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13/03/2017

La république n'a pas besoin de savants...

Les éditions Pierre-Guillaume de Roux viennent de publier La République n'a pas besoin de savants, un livre d'entretiens de Michel Marmin avec Ludovic Maubreuil. Journaliste, Michel Marmin a dirigé pendant de nombreuses années la rédaction de la revue Eléments et est aussi l'auteur de plusieurs essais sur le cinéma, dont, notamment, une biographie de Fritz Lang, (Pardès, 2005). Ludovic Maubreuil, quant à lui, est responsable des pages Cinéma dans la revue Eléments et est l'auteur de plusieurs es­sais comme Bré­viaire de ci­né­p­hi­lie dis­si­dente (Alexipharmaque, 2009) ou Ci­né-mé­ta-gra­p­hiques (Alexipharmaque, 2016).

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" Figure emblématique de la « Nouvelle Droite » aux côtés d’Alain de Benoist, ancien rédacteur en chef de la revue Eléments à laquelle il contribue toujours, Michel Marmin s’est également imposé très tôt comme l’un des meilleurs critiques de cinéma de sa génération. Il a illustré son talent à Valeurs actuelles, Spectacle du Monde et au Figaro. Ce livre d’entretiens permet de retracer un itinéraire très riche en découvertes, en rencontres et en points de vue toujours plus originaux et personnels où prime le décloisonnement et la place grandissante faite à l’émotion esthétique. Fervent défenseur du « Macmahonisme », dans sa jeunesse, il porte aux nues le cinéma de Raoul Walsh, Otto Preminger ou Samuel Fuller puis fait l’expérience inédite des créations tout à fait singulières de Jean-Luc Godard. Son regard s’ouvre aussi au fil du temps avec bonheur sur les œuvres de Bresson, de Rohmer ou de Jacques Rozier. Son amitié avec Alain Corneau qui date des années de collège sera très fructueuse : si le musicien développe en lui une sensibilité toute particulière pour le jazz, c’est Michel Marmin qui révèlera sa fibre cinématographique avec la postérité que l’on sait. Collaborateur de Pierre Schaeffer dans les années 60, au Service de la Recherche de l’Ortf, il étend sa palette artistique à la musique concrète qui représente alors l’avant-garde. Grand ami de Léo Malet, il fera publier au Fleuve noir son Journal secret. Jean-Pierre Martinet, dont il fait la connaissance à l’Idhec, enrichit d’autant son goût littéraire jusqu’alors très « hussard »  par une note à la fois plus noire, plus âcre et plus ample. De son côté, Michel Marmin a pris conscience rétrospectivement du talent cinématographique méconnu de l’auteur. Parmi d’autres  amitiés décisives, on retiendra Jacques Vergès, l’avocat du FLN, Alexandre Astruc, cinéaste et critique éminent de la Nouvelle Vague ou encore Raymond Abellio, l’auteur de La Fosse de Babel. "

Guilluy : "Le FN est le parti de la fin de la classe moyenne"...

Nous reproduisons ci-dessous un entretien donné par Christophe Guilluy à l'Express et consacré à la disparition de la classe moyenne et à l'émergence des nouvelles classes populaires de la France périphérique. Géographe, Christophe Guilluy est l'auteur de plusieurs essais marquants comme Fractures françaises (Bourin, 2010), La France périphérique (Flammarion, 2014) ou, dernièrement, Le crépuscule de la France d'en haut (Flammarion, 2016).

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"Le FN est le parti de la fin de la classe moyenne"

Dans La France périphérique (1), vous prononciez la mort clinique du concept de "classe moyenne" et plaidiez pour que l'on s'affranchisse sans délai de cette classification... Pourquoi? 

Je vous le confirme: nous vivons le temps de la disparition de la classe moyenne. En France, mais aussi en Europe et aux Etats-Unis. C'est là le grand événement politique, sociologique, culturel des dernières décennies, et nous faisons comme si cette classe moyenne existait toujours. Je vois bien l'intérêt: continuer d'y ranger artificiellement "deux Français sur trois" - pour reprendre la fameuse estimation de Giscard - permet de prétendre que les politiques menées depuis trente ans n'ont finalement pas trop échoué... Comme si, bon an mal an, elles avaient profité à la majorité, et dysfonctionné seulement "à la marge", en banlieues ou chez les ruraux, par exemple.  

 

Or la réalité nous dit exactement l'inverse: quand on regarde les niveaux de vie, les taux de chômage, les taux de précarisation et la nouvelle géographie sociale - qui maintient les plus modestes les plus éloignés des zones qui créent l'emploi -, on constate une distorsion de plus en plus importante de ce que j'appelle les nouvelles catégories populaires. 

Le concept de classe moyenne brouille les cartes: professions intellectuelles à Paris, nous appartiendrions à la classe moyenne, et l'ouvrier d'Hénin-Beaumont aussi? Soyons sérieux! D'ailleurs, ce concept marche tellement mal que vous avez désormais des sociologues qui parlent de classes moyennes inférieures, et même de classes moyennes "inférieures-inférieures"... 

Quelles sont ces nouvelles catégories populaires dont vous parlez? 

D'abord les ouvriers, et les employés - qui constituent toujours, rappelons-le, une majorité de la population active. Si l'on y ajoute les petits indépendants, les paysans, mais aussi une partie des jeunes et des retraités issus de ces catégories, on arrive à la majorité de la population française. C'est en travaillant sur la répartition de ces catégories dans l'espace que je suis arrivé au constat de l'existence d'une France périphérique.  

Pour la première fois dans l'histoire, la majorité de ces catégories ne vit pas là où se crée la richesse, mais à l'écart des métropoles, dans des petites et moyennes villes et des espaces ruraux: contrairement à feu la classe moyenne, elles ne font plus partie de l'histoire économique et presque plus de l'histoire culturelle du pays. Elles sont invisibles. Si vous êtes parisien, vous allez croiser des gens qui vivent à Berlin, à Buenos Aires ou à Milan, mais un habitant de la Creuse, jamais!  

Oui, c'est ça: il y a moins de distance entre un Parisien et un New-Yorkais qu'entre un Parisien et un Creusois. Tous les grands débats autour de "comment parler aux électeurs du FN" sont hors sol à partir du moment où l'on ne prend pas en compte l'essentiel, c'est-à-dire le système économique mondialisé. Un système qui, en divisant le travail à l'échelle internationale, a induit une sortie de la classe moyenne de presque tous ceux qui la constituaient auparavant. 

Est-ce la clef essentielle, selon vous, de la compréhension du vote Front national? 

Oui, le FN est le parti de la fin de la classe moyenne. Comme Donald Trump l'est aux Etats-Unis. Méfions-nous: ceux que l'on nomme "populistes" aujourd'hui sont souvent les responsables politiques qui ont intégré ce fait: une majorité des petites classes salariées est en train de sortir de l'histoire économique des pays développés. Il y a d'abord eu les ouvriers - c'est mathématique: à partir du moment où l'on avait fait le pari de faire travailler l'ouvrier chinois ou indien plutôt que l'ouvrier français, il fallait s'y attendre...  

Mais l'erreur de diagnostic a été de croire que cela s'arrêterait là! Qu'il y avait un problème très spécifique lié à la désindustrialisation et qu'en aucun cas cela ne toucherait les salariés du tertiaire. Or, aujourd'hui, on constate que même dans la fonction publique, vous avez des cadres catégories B et C qui votent en masse pour le Front national.

En quoi ces derniers sont-ils touchés par la mondialisation? 

Quand on s'intéresse à la France périphérique, il faut prendre en compte le facteur social, mais aussi le facteur culturel. J'ai inventé la notion d'"insécurité culturelle" il y a quelques années, alors que je travaillais avec des bailleurs sociaux à tenter d'expliquer la multiplication des demandes de déménagement émanant de cités sans problèmes de violence particuliers. J'y ai découvert un désarroi, né de la combinaison entre une forte instabilité démographique et la conversion de facto de notre société au modèle multiculturel, c'est-à-dire une société où l'autre ne devient pas soi.  

