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Livres

  • La Révolution conservatrice en Allemagne...

    Les éditions Ars Magna viennent de rééditer l'ouvrage essentiel d'Armin Mohler intitulé La Révolution conservatrice en Allemagne (1918-1932), complété d'une préface et d'une postface d'Alain de Benoist, ainsi que d'une bibliographie française sur le sujet établie par ce dernier.

    Publiciste et journaliste suisse alémanique, Armin Mohler (1920-2003) a été secrétaire d'Ernst Jünger de 1947 à 1953 avant de devenir rapidement une des figures intellectuelles de la droite conservatrice allemande. Ayant noué des liens d'amitié avec Alain de Benoist, il a été très proche de la Nouvelle Droite française.

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    La formule « Révolution conservatrice » se retrouve occasionnellement ici et là en Europe depuis le XIXe siècle sous des plumes aussi diverses que celles de Maurras, Lagarde, Samarine, Mann ou Hofmannsthal mais sans aucun caractère systématique. C’est la recherche universitaire et historiographique qui a systématisé le terme, la référence essentielle étant le grand livre d’Armin Mohler, Die Konservative Revolution in Deutschland 1918-1932. Ein Handbuch, dont la première édition remonte à 1950.

    Alain de Benoist – qui a entretenu des relations suivies avec Armin Mohler de 1964 jusqu’à sa mort, survenue le 4 juillet 2003 – a très tôt attiré l’attention sur son manuel, dont l’importance lui était apparue essentielle, par toute une série d’articles parus dans des revues émanant de ce qu’on a appelé, à partir de 1979, la Nouvelle Droite.

    La notion de Révolution conservatrice a donc pénétré en France par l’intermédiaire du livre d’Armin Mohler, dont il fallut cependant attendre longtemps une traduction. Malheureusement, publié en 1993 à un très faible tirage, l’ouvrage La Révolution conservatrice en Allemagne (1918-1932) fut quasiment immédiatement épuisé et jamais réédité. Après trente-trois années de manque et de regrets, en voici une nouvelle édition, révisée, corrigée et enrichie d’une préface et d’une postface d’Alain de Benoist qui font le point sur les recherches et les débats concernant la Révolution conservatrice.

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  • Les tribus de Michel Maffesoli...

    Les éditions du Cerf viennent de publier les mémoires de Michel Maffesoli intitulées Mes tribus - Souvenirs, pensées, rencontres.

    Penseur de la post-modernité, ancien élève de Julien Freund et de Gilbert Durand, Michel Maffesoli a publié ces dernières années  Les nouveaux bien-pensants (Editions du Moment, 2014) , Être postmoderne (Cerf, 2018), La force de l'imaginaire - Contre les bien-pensants (Liber, 2019), La faillite des élites (Lexio, 2019),  L'ère des soulèvements (Cerf, 2021) ou encore,  Le Temps des peurs (Cerf, 2023).

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    " Penseur français au rayonnement mondial et figure incontournable de la scène intellectuelle, Michel Maffesoli prend la plume et raconte plus de cinquante années d’une épopée personnelle, nourrie de combats et peuplée de rencontres, dont est née une œuvre livrant ici ses derniers secrets. Dans ce récit incarné et sensible, l’immense sociologue qu’est Michel Maffesoli nous emmène aux sources de son inspiration.De son enfance à Graissessac, village de mineurs enraciné dans la solidarité populaire, jusqu’aux chaires de la Sorbonne dont il n’a cessé de bousculer les codes, entre souvenirs émus et réflexions acérées, il retrace un parcours hors des sentiers battus, se défiant du conformisme, qui l’a conduit au premier rang des auteurs contemporains. Plus qu’un témoignage, ce livre est une véritable initiation à la sagesse populaire à travers l’itinéraire d’un homme qui a su capter, avant beaucoup d’autres, l’esprit d’une ère nouvelle et la genèse d’une postmodernité dont il demeure l’éclaireur indispensable. Une fresque intellectuelle ample et vivante qui confirme la place singulière d’un penseur devenu une référence bien au-delà de nos frontières."

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  • Tableaux des petites et grandes choses de l'existence...

    Les éditions Séguier viennent de publier un recueil d'articles de José Ortega y Gasset intitulé Tableaux des petites et grandes choses de l'existence.

    Philosophe et publiciste espagnol, partisan d'un conservatisme libéral, José Ortega y Gasset (1883 - 1955) est particulièrement connu en France pour son essai de 1929, La révolte des masses (Le Labyrinthe, 1986), dans lequel il annonçait l'apparition de l'« homme moyen » , qui « n'a que des appétits »  et qui « ne se suppose que des droits ». Plusieurs de ses essais ont été récemment réédités, comme Méditation sur la technique (Allia, 2017), Autour de Galilée - Du christianisme au rationalisme, du monde moderne à la post-modernité (Perspectives libres, 2018) ou encore Sur la chasse (Atlantica, 2019).

    On peut lire une excellente présentation de l’œuvre de José Ortega y Gasset par David MataJosé Ortega y Gasset, le visionnaire méconnu ») dans le numéro 50 de la revue Nouvelle École.

     

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    " Un recueil de textes inédits en français de José Ortega y Gasset, où le grand penseur espagnol aborde avec verve et humour tous les sujets, des plus grands mystères de l'existence aux plus humbles réalités du quotidien.

    Il y a deux approches possibles des œuvres de José Ortega y Gasset. Désire-t-on lire un philosophe de la vie, un critique de la civilisation, un observateur de la modernité, un connaisseur des beaux-arts et de la littérature ? Nombre de ses essais, érudits, aussi plaisants que profonds, comblent l'esprit. Ou veut-on partager le regard d'un spectateur sensible, aimant à se promener en voiture sur les routes d'Espagne et de France, à s'attarder dans les musées pour contempler rêveusement des toiles orgiaques, à se passionner pour les découvertes archéologiques, à s'aventurer dans une grotte préhistorique, à se donner le vertige face aux paysages de haute montagne, à voyager autour de sa chambre, à s'asseoir dans un fauteuil pour élaborer une culture de l'amour tout en songeant aux visages émerveillés des femmes ? L'amateur de flâneries littéraires, lui aussi, est assuré de trouver son plaisir dans les textes réunis au sein de ce volume. Ortega disait que " la clarté est la courtoisie du penseur " – " et le style, son élégance ", ajouterait volontiers son lecteur."

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  • Penser à l'endroit...

    Les éditions FYP viennