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24/09/2017

La revue de presse d'un esprit libre... (34)

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La revue de presse de Pierre Bérard

Au sommaire :

Alain Finkielkraut sur France inter :

http://www.fdesouche.com/884513-finkielkraut-mal-totalita...

Court extrait filmé de l’entretien précédant où l’on admirera la constante imbécilité de l’animateur Demorand :
http://www.fdesouche.com/883443-finkelkraut-grand-remplac...

Alain Finkielkraut et Elisabeth Lévy. « La gauchitude se fonde sur la certitude arrogante d’incarner la marche du monde »  :
https://www.dailymotion.com/video/x611z6n

Michel Drac. Une longue chronique sur le livre de Thierry Meyssan (2 heures 30 !), agent d’influence irano-syrien dont le témoignage et les interprétations sont souvent sujets à caution, ce que Drac ne conteste nullement. Il donne ici une vision des guerres contre la Libye et contre la Syrie de la puissance impériale véritablement décoiffante à laquelle j’incline à croire pour l’essentiel :
 
https://www.youtube.com/watch?v=Fd-QLO99RAI

« A moy que chault ! » sur les rêveurs partisans de l’union des droites. Bref, de la réconciliation impossible entre Adolphe Tiers et Louis Rossel. Si par malheur cela devait arriver ce serait pour le camp « révolutionnaire-conservateur » le baiser de la mort, les « élites » du coffre-fort aurait tôt fait de rendre son existence fantomatique :
 
 
Dans une excellente conférence du Cercle Aristote, Olivier Rey présente son livre « Une question de taille » :
 
 
« Contre une époque de gémissement et d’exhibition universelle, Redeker et Yonnet nous invitent à retrouver le souci du tragique et la vertu du courage ». Bonne tribune d’Eugénie Bastié :
 
 

Feu sur la désinformation... (154)

Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés, consacrée au décryptage des médias et dirigée par Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia, avec le concours d'Hervé Grandchamp.

Au sommaire :

  • 1 : Les Médias se repaissent de la crise du FN
    Jeudi 21 septembre Florian Philippot choisit de quitter le Front National. Pendant une semaine les médias se sont régalés du conflit entre Marine Le Pen et son vice-président. Ils ont multiplié les invitations sur les plateaux télévisés, cherché de nouvelles réactions, se positionnant ainsi en chambre d’écho de la crise frontiste. Désormais dehors, Florian Philippot joue la carte de la “rediabolisation” du Front National, le tout avec la complicité des médias. Sur LCI le président des "Patriotes" a affirmé, au micro de Laurence Ferrari, que la nouvelle ligne du Front National est un "retour en arrière qui affole des milliers de personnes”. La journaliste reformule cette idée et rajoute une couche de rediabolisation : “c’est un retour en arrière sur une ligne identitaire, classiquement anti immigration, xénophobe".
  • 2 : Le Zapping d’I-Média
    Zone Interdite, un jeune musulman refuse d’approcher un monument aux morts à cause d’une croix chrétienne. Le professeur s'explique devant le journaliste : “Je trouve cela touchant et même attendrissant. Cela montre qu'il veut être un bon musulman car ça fait partie de son identité”. Signature des lois de moralisation de la vie publique, Macron se met en scène et promulgue la loi devant les caméras. Une, cérémonie directement inspiré de la signature des décrets présidentiels aux Etats-Unis.

  • 3 : 120 battements par minute aux oscars : adieu cinéma, bonjour militantisme
    Le film 120 battements par minute représentera la France pour les Oscars. Le Long métrage de Robin Campillo a été promu par la plupart des journalistes pendant plusieurs mois, plus pour son message militant que pour sa qualité artistique.
  • 4 : Les tweets de la semaine
    Mais où est passé l’esprit Charlie ? vague d’indignation dans la presse et dans les milieux LGBT suite à la Une de Charlie Hebdo. Le journal publie un dessin de Riss anti PMA. On y voit une caricature d' Emmanuel Macron enceint, Brigitte Macron lui posant la main sur le ventre, avec ce titre : “PMA GPA, il va faire des horreurs.
  • 5 : Discrimination à France Télévision, Delphine Ernotte persiste et signe
    Longue Interview de Delphine Ernotte dans le journal Society. La Présidente de France Télévision a réitéré ses propos discriminants sur les hommes blancs de plus de 50 ans. Pour la presse pas de problème sur ce point, il faut occulter cette information et commenter le reste de l’entretien.

 

                                 

23/09/2017

Apologie d'Ernst Jünger...

