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15/12/2015

Le cauchemar des bien-pensants...

"Un rêve pour certains hommes. Un cauchemar pour d'autres !"

 

Le vent mauvais nous l'avait annoncé... Il est de retour ! Le Docteur Merlin nous revient avec un nouveau disque intitulé Insoumis ! avec, on l'espère, son lot de textes grinçants, politiquement incorrects, poétiques ou portés par le souffle du mythe... En attendant, c'est une bonne occasion pour réécouter par exemple Verden, Excalibur, Le ruban gris, Dis-moi, Maléfices, Terre d'Empire, Le guerrier et le roi, La soirée va finir, Mariage, sans oublier Le cul de ma blonde, bien sûr !...

 

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" Bien plus jeune que son enveloppe charnelle, le Docteur Merlin est « né » en 1981, durant les écoles de cadre de ce qu’on a appelé la « nouvelle droite ».

Après des journées fatigantes et studieuses, nous nous retrouvions le soir pour des veillées, et nous fûmes très inventifs pour nous forger une histoire commune.

Profitant d’un savoir faire acquis dans les camps scouts, nous étions quelques « folkeux » amateurs, et bien vite quelques chansons quelque peu iconoclastes virent le jour, librement inspirées de « la vie de Bryan » des Monthy python »

Avec le film de J. Boorman "Excalibur" (qui m’inspira ce pseudonyme), la dimension mythique nous imposait des textes plus sérieux, plus historiques, plus inspirés, plus positifs !!

Guillaume Faye, Olivier Carré, Pierre Vial, Maurice Rollet, et d’autres, m’inspirèrent tour à tour et je donnais à mes amis trois « K7 » ( païen, le vent mauvais, persiste et signe, qui furent remasterisées en 2002, sous le titre de "péchés de jeunesse").

Ayant rencontré le directeur de la SERP (la boîte de disques de J.M.Le Pen) qui cherchait un chanteur politiquement incorrect, nous sortîmes ensemble un 45T ("Ahmed") puis des albums ("Europe", "Enchanté", "Soleil de pierre") et enfin un "Docteur merlin chante Brasillach".

Après la grande scission du FN en 98, et la mort de la SERP, le combat culturel fût un peu oublié, et je ne chantais plus que pour mes amis et dans quelques fêtes identitaires de France, d’Europe ou même du Quebec. Pourtant, à un rythme lent, j’écrivais, ou découvrais, encore quelques textes et les mettais en musique.

Mes « fans » de toujours réclamaient un enregistrement
Quand le nombre de chansons fût suffisant, après une quinzaine d’années, je décidai de leur faire plaisir.

Nous avons pris notre temps pour peaufiner ce dernier Opus :

Docteur Merlin: Insoumis ! "

24/09/2013

Oméga...

Les éditions Delcourt viennent de publier Oméga, une nouvelle et distrayante bande-dessinée uchronique de la collection Jour J concoctée par les scénaristes Fred BlanchardFred Duval et Jean-Pierre Pécau et par le dessinateur Maza. Ici, le postulat de départ, original, est que les ligues d'extrême droite ont réussi à faire tomber le régime parlementaire en février 34 et à instaurer un état autoritaire. Autoritaire et fort, puisqu'en réagissant par les armes à la tentative de remilitarisation de la Rhénanie par l'Allemagne, il provoque la chute du régime nazi et l'exil d'Hitler en Amérique du Sud !... On n'évite pas les écueils du politiquement correct, mais on trouve glissées dans l'histoire quelques amusantes pépites. On verra ainsi le rôle que les scénaristes, dans leur intrigue, ont réservé à Simone de Beauvoir...

 

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" Depuis huit ans, à la suite du coup d'État des ligues d'extrême droite le 6 février 1934, la France a cessé d'être une république et n'a plus qu'un adversaire, la seule démocratie encore existante en Europe : la Grande-Bretagne. L'Europe est au bord du gouffre. La disparition du capitaine Antoine de Saint-Exupéry au-dessus de la Manche risque d'être l'étincelle qui mettra le feu aux poudres. "

19/05/2012

Sur les pas de Céline...

Les éditions Montparnasse viennent de publier en DVD Paris Céline, un documentaire de Patrick Buisson (l'homme qui a fait couler beaucoup d'encre pendant la campagne électorale qui vient de s'achever...), avec Lorànt Deutsch qui sert de guide dans Paris sur les traces de Céline...

Quand il ne pratique pas la stratégie politique, Patrick Buisson est journaliste et historien. Il est, en particulier, l'auteur de 1940 -1945 Années érotiques (Albin Michel, 2008 et 2009), un essai historique qui a fait date. Acteur, Laurent Deutsch est aussi un amoureux de Paris et a écrit plusieurs ouvrages sur ce sujet.

