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27/05/2015

Les Colonnes infernales...

Les éditions Fayard viennent de publier une étude d'Anne Rolland-Boulestreau intitulée Les Colonnes infernales - Violences et guerre civile en Vendée militaire (1794-1795). Maître de conférences à l’Université catholique de l’Ouest, Anne Rolland-Boulestreau est spécialiste de la période révolutionnaire et des guerres de Vendée.

 

 

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" Trois ans de combats fratricides, des dizaines de milliers de soldats mobilisés, plus de 150 000 morts : l’Ouest de la France fut, entre 1793 et 1795, le théâtre d’une véritable guerre civile, connue sous le nom de « guerre de Vendée ».
Grâce à l’éclairage d’un épisode tragique, la campagne militaire des colonnes infernales, transparaît ce terrible couple guerrier formé par l’irrésolution et la brutalité d’une armée en campagne… Peur, vengeance, fureur, violences, les contemporains y ont vu une « guerre infernale ».
Quelle fut cette guerre, vécue sur le terrain et racontée « à chaud » ? Comment se comportèrent les généraux républicains et leurs hommes en Vendée militaire ? Quelle fut la responsabilité de l’État révolutionnaire, confronté à une guerre dont le sens lui échappa durant de longs mois ?
À partir de sources jusqu’alors inexploitées, Anne Rolland-Boulestreau revisite une période troublée de l’histoire de la Révolution, que certains crurent nécessaire à l’enfantement de l’État-nation. "

Grands médias d'information, la mue invisible...

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Xavier Raufer, cueilli sur le site du nouvel Économiste et consacré à la bienpensance que les médias dits d'information ne cessent de nous servir et qui n'a plus aucun rapport avec la réalité des faits... Xavier Raufer vient de publier un essai intitulé Cybercriminologie aux éditions du CNRS

 

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Grands médias d'information, la mue invisible

Les "grands médias d'information" ont quasiment cessé d’informer ; de porter au public, à distance critique, les faits pertinents et vérifiés ; à partir bien sûr du réel constatable et non d’idéologiques lubies. Toujours plus, ces médias vendent la salade de leurs propriétaires libéraux-libertaires ; tout en vantant, à la Tartuffe, leurs “valeurs” et leur indépendance. Désormais, ces médias délaissent l’échange d’idées pour la brutale affirmation d’un “There Is No Alternative” (TINA) à la Thatcher. Qui s’oppose à cette ligne est noyé dans le silence.

Voici donc trois indéniables et récents événements, importants pour l’opinion, dont pourtant nul n’a lu une ligne dans ces médias-des-milliardaires :

• Séquelles des émeutes anglaises d’août 2011 : en août 2011, on se souvient des émeutes dans des métropoles britanniques, dont Londres. Comme d’usage unanime, les médias-des-milliardaires présentent alors ces émeutiers comme des victimes de l’exclusion, du racisme et d’une police fasciste. Puis, le silence tombe sur les séquelles judiciaires de l’affaire. Suite à ces émeutes, 3 914 “damnés de la terre” sont donc interpellés puis libérés. Là-dessus, 1 593 récidivistes, dont 168 notoires gangsters. Or d’août 2011 à juillet 2014, ces “misérables” commettent ensemble 5 878 infractions graves, dont 12 homicides, 1 172 agressions violentes, 21 viols, 719 cambriolages, 451 vols violents et 1 819 infractions aux stupéfiants. Une seule de ces “victimes” commet 72 crimes et délits en trois ans. Dans la presse d’information française, rien.

• Dépénalisation du Cannabis au Colorado : C’est chic et moderne – en plus, ça rapportera une fortune en taxes à l’État. Le banc de poissons médiatique est donc à fond pour ce ludique usage. Or voilà ce que révèlent les enquêtes officielles conduites au Colorado, un an après la dépénalisation du cannabis :

- Accès facilité de la drogue aux mineurs,
- Forte hausse en principe stupéfiant (THC) de la drogue disponible ;
- Emprise intacte (quoique différente) du crime organisé ;
- Augmentation de l’alcoolisme (on prévoyait une baisse…) ;
- + 150 % de toxicomanes-SDF à Denver, une explosion ;
- Sur cinq ans, + 100 % d’accidents mortels de voiture après usage du cannabis ;
- Taxer la Marijuana rapportera 69 maigres millions de dollars à l’État… sur un budget de 27 milliards. Dix fois moins chère, la marijuana illicite rendrait encore cette taxation moins juteuse.

Rien de cela dans les grands journaux français.

• Criminalisation des clients des prostituées : à la joie naïve des féministes et des puritains, les clients des prostituées sont pénalisés en Suède depuis 1999. De fait, la prostitution de rue y a presque disparu, activité désormais numérisée en “escortes” jointes sur Internet. Hormis ce banal effet de déplacement, cette loi conduit à plus de secret et de clandestinité pour les prostituées – donc plus de danger, dit un rapport officiel suédois. Les médias français ? Silence.

Pour conclure, une requête. Les médias-des-milliardaires offrent désormais des simulacres de “data journalism” nommés “Le Vrai du Faux”, “Décodeurs” ou “Décryptage” – en fait, des outils pour disqualifier les esprits libres. L’auteur leur soumet aimablement les faits et chiffres ci-dessus présentés. Qu’en pensent-ils ?

Xavier Raufer (Le nouvel Économiste, 20 mai 2015)

26/05/2015

Media Crisis...

Les éditions L'échappée viennent de publier un essai de Peter Watkins intitulé Media Crisis. Cinéaste politique, Peter Watkins a notamment réalisé La bataille de Culloden (1964), La Bombe (1966) ou La Commune (2000).

Vous pouvez découvrir la présentation de cet auteur par Ludovic Maubreuil, critique de cinéma à la revue Eléments, sur le site de la revue Causeur.

Peter Watkins, le salutaire

 

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« Par l’expression « media crisis » (crise des médias), j’entends l’irresponsabilité des mass media audiovisuels (MMAV) et leur impact dévastateur sur l’Homme, la société et l’environnement.
Je parle des processus manipulateurs et autoritaires mis en place par les médias audiovisuels dont la Monoforme, le langage dominant employé pour structurer les films, journaux télévisés, documentaires… et l’Horloge universelle, cette camisole temporelle qui formate l’ensemble des programmes télévisuels.
Je parle aussi du silence étourdissant de la part des professionnels des médias et du système éducatif autour de l’impact de la Monoforme sur la société en général, et de ses conséquences sur la crise environnementale qui affecte la planète.
Je parle enfin du refus systématique des MMAV d’associer le public à tout débat critique sur les processus de fabrication et de diffusion de leurs productions audiovisuelles dans la société contemporaine. »

Peter Watkins

Une remise en cause radicale, par un grand cinéaste, des formes de langage qui structurent les messages des films ou des programmes télévisés, ainsi que des processus (hiérarchiques ou autres) de diffusion à l’attention du public.