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19/10/2008

L'Amérique qu'on aime... et celle qu'on déteste

Le mensuel Le choc du mois consacre son dossier du mois d'octobre à l'Amérique.

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Au sommaire :

DOSSIER : L'AMERIQUE QU'ON AIME... ET CELLE QU'ON DETESTE

Les Etats-Unis vus de France
Entretien avec Ron Paul : « Rien n’oppose Obama et McCain »
Dieu est américain, mais est-il encore chrétien ?
Le vote catholique très courtisé
Une démocratie ? Y’a qu’à croire !
Les Américains en quête de leur identité
Le pays des libertés, vraiment ?
Les Américains d’abord !
Républicains et démocrates dans l’Ouest sauvage
La musique identitaire de l’Amérique profonde
Le jazz ou la condition de l’homme américain
Obama est-il vraiment noir ?
L’éclipse du mâle américain
Tribune libre d’un pro-américain occidentaliste et tout et tout…
La grossesse nerveuse de l’Amérique
La droite française contre l’Amérique

Crise financière
Entretien avec Pierre Leconte
« Tout cela peut très bien se terminer par une déflagration mondiale »
Economie
La trahison des économiste
Si Jupiter aime Jérôme Kerviel…
Politique : Socialie
Impayable Peillon
Société
Entretien avec Ibrahim Yacoub
« La polygamie, qui recule en Afrique, se développe en France ! »
Etranger
Leçon de choses
Le jour où Svetlana sautera
La chronique de Julien Jauffret
On rigole bien en Gaule
Humeur
Un Frankenstein anodin
Pour en finir avec Michel Houellebecq
Histoire
Jacques Bainville au Quai d’Orsay, vite !
Chronique littéraire
Pauvre science et glorieuse astrologie
Machiavel rongé par la peste en
des temps qui sont les nôtres
Notes littéraires
Exposition

Un chrétien chez les fauves
Rouault, peintre janséniste
Le coin des enfants
Même plus peur…

La fin du monde vue (et lue) par Jérôme Leroy

Un extrait génial  du roman apocalyptique La minute prescrite pour l'assaut, lu par son auteur, Jérôme Leroy, tiré du site de Libération.

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18/10/2008

La fabrique de l'Homme nouveau

Le catalogue d'une exposition dirigée par Jean Clair et intitulée Les années 30 - la fabrique de "l'Homme nouveau",qui a été présentée aux Musée des Beaux-Arts du Canada à Ottawa au cours de l'été, vient de paraître aux éditions Gallimard.

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"Succédant aux Années folles, les années 1930, entre la crise économique de 1929 et le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, sont une décennie sombre.
Des régimes s'installent ou se consolident, autoritaires, voire totalitaires, souvent guidés par des " chefs " qui leur donnent leur nom : franquisme en Espagne, stalinisme en Union soviétique, national-socialisme en Allemagne, fascisme en Italie. En dehors de traits semblables de gouvernement, une idéologie leur est commune : la volonté de créer ce qu'ils appellent tous un " Homme nouveau ", à l'extrême par la rééducation sociale et par l'élimination des classes " bourgeoises " (URSS), mais aussi par une politique raciale d'élimination des peuples déclarés " dégénérés " et des êtres dont la vie est jugée " indigne d'être vécue " (Allemagne).
Cette idéologie qui touche directement à l'image que nous nous faisons de l'homme et de sa représentation, atteint bien sûr le domaine de l'art. Les années 1930 sont à la fois une époque où l'on représente un homme sain, vigoureux, athlétique, sportif, " eugénique ", mais aussi une époque où les courants de l'avant-garde, expressionnisme et surréalisme, sont proscrits. D'une part, on fait appel aux exemples " éternels " de la beauté grecque " indépassable", de l'autre, on interdit les représentations jugées malsaines ou " dégénérées ".
Les années 1930 commencent par une rêverie plus ou moins innocente sur le thème de l'œuf originel, de la germination, de la croissance harmonieuse d'un tissu tout à la fois biologique et social, mais elles s'achèvent sur les cadavres des camps de concentration que découvriront, effarées, les armées de libération, en 1945."
 

