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  • Salazar, le dictateur énigmatique...

    Les éditions Perrin viennent de publier Salazar - Le dictateur énigmatique, une biographie du chef de l'Estado Novo établie par Yves Léonard.

    Enseignant à Sciences Po Paris, docteur en histoire, Yves Léonard est spécialiste de l’histoire du Portugal contemporain et est notamment l'auteur de Salazarisme et fascisme (Chandeigne, 2020) et Sous les œillets, la révolution (Chandeigne, 2023).

     

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    " Né en 1889, António de Oliveira Salazar a dirigé le Portugal d’une main de fer pendant quarante ans. Professeur d’université à Coimbra, spécialiste de finances publiques, chantre de l’austérité, il accède au pouvoir en 1928 en tant que ministre des Finances, avant d’être adoubé par les militaires comme président du Conseil en 1932. Il met alors en place la dictature de l’Estado Novo, avec l’aide de la police politique et de la censure, soutenu par l’Église, la hiérarchie militaire et le patronat. Ce n’est qu’en septembre 1968 qu’il doit se retirer, victime d’un AVC, avant de mourir deux ans plus tard.
    Son régime lui survit jusqu’à la révolution des œillets, il y a cinquante ans, en avril 1974. Dictateur méconnu, singulier – ni chef militaire, ni leader charismatique, mais universitaire mal à l’aise en public –, Salazar s’est montré maître dans l’art de durer, à la fois implacable et ductile, notamment sur la scène internationale pendant la Seconde Guerre mondiale et la guerre froide. « Marié à la nation », « moine-dictateur » et misanthrope, il est longtemps resté un mystère que cette biographie parvient à percer, s’intéressant de près à ses origines modestes, ses vies parallèles, ses cercles relationnels et à sa vie privée.
    Si le salazarisme est mort avec Salazar, ses séquelles sont encore bien présentes, teintées parfois de nostalgie.
    Le livre référent qui manquait, fondé sur l’exploitation d’archives portugaises inédites."

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  • Quand Washington accentue sa pression sur Pékin...

    Pour son émission sur TV Libertés, Chocs  du monde, Edouard Chanot reçoit Laurent Michelon pour évoquer avec lui la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine.

    Entrepreneur, Laurent Michelon travaille entre la France et la Chine et est aussi l’auteur d'un essai intitulé Comprendre la relation Chine-Occident - La superpuissance réticente et l’hégémon isolé (Perspectives Libres, 2022).

                             

     

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  • Sparte et l'idée spartiate...

    Les éditions de La Nouvelle Librairie viennent de publier dans la collection Longue mémoire de l'Institut Iliade un court essai de Frédéric Éparvier intitulé Sparte et l'idée spartiate - Des origines au déclin

    Après des études de géopolitiques aux États-Unis, Frédéric Éparvier travaille dans des industries stratégiques depuis trente ans et collabore régulièrement au site Polemia sur des questions internationales. Il enseigne la géopolitique de la mer aux auditeurs de l’Iliade.

     

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    " Bien des siècles après la fin de la cité antique, le nom de Sparte évoque encore en nous le souvenir d’une gloire militaire sans pareille et l’exemple indépassable d’une austère vertu. Courage guerrier, vie frugale et discipline, telles sont les marques distinctives de cette société qui semblait mépriser le luxe et le divertissement. Mais pouvons-nous encore tirer des leçons de cette cité guerrière ou bien ces dernières sont-elles devenues trop exigeantes pour le monde moderne ? Pour y répondre, Frédéric Éparvier retrace l’histoire de Sparte depuis ses origines à sa chute, exposant en détail les raisons de son âge d’or et les causes de son déclin. "

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  • Face au tout-puissant Conseil constitutionnel, le peuple est-il vraiment souverain ?

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Christophe Boutin, cueilli sur le Figaro Vox et consacré à la décision du Conseil Constitutionnel d'interdire la proposition des Républicains d’organiser un référendum sur la politique migratoire.

    Christophe Boutin est docteur en sciences politiques et professeur de droit public à l’université de Caen. Avec Frédéric Rouvillois, il a notamment publié Quinquennat ou septennat (Flammarion, 2000), Les parrainages ou comment les peuples se donnent des maîtres (La Nouvelle Librairie, 2022), La proportionnelle ou comment rendre la parole au peuple (La Nouvelle Librairie, 2022) et Le référendum ou comment redonner le pouvoir au peuple (La Nouvelle Librairie, 2023).

