Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

01/05/2018

La Machine révolutionnaire...

Les éditions Tallandier viennent de publier un recueil des essais historiques d'Augustin Cochin sous le titre La Machine révolutionnaire. Grand historien critique de la Révolution, mort au front pendant la première guerre mondiale, alors qu'il n'avait pas encore quarante ans, Augustin Cochin a été, notamment, le premier " à souligner le rôle essentiel que jouèrent les sociétés de pensée avant 1789 et à souligner ainsi le rôle capital du « pouvoir culturel » dans le bouleversement des sociétés."

 

Cochin_La machine révolutionnaire.jpg

Si un historien fut longtemps ignoré, et pour de mauvaises raisons, c’est bien Augustin Cochin. On peut même dire que l’homme et l’œuvre seraient tombés dans un oubli complet si François Furet ne les avait tirés du sépulcre où l’historiographie révolutionnaire de la Révolution les avait ensevelis. À l’heure où l’on se gargarise de mots, à l’heure où le despotisme de “l’opinion”, ou de ce qui en tient lieu, se fait plus sentir que jamais, à l’heure où la démocratie partout célébrée est davantage un mantra qu’une réalité, en ces temps de disette et de médiocrité de la pensée, le retour aux grandes œuvres, originales et puissantes, est toujours comme un bain de Jouvence. » Patrice Gueniffey

Chartiste de formation, historien de métier et sociologue de tempérament, Augustin Cochin est mort au champ d’honneur à trente-neuf ans, en 1916. François Furet le considérait comme l’un des deux historiens, qui, avec Tocqueville, surent penser la Révolution française. Cochin est assurément celui qui a mis à jour le mécanisme de la Révolution, au sein de sociétés de pensée qui vont modeler une opinion publique nouvelle et l’esprit démocratique moderne. Cette œuvre majeure, pour la première fois accessible dans sa quasi-exhaustivité, permet à la fois de comprendre l’effondrement de l’Ancien Régime et de visiter les soubassements du phénomène démocratique. Outre l’essentiel du corpus d’histoire de la Révolution, dont le fameux Les Sociétés de pensée et la démocratie, cet ouvrage contient l’ensemble des études de Cochin sur le protestantisme français, jusqu’ici jamais publiées en volume. Il donne aussi à lire la correspondance inédite de l’historien où la finesse de l’homme vient percer la carapace du chercheur. Augustin Cochin fera toujours débat. Mais les questions qu’il entreprit d’explorer en solitaire il y a un siècle sont encore d’aujourd’hui. C’est déjà beaucoup, et assez pour lui accorder toute notre attention."

Cette année-là... (6)

Dans Cette année-là, l'équipe de la revue Éléments, autour de Patrick Péhèle,  nous fait découvrir sur le plateau de TV Libertés des livres, des chansons, des films, des évènements qui ont marqué la société française en bien ou en mal et qui marquent encore notre présent. Un rendez-vous classé par année, sous le signe d’un retour sur notre passé, avec ce qu'il faut de passion et d'impertinence... Et on retrouve sur le plateau Pascal Esseyric, David l'Epée , Thomas Hennetier et Christophe A. Maxime...

Au sommaire ce mois-ci :

– un film : La Grande Bouffe, de Marco Ferreri (1973)

– un livre : Ni droite ni gauche. L’idéologie fasciste en France, de Zeev Sternhell (1983)

– un bande-dessinée : Hitler = SS , de Vuillemin et Gourio (1987)

 

                             

30/04/2018

Les mystères de l'Eurasie...

Les éditions Ars Magna viennent de publier un essai d'Alexandre Douguine intitulé Les mystères de l'Eurasie. Théoricien politique influent, un moment proche d'Edouard Limonov, Alexandre Douguine est la figure principale du mouvement eurasiste en Russie. Outre L'appel de l'Eurasie (Avatar, 2013), le texte d'une longue conversation entre lui et Alain de Benoist, plusieurs  de ses ouvrages ou recueils de ses textes sont déjà traduits en français comme La Quatrième théorie politique (Ars Magna, 2012), Pour une théorie du monde multipolaire (Ars Magna, 2013), Vladimir Poutine, le pour et le contre - Écrits eurasistes 2006-2016 (Ars Magna, 2017) ou Le Front de la Tradition (Ars Magna, 201è).