Les éditions Lemieux viennent de publier un essai de François L'Yvonnet intitulé Apologie d'Ernst Jünger. Professeur de philosophie, François L'Yvonnet a notamment publié un essai polémique intitulé Homo comicus ou l'intégrisme de la rigolade, (Editions Mille et une nuits, 2012) ainsi que L'effet Baudrillard - L'élégance d'une pensée (François Bourin, 2013).

 

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" « Une apologie ­d’Ernst Jünger s’impose. Une apologie – ­c’est le sens grec du mot – est un discours (logos) qui vise à lever (apo) une accusation, en montrant son absence de fondement. Comme dans ­l’Apologie de Socrate de Platon. Extirper les vieilles calomnies anciennement enracinées, colportées par la rumeur et la malveillance. »

Telle est la démarche de François L’Yvonnet qui entreprend ­l’exploration ­d’une personnalité sulfureuse : Ernst Jünger (1895-1998). ­L’auteur d’Orages ­d’acier, Sur les falaises de marbre ou de Journal de guerre est associé au nazisme, et notamment à Martin Heidegger et Carl Schmitt dont il fut proche. Ces trois-là illustreraient le « fond obscur de ­l’esprit allemand, dans sa grandeur, mais aussi dans sa dangerosité » (Habermas).

Si les deux intellectuels cités furent des militants encartés, ce ­n’est pas le cas de Jünger. Certes, rappelle ­l’auteur, Jünger a fréquenté les milieux nationalistes de la « Révolution ­conservatrice », des gens parfois peu recommandables qui, pour certains, joueront un rôle important dans le futur État nazi. Certes, il a pu écrire des lignes regrettables, tenir des propos ambigus. Certes encore servit-il, presque ­jusqu’à la défaite, dans les troupes ­d’occupation allemande, en France, sous ­l’uniforme de la Werhmacht. « Mais est-ce suffisant pour le clouer au pilori des pensées maléfiques ? Jünger est à part. Il faut, nous semble-t-il, le prendre tel ­qu’en lui-même : un auteur inclassable, ­contradictoire et déroutant. » "

En finir avec le complexe médiatique de la droite face à la gauche...

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Julien Rochedy, cueilli sur son blog et consacré au complexe dont souffre dans les débats les journalistes de droite face à leurs adversaires du camp du Bien...

 

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En finir avec le complexe médiatique de la droite face à la gauche

Hier, la journaliste conservatrice Eugénie Bastié se fendait de quelques tweets expliquant qu’il lui était impossible de triompher dans un débat entre partisans et adversaires de la PMA, au prétexte que les « progressistes » se contentaient d’empiler les grands principes moraux (égalité, liberté, etc.) et les anathèmes en guise de rhétorique. Je me permettais de lui répondre que ce qui déterminait constamment leur victoire était simplement que la droite persistait de trembler face à ces mêmes anathèmes (toujours les mêmes : « réacs », « fachos », « extrémistes », « jeu du FN », « replié sur soi-même » etc.).

Pour préciser ma pensée, je parlerai de quelque chose que j’ai souvent remarquée dans ce genre de débats. La vérité est que les débatteurs comme Bastié ou Polony (pour ne citer qu’elles, mais il y en a beaucoup d’autres) arrivent aux différents débats une main attachée dans le dos quand, en face, les gants de boxes sont déjà enfilés. Le débatteur de droite (ou conservateur) veut se faire adopter par l’environnement hostile dans lequel il est plongé, et il pense pouvoir y parvenir en avançant des arguments rationnels, posés, et, croit-il, humanistes. Il aimerait par dessus tout que l’on reconnaisse son humanisme, que l’on écoute ses arguments, qu’on les soupèse, et qu’on le prenne ainsi pour un débatteur tout à fait respectable. Les dissonances cognitives aidant, il estime même « que c’est là tout l’objet d’un débat : s’opposer des arguments entre personnes respectables », tout en espérant secrètement être encore invité la prochaine fois. Conséquence de cette approche tendre, honnête et naïve : les progressistes triomphent à chaque fois. Pourquoi ?

Parce qu’en face, ils ne vont pas à un « débat », ils vont à la guerre. Leur religion est déjà faite et il n’y a que des infâmes ou des hérétiques qui peuvent s’opposer à eux. L’adversaire n’est, de nature, qu’un monstre d’extrême-droite, ou flirtant avec l’extrême-droite, dont les idées sont intrinsèquement nauséabondes. Dès lors, ils peuvent avancer tels des chars d’assaut, ils peuvent caricaturer, « jeter leurs anathèmes » pour parler comme Bastié, jouant à leur faveur de la morale gaucho-humanitariste, ou libéral-progressiste, qui préside dans l’essentiel des salles de rédactions parisiennes.