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    RIP sur l'immigration : face au tout-puissant Conseil constitutionnel, le peuple est-il vraiment souverain ?

    Le Conseil constitutionnel intervenait pour la sixième fois dans une procédure de référendum d'initiative partagée (RIP). L'exercice suppose de réunir un cinquième des membres du Parlement, puis un dixième du corps électoral, avant que la proposition ne soit soumise au référendum - à moins que le Parlement ne «l'examine». Mais entre proposition et récolte des signatures intervient aussi le contrôle du juge.

    Aux termes de l'article 11, celui-ci doit d'abord vérifier le nombre de signataires, puis que la proposition n'ait pas pour objet «l'abrogation d'une disposition législative promulguée depuis moins d'un an», ou porte «sur le même sujet» qu'une proposition de RIP rejetée par référendum depuis moins de deux ans. Encore faut-il avoir un effet, et le Conseil a pu estimer en 2023 que deux propositions visant à interdire un âge du départ à la retraite supérieur à 62 ans n'emportaient «pas de changement de l'état du droit» et les écarter.

    Quatrième condition, la proposition doit entrer dans le champ de l'article 11. Si l'on exclut la ratification de traités, ce dernier concerne «l'organisation des pouvoirs publics» et les «réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la nation et aux services publics qui y concourent». Tous les termes sont importants : en 2022 la création d'une «contribution additionnelle sur les bénéfices exceptionnels des grandes entreprises» est écartée. Parce qu'elle ne concerne pas la politique économique ? Le commentaire de la décision patauge pour justifier d'en exclure les dispositions fiscales, mais la décision sanctionne la proposition comme n'étant pas une «réforme» car n'ayant pas «une ampleur significative».

    Reste enfin le contrôle de constitutionnalité des «propositions de loi mentionnées à l'article 11 avant qu'elles ne soient soumises au référendum» (article 61). Comme le Conseil constitutionnel s'interdit depuis 1962 le contrôle de la loi référendaire adoptée, on veut en 2008 lui permettre de bloquer les choses avant. Mieux, comme le Conseil constitutionnel vérifie «qu'aucune disposition» de la proposition ne soit contraire à la Constitution, cela interdit une séparabilité qui permettrait de laisser prospérer un texte amputé des dispositions jugées inconstitutionnelles. Sur cette base, la proposition de 2021 sur un «service public hospitalier de qualité», touchant à la «politique sociale de la nation», a été jugée inconstitutionnelle comme portant atteinte au pouvoir réglementaire du Premier ministre.

    Cette même logique des cinq lames du rasoir constitutionnel est celle de la décision du 11 avril 2024. Les trois premières conditions factuelles étant remplies, la question sur laquelle les auteurs de la proposition comme le gouvernement se sont focalisés était celle du domaine de l'article 11. Pour éviter une sanction, si le texte se voulait un moyen de faire valider par référendum des éléments écartés par le Conseil constitutionnel lors de son examen de la loi immigration (décision du 25 janvier 2024), les parlementaires le présentaient comme modifiant «certaines aides sociales susceptibles de bénéficier à des étrangers», entrant donc dans la «politique sociale de la nation», et bien comme une «réforme» au vu de l'ampleur de ses conséquences financières.

    Contre l'avis du gouvernement, le Conseil allait leur donner raison… Mais restait la conformité à la Constitution. L'article 1er excluait notamment de certaines aides les étrangers ne bénéficiant pas «d'une durée minimale de résidence stable et régulière en France», chose possible selon le juge tant que cette durée ne prive pas «de garanties légales» les exigences résultant selon lui du préambule de 1946. Or la durée retenue - au moins cinq ans -, leur aurait porté «une atteinte disproportionnée», et avec l'article 1er, c'est toute la proposition qui disparaît.

    Soyons clairs : en confrontant les termes des propositions à son interprétation de la Constitution, le Conseil constitutionnel est aujourd'hui à même d'empêcher la mise en place d'un RIP sur quasiment tous les sujets. Pour prendre le cas d'espèce, si une durée de résidence de cinq ans était une «atteinte disproportionnée», quelle aurait été la bonne ? Nul ne le sait, à part les neuf Sages - pas plus ici que pour d'autres de leurs jurisprudences où se manifeste toute leur subjectivité.