 

Douguine_Les mystères de l'Eurasie.jpg

" Les Mystères de l’Eurasie est un des tout premiers livres d’Alexandre Douguine puisqu’il fut d’abord publié en samizdat, dans une version abrégée, avant la disparition de l’URSS, puis dans sa totalité, en 1991, après la chute du régime soviétique. Ce qui frappe dans cet ouvrage est d’abord son côté spiritualiste et même mystique, tout à fait à l’opposé du « matérialisme historique » soviétique officiel du temps où il a été conçu. Douguine cherche des signes, et cherche à découvrir le mystère de l’histoire du monde, et surtout de l’histoire de la Russie. La deuxième chose frappante dans le livre est le patriotisme de l’auteur, un patriotisme mystique typiquement russe, très différent du nationalisme étroit qu’on connaît en Occident. Contrairement à d’autres dissidents, Douguine ne prit pas l’Occident pour modèle, et surtout pas le capitalisme et le libéralisme. Il comprit très tôt que la Russie devait échapper au « double abîme », celui du système soviétique (matérialiste et collectiviste) et celui du système occidental (mercantiliste et individualiste). Cette recherche d’une troisième voie finira par déboucher sur l’eurasisme qu’il développera dans ses écrits ultérieurs. "

« Mai 68 a quelque chose d’une farce »...

Nous reproduisons ci-dessous un entretien donné par Alain de Benoist au site Philitt à propos de Mai 68. Philosophe et essayiste, directeur des revues Krisis et Nouvelle Ecole, Alain de Benoist a récemment publié Le moment populiste (Pierre-Guillaume de Roux, 2017), Ce que penser veut dire (Rocher, 2017) et Décroissance ou toujours plus ? (Pierre-Guillaume de Roux, 2018).

Alain de Benoist_Olivier Carré.jpg

Alain de Benoist : « Mai 68 a quelque chose d’une farce »

PHILITT. Aujourd’hui, ce que l’on commémore officieusement, ce sont les 50 ans d’un « événement ». Souscrivez-vous à cette conception événementielle de Mai 68 ?

ALAIN DE BENOIST : Le président de la République, Emmanuel Macron, a envisagé de commémorer Mai 68. On pourrait y voir là un paradoxe, mais ce serait apporter du crédit à une stratégie de communication, en matière de quoi il excelle. Ce serait surtout accorder du crédit à un événement que l’on a gonflé rétrospectivement. Il y a bien sûr une part de vérité dans la définition de Mai 68 comme d’un événement, mais elle est assez caricaturale. Mai 68 est en fait une reconstruction. L’on fait remonter toutes les transformations sociales ou « sociétales » à cet événement, si bien que « soixante-huitard » est devenu un adjectif qui ne va pas sans rappeler celui du « communard » qui luttait derrière les barricades. Or, la réalité est toute différente, essentiellement pour deux raisons. La première est que Mai 68 est moins un événement fondateur qu’un moment s’inscrivant dans une tendance plus profonde, déjà à l’œuvre dans la société. Ce que l’on désigne par « Mai 68 » n’est que la cristallisation de transformations qui opèrent depuis les années 1950, durant lesquelles se mettent en place les nouveaux modes de vie consuméristes des Trente Glorieuses (diffusion massive de la télévision, de l’électroménager…), ainsi que les innovations civiques et économiques telle que la place nouvelle que les femmes acquièrent dans la société. Qu’il y eût ou non Mai 68, les transformations sociales que nous avons connues auraient donc quand même eu lieu. Les autres pays européens, qui n’ont pas eu leur Mai 68, en témoignent : eux aussi ont pleinement intégré les nouveaux paradigmes sociaux du capitalisme libéral.

La deuxième raison est que Mai 68 n’est pas un événement unitaire, tel qu’on l’envisage aujourd’hui rétrospectivement. C’est, d’une part, la dernière grande grève générale que la France ait connu, touchant l’ensemble des corps professionnels, du plus petit ouvrier aux plus grands médias de masse. C’est, d’autre part, une révolte étudiante qui, de fait, n’avait pas grand-chose à voir ni avec les communistes, ni avec le monde du travail : comme le disait très justement Pasolini, il s’agissait d’étudiants fils de bourgeois qui affrontaient des policiers fils de prolétaires. Il y avait donc deux courants presque concurrents : l’un, majoritaire, qui l’a malheureusement emporté, caractérisé par son rejet de l’autorité en général, des repères et des normes constitutives du tissu social français ; l’autre, minoritaire, inspiré du situationnisme, et guidé par de grands penseurs tels que Jean Baudrillard, Guy Debord, Henri Lefebvre ou Herbert Marcuse. Il s’agit donc d’un mouvement historique complexe, et qu’on ne peut finalement comprendre qu’en ayant eu part, de près ou de loin, aux événements dans leur actualité vivante. 