Forcément, cela génère une inquiétude: l'autre ne devenant pas soi, on a besoin de savoir "combien va être l'autre". Dans son immeuble, son quartier, son village, etc. Le multiculturalisme à 1000 euros par mois, ça n'est pas la même chose qu'à 10000 euros par mois! Cela me frappe, d'ailleurs, de voir que certains quartiers bastions de la gauche bobo sont aussi ceux qui détiennent le record de "gruge" de la carte scolaire! 

Cela étant dit, dans les cités, l'"insécurité culturelle" est loin de ne concerner que les "petits Blancs", ainsi que le veut la caricature. Si vous étudiez la géographie de la banlieue, vous constaterez, entre autres, qu'il y a eu un fort exode de Maghrébins en pleine ascension sociale: ils ne se sentaient plus "chez eux" avec l'arrivée de nouvelles populations immigrées. 

Cela contredit un peu l'image des cités ghettos dont on ne peut jamais s'extraire... 

Cette image du ghetto empêche de penser. D'abord, elle interdit, en effet, de voir qu'il y a ascension sociale des immigrés. D'ailleurs, le terme de "classe moyenne" a été très ethnicisé. Quand on dit qu'il n'y a plus de classe moyenne en banlieue, on sous-entend qu'il n'y a plus de Blancs. Or il y a des classes moyennes issues de l'immigration maghrébine, par exemple. En région parisienne, c'est très net. Comme quoi la République n'a pas été si nulle: il y a eu une intégration!  

Ensuite, la notion de ghetto empêche de mesurer la réalité des flux migratoires permanents dans ces zones géographiques: beaucoup de gens arrivent, beaucoup de gens partent. La Seine-Saint-Denis, par exemple, a complètement changé. Il y a eu une migration maghrébine d'abord, mais, aujourd'hui, l'immigration y est davantage subsaharienne, sri lankaise ou pakistanaise. Tout s'est transformé. D'ailleurs, si cela ne bougeait pas, on n'aurait pas des jeunes qui dealent dans le hall de l'immeuble, mais des petits vieux qui tapent le carton! 

Ces dernières années, on a vu le vote Front national grimper dans des endroits où l'on pensait qu'il ne s'y implanterait jamais. Dans des petites ou moyennes villes bretonnes, par exemple, où il n'y a pas beaucoup d'immigrés... 

Analyse de Libération: ces gens sont complètement tarés, racistes, ils ont trop allumé leur téléviseur, ils ont trop écouté RTL et Zemmour (avant, c'était Pernaud). Il suffit de les rééduquer: ils rentreront dans le droit chemin! [Il rit.] Au passage: c'est très français de penser que tout vient d'en haut et arrive en bas, genre l'intellectuel qui guide le peuple... Et si l'on arrêtait de prendre les gens pour des imbéciles? Ils font un diagnostic de leur situation, de leur vie dans leurs quartiers, de leurs perspectives...  

Dans le cas des petites et moyennes communes de Bretagne, les habitants ont vu évoluer la métropole du coin - Rennes, Brest ou Nantes -, et notamment les quartiers de logements sociaux de ces villes-là. Ils constatent l'installation progressive de problématiques qu'on leur disait cantonnées à Paris ou à Lyon. Et le vote FN émerge. Les reportages auxquels on a le droit, sur le thème "dans tel village, on a voté FN, alors qu'il n'y a pas d'immigrés", sont d'une condescendance crasse. 

Pourquoi un type dans un village breton n'aurait-il pas le droit de penser quelque chose sur l'évolution démographique de Rennes? A ce titre, au reste, la dispersion des migrants dans les petits villages est catastrophique: c'est absurde d'installer des migrants afghans dans la Creuse ou la Lozère, où il n'y a pas de travail. On voudrait faire monter le FN qu'on ne s'y prendrait pas autrement! 

De quel type de responsable politique pourrait venir ce que vous appelez de vos voeux dans vos travaux? 

Mon espoir serait que tous y aillent. Mais le problème est qu'il leur faudrait penser contre leur camp. Et notamment contre notre modèle économique qui ne dysfonctionne pas stricto sensu. Vue de Paris, de Toulouse ou de Lyon, la mondialisation marche bien. Regardez la courbe du PIB en France: la production de richesses continue. Mais ce modèle ne fait pas société, il n'intègre pas tout le monde.  