    Conflit d'interprétation contre interprétation donc : a priori, et quoi qu'en disent leurs opposants, les auteurs de la proposition n'avaient pas l'intention de violer la Constitution. Et puisque conflit d'interprétation il y a, entre les parlementaires et le juge constitutionnel, il faut le faire trancher. Qui, du juge ou des représentants du souverain, doit avoir le dernier mot ? La réponse à cette question posera tôt ou tard celle de la révision constitutionnelle, ce «lit de justice» moderne selon le doyen Georges Vedel.

    Une telle révision-arbitrage peut se faire par le Parlement réuni en Congrès, comme en 1993, mais le peuple souverain pourrait de manière tout aussi légitime trancher le débat si on le laissait s'exprimer. En ce sens, nous avons fait avec Frédéric Rouvillois un certain nombre de propositions pour «redonner le pouvoir au peuple», en ouvrant par exemple le champ référendaire - on voit mal au nom de quoi on interdit de soumettre au peuple souverain quelque texte que ce soit - ou en se demandant si l'appréciation du Conseil ne pourrait pas prendre la forme d'un avis plutôt que d'une décision.

    Mais que le juge constitutionnel puisse continuer d'interdire, sur une base aussi floue, que des propositions référendaires puissent être soumises au peuple souverain, et ce quand il écarte en même temps, et de la même manière, les textes parlementaires sur le même sujet, bloque de fait toute possibilité de réforme sur des sujets qui semblent pourtant aux Français bien plus «existentiels» que d'autres. Notre démocratie n'y survivrait pas longtemps. La question n'est plus de savoir s'il faut réviser la Constitution, mais quand.

    Christophe Boutin (Figaro Vox, 12 avril 2024)

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  • Gabriele d'Annunzio, le poète armé...

    Le quarante-cinquième numéro de la revue Livr'arbitres, dirigée par Patrick Wagner et Xavier Eman, est en vente, avec un premier dossier consacré à Gabriele d'Annunzio, un deuxième aux figures de l'antilibéralisme catholique au XIXe siècle et un troisième aux écrivains du Nord et de Picardie...

    La revue peut être commandée sur son site :  Livr'arbitre, la revue du pays réel.

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    Au sommaire de ce numéro :

    Éditorial

    Plaisirs solittéraires

    Coups de cœur

    Alexandre Dumas

    François Bousquet

    Baptiste Rappin

    Boris Moissard et Hervé Le Corneur

    Nouveautés

    Christian Planchais

    Emmanuelle de Boysson

    Portrait

    Gabriele d'Annunzio

    Dossiers

    Figures de l'antilibéralisme catholique au XIXe siècle

    Écrivains du Nord et de la Picardie

    Wokisme

    Entretien avec Denis Cieslik, Samuel Fitoussi, Laurent Obertone

    Entretien

    Thomas Clavel

    Christopher Gérard

    Patrice Jean

    Domaine étranger

    Carlo Ossola

    Essai

    Guillaume Dezaunay

    Pierre Dominique

    Histoire - Panorama

    Napoléon à Toulon

    Robert Brasillach à Je suis partout

    Cinéma

    Entretien : Nicolas d'Estienne d'Orves/Frédéric Taupin

    Carrefour de la poésie

    Peinture en prose

    Poème en en prose : Patrice Franceschi

    Récension :Georges Clément/Pierre-Denis Boudriot

    In memoriam : Jean-François Mathé

    Littérature jeunesse

    Stella Caldwell, Emile Zola, Emanuele Arioli

    Bande-dessinée

    La Chambre des officiers, A la recherche du temps perdu, Les scorpions du désert

    Nouvelle

    Un crachat dans vos gueules

    Carnet de voyage

    L'Alsace secrète

     

     

     

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  • L’Amérique et la ND : un peu, beaucoup… pas du tout !

    Pour cette nouvelle édition de Cette année-là, sur TV Libertés, Patrick Lusinchi, avec François Bousquet, rédacteur en chef, Olivier François, Christophe A. Maxime et Rodolphe Cart, se penche sur la longue histoire de la Nouvelle Droite et d’Éléments avec les États-Unis. Elle ressemble à une guerre au long cours, comme celle que l’Amérique mène à l’Europe. Dernier épisode en date : la guerre en Ukraine et le sabotage des gazoducs Nord Stream...

    Au menu également : le dernier numéro d’Éléments consacré à l’autre Amérique, celle qui défie les GAFAM et l’État profond : Elon Musk, Donald Trump, Tucker Carlson en dynamiteurs du Système...

     

                            

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