 

PHILITT. Vous aviez justement 25 ans en 1968. Quelle a été votre attitude et vos prises de positions pendant les événements en question ?

ALAIN DE BENOIST : Je faisais partie de la génération qui avait connu la fin de la guerre d’Algérie et le climat enfiévré des années 1960, véritables années d’incubation des bouleversements postérieurs de 1968. Résidant à Paris, j’étais au cœur des événements cette année-là. Je n’étais cependant pas acteur, mais simplement spectateur. Il faut dire que, professionnellement, je travaillais à l’Échos de la presse et de la publicité, dirigé par le pittoresque Noël Jacquemart. Le journal m’envoyait sur place récolter un maximum de journaux et de documents qui se produisaient au milieu de l’effervescence politique de  la jeunesse étudiante et des mouvements de contestation. Je ne faisais pas partie de ces étudiants de droite qui voulaient s’opposer au mouvement : il y en a eu, Bernard Lugan était des leurs, et il en témoigne admirablement bien. Mais pour ma part, j’étais simplement mû par une curiosité dépourvue de toute sympathie ou antipathie particulières. Je me rappelle néanmoins avec enthousiasme l’engouement politique qui était à l’œuvre, car le contraste avec la société actuelle est désolant : la population, étudiante y compris, s’est nettement dépolitisée, dans son discours comme dans ses créations effectives. En mai 1968, les défilés, les drapeaux rouges, les chants, constituaient à l’inverse un paysage politique dont le dynamisme était tout à fait séduisant, indépendamment des idées politiques qui étaient mobilisées. Quand bien même il régnait davantage une atmosphère de fête que de révolution, en comparaison à la violence de la guerre d’Algérie, nous sentions qu’il se passait quelque chose. Des ruptures historiques s’exprimaient.

 

PHILITT. Vous parlez de transformations sociales profondes se manifestant dans Mai 68. Y a-t-il selon vous un sens de l’Histoire qui s’est plus largement exprimé dans ces événements ?

ALAIN DE BENOIST : Mai 68 est effectivement le moment contingent d’un processus structurel inéluctable : la modernisation de la société. Mai 68, c’est l’aboutissement de la modernité : son échec était prévu d’avance. J’ai beaucoup critiqué la modernité dans mes différentes publications et à ce sujet, je suis hostile aux idées présidant à Mai 68 dans ce que l’Histoire en a retenu. Je pense à l’avortement des espérances sociales dans la constitution d’un « gauchisme organisationnel », fils des revendications individualistes des étudiants parisiens qui ont fait le jeu du capitalisme libéral. Aujourd’hui, la nouvelle gauche qui exhibait le slogan « jouissons sans entraves » est composée de notables bien installés dans l’appareil politique qui conserve et reproduit les rouages depuis toujours dénoncés par les communistes. Je suis donc hostile à ce qui s’est culturellement exprimé dans Mai 68 en tant que je suis un critique de la modernité, mais non dans un sens « restaurationniste » : il faut penser le réel tel qu’on le constate dans ce qu’il a parfois d’inéluctable. C’est une question de lucidité et d’honnêteté, suivant la formule de Péguy : « il faut voir ce que l’on voit ». Je ne crois pas à un sens de l’Histoire global et encore moins linéaire, mais je crois en l’existence de processus historiques cycliques dont les possibilités ne sont pas inépuisables. Ces processus ont donc leur fin naturelle. Je vois mal en quoi la modernisation de l’Europe et du monde pourrait être mise à mal par des facteurs externes : nous assistons véritablement à la destruction d’un monde ancien. En revanche, je suis nullement fataliste, et je crois bien que la cause de l’épuisement du projet moderne peut venir de ses propres contradictions. Il y aurait à ce sujet beaucoup à dire sur la façon dont le capitalisme libéral scie les branches sur lesquelles il se trouve installé. J’ai toujours pensé que le système de l’argent périrait par l’argent. Viendra le moment où le désordre moderne se heurtera au principe de réalité : plus le chaos s’étend, plus se constitue le besoin d’ordre. La nature ayant horreur du vide, la déconstruction de toutes les structures traditionnelles ne peut se suffire à elle-même : il va falloir reconstruire derrière. L’Histoire est imprévisible, et en ce sens elle est toujours ouverte : un basculement est toujours possible, si l’on prend conscience de la gravité de la crise écologique généralisée autant que de la violence des grandes crises financières. Je ne suis donc ni fataliste ni volontariste : il faut que la volonté se cristallise à un moment donné, c’est-à-dire lorsque les circonstances sont favorables. Soyons attentifs à la sagesse pratique du kairos.