 

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"50 ans après sa mort, Paris Céline propose pour la première fois d’explorer le Paris de Louis-Ferdinand Céline. Un voyage, en compagnie de Lorànt Deutsch, au cœur des lieux céliniens les plus emblématiques, du passage Choiseul à Clichy, de Montmartre à Meudon. Pour faire revivre ce Paris aujourd’hui presque entièrement disparu, le comédien passionné par la capitale se fait tour à tour lecteur des grands textes de Céline se rapportant à chaque lieu, et guide dévoilant à l’aide de nombreuses anecdotes ce qu’y fut la vie de l’écrivain et de ceux qui le côtoyèrent.

Grâce à une riche iconographie mêlant des reproductions de dessins de Tardi et de grands peintres montmartrois, des gouaches de Gen Paul, des photos et extraits de films d’époque ainsi que des archives audiovisuelles souvent insolites parfois inédites, Lorànt Deutsch nous embarque au coeur du Paris du plus grand et du plus infréquentable des écrivains français du xxe siècle."


Paris Céline (souviens-toi de te méfier) par editionsmontparnasse

16/05/2012

Le Christ interdit...

Les éditions Tamasa viennent de faire paraître en DVD Le Christ interdit, seul film réalisé par l'écrivain et journaliste italien Curzio Malaparte, l'auteur de Kaputt et de La peau. Nous reproduisons ci-dessous un excellente présentation du film par Alexandre Mathis, cueilli sur le site Les influences...

 

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Malaparte cinéaste

Saluons la sortie en dvd de l’unique film réalisé par Curzio Malaparte, Le Christ interdit. Réédité en salle à Paris, le 7 mars dernier, le film a disparu du cinéma Arlequin peu de temps après. Esprit libre, associé aujourd’hui encore à un passé fasciste (1920 à 1941) par ceux surtout qui ne l’ont pas lu (certains, faute de dire autre chose, aiment à le rappeler), la mauvaise réputation qu’avait le film de Malaparte dès sa présentation au festival de Cannes et sa sortie à l’Impérial boulevard des Italiens, le 6 juin 1951, n’est pas effacée. Le film a eu plus de succès au festival de Berlin, la même année, avec un prix spécial.


Georges Sadoul, qui ne fait pas dans la dentelle, donne le ton il y a plus d’un demi-siècle, traitant dans Les Lettres françaises le film de néo-fasciste, heure où l’adhésion au parti communiste est refusée à Malaparte. André Bazin, tout en commençant par une mise en garde se distançant de l’homme Malaparte lui inspirant peu de sympathie tient-il à préciser en employant la pincette du « nous », tient le film pour un chef-d’œuvre, dans le n°4 des Cahiers du Cinéma, où il lui consacre six pages.


Pour l’homme, Malaparte, rappelons cette page irrésistible de Kaputt (1944), roman crépusculaire, flamboyant, halluciné, inadaptable à l’écran où l’auteur dédicace à Oswald Mosley Technique du coup d’état, en lui écrivant sur la page de garde ces deux phrases prises dans son livre : « Hitler, comme tous les dictateurs, n’est qu’une femme  » suivi de « la dictature est la forme la plus complète de la jalousie ». 
Malaparte, pour le grand public, c’est la villa, à Capri, construction de la plus singulière modernité, perchée sur la pointe d’un rocher face à la mer, dont on voit une partie dans Le Mépris de Jean-Luc Godard, centre autour duquel gravite le film. L’intransigeant Roger Vailland a séjourné dans cette villa en 1950.


Le nom Malaparte, officialisé en 1929, antinomie phonétique répondant à Bonaparte, année où l’écrivain prend ses distances avec Mussolini, est une autre image de l’homme. Malaparte rompt avec le fascisme en 1941. Malaparte, c’est un art du récit inoubliable. Des visions comme on en a pas lu ailleurs, celles, entre autres, sur ce front russe, pris dans un froid polaire, où naîtront des images prises au reportage vécu, dignes de Goya.

