chaliand dissèque pour Bruno Racouchot les liens qui unissent violence, puissance et influence dans les luttes asymétriques...

Conflits, guérillas et insurrections... violence, puissance et influence

Chaliand.jpg

- sur Le Monde diplomatique, Jean-Michel Quatrepoint évoque la stratégie d'influence des Etats-Unis en direction des élites européennes...

Des missionnaires aux mercenaires

Young leaders.jpg

14/05/2017

Tour d'horizon... (128)

Poutine_observateur.jpg

Au sommaire cette semaine :

- sur Geopolitika, le penseur russe Alexandre Douguine précise sa définition de la multipolarité...

La multipolarité

Douguine 2.jpeg

- dans le cadre d'une conférence de l'Observatoire de la modernité, Rémy Soulié présente la vie et l’œuvre du philosophe du politique Julien Freund...

Julien Freund (1921-1993)

Julien Freund 2.jpg

 

09/05/2017

La revue de presse d'un esprit libre... (30)

Veilleur.jpg

La revue de presse de Pierre Bérard

Au sommaire :

GUEULE DE BOIS DANS LA DISSIDENCE

Article du Figaro : Au FN, l’aile droite du parti prépare déjà l’inventaire de la défaite.

 
Un bilan post électoral par Elisabeth Lévy (Causeur).
 
 
 
Dans le Journal de Montréal Mathieu Bock-Côté (conservateur) souligne l’échec du FN qui a couru après les électeurs, rétifs, de Jean-Luc Mélenchon alors que ceux de François Fillon auxquels il suffisait d’envoyer quelques messages ont été snobés. La porosité des deux électorats rendait possible un rapprochement sur une base identitaire, plus ou moins abandonnée par un FN dont c’était pourtant le logiciel au dépens d’une campagne uniquement souverainiste et basée sur un frexit qui faisait peur aux citoyens de droite. Raisonnement comparable chez Jean-Yves Le Gallou.
 
 
Dans une tribune confiée au Figaro Mathieu Bock-Côté voit en E Macron le représentant du parti unique des élites qui se veulent éclairées, celui de la mondialisation heureuse, de l’Europe post-nationale et de l’idéologie diversitaire. Selon l'auteur, à n’en pas douter, son pouvoir sera un nouveau pas dans le multiculturalisme accompagnant une aggravation de la dissolution du politique. En bref « le système vient de réussir un coup de maître en dégageant l’élection présidentielle des tendances qui traversent le pays… Car les Français ne viennent pas de se convertir d’un coup à la mondialisation, au multiculturalisme... ». Entretien très sévère mais sans doute justifié pour Marine Le Pen (« Elle n’a pas su transformer cette élection en choix de civilisation… C’est une chose de restaurer la fonction protectrice du politique, c’en est une autre de verser dans l’irréalisme économique »). Ajoutons que passer au deuxième tour à 10,6 millions de voix alors que l’on en avait 9,3 millions au premier (MLP + NDA) est assez consternant quoi qu’en disent les responsables du parti. Une défaite que MLP a salué en dansant un rock impétueux avec Jean-Lin Lacapelle sur YMCA, symbole qui à lui seul donne raison à Régis Debray sur notre aliénation à la sous-culture américaine y compris de celle qui a rallié sur son nom tout ce que le pays compte de soi-disant identitaires. Celui-ci vient de publier « Civilisation. Comment nous sommes devenus américains » aux Éditions Gallimard. 
 
 
Selon Eric Zemmour Marine Le Pen a fait une très mauvaise campagne. Donnée à 30% au premier tour, elle finit à un peu plus de 21%; évaluée à 40% au second tour, elle termine à moins de 34%. Pourquoi ? Parce qu’elle a trop peu abordé les problèmes que posent l’identité, l’immigration, l’islam et la laïcité, vrais sujets qui peuvent rassembler bien au delà de son électorat. En privilégiant la « doctrine Philippot » soit le social au dépens de l’identitaire elle a cassé une dynamique. À cela s’est ajouté le débat où elle a fait preuve d’une incompétence crasse vis à vis de son adversaire tout cela parce qu’elle manque tout simplement de culture. Zemmour se montre partisan de l’alliance entre le FN et une partie de la droite comme le suggère Marion Maréchal Le Pen.
 