Les « progressistes » peuvent se montrer zélés : ils ne seront jamais traités d’extrémistes pour cela. Mais la droite, elle, se doit de servir ses arguments dans un service en porcelaine, car si, elle, s’amusait à railler, à caricaturer, à jeter également des anathèmes et à affirmer avec force des grands principes sans se soucier du bon ton et de la convenance, alors elle deviendrait immanquablement « extrémiste » dans la minute.

Quel est donc le secret pour finir par gagner (car il faudrait peut-être y songer, un jour…) ? En avoir plus rien à faire de leurs anathèmes. Mettre aussi les gants de boxe et taper violemment, comme eux. Alors oui, au départ, il y aura une avalanche de points godwin et d’indignations larmoyantes. Mais, en y regardant bien, les accusations d’ « extrémistes » ou de « fachos » ne reposent tellement plus sur rien de rationnel et de réaliste que le public, lui, ne tombe plus dans le piège. Une insulte n’a de puissance que dans le crédit qu’on lui attribue. Le jour où tous les débatteurs de droite n’auront plus peur des anathèmes et riront lorsqu’on leur les sert, la partie sera gagnée, et il y a fort à parier qu’ils finiront même par disparaître du paysage médiatique, ceux-ci ayant été démonétisés.

Des Eugénie Bastié, des Natacha Polony, et tant d’autres, sont brillantes et courageuses. Mais elles laissent toujours l’impression qu’elles s’excusent d’abord avant d’argumenter. A leur décharge (et j’en sais quelque chose, connaissant moi aussi comment le système médiatique fonctionne), adopter cette attitude est plus facile à théoriser qu’à pratiquer, car poser ses fesses sur un plateau de télévision est réellement intimidant. On ressent la lourdeur et le conformisme idéologique qui y règne. Toutefois, comme j’ai pu m’y essayer une fois ou deux, ou tel Eric Zemmour qui le fait régulièrement, avancer fièrement, ne s’excusant de rien, se moquer des adversaires et de leurs insultes, et assumer parfaitement qui nous sommes, vous procure des résultats sans commune mesure.

J’ajoute, pour finir, que quelles que soient les bonnes dispositions de ces journalistes et débatteurs, ils seront toujours détestés par leurs contradicteurs. Une Eugénie Bastié pourra toujours essayer de donner des « gages » de son objectivité et de sa respectabilité, elle sera toujours à leurs yeux une petite conne réactionnaire confinant avec « l’extrême-droite ». Dans ces conditions, pourquoi ne pas, enfin, lâcher les vannes, et en finir définitivement avec ce complexe médiatique qui nous laisse toujours pantois et éternellement perdant ?

Julien Rochedy (Blog de Julien Rochedy, 15 septembre 2017)

 

22/09/2017

La nostalgie de l'honneur...

Les éditions Grasset viennent de publier un récit de Jean-René van der Plaetsen intitulé La Nostalgie de l'honneur et centré su la figure du combattant de la France Libre Jean Crépin. Jean-René Van der Plaetsen est directeur délégué de la rédaction du Figaro Magazine.

 

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" « C’est un fait : notre époque n’a plus le sens de l’honneur. Et c’est pourquoi, ayant perdu le goût de l’audace et du panache, elle est parfois si ennuyeuse. Alors que le cynisme et le scepticisme progressent chaque jour dans les esprits, il m’a semblé nécessaire d’évoquer les hautes figures de quelques hommes que j’ai eu la chance de connaître et de côtoyer. Comme Athos ou Cyrano, c’étaient de très grands seigneurs. Ils avaient sauve l’honneur de notre pays en 1940. Gaulliste de la première heure, mon grand-père maternel était l’un d’entre eux. Sa vie passée a guerroyer, en Afrique, en Europe ou en Extrême-Orient, pleine de fracas et de combats épiques dont on parle encore aujourd’hui, est l’illustration d’une certaine idée de l’honneur. Qu’aurait-il pense de notre époque ? Je ne le sais que trop. C’est vers lui que je me tourne naturellement lorsqu’il m’apparaît que mes contemporains manquent par trop d’idéal. Ce héros d’hier pourrait-il, par son exemple, nous inspirer aujourd’hui ? C’est dans cet espoir, en tout cas, que j’ai eu envie, soudain, de revisiter sa grande vie. » "

 

                        

PMA : "Les pauvres, par leurs cotisations, paieront les caprices des riches"...

Vous pouvez découvrir ci-dessous une chronique d'Éric Zemmour sur RTL, datée du 15 septembre 2017 et consacrée à la décision prise par le gouvernement d'ouvrir la procréation médicalement assistée à toutes les femmes...