27/08/2014

Le nuage radio-actif...

« Le changement ne jaillit pas de la maladie, du tremblement de terre ou de l’ouragan. Le changement est une transformation à pas lent de l’habitat ou de l’écosystème qui affecte la nature elle-même et les rapports de l’homme avec lui-même. Il s’agit, à chaque fois et historiquement, plus d’un long goutte à goutte suivi d’un précipice soudain que d’un drame taillé pour les couvertures télé avec ses héros, ses embrasements et ses défaites. »

 

Les éditions Ring publient cette semaine Le nuage radio-actif, le nouveau roman de Benjamin Berton. L'auteur a déjà a son actif six romans publiés chez Gallimard, dont Classe affaires (2001), Pirates (2004) et Foudres de guerre (2007). On peut découvrir la bande-annonce de ce roman et un court entretien avec l'auteur.

 

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" Un père au passé trouble, passionné par la vie et l'oeuvre du compositeur Aaron Copland, et son fils de six ans qui se connaissent à peine embarquent pour un voyage de quelques jours sur les bords de Loire. Dans une France qui paraît à bout de souffle, assombrie, lézardée et défigurée par la crise, Denis est obsédé par la menace d'un incident nucléaire qui est peut-être déjà en train de se produire à l'insu de tous. Le monde se révolte et transforme peu à peu le décor enchanteur en un terrain surnaturel et pré-apocalyptique. Suivants un mystérieux nuage formé au pied de la centrale de Chinon, père et fils parcourent main dans la main un chemin intime sur la route prestigieuse des Châteaux de la Loire et croisent au fil de leur découverte réciproque qui deviendra une lutte pour la survie des personnages hauts en couleurs parmi lesquels un ancien syndicaliste, un bandit corse épuisé, le Duc d'Ussé et des jumelles écolos. De Chinon à Tours, d'un château assiégé par des chiens de compagnie abandonnés par leurs maîtres à un voyage en ballon, Le Nuage radioactif marie une odyssée familiale et picaresque pleine de tendresse et d'attention à une vision assez noire de notre avenir. Que se passerait-il si, à force de trop tirer sur la corde économique, climatique, sociale, le monde se rebellait ? Après Fukushima, que deviendrions-nous si la fée nucléaire nous prenait d'assaut dans notre propre jardin ? L'homme et sa civilisation sont en train de vivre non pas leurs dernières heures, mais un changement en douceur, imperceptible et irréversible, passant d'un état de nature à un autre. Et ce, quelle qu'en soit l'issue."


[RENTRÉE LITTÉRAIRE] LE NUAGE RADIOACTIF... par Editions_Ring


Benjamin Berton présente le Nuage Radioactif par Editions_Ring

26/08/2014

La France hollandaise, ça suffit !...

Nous rproduisons ci-dessous un point de vue de Michel Geoffroy, cueilli sur Polémia et consacré aux tares de la France "hollandaise"...

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La France hollandaise, ça suffit !

La France hollandaise, symbolisée par le président « normal » du même nom, c’est celle que l’on retrouve avec tristesse quand on a eu la chance de prendre quelques vacances à l’étranger. Une France sale et ridée, qui sort de l’histoire. Une France qui fait mal.

La France bavarde

Bien sûr, la France hollandaise s’écoute parler, chaussée de ses nouvelles lunettes «made in Denmark». Le flot médiatique et minable ne s’arrête plus.

«Elle cause, elle cause, c’est tout ce qu’elle sait faire», pourrait une nouvelle fois dire Zazie ! RRéppubliqqque, Démmocccratie, Drroits de l’homme, Libérration, Heures Sombbrres, Raccissme, Réfformes Socciétales, Redddressement Prroductif, coassent sur tous les tons les perroquets ridicules qui sont au pouvoir. Ridicules à force d’impuissance.

A côté d’eux un Guy Mollet, un Edouard Daladier ou un Jean Jaurès passeraient pour des géants ou des parangons de popularité !

La France qui s’abandonne

Mais la France hollandaise c’est la France qui s’abandonne.

La France qui n’a plus de politique arabe mais qui se soumet chaque jour un peu plus à l’islam sur son sol. La France qui joue les petits télégraphistes des Israéliens mais qui laisse tomber les chrétiens d’Orient. La France ralliée à l’OTAN et espionnée par les Etats-Unis. La France qui se coupe progressivement de tous ses alliés historiques et notamment de la Russie. La France réduite au rôle de pompier en Afrique.

La France vassalisée, minoritaire, endettée qui va quémander à Berlin un assouplissement des normes budgétaires qu’elle a pourtant soutenues lors de l’avènement du Traité de Maastricht et la mise en place de l’euro.