 
L’OJIM rend compte des échos qu’a soulevé le débat entre E Macron et M Le Pen dans les médias. Verdict : Marine n’est pas à la hauteur du rôle pour lequel elle concoure. Après des années de dédiabolisation réussie le FN réussit cet exploit de replonger dans les affres de « l’extrême droite ». 
 
 
À l’issue du deuxième tour, Michel Onfray dresse avec talent un bilan accablant le l’élection présidentielle dont il retrace les chausse trappes, les embuscades et les traquenards tendus par le « système » qui devaient amener E Macron à la présidence.
 
 
Dans une chronique l’écrivain Richard Millet évoque, à sa manière, ce dont Macron est le nom.
 
 
Après l’élection de Macron, Laurent Obertone donne à son public des raisons d’espérer malgré tout. Mais pour cela « il serait salutaire d’arrêter de porter tous les espoirs sur la chose politique… Créer des médias, des sites, des groupes, penser des stratégies, organiser des réseaux, occuper le terrain, investir, éditer, diffuser… les possibles sont infinis », dit-il. Autant de choses que le FN n’a pas entrepris.
 
 
Entretien entre Daria Douguine et Thibaud Isabel (rédacteur en chef de la revue Krisis) sur le populisme versus le mondialisme. Isabel souligne à juste titre que la division irrémédiable des anti-mondialistes entre une extrême gauche et une extrême droite rendra difficile leur accès au pouvoir faute d’une culture du compromis face à des adversaires qui savent s’unir comme le montre l’élection d’Emmanuel Macron, candidat du « cercle de la raison ». Brillantes explications.
 
 
Dans un texte publié par Polémia le politiste Jure Georges Vujic commente le dernier rapport du National Intelligence Council remis à Donald Trump qui manifeste d’importantes contradictions avec l’évolution du monde. Contradictions faites d’un cumul impressionnant d’ignorance et de préjugés où la prétention géopolitique sertsurtout à maintenir en place une dominance exclusive. Il en appelle à une relecture instructive de «Tristes Tropiques » de Claude Lévi-Strauss.
 

30/04/2017

Tour d'horizon... (127)

Soldat allemand_première guerre mondiale.JPG

Au sommaire cette semaine :

- sur le site de France Culture, dans le cadre d'un cycle des Chemins de la philosophie consacré à la guerre, Jean-François Kervégan présente la pensée de Carl Schmitt...

Carl Schmitt : comment éradiquer nos ennemis ?

Ernst-Jünger_Carl-Schmitt.jpg

- sur le site de la revue Accattone, Fabrizio Tribuzio-Bugatti revient sur la dimension nietzschéenne du film de Stanley Kubrick, 2001 : l'Odyssée de l'espace

2001, l'odyssée nietzschéenne

2001_kubrick.jpg

25/04/2017

La revue de presse d'un esprit libre... (29)

Veilleur.jpg

La revue de presse de Pierre Bérard

Au sommaire :