C'est là le grand changement: notre modèle ne fait plus société. Il est très difficile pour les tenants de ce modèle de concevoir qu'il faille y renoncer. Et pourtant! Tout le discours qui consiste à prôner des aménagements à la marge "en attendant le retour de la croissance" est voué à l'échec. On sait très bien que la croissance revenue se concentrerait dans les grandes métropoles!

N'y aurait-il pas alors un ruissellement depuis les grandes villes vers la périphérie? 

"Le ruissellement", c'était le grand truc de la Datar du temps du Minitel, dans les années 1970. Et puis il y a eu le numérique: avec le télétravail, on a prophétisé que les cadres allaient s'installer à la campagne, et qu'il y aurait une réintégration des territoires par le digital. Comme si vivre au fin fond du Cantal, c'était la même chose qu'à New York... Quelle arnaque! Evidemment, ce qui compte, à la fin, c'est de se rencontrer, d'échanger dans la vie réelle...  

Pourquoi toutes les classes supérieures se concentrent-elles dans les grandes métropoles? Parce que c'est là où notre modèle économique fonctionne. Tant qu'on proposera des rustines du type "revenu universel" qui, au bout du compte, permettent juste au système de se maintenir dans son injustice, eh bien, on n'en sortira pas! Ce qui compte, aujourd'hui, c'est donner du pouvoir aux élus de la France périphérique, les laisser développer des projets, favoriser la gouvernance locale. Force est de constater qu'on en est loin, tant les réformes territoriales n'ont cessé d'affaiblir les collectivités (départements en tête) de cette France populaire. 

On a fait le procès inverse au revenu universel: à savoir qu'il serait utopique et angélique, mais aussi antisocial... 

Le revenu universel consiste à admettre que le seul avenir qu'on peut imaginer pour ces catégories-là, c'est de leur "refiler un billet", en espérant qu'elles n'iront pas trop exprimer leur colère dans les urnes. Bref, il revient à faire vivre les territoires par la redistribution, plutôt que par la création d'emplois... Et, bien sûr, c'est la gauche qui fait le sale boulot! C'est à désespérer...  

Je n'exclus pas cependant qu'une partie importante de "la France d'en haut" soit dans cette logique- là. C'est-à-dire, au finish, dans une logique consciente ou inconsciente d'abandon. En vérité, il faudrait avoir le courage intellectuel de délaisser un peu les indicateurs économiques pour investir dans quelque chose qui ne rapporte pas grand-chose à court terme. Qu'est-ce que la base de la démocratie, finalement ? N'est-ce pas donner du pouvoir à ceux qui n'en ont pas? 

Pour moi, les discours méprisants d'après Brexit - comme celui d'Alain Minc, qui a quasiment traité les électeurs du Brexit de débiles - constituent un grand danger. En France, il faut se pencher sur les catégories qui ne rapportent pas grand-chose économiquement, que l'on a ostracisées à travers le vote FN, et avec qui, pourtant, il faut d'urgence refaire société. Il y a un monde d'en haut qui se ferme de plus en plus et qui, paradoxalement, tient un discours d'ouverture. Il se referme dans un modèle qui ne bénéficie plus qu'à lui, en tenant des discours culturellement très open sur les bienfaits de la diversité, d'une part, et d'excommunication politique, d'autre part. 

C'est pourquoi je parle de "crépuscule de la France d'en haut" (2). Cette France d'en haut est condamnée. Elle ne le sait pas encore, car elle va de victoire en victoire. Mais comme son modèle ne fait pas société, il n'est pas durable. Ce qui est durable, c'est une vie où les gens modestes ont leur place et ont des perspectives. 

Les perspectives, c'est important? 

Capital. Mais cela ne veut pas dire que l'objectif est forcément de devenir ministre ou trader! Rappelons-le, quand on naît dans un milieu populaire, son destin est de mourir dans un milieu populaire, et je vais vous dire, ça n'est pas grave: on peut faire sa vie modestement, et avoir des amours, des amitiés, faire des rencontres... Mais, pour cela, il faut être intégré économiquement, culturellement, politiquement et... géographiquement.  