La France impuissante

Car la France hollandaise c’est la France impuissante.

Impuissante à lancer les réformes qui s’imposent. Impuissante à faire entendre sa voix. Impuissante à réduire les dépenses et les impôts, ce que tous nos voisins ont su faire. Impuissante à relancer la croissance et l’industrie (en 2014 la production industrielle est revenue à son niveau de… 1994). Impuissante à faire régner la loi et l’ordre sur son territoire. Impuissante à faire prévaloir le bien commun sur les intérêts particuliers.

La France hollandaise c’est celle des clans, des minorités agissantes, des partis, des loges, des corporatismes, du MEDEF et des passe-droits.

La France qui fait dans son froc

La France hollandaise c’est la France qui a peur de tout.

C’est la France libanisée qui n’ose plus rien, de peur que les banlieues ne s’embrasent. C’est la France des policiers qui n’osent plus aller dans les cités ou qui ont peur de la «bavure» médiatisée. C’est la France qui n’ose pas empêcher l’immigration irrégulière ni protéger ses frontières par peur du «racisme».

C’est la France qui a peur des radars, du fisc, du chômage, des cambrioleurs et des juges. La France qui ne veut plus appeler les choses par leur nom de peur de se faire accuser de racisme ou d’antisémitisme. La France qui ne veut plus prendre de risques, «principe de précaution» oblige, ni faire d’enfants.

 

La France des vieux qui font dans leur froc.

La France qui recule

La France hollandaise c’est la France qui recule.

C’est la France qui roule à vélo et qui «vapote» pendant que nos voisins travaillent : celle où les trains n’arrivent plus à l’heure, celle des pannes, des grèves, des ordures non ramassées, des tags que l’on n’efface plus, celle des usines et des commerces qui ferment, celle des hôpitaux où l’on attrape des maladies, celle des écoles où l’on n’apprend plus rien. C’est la France du bac, de la fac et du mariage pour tous. Celle de l’à-peu-près et du laxisme érigés en système.

Celle des pauvres, aussi, que l’on voit dormir dans la rue ou bien fouiller les poubelles devant les superettes. Celle où l’ascenseur social ne fait plus que descendre. Celle où le trafic, la fraude et la corruption rapportent désormais plus que le travail et l’épargne. La France hollandaise c’est la France tiers-mondisée qui s’installe.

La France ridiculisée

La France hollandaise c’est enfin la France ridicule et ridiculisée.

La France ventripotente, à l’image de son «chef de l’Etat», qui croit pouvoir encore donner des leçons à l’univers entier alors qu’il n’arrive plus à mettre de l’ordre dans ses propres affaires. Celle qui se croit de gauche alors que l’on s’est rallié au néo-capitalisme en abandonnant le peuple.

Celle qui se déclare à tout bout de champ «préoccupée» par tout ce qui arrive dans le monde, pour la simple raison qu’elle ne se montre plus capable de ne rien empêcher. C’est la France inaudible et pleurnicharde.

Car celle qu’aiment encore les étrangers – celle des grands hommes, des artistes, des paysages équilibrés et des beaux châteaux – disparaît lentement mais sûrement dans le grand néant de la «mondialisation heureuse» chère à M. Strauss-Kahn et ses émules.

La France qui gronde

Mais soyons juste.

La France hollandaise a commencé bien avant Hollande. Car les responsabilités de la classe dirigeante française – oligarques politiques, syndicaux, administratifs, du patronat et des médias – dans ce naufrage collectif sont écrasantes. François Hollande est plus un aboutissement fatal qu’un début. La fin d’un cycle.

Et puis ne désespérons pas : la France hollandaise c’est aussi la France qui gronde ; celle qui en assez de perdre ou de se faire plumer. Celle qui ne veut plus se sentir étrangère dans son propre pays. Celle qui prend conscience que cela ne peut plus continuer ainsi.

Celle qui va se révolter.

 Michel Geoffroy (Polémia, 18 août 2014)

25/08/2014

Les secrets d'un visionnaire...

Le quatorzième numéro de la revue trimestrielle Spécial Céline, publiée par les éditions Lafont Presse, est disponible en kiosque ou sur les sites de vente de presse. Consacrée à l'auteur du Voyage au bout de la nuit, cette revue est dirigée par Joseph Vebret et réalisée avec le concours d'Eric Mazet et de David Alliot.

 

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Au sommaire :

Étude
Céline en son temps ou Céline avant Céline 1927-1929, par Eric Mazet

Étude
Ferdinand, un chevalier des Temps Modernes, par Serge Kanony

Extrait
Louis-Ferdinand Céline à Sigmaringen, par Christine Sautermeister

Lecture
Poésie et vérité, par Luc-Olivier d'Algange