PANÉGYRIQUE D’EMMANUEL MACRON

Frédéric Lordon pulvérise Emmanuel Macron, candidat du flou et du rien, symptôme à lui seul d’un système parvenu à sa phase terminale. Signe de sa fin imminente, tout d’abord l’effondrement de toutes les régulations qui lui assuraient un minimum de viabilité. Elles laissent libre cours à ses tares affranchies de toute décence d’une part, et d’autre part ses lignes de fracture ne parviennent plus à être accommodées par les institutions en place et, toutes les failles tectoniques étant réactivées, les plaques se remettent en mouvement. Dans ces circonstances Macron est celui qui exprime le mieux les affres d’une époque mourante mais qui ne veut pas mourir. Ce monde subclaquant a trouvé son porte-voix, parfaitement vide et dangereusement plein du rêve de l’oligarchie : durer. Bref, Macron auto-proclamé « anti-système » en est la quintessence parfaite, le havre de tous ses rebuts de droite et de gauche, pour qui l’heure est suffisamment grave pour ne plus jouer la comédie de l’alternance (unique).
Sa compagne Aude Lancelin, collaboratrice depuis plus de 15 ans du Nouvel Observateur, avant d'être virée sans ménagement de cet hebdomadaire sous la pression de ses actionnaires  (Claude Perdriel et Xavier Niel), racontait en 2016  dans « Le Monde libre » (Éditions Les liens qui libèrent) les circonstances de son éviction qu’elle généralise à juste titre comme une « dérive du système médiatique français » gardien de la pensée unique et vigie « démocratique » soumis manu militari  au monde de l’argent. Dans cet article très imagé elle assimile le candidat Macron, si sensible aux doléances du capital et entièrement fabriqué par les médias à « un putsch du CAC 40 ». Et, c’est vraiment convaincant. 
Pour l’essayiste Roland Hureaux, ancien élève de l’ENA, si le candidat Macron a la possibilité d’appliquer son programme, les classes moyennes seront laminées. Au delà du flou ou de l’insignifiance des propositions il y décèle parmi bien d’autres éléments le moins d’impôts pour le haut et le bas de l’échelle mais encore plus pour 58% des Français des classes moyennes. Bref au terme d’un examen méticuleux des diverses aspects de son programme, le verdict tombe comme le hachoir du boucher : Macron c’est Hollande en pire.
À propos de Macron toujours, cet article de l’essayiste suisse Claude Paschoud publié par Polémia. Macron est au monde politique ce que Trissotin fut au théâtre de Molière: un rhéteur bavard et inculte, capable néanmoins d’éblouir les imbéciles décervelés par des formules ampoulées et absconses. Réjouissante démolition d’un bateleur de vide, pur produit marketing lancé par l’oligarchie.
Michel Geoffroy (Fondation Polémia) rend compte des diverses stratégies utilisées par les médias, les sondeurs et l’extrême gauche « anti-fasciste » pour promouvoir par tous les moyens le candidat Macron. Bonne analyse.
 
 
Jacques Sapir dézingue un éditorial moralisateur du Monde qui voudrait morigéner les électeurs, pauvre pécheurs, qui se détachent en masse des « partis de gouvernement » tous faillis. Il voit dans ces oukases à répétition la décomposition du journal que l’on qualifiait, il y a bien longtemps de cela, le quotidien de référence et qui est devenu un simple outil de propagande au service de la pensée unique. En faisant perdre leurs nerfs aux médiatiques de la nouvelle « Pravda » les tensions liées aux présidentielles sont  l’illustration emblématique d'une nouvelle trahison des clercs. 
 
Dire n’importe quoi et changer de discours selon les contextes, telle semble être la démarche de certains candidats à l’élection présidentielle et de leurs soutiens. Exemple probant pour François Bayrou, ci-devant ancien professeur de français et de latin-grec. En réponse aux déclarations de Macron sur l’inexistence d’une culture et d’un art français, il avait déclaré lors du Grand Rendez-vous Itélé-Europe1-Les Echos : « Il y a une culture française. Je suis un défenseur de la culture et de la langue française » Mais, le dimanche 2 avril il fait montre d’une grande souplesse et exécute un rétropédalage doublé d’un double salto-arrière et démontre que son ralliement à la candidature Macron n’a strictement rien à voir avec l’opportunisme… Invité du Grand Jury RTL il se prononce sans embage   « Non, il n’y a pas de culture française, il n’y a pas de littérature française ou de rock français… Dans les arts, heureusement que nous ne sommes pas enfermés dans un cadre national. La littérature française a été extraordinairement enrichie par la littérature des caraïbes francophones »(première référence). Le béarnais aura vraiment tout fait pour être admis au club, lui qui déclarait encore en septembre 2016 que le projet macronien de société n’était pas les sien, entre autre par ses « liens tenus avec la finance ». Et de lancer cette formule choc : « Je suis pour la séparation de l’État et de l’argent ». Sans doute l’intérêt rend-il amnésique ? (Pot pourri de ses interventions avant rétractation, deuxième référence)
 
Réjouissante chronique de Jean-Paul Brighelli sur les masques d’Emmanuel Macron.
 
Alain Finkielkraut réagissant au discours de l’ondoyant Emmanuel Macron qui célébrait à Marseille l’agrégat de minorités à quoi se réduirait le peuple français. Il revient sur le nouveau récit national administré par la propagande d’État. Celui-ci s’efforce de camoufler l’homogénéité démographique de la France entre les grandes invasions du V siècle et le dernier tiers du XIX siècle. La bien pensance niant l’existence des « Français au carré », expression de Michelle Tribalat qui désigne ainsi les autochtones « invisibles et innommables », cherche à tromper au mépris de la vérité scientifique en forgeant la fable du brassage perpétuel. Le passé est réécrit à la lumière d’un présent lui même fictif, celui de la diversité heureuse. Cette pratique de falsification, digne des pires régimes totalitaire n’est que le résultat de l’oubli de la transmission et du mensonge du parti des médias. L’élection d'Emmanuel Macron parachèverait la victoire de l’empire du faux.
 