Le national-socialisme et l'antiquité

Le national-socialisme et l'Antiquité , par Johann Chapoutot (Presses Universitaires de France, 2008)

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"Le rapport du national-socialisme à l'Antiquité n'a guère suscité l'intérêt des historiens. Si on conçoit volontiers que les nazis aient pu mobiliser une authentique et indubitable germanité, on répugne à associer nationalsocialisme et Antiquité gréco-romai|ne. On rencontre partout cette association : dans les nus néo-grecs de Breker et de Thorak, dans l'architecture néo-dorique de Troost, dans les édifices néo-romains de Speer et dans les manuels scolaires qui présentent une vision surprenante de l'Antiquité méditerranéenne. L'auteur s'étonne d'une part de ce peu d'intérêt de la part des historiens, d'autre part s'interroge sur cette référence constante du régime nazi à l'Antiquité gréco-romaine. Quel besoin vient dicter le recours à l'Antiquité gréco-romaine alors qu'un racisme aussi obsessionnel que le nazisme semblerait exclure a priori toute référence autre qu'à une germanité strictement définie et circonscrite ? Or le but répété d'Hitler était de reconstruire la fierté d'une nation humiliée par le diktat de Versailles. Cette thérapie nationale ne passait pas seulement par une politique de réarmement et de mégalomanie territoriale, elle se devait de reconstruire une histoire prestigieuse en annexant le passé antique pour rehausser une fierté nationale humiliée en 1918 et 1919. On assiste alors à une réécriture de l'Histoire et de la race (construction d'un homme nouveau, le sujet nazi) qui annexe les Grecs et les Romains à la race nordique. Cet ouvrage fait ainsi pénétrer au coeur du projet totalitaire nazi : il s'agit de dominer non seulement le présent et l'avenir mais aussi un passé réécrit et instrumentalisé."

19:29 Publié dans Nouveautés | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : totalitarisme |  Facebook | Pin it! |

13/10/2008

La double pensée

Un inédit de Jean-Claude Michéa, intitulé La double pensée et composé par plusieurs entretiens et textes indépendants, sort dans la collection Champs Flammarion au mois d'octobre.

On notera qu'Alain de Benoist est cité dès la première du livre comme l'"inventeur" de l'expression "la pensée unique" !

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"Le libéralisme est, fondamentalement, une pensée double: apologie de l'économie de marché, d'un côté, de l'Etat de droit et de la "libération des mœurs" de l'autre. Mais, depuis George Orwell, la double pressée désigne aussi ce mode de fonctionnement psychologique singulier, fondé sur le mensonge à soi-même, qui permet à l'intellectuel totalitaire de soutenir simultanément deux thèses incompatibles. Un tel concept s'applique à merveille au régime mental de la nouvelle intelligentsia de gauche. Son ralliement au libéralisme politique et culturel la soumet, en effet, à un double bina affolant. Pour sauver l'illusion d'une fidélité aux luttes de l'ancienne gauche, elle doit forger un mythe délirant: l'idéologie naturelle de la société du spectacle serait le "néoconservatisme", soit un mélange d'austérité religieuse, de contrôle éducatif impitoyable, et de renforcement incessant des institutions patriarcales, racistes et militaires. Ce n'est qu'à cette condition que la nouvelle gauche peut continuer à vivre son appel à transgresser toutes les frontières morales et culturelles comme un combat "anticapitaliste". La double pensée offre la clé de cette étrange contradiction. Et donc aussi celle de la bonne conscience inoxydable de l'intellectuel de gauche moderne. "

Festivus Festivus

Festivus Festivus, une des dernières grenades jetées par le regretté Philippe Muray, sort en poche dans la collection Champs Flammarion. A ne pas rater !

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"L'époque refait le monde, elle y met tous ses soins.
Puis elle contemple son ouvrage et elle le trouve bon. L'écrivain Philippe Muray, dans ces dialogues avec Élisabeth Lévy réalisés peu avant sa disparition, se demande plutôt s'il y aurait quelque chose à en sauver. Au fil de sept conversations mouvementées, Muras et Lévy font assaut de désaccords, divergences, dissensions et discordes. Assez souvent aussi, ils tombent d'accord ; mais sur quoi, quand on ne sait plus de quoi est faite la réalité ? Pendant ce temps, l'événement passe et repasse.
De Bagdad à Paris-Plage, de la Nuit blanche à la canicule noire, des intermittents en éruption au mariage gay, du Christ de Mel Gibson aux damnés de l'alter(mondialisme), du 11 septembre au 21 avril, nous suivons les aventures de Festivus festivus, " dernier homme " occidental, rebelle rémunéré, créature emblématique de la nouvelle humanité. Et toujours revient cette interrogation lancinante, cette obsédante question de fond : y a-t-il une vie après l'histoire? La réponse est oui.
Mais dans quel état !. "

19:30 Publié dans Nouveautés | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : muray |  Facebook | Pin it! |