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Livres

  • Propos de Georges Sorel...

    Les éditions de L'Æncre (diffusée par Francephi) viennent de rééditer les Propos de Georges Sorel, recueillis par Jean Variot, complétés par une présentation d'Alain de Benoist.

    Alsacien, ami de Charles Péguy et du syndicaliste révolutionnaire Georges Sorel, Jean Variot a écrit de nombreux romans, essais et pièces de théâtre.

     

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    " Jean Variot (1881-1962) compte la moitié des années de Georges Sorel lorsqu’il entreprend de consigner, sur des feuillets soigneusement mis à jour, les propos que lui tint celui-ci de 1908 à 1913.

    « Pourquoi faire cela ? lui demanda Sorel. »… « Pour l’avenir. »… « Dix ans après ma mort… Pas avant ! »

    Ce sera treize ans plus tard. Anticipant sur le fait que l’on pût mettre en doute l’authenticité des paroles rapportées, Jean Variot en atteste l’absolue véracité. Il rapporte les avoir régulièrement montrés à Sorel, qui lui ordonnait d’effacer ou d’ajouter certaines choses.

    Le recueil de ses entretiens parut d’emblée d’importance, ajoutant un commentaire décisif d’un grand poids aux livres que Sorel avait lui-même fait paraître. Pour François Porché, c’est un ouvrage que se doivent de lire tous ceux qui s’intéressent au mouvement des idées des vingt-cinq premières années du XXe siècle. Il ajoute : « Georges Sorel s’est souvent plaint d’écrire difficilement. En revanche il était un causeur intarissable ; combien il est regrettable que ce génial bavard n’ait pas eu plus souvent à ses côtés, pour consigner ses fulgurations, un compagnon aussi attentif, aussi compréhensif que Jean Variot ! »

    René Lalou, lui, salue la savoureuse richesse de ces monologues et de ces entretiens – notamment, avec Maurice Barrés, Élémir Bourges, Ignacio Zuloaga ou Péguy – et la verve des formules que de longues méditations avaient chargées d’explosifs. André Billy se déclarait bien persuadé que les anciens amis de Sorel allaient l’y retrouver tout entier.

    Pour un lecteur du XXIe siècle, ce sera la révélation du socio-politologue majeur que fut Sorel, trop souvent négligé par ses successeurs en la matière et, surtout, la découverte d’un très grand écrivain, Jean Variot, grand serviteur de la littérature, du théâtre, de la pensée politique et, plus encore, de la Tradition, tout « service » qu’il y aura lieu de servir éditorialement en retour – soixante ans après sa mort… –, tant les œuvres propres de cet enchanteur redoutable et redouté – fier, exalté, intransigeant, fidèle – ont pu, assez souvent, confiner au sublime."

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  • Droit, race et chaos ethnique...

    Les éditions Akribeia viennent de publier un essai d'Eric Delcroix intitulé Droit, race et chaos ethnique.

    Juriste et ancien avocat, Eric Delcroix a publié notamment Le Théâtre de Satan- Décadence du droit, partialité des juges (L'Æncre, 2002), Manifeste libertin - Essai révolutionnaire contre l'ordre moral antiraciste (L'Æncre, 2005) et Droit, conscience et sentiments (Akribeia, 2020).

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    " Les bons sentiments ont évolué car ils ont été artificiellement exacerbés et réorientés de façon à la fois révolutionnaire et radicalement subversive. Nous avons connu en définitive une révolution anthropologique, qui s’est produite pour ainsi dire en catimini sous le couvert du Bien. Depuis un bon demi-siècle, en France, mais aussi dans tout l’Occident, nous sommes écrasés sous la chape de plomb d’un nouvel ordre moral, l’ordre moral antidiscriminatoire ; il n’est pas présenté ainsi, mais c’est bel et bien ainsi qu’il est vécu, le plus souvent de façon inconsciente et jusqu’au tréfonds de nos âmes. Il est infecté par l’esprit puritain venu des États-Unis mais marxiste et « woke compatible », puisque égalitariste (et non pas égalitaire).

    En 1965 a été élaborée à New York, sous l’égide des Nations unies, la Convention internationale contre toutes les formes de discrimination que la France ratifiera en 1971 dans l’indifférence générale. Son application zélée par la République a donné notamment les lois Pleven (1972), Fabius-Gayssot (1990), Lellouche (2003) et Perben II (2004), dont les rhizomes envahissent tous les domaines de notre droit. Ces lois, complétées par une jurisprudence conforme, constituent une camisole de force juridique qui conduit le droit à se confondre avec la morale, y compris quant à l’inquisition des consciences que voyait poindre Orwell dans son 1984.

    L’ordre public français, assez stabilisé depuis la Révolution et le Premier Empire, et même durant les restaurations monarchiques, a basculé de 180 degrés en une cinquantaine d’années. C’est en 1972 qu’il a commencé, de façon doucereuse et perverse, sa mue totale et implacable.