Or le modèle économique et territorial tend à restreindre les champs du possible: aujourd'hui, les logiques foncières interdisent aux enfants des catégories populaires de la France périphérique d'intégrer l'enseignement supérieur à Paris, à Lyon: payer une chambre de bonne à Paris, cela devient très compliqué pour quelqu'un qui vit au coeur de la Picardie.  

Dans le même temps, le bloc du haut - qui repose en fait sur 30 à 40% de la population, et non seulement ce 1% qui est une escroquerie et qui renvoie quasiment à une théorie du complot - est en train de faire sécession. Demain, nous aurons certainement des partis qui représenteront cette France de la mondialisation et des métropoles... Peut-être Macron est-il ce candidat-là, rassemblant les libéraux de droite et de gauche. Ce qui serait cohérent... D'ailleurs, il peut être estimé pour cela: il n'avance pas masqué et met cartes sur table. 

On assisterait dès lors à une polarisation du paysage politique: le "ni droite ni gauche d'en bas" représenté par Marine Le Pen, versus le "ni droite ni gauche d'en haut" incarné par Emmanuel Macron... Or numérairement, les premiers sont plus nombreux. Est-ce à dire que le FN pourrait l'emporter? 

N'oubliez pas que "La France d'en haut" ne se résume pas seulement aux "élites", mais à tous ceux qui bénéficient de la mondialisation ou en sont protégés. Cela représente un très vaste électorat qui, en plus, "survote". Par ailleurs, le FN n'est pas le Parti communiste des années 1950. Oui, c'est une masse très importante d'électeurs; c'est un parti qui existe le soir des élections mais qui n'existe pas vraiment dans la vie réelle. Il ne structure pas la société comme jadis le Parti communiste, avec des militants partout, des journaux, des télés... C'est toute la différence entre Marine Le Pen et Donald Trump: Trump avait le Parti républicain avec lui.  

Mais la présidentielle est une élection particulière, la seule où les classes populaires votent. Par ailleurs, les thématiques portées par le FN sont désormais culturellement majoritaires (régulation des flux migratoires, contestation de la mondialisation). Pour l'instant, ce qui fait défaut au Front national, ce sont les plus de 60 ans, et singulièrement les retraités issus de ces catégories, "les retraités populaires" (expression que j'ai forgée avec le sociologue Serge Guérin).  

Ce n'est pas le moindre des paradoxes, mais, dans cette France qui ne jure que par le jeunisme, où l'on voit le vieillissement de la population comme un phénomène porteur de réaction, voire de populisme, les seniors en sont le rempart! 

Christophe Guilluy, propos recueillis par Alexis Lacroix et Anne Rosencher (L'Express, 21 février 2017)

12/03/2017

Tour d'horizon... (124)

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Au sommaire cette semaine :

- sur Frenchweb.fr, le chef d'entreprise Gaël Duval lance un cri d'alarme sur le retard pris par la France dans le domaine de la souveraineté numérique...

La France et l’Europe doivent conquérir leur souveraineté numérique

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- Theatrum Belli nous fait découvrir un texte d'Ortega y Gasset, l'auteur de La révolte des masses, consacré à l'homme d'action...

L’intelligence de l’homme d’action

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- le site de l'institut Iliade nous livre une étude de Valoë Frimas consacrée au Seigneur des Anneaux, l’œuvre de J.R.R. Tolkien, qui montre comment son auteur a puisé son inspiration dans les mythes européens...

La réécriture des mythes européens dans le Seigneur des Anneaux - partie 1/3

partie 2/3

partie 3/3

Feu sur la désinformation... (128)

Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés, consacrée au décryptage des médias et dirigée par Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia, avec le concours d'Hervé.