 

PHILITT. Mai 68 a remis en cause les repères traditionnels du christianisme dans la famille et dans la société. Quel horizon l’homme moderne pourrait-il poursuivre en ayant rompu avec l’idéal collectif de type religieux ?

ALAIN DE BENOIST : Je ne crois pas que Mai 68 ait été une contestation des valeurs spécifiquement chrétiennes. C’était une contestation plus profonde encore, contre toutes les valeurs d’autorité, chrétiennes et non-chrétiennes, laïques ou autres : ainsi en est-il par exemple de la remise en cause de l’autorité du père de famille, qui pouvait être aussi bien chrétienne que républicaine laïque. L’Église elle-même avait déjà fort à faire avec ses propres problèmes : elle sortait à peine de la rupture engendrée par le concile du Vatican II. Je ne crois pas qu’un retour aux valeurs chrétiennes réparerait la situation : d’abord parce que j’avoue n’être pas personnellement chrétien, mais surtout, je crois, avec Marcel Gauchet, que le christianisme est la religion de la sortie de la religion. Nous sommes rentrés dans une époque où les valeurs religieuses chrétiennes sont devenues une opinion : la religion n’a plus la fonction organisatrice de la société qu’elle occupait auparavant. Il faut dire que la déchéance du paradigme chrétien s’est produite en deux temps. Il y a d’abord eu un mouvement de sécularisation opéré à partir des prémisses chrétiennes : l’avenir a pris la place de l’au-delà, le bonheur a pris la place du salut, et la monarchie absolue a pris la place du pouvoir absolu de Dieu. Autrement dit, le pouvoir politique temporel s’est arrogé l’exclusivité de la fonction sacrée, contre le sacerdoce. Il y a eu ensuite la désacralisation de la politique elle-même, sous l’influence de l’idéologie des droits de l’homme et de l’économie libérale : le gouvernement politique des hommes a fait place à la gouvernance administrative des choses. Cela étant dit, je n’irai pas jusqu’à affirmer que Mai 68 est la conséquence du christianisme. Autant il y a une corrélation entre le christianisme et le communisme, car on remarque que les zones géographiques les plus catholiques ont été les zones les plus perméables aux idées communistes, autant Mai 68 n’a strictement rien à voir avec le projet chrétien. Il s’est effectivement produit, de l’eschatologie chrétienne à l’ « eschatologie marxiste », une sorte de « transfert de foi ». Mais l’individualisme, nettement exprimé dans Mai 68, a mis fin à tout cela : il a mis fin à tout engagement de type sacerdotal comme aux grands projets collectifs. L’individualisme a ramené l’engagement aux choses éphémères, le limitant à l’horizon minimal des intérêts individuels dans une société devenue liquide, pour reprendre les termes de Zygmunt Bauman. Il n’est donc pas improbable que le règne de la technique s’affermisse toujours plus en exploitant le conformisme de l’homme occidental contemporain : le transhumanisme et l’intelligence artificielle constitueront peut-être le visage du monde de demain, aussi inquiétant que cela puisse être.

 

PHILITT. La libéralisation des mœurs a été la grande victoire de la bourgeoisie révoltée de Mai 68. Diriez-vous avec Michel Clouscard que ces événements expriment moins une crise politique ou économique qu’une crise du désir ?