    Après Droit, conscience et sentiments (Akribeia, 2020), l’auteur, avocat qui a connu l’ancien ordre public républicain en entrant au barreau de Paris en 1970, a vécu cette révolution à son cœur défendant. L’ordre public, fil directeur de notre droit, était le plus souvent axiologiquement neutre, héritage des Lumières, et l’auteur a vu celui-ci s’inverser au fil des décennies dans le sens d’une véritable et implacable raciopudibonderie. Il analyse ici l’histoire de la mécanique socialement délétère qui voue l’homme blanc à sa disparition. Soixante-dix pour cent des Français veulent l’arrêt de l’immigration exotique, en vain. C’est que le chaos ethnique est voulu : derrière la mécanique, il y a des mécaniciens..."

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  • Mémoires de M. d'Artagnan...

    Les éditions Bouquins viennent de rééditer la version complète du livre de Gatien de Courtilz de Sandras intitulé Les Mémoires de M. d'Artagnan, dont Alexandre Dumas s'est inspiré pour écrire Les trois mousquetaires. Officier de l'armée royale devenu homme de plume, Courtilz de Sandras (1644-1712) a écrit des romans historiques et des pamphlets et a été logé gracieusement aux frais du roi pendant près de six ans...

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    « Courtilz de Sandras (1644-1712) est longtemps demeuré " l'homme invisible " de la littérature au tournant du Grand Siècle. Il est pourtant l'inventeur dès 1687 d'une forme littéraire nouvelle : les pseudo-mémoires. Il a attribué à des personnages célèbres en leur temps comme hommes de cour, militaires ou hauts magistrats (Montbrun, d'Artagnan, Guillaume de Bordeaux) des mémoires apocryphes rapportant des anecdotes connues des contemporains ; celles-ci sont cousues dans une trame biographique, puis augmentées d'épisodes plus ou moins romancés de leurs carrières occultes d'émissaires secrets au service de Richelieu, Mazarin ou Louvois.
    Telle fut la carrière de d'Artagnan, qui servit sous les ministres Mazarin et Colbert. Il est d'ailleurs vraisemblable que Courtilz ait côtoyé au cours de sa carrière militaire le capitaine-lieutenant des Mousquetaires du Roi, lorsque la compagnie était sous les ordres du duc de Nevers, dans les années 1663-1665. Les aventures de d'Artagnan (Charles de Batz de Castelmore, né vers 1613, mort en 1673 au cours du siège de Maastricht) sont connues grâce aux Trois Mousquetaires de Dumas qui, ayant dévoré le livre de Courtilz, tire du premier tome une très large part de ce qui sera la matière de son roman : personnages, actions, intrigues, retournements, dénouements, refondus dans un style mêlant écriture dramatique et roman populaire à rebondissements. Pour autant, si l'on connaît les grandes lignes du destin de d'Artagnan et de ses acolytes, la perspective introspective des pseudo-mémoires à la première personne composés par Courtilz dote le personnage d'une profondeur insoupçonnée – et restée inconnue depuis trois siècles puisqu'il n'existait toujours pas d'édition intégrale moderne des Mémoires de M. d'Artagnan réédités dix fois au XVIIIe siècle, mais jamais depuis. »

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  • Le temps du Centaure...

    Les éditions Hétairie viennent de publier un nouvel essai de Julien Rochedy intitulé Le temps du Centaure.

    Publiciste et essayiste, Julien Rochedy, qui est une figure de la mouvance identitaire, a déjà publié plusieurs essais dont Nietzsche l'actuelL'amour et la guerre - Répondre au féminisme, Philosophie de droite, Surhommes et sous-hommes - Valeur et destin de l'homme (Hétairie, 2023) et dernièrement Qui sont les Blancs ? - Généalogie d'une identité interdite (Hétairie, 2025).

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    " De Peter Thiel à Nick Land, de René Girard à Curtis Yarvin, de Carl Schmitt à Donald Trump, de la critique radicale de la démocratie à l’avenir bionique, de la figure de l’Antéchrist à celle d’une invasion venue du futur, de la thermodynamique à l’anarcho-capitalisme, et du film Matrix à la société Palantir — en passant par l’occulte et la théologie chrétienne —, ce livre explore la grande mutation des maîtres du futur : ces milliardaires, ingénieurs, philosophes et stratèges qui ne croient plus que le progressisme libéral puisse encore porter le progrès. Pour eux, l’État doit être repris, la démocratie dépassée, le techno-capitalisme accéléré, l’Occident réarmé, l’Empire restauré.
    Le temps du Centaure est une traversée du nouvel imaginaire politique qui se forme sous nos yeux, et qui semble appelé à prendre en main le destin de l’humanité. Car le centaure, figure hybride, sauvage et redoutable, avance déjà. La seule manière de ne pas être piétiné par lui est peut-être de comprendre sa course."

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  • Underdog...

    Les édition Séguier viennent de publier un formidable roman de Bruno Marsan (alias Bruno Lafourcade) intitulé Underdog.