Émission de C News consacrée à la culture française en réponse aux propos de Macron. Un plateau d’invités inhabituels avec François-Xavier Bellamy, Frédéric Mitterrand et Charlotte d’Ornelas. Pour cette dernière il est évident que Macron par sa phrase controversée sur l’inexistence de la culture française a voulu que les nouveaux arrivants, auxquels il entend ouvrir toutes grandes les portes de notre pays, ne se sentent pas froissés par une affirmation par trop « nationaliste »… On notera les propos d’une rare sagacité du philosophe et mathématicien François-Xavier Bellamy de même que ceux de l'animateur Pascal Praud si différents de ce que ses collègues des médias ont conçu désormais comme une routine détestable.

Soleil noir.png

DIVERS
Excellente émission de Radio Méridien zéro consacrée à la pensée métapolitique de Patrick Buisson animée par François Bousquet auteur de « La droite buissonnière » parue aux Éditions du Rocher. François Bousquet y développe avec une grande intelligence les idées essentielles de son livre remarquant que si Buisson s’est trompé de cible en devenant le principal conseiller de l’américanomorphe Sarkozy (qui avait d’ailleurs été le chercher), il a néanmoins réussi à désinhiber la pensée alternative en libérant une parole jusqu’alors cadenassée dans les pièges du politiquement correct.
 
Entretien de Daria Douguine avec Alain de Benoist sur le populisme et le paysage politique de l’Europe future. Sont abordées successivement les raisons de la crise de l’Europe moderne qui se manifeste dans tous les domaines, les anciens repaires ayant été effacés (épuisement des récits, des doctrines et de tout ce qui donnait du sens) sans être remplacés, encore, par des angles nouveaux d’analyse. Ce phénomène rencontre celui de l’anémie de l’ancienne classe politique, celle qui se partageait horizontalement entre une droite et une gauche, et qui tend de plus en plus à être supplantée par une nouvelle polarité, celle qui oppose verticalement le haut de la pyramide sociale, constituée de ceux qui trouvent leur intérêt dans la mondialisation, et du « peuple » qui se trouve rejeté et confiné au bas de la pyramide et représente plus de 60% des citoyens. Ces gens là sont de plus en plus défiants vis à vis de leurs élites et se réfugient soit dans l’abstention soit dans le vote « populiste » (appellation à caractère méprisant répandue par les prescripteurs d’opinion). Les difficultés rencontrées par Jean-Luc Mélenchon pour représenter un populisme de gauche tiennent pour la plupart à sa notoire sous-estimation des pathologies sociales liées à l’immigration qui affectent une population qui préfère se tourner vers Marine Le Pen. Le populisme comme style et comme appel au peuple peut se combiner avec tout le registre idéologique. Procédant à sa rapide généalogie, de Benoist remonte jusqu’à Rousseau qui faisait remarquer que dans la démocratie représentative le peuple n’était souverain que le jour de l’élection, les représentants pouvant choisir par la suite des options contraires à ses souhaits. Les antipopulistes sont ceux qui adhérent à l’idéologie dominante marquée avant toute chose par le refus des limites (libéralisme, individualisme contre toute forme de holisme, droits de l’homme proliférants suivant les désirs de chacun, économisme contre le primat du politique, fétichisme de la marchandise) au nom du toujours plus. Uniformisation de la planète au nom de la loi « universelle »  du marché qui assimile les différences à des obstacles à son expansion. Alors que l’aspiration populiste revendique le local au dépens du global et donc la souveraineté sur les conditions de sa propre reproduction. De Benoist conclue sur la richesse historique de notre héritage et de notre identité qu’il envisage, à l’encontre des restaurationnistes, non comme une essence immobile mais comme ce qui change tout le temps tout en nous permettant de rester semblable.
 
