15/04/2014

Codreanu, Cioran, Eliade et les autres...

Les éditions Perrin viennent de publier un essai de Traian Sandu intitulé Un fascisme roumain - Codreanu, Cioran, Eliade et les autres. Professeur à l'université Sorbonne nouvelle, Traian Sandu est l'auteur d'une Histoire de la Roumanie (Perrin, 2008) et a déjà publié les actes d'un colloque universitaire intitulé Vers un profil convergent des fascismes ? «Nouveau consensus» et religion politique en Europe centrale (L'Harmattan, 2010).

 

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" Le fer de lance de ce fascisme porte le nom d’une organisation de masse dite la légion de l’Archange Michel. Créée en 1927, elle est aussi connue sous la dénomination de sa première façade politique, la Garde de fer. Ce mouvement légionnaire incarne un fascisme apparemment atypique à visage chrétien et rural, là où ses congénères de pays plus industrialisés et urbanisés sont païens et athées, et compte à son registre l’assassinat de deux Premiers ministres, l’embrigadement d’une grande partie du monde estudiantin – dont la fraction la plus brillante des jeunes intellectuels spiritualistes comme Mircea Eliade ou brutalement modernistes comme le jeune Cioran –, la mise en place d’une véritable contre-société au sein de ses « nids » et enfin, en 1937, le plus beau succès électoral d’un parti fasciste après ceux du NSDAP en 1932, avant l’assassinat sur ordre du roi Carol II du Capitan Corneliu Codreanu, le fondateur et l’âme de la Garde de fer. L’influence de son idéologie sur la politique antisémite du maréchal Antonescu durant la guerre, sur le national-communisme de Ceausescu et sur le populisme contemporain est frappante. "

Nietzsche entre folie et raison...

Vous pouvez découvrir ci-dessous une conférence donné le 10 mars 2014 par Rémi Soulié devant le Cercle Aristote. Rémi Soulié vient de publier au Seuil , dans la collection de poche Point sagesse, un essai intitulé Nietzsche ou la sagesse dyonisiaque.

 


Rémi Soulié : Entre folie et raison comprendre... par webtele-libre

14/04/2014

Les Français sous les bombes alliées...

Les éditions Tallandier viennent de publier un essai d'Andrew Knapp intitulé Les Français sous les bombes alliées (1940 - 1945). Diplômé d'Oxford et de Cambridge, Andrew knapp enseigne l'histoire contemporaine française à l'université de Reading.

Ce livre vient utilement compléter et actualiser les ouvrages d'Eddy Florentin, Quand les Alliés bombardaient la France (Perrin, 1999) et de Jean-Claude Valla, La France sous les bombes américaines (L'Æncre, 2001) sur cette tragédie bien souvent occultée...

 

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" Aulnoye, Avignon, Bordeaux, Boulogne-sur-Mer, Brest, Cagny, Calais, Cannes-La Bocca, Chartres, Cherbourg, Clermont-Ferrand, Creil, Le Creusot, Dunkerque, Gennevilliers, Juvisy-sur-Orge, Laon, Lens, Lille, Lisieux, Le Mans, Mantes, Modane, Montluçon, Nevers, Nice, Noisy-le-Sec, Orléans/Les Aubrais, Reims, Saint-Lô, Sète, Somain, Tergnier, Toulouse, Tours, Trappes, Villeneuve-Saint-Georges…

Au moins 57 000 Français sont morts sous les bombes entre 1940 et 1945. Peu de régions françaises échapperont à cette pluie de feu et d’acier, qui fera près de 74 000 blessés et détruira quelque 300 000 habitations.S’appuyant sur les archives françaises et britanniques, ainsi que sur des témoignages inédits, l’historien Andrew Knapp, spécialiste des stratégies aériennes durant la Seconde Guerre mondiale, lève ici un tabou : les Américains et les Anglais ont-ils tout fait pour éviter le sacrifice de tant de vies ? Fallait-il bombarder la France ? Toutes les frappes étaient-elles pertinentes ? Parfois imprudents, souvent solidaires, partagés entre le deuil, la colère et l’espoir, les Français touchés par les bombardements méritent le plus grand respect pour ce qu’ils ont enduré. "