Au sommaire :

  • 1 : Trocadéro - Fillon : victoire par K-O
    Fillon va-t-il laisser la place à Juppé ? Les media n’en démordent pas… Le candidat des républicains est isolé et les 40 000 militants place du Trocadéro ne leur font toujours pas voir la réalité.
    Sur le plateau de France 2, le soir de la manifestation, alors que François Fillon démontre avec force le soutien de la base militante, Laurent Delahousse interroge à nouveau le candidat des républicains sur la possibilité du retrait de sa candidature.
  • 2 : Le zapping d’I-média
    RCF fait dans le point Godwin : Rudy Blanchard l’animateur d’une émission musicale sur la radio chrétienne déclarera à propos du Front national : « faites attention, avant d’être bleues marines, les chemises étaient marron »…

    Dans 28 Minutes sur Arte, quand, Julie Graziani parle de trisomie 21, et dénonce une discrimination, évoquant même un « racisme chromosomique », la réaction des journalistes est unanime : vous ne pouvez pas dire cela.

  • 3 : Fillon, Macron, Temps de paroles dans les médias
    Débat présidentiel : Le CSA tire la sonnette d’alarme sur le déséquilibre du temps de parole. Le temps à l’antenne toujours compté de manière quantitative et non qualitative : alors que Marine Le Pen et François Fillon occupent leur temps d’antenne à se défendre contre les attaques médiatiques, aucune affaire n’est publiée sur le candidat d’En Marche, qui peut exposer tranquillement son « programme ».
  • 4 : Les tweets de la semaine
    « Athènes va (enfin) accueillir sa première mosquée », c’est le titre d’un article du Figaro. Le titre neutre pour ce type d’information devrait être : « une mosquée va être construite à Athènes ». Entre le mot « accueillir » et « Enfin » le Figaro prouve son manque d’objectivité.
  • 5 : Troadec : dans la famille des coupables, je demande le fils
    Meurtre de la famille Troadec à Orveaux, Quand la police soupçonne le fils Sébastien, la presse le désigne comme coupable. Les médias vont passer au peigne fin la vie de Sébastien. Il faut prouver sa culpabilité : casier judiciaires, amis réseaux sociaux, tout est interrogé. Dans cette histoire morbide, les médias n’ont qu’un désir : Trouver un nouveau Dupont de Ligonès.

                          

11/03/2017

Le Français d'europe...

Les éditions Ars Magna poursuivent leur réédition des œuvres oubliées de Pierre Drieu La Rochelle avec la publication d'un recueil d'articles, paru initialement en 1944 et intitulé Le Français d'Europe. On trouve déjà chez le même éditeur, sous la signature de l'auteur de Gilles, les ouvrages suivants : Socialisme fasciste, Avec Doriot , Ne plus attendre, et Chroniques politiques (1934-1942).

 

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" Quand cet ouvrage fut imprimé le 20 juillet 1944, aux Éditions Balzac (nom pris par les Éditions Calmann-Levy sous administration allemande à partir de 1943),  les troupes anglo-américaines avaient déjà libéré les principales villes de Normandie. Deux mois plus tard, elles entraient dans Paris. Ce livre eut donc une vie commerciale courte et son tirage fut, en très grande partie, pilonné.

Dernier recueil d'articles de Pierre Drieu La Rochelle, il réunit une série de textes mi-politiques mi-littéraires qui parurent de 1940 à 1943 dans les colonnes de
La Nouvelle Revue Française ainsi que tous ceux que publia l'hebdomadaire de Lucien Combelle La Révolution Nationale où s'exprimaient les partisans d’un collaborationnisme sans concessions.

Parfois datés, ces écrits restent cependant toujours passionnants pour tous les amateurs d'histoire et pour tous ceux qui s'intéressent au grand écrivain que fut Pierre Drieu La Rochelle. "

Conversations avec Alain de Benoist... (5)

Nouvelle émission de TV Libertés, "Les conversations de Paul-Marie Couteaux", permettent de partir à la découverte d'une personnalité en six épisodes de 35 minutes. C'est l'occasion de découvrir les passions, les souvenirs et les éléments fondateurs de la vie d'une célébrité pour mieux comprendre son œuvre. Volontairement intimiste, "Les conversations de Paul-Marie Couteaux" sont filmés in situ, là où ces personnages hors du commun trouvent leurs forces et leur inspiration.

Vous pouvez découvrir ci-dessous le cinquième épisode de ces conversations avec Alain de Benoist.

Voir l'épisode 1

Voir l'épisode 2

Voir l'épisode 3

Voir l'épisode 4