Entretien réalisé en mars entre la journaliste russe Daria Douguine et David L’Epée en marge du colloque de l’Institut Iliade. Au programme : les élections présidentielles française, la signification de la crise identitaire européenne, l’enjeu de la transmission, le phénomène Macron comme expression du libéralisme intégral, la mutation du Front National, la naissance d’un féminisme « patriote » et l’importance d’une dissidence puissante face aux intérêts mondialistes.
Fabien Niezgoda, professeur d’histoire vient de cosigner avec Antoine Waechter, président du Mouvement Écologiste Indépendant (MEI) « Le sens de l’écologie politique » aux Éditions Sang de la Terre. Il est interrogé ici par Radio Sputnik afin de clarifier l’identité politique de l’écologisme qu’il relie à une empathie pour l’enracinement et l’attachement au patrimoine, d’où il s’ensuit une critique du parti Ecologie Les Verts engagés derrière le corbillard progressiste du PS militants pour un surcroit de désastre 
utilitariste et productiviste. Excellent entretien.
 
Patrick Buisson est devenu la bête noire des médias, mais en même temps il est reçu sur tous les plateaux de télévision. Selon François Bousquet il est bien difficile de se soustraire à l’intelligence du diable même quand on fait profession d’angélisme, ce qui est le cas de trop nombreux journaliste, car l’homme fascine, son savoir éblouit, sa capacité d’élucidation ensorcelle. Très bon entretien avec la revue Rébellion.
 
Interrogé par Polémia  sur le candidat Fillon François Bousquet répond, son rival c’est Macron, son ennemie c'est Marine Le Pen.
 
Parution des mémoires de Michel Marmin ("La République n’a pas besoin de savants", chez Pierre-Guillaume de Roux). Pilier de la revue Éléments depuis ses débuts. Cette parution suscite nombre de commentaires élogieux. Parmi ceux-ci, ceux d’Alfred Eibel (première référence) et de Nicolas Gauthier (deuxième référence)
 
 
Vincent Coussedière, professeur agrégé de philosophie était devant les caméras de TV Libertés pour présenter son dernier ouvrage « Fin de partie, requiem pour l’élection présidentielle » paru aux Éditions Pierre-Guillaume de Roux. Distinguant et hiérarchisant trois niveaux de l’activité politique à savoir l’archi politique, la grande politique et la politique ordinaire, il regrette que cette dernière soit devenue dominante dans la perception commune. Il y voit la cause du délitement du peuple et de la guerre de tous contre tous. Il considère que le populisme du peuple incarne l’instinct de conservation du peuple « old school » résistant à la dislocation que veut lui imposer la mondialisation et les oligarchies qui la promeuvent.   
 
Michel Drac s’étant donné pour mission de lire tous les livres des candidats à l’élection présidentielle il plonge à ce titre pour notre plus grand plaisir dans la « sous culture de la gauche contemporaine » en analysant « Pour la génération qui vient », l’ouvrage de campagne de Benoît Hamon. En bref c’est un tweet de Christiane Taubira étiré sur 125 pages, c’est à dire une accumulation d’idées creuses en même temps qu'un faire part de décès du Parti Socialiste. Décryptage lumineux du décès de l’idéologie socialiste dont on trouvera de nombreux échos dans le dernier numéro de la revue « Le Débat » (numéro 194, mars- avril 2017) sous le plume de Bernard Poulet qui le traite dans son article « De quoi le socialisme est-il encore le nom ? ».
 
Se penchant sur les deux livres publiés par Marine Le Pen, Michel Drac explique de manière très convaincante qu’elle est une « nationaliste de gauche ». Après avoir balayé rapidement quelques remarques de bon sens sur l’ancien Front National, conglomérat des vaincus de la seconde guerre mondiale et des conflits de la décolonisation, il en vient au nouveau Front, celui qu’incarne Marine, plus tourné vers l’avenir que vers le passé, et compare ses qualités en terme de programme à celles ses trois challengers Macron, Mélenchon et Fillon. Au terme d’un scorsing au cours duquel il attribue des notes à chacun d’entre eux sur six thèmes importants allant de l’euro à la politique étrangère il en déduit son vote pour Marine Le Pen. Explication lumineuse d’intelligence.
 
L’avis gaullien de Michel Drac sur la polémique relancée à propos de la rafle du Vel d’Hiv. Approuvant la déclaration de Marine Le Pen, il se range parmi ceux qui furent dès 1944 partisans d’une réconciliation nationale alors qu’une partie de sa famille fut elle même victime de cette arrestation massive.  
 