    Écrivain à la plume incisive, chroniqueur de la revue Éléments, Bruno Lafourcade a publié ces dernières années, plusieurs romans, L'ivraie (Léo Scheer, 2018), Saint-Marsan (Terres de l'ouest, 2019), Tombeau de Raoul Ducourneau (Léo Scheer, 2019) et Le Portement de la Croix (Jean-Dézert, 2022), des pamphlets, Les nouveaux vertueux (Jean-Dézert, 2017), Une jeunesse, les dents serrées (Pierre-Guillaume de Roux, 2019), et La Littérature à balles réelles (Jean Dézert, 2021), un polar, Le Hussard retrouve ses facultés (Auda Isarn, 2019) et des recueils de chroniques ou de pièces brèves,  Les Cosaques & le Saint-Esprit  (La Nouvelle Librairie, 2020), Sac de frappe (Jean Dézert, 2022), L'Intervalle entre le marchepied et le quai (La Nouvelle Librairie, 2022) et Les hyaines (La Mouette de Minerve, 2025).

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    " Dans la vie, Richard doit faire avec ce qu'il a. Soit pas grand-chose. Sans héritage, sans diplômes ni " réseau ", il cumule les petits boulots : ferrailleur avec une bande de Gitans, employé d'un asile d'aliénés, chasseur dans un grand hôtel... Quand il rencontre Simon, l'un des clients du palace, sa vie bascule. Le riche entrepreneur apprécie sa franchise et lui propose de venir travailler avec lui à New York. Cap vers les affaires et la fortune. Vers les manipulations et les trahisons également.

    Cette ascension ne doit rien au hasard. Si Richard a pu partir de rien, c'est parce qu'il possède l'essentiel : une ligne de conduite. Il l'a forgée en regardant les films et en lisant les textes de Sylvester Stallone, l'éternel outsider, l'underdog par excellence. En lui, Richard a trouvé à la fois un modèle, un ami et un homme d'une immense lucidité qui a su déjouer tous les pièges sans jamais se trahir.

    Avec Underdog, Bruno Marsan signe donc un double roman d'apprentissage, entremêlant avec une maîtrise rare les destinées de son personnage et de l'acteur-réalisateur. Qu'il s'agisse de la vie rurale ou de New York, des années de dèche ou d'opulence, de Rocky ou de Richard, l'auteur trouve toujours le ton juste grâce à une écriture impressionnante de précision et d'élégance."

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  • Qui menait la danse ?...

    Les éditions Delga viennent de rééditer un ouvrage de Frances Stonor Saunders intitulé Qui menait la danse ? - La CIA et la Guerre froide culturelle.

    Historienne et productrice de documentaires, diplômée de l’université d’Oxford, Frances Stonor Saunders  s’est spécialisée dans l’histoire culturelle et politique du XXe siècle. 

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    " Au cœur de la Guerre froide, le combat ne s’est pas seulement livré à travers les luttes armées, les coups d’État et les opérations de déstabilisation (Corée, Viet-Nam, Iran, Cuba, Indonésie, Chili, Hongrie, Tchécoslovaquie, etc.) mais s’est aussi joué sur le terrain de la culture et des idées.

    Dans cette enquête historique magistrale, devenue un classique, Frances Stonor Saunders exhume, de Berlin à Paris, de New York à Rome, les archives, les témoignages et la correspondance des protagonistes pour restituer l’histoire d’un vaste programme secret orchestré par la CIA visant à arracher la vie culturelle de l’Occident et l’opinion européenne à l’influence communiste. Elle dévoile comment l’agence de renseignement américaine a financé des revues prestigieuses, organisé des festivals et des expositions, orienté les débats intellectuels et travaillé à détourner l’opinion occidentale du socialisme. Des fonds secrets, habilement dissimulés par un réseau de fondations privées, ont permis à toute une génération d’intellectuels, sélectionnés pour leur docilité idéologique ou la conformité de leurs vues, d’occuper le devant de la scène et d’installer durablement leurs catégories de pensée.

    En effet, dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis avaient compris que l’affrontement avec le bloc soviétique devait être aussi une bataille pour coloniser les consciences. Au centre de ce dispositif pour circonvenir ou soudoyer les intellectuels européens, se trouvait le Congress for Cultural Freedom, une organisation destinée à promouvoir les « valeurs du monde occidental » en combattant les idées communistes dans les milieux artistiques et intellectuels et qui comptait dans ses rangs les plus grands noms de l’intelligentsia : Raymond Aron, Arthur Koestler, Jackson Pollock, Igor Stravinski, Bertrand Russell, Antoine de Saint-Exupéry et des centaines d’autres écrivains, poètes, artistes et philosophes.

    Sous couvert de défendre la liberté artistique et la démocratie libérale, c’est en réalité une vaste entreprise de captation des esprits qui se mettait en place, érigeant la culture en arme géopolitique."

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