Parabole autour du pardon


Ce qui donne un ton irréel au village du Christ interdit est l’absence de désir de la population de vouloir tenir un coupable, la loi du silence qui y règne. 
Comme Curzio Malaparte (qui, lui, cachait le manuscrit de Kaputt à travers l’Europe, lorsqu’il était correspond de guerre envoyé par La Stampa, avant d’être arrêté par les Allemands), Bruno était sur le front de l’Est. 
Histoire éternelle du soldat rentrant, comme Ulysse, dans sa Toscane natale, découvrant la trahison, après une longue absence. Le frère de Bruno a été exécuté comme résistant par les Allemands, suite à une dénonciation. Maria, ancienne amie de Bruno, sublimissime Anna Maria Ferrero, son troisième film, elle a 16 ans, silhouette, erre et légèreté d’écureuil, a partagé la dernière nuit le lit du frère de Bruno, qu’elle croyait mort, et personne, dans le village, pas même la mère de Bruno ne veut lui dévoiler le nom de celui qui a dénoncé son frère. Un tonnelier, joué par Alain Cuny, lui fait croire que c’est lui. À partir d’un prétexte qui pourrait donner naissance à un film de vengeance de plus, Malaparte réalise une parabole sur le pardon.


Le film se situe dans la lignée classique du cinéma italien. Post néo-réalisme – digérant le film néo-réaliste à sa fin, plus proche par ses images d’Eisenstein, la fête du 15 août dans le village, la procession, suivies de l’épisode païen « bénissez les jambes de ces jeunes filles  » qui piétinent le raisin dans la cuve de Bacchus, de Lattuada, voire de John Ford dans le traitement des scènes d’intimité, filmées latéralement, le film touche au baroque, auquel se mêle la vision du quotidien. 
Le cinéaste d’un film a l’air d’avoir fait du cinéma toute sa vie (Bazin mettait l’accent sur la maîtrise du récit et de la mise en images). Le Christ Interdit alterne images presque documentaires et dramaturgie. Fluidité. Concision. Tout est noblesse, dans le film, la gestuelle. Le Christ interditest un film tout en retenue, et l’émotion vient de là.


«  Tourné à Sienne, et dans sa région où les habitants pratiquent le jeu traditionnel de la Croix  », il s’ouvre sous l’égide de Minerva Films. Décor de rocaille, aride, servi par un noir et blanc superbe, on ne voyait plus ce film âpre, oublié, qu’à la cinémathèque, rue d’Ulm, dans les années soixante, et quelques fois, sur l’unique chaîne de la télévision. Il a été naguère édité en vhs par René Château en version française. Il était devenu invisible. Raf Vallone y trouve son plus beau rôle, mais peut-être aussi Alain Cuny. La distribution comprend Rina Morelli (la mère de Bruno), Elena Varzi, Philippe Lemaire, Gino Cervi. Musique de Curzio Malaparte. 
Images de Gabor Pogany, qui signera celles du Passé d’une mère, pour son premier film avec Riccardo Freda, la même année.

Alexandre Mathis (Les influences, 24 avril 2012)

09/01/2012

Le socialisme contre la gauche...

Vous pouvez visionner ci-dessus la bande-annonce du prochain numéro de la revue Eléments qui doit être disponible en kiosque le 13 janvier 2012. Le dossier de ce numéro 142 est intitulé "Le socialisme contre la gauche" et aborde notamment l'oeuvre essentielle de Jean-Claude Michéa...

 

 

31/12/2011

Les Nouveaux chiens de garde...

Vous pouvez regarder ci-dessous la bande-annonce du documentaire de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat, intitulé Les Nouveaux chiens de garde. Inspiré par l'essai-pamphlet de Serge Halimi, publié en 1997, le film jette un regard sans concession sur l'état du "quatrième pouvoir". Une critique intéressante et juste sur bien des points, mais qui reste borgne car faite exclusivement du point de vue de la gauche radicale...

 

 

 

"La presse se proclame contre-pouvoir. Mais qui la possède ? Comment fonctionne-t-elle ? Pourquoi ses principaux acteurs sont-ils devenus des évangélistes du marché ? Avec la crise économique que nous vivons la question est d’autant plus d’actualité. Au terme de l’enquête, on saisira la menace qu’une information orientée idéologiquement et pervertie en marchandise fait peser sur la vie démocratique.
En 1932, l’écrivain Paul Nizan publiait Les chiens de garde pour dénoncer les philosophes et les écrivains de son époque qui, sous couvert de neutralité intellectuelle, s’imposaient en véritables gardiens de l’ordre établi. Aujourd’hui, les chiens de garde sont journalistes, éditorialistes, experts médiatiques, ouvertement devenus évangélistes du marché et gardiens de l’ordre social. Sur le mode sardonique, Les Nouveaux Chiens De Garde dénonce cette presse qui, se revendiquant indépendante, objective et pluraliste, se prétend contre-pouvoir démocratique. Avec force et précision, le film pointe la menace croissante d'une information produite par des grands groupes industriels du Cac 40 et pervertie en marchandise. Premier long métrage de deux cinéastes engagés dans le débat critique des médias."