Entretien de Charlotte d'Ornelas avec Bérénice Levet auteur du livre récemment parue « Le crépuscule des idoles progressistes ». Un peuple, dit-elle, défendra toujours plus ses moeurs que ses lois. Elle soutient le droit des peuples à la continuité historique, à cultiver leur singularité et pour les Français à prendre en charge notre génie singulier. Un héritage fait de culture et de traditions. Autant de propos que l’on a pas l’habitude d’entendre dans les médias de grand chemin.
 
Pascal Gauchon, directeur de la revue trimestrielle de géopolitique «Conflits » présente le dernier numéro consacré à ce qui reste de la puissance française après un quinquennat désastreux. 
 
Dans son émission « Répliques » sur France culture Alain Finkielkraut recevait le 15 avril Pierre Manent, directeur d’études à l’EHESS, et Olivier Rey, mathématicien et philosophe professeur à l’Université Paris I. Réfléchissant au règne désormais sans frontière de la statistique, Finkielkraut nous rappelle cette parole prémonitoire mise par Labiche dans la bouche d’un de ses personnages, secrétaire d’une hypothétique société de statistique à Vierzon « La société, madame, est une science moderne et positive, elle met en lumière les faits les plus obscurs. Ainsi, grâce à des recherches laborieuses, nous sommes arrivésà connaître le nombre exact de veuves qui ont passé le Pont Neuf durant le cours de l’année 1860 ». Le rire de Labiche comme réponse à l’ère du quantifiable et du prestige du chiffre ? Passionnant, notamment sur le lien entre les communautés en voie de désagrégation  avec le fait de l’interchangeabilité de chacun en fonction du règne du nombre.
Les Matins de France culture du 18 avril avaient pour invité Alain Finkielkraut dans le cadre d’une série d'émissions sur les ultimes réflexions de personnalités avant les élections présidentielles.
 
François-Bernard Huyghe ne croit pas à une influence décisive des pseudos manipulations russes sur le résultat des élections présidentielles aux États Unis comme en France. La thèse soutenue par les dénonciateurs de cette manipulation repose sur un arrière plan qui voudrait que le public soit vulnérable aux mensonges des démagogues ou aux manœuvres d’agents stipendiés et serait égaré quand il ne vote pas comme le souhaite l’oligarchie. En ce qui concerne la France il conclue par cette remarque ironique : l’idée que les agents de Moscou puissent semer le chaos dans l’élection présidentielle est superfétatoire. En effet, nous nous débrouillons assez bien sans eux.
 
Bernard Lugan était en conférence à Moscou et à cette occasion il a accordé une intervuew à la chaîne de télévision Russia Today. Il y revient sur la situation désastreuse de la Libye d’où pourraient embarquer des dizaines de millions d’immigrés à destination du havre européen maintenant que grâce à l’action du président Sarkozy le goulot d’étrangement qui avait nom Khadafi.
 
 
« Y a-t-il encore une diplomatie des droits de l’homme » ?  Sur France culture avec Bertrand Badie, Rony Brauman et Caroline Galactéros. Au cours de cette émission Caroline Galactéros s’interroge sur le bilan désastreux de la politique internationale menée par les puissances occidentales au nom des droits humains : des États détruits, des populations civiles fortement malmenées. Elle voit dans les frappes récentes des Tomahawk en Syrie un encouragement aux groupes djihadistes locaux tandis que Rony Brauman affirme qu'elles n’ont infligé, volontairement, que des dégâts insignifiants à l’appareil de guerre du président Assad. Ce coup de politique intérieure n’a aucunement été guidé par les exigences morales que veulent lui prêter les pontifiants théologiens du droit international. Il pense, de manière générale, qu’historiquement les droits de l’homme ont toujours été instrumentalisés par les puissances hégémoniques et conclue qu’il n’y a jamais eu dans les faits de diplomatie des droits de l’homme, même si ceux-ci ont souvent servi de prétexte aux aventures les plus hasardeuses. Sachant que l’histoire est tragique, Il récuse la version angélique d'une politique internationale qui s’appuyant sur une règle universelle viendrait punir les méchants afin de sauvegarder les innocents.
 

Soleil noir.png