ALAIN DE BENOIST : Le grand mérite de Michel Clouscard est qu’il voit le côté parodique de Mai 68. Je l’ai constaté moi-même sur place : l’on se déguisait en Lénine, l’on jouait la Commune au Théâtre de l’Odéon. En ce sens, la formule de Marx se vérifie entièrement dans mai 68 : « les grands événements se produisent toujours deux fois, la première fois comme une tragédie, la seconde comme une farce ». Mai 68 a quelque chose d’une farce. La critique très violente des communistes contre ce que nous appellerions les « gauchistes » a bien été actualisée par Clouscard. Cet aspect parodique de Mai 68 est précisément justifié du fait que tous les révolutionnaires en peau de lapin se sont transformés en réformistes mondains. Dans leur révolte contre le puritanisme bourgeois – qui était très réel et effectivement intenable –, il est clair qu’à un excès ils en ont substitué un autre : celui de la démesure. Il existe un bon libertinage, mais le problème est que Mai 68 a contribué à la mise en place de nouvelles normes. Parmi ces normes, il y a celle de la normativité de la performance : l’expérience qualitative de l’épanouissement sexuel est subverti dans l’injonction quantitative à la jouissance forcée et orgueilleuse. Il est selon moi très paradoxal de parler d’une libération sexuelle dans la mise en place d’une « sexocratie ». Une authentique libération sexuelle aurait, au contraire, consisté en un réinvestissement libre de l’Eros, débarrassé de toute dimension normative extérieure, vécue dans le secret des cœurs et des corps. Les Anciens faisaient bien la différence entre une sexualité débridée et dionysiaque d’une part, et une érotique épanouie d’autre part : le critère de discrimination entre le bon et le mauvais, en matière sexuelle comme en toute autre chose, reste en fait celui de l’hubris. Mon propos n’est donc pas moralisateur : je prends le parti de la mesure contre toute forme de démesure, qu’elle soit pornographique ou encratique. Qu’elle soit enfermée dans ses corsets ou qu’elle soit émancipée, la bourgeoisie reste en fait la même : l’échec de la libération du désir témoigne donc entre autres choses de la victoire, à travers Mai 68, de la parodie idéologique sur les possibilités concrètes d’une France qui croyait encore dans la politique mais en avait déjà perdu la main.

Alain de Benoist, propos recueillis par Paul Ducay (Philitt, 26 avril 2018)

29/04/2018

Tour d'horizon... (145)

rony brauman, droit humanitaire, françois kersaudy, jean-baptiste pitiot, julien freund, guerre

Au sommaire cette semaine :

- Dans Le Point, François Kersaudy dresse un portrait sans concession de l'Université française...

Tous unis vers Cythère (1)

Tous unis vers Cythère (2)

Tolbiac_Occupation 2.jpg

-  dans un entretien donné à Comes Communication, Rony Brauman met en garde contre les stratégies communicationnelles que peut masquer le droit humanitaire, qui mérite par ailleurs d'être défendu...

Derrière l'humanitaire et l'ingérence, trop souvent désinformation et manipulations ?

Rony Brauman.jpg

- Theatrum Belli met en ligne un mémoire de Jean-Baptiste Pitiot consacrée à Julien Freund...

Guerre et polémologie dans la pensée de Julien FREUND

Julien-Freund.jpg

 

Feu sur la désinformation... (183)

Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés, consacrée au décryptage des médias et dirigée par Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia, avec le concours d'Hervé Grandchamp.

Au sommaire :

  • 1 : Opération Defend Europe : la rage des journalistes
    Après la mer Méditerranée, les Alpes ! Samedi 21 les identitaires ont reformé la frontière au col de l’échelle pour lutter contre l’invasion migratoire. De leur côté les journalistes enragent, insultent et manipulent l’information.
  • 2 : Le Zapping d’I-Média 
    Mercy a été retrouvée : Il y a un an naissait la petite Mercy alors qu’elle accostait l’Europe. La naissance avait inspiré la chanson du groupe Madame Monsieur qui représentera la France lors de l’Eurovision de 2018. Ce type de naissance est bien rarissime, puisque la plupart des migrants arrivant par la mer méditerranée sont des hommes. La séquence se veut lacrymale, l’émotion permettant de tuer la raison?.

  • 3: Rue Beltrame dans une mairie FN, le sens interdit des médias
    Bobard sur la famille Beltrame : la famille Beltrame interdirait aux mairies FN de baptiser des rues en son nom. Le mensonge a été émis par le journal l’Essor de la gendarmerie. L’information a été repérée par BFMTV et reprise par quasiment tous les médias. Seul Le Parisien s’est donné la peine d’interroger la mère du colonel Beltrame, permettant ainsi de rétablir la vérité.
  • 4 : Les tweets de la semaine
    Manifeste sur le nouvel « antisémitisme », l’AFP sort de sa réserve et qualifie la tribune de « Virulente ». Alors que l’agence ne doit publier que des faits constatés, une fois de plus l’AFP a envoyé à l’ensemble des rédactions françaises un jugement de valeur. Le mot « virulent » est loin d’être un mot neutre, il se rapporte à ce qui est nocif. Un parasite est virulent, un poison est virulent.
  • 5 : Tolbiac, Le média de Mélenchon en coma dépassé
    Evacuation de la faculté de Tolbiac le média de Mélenchon invente un blessé grave dans le coma. C’est le gros bobard du média d’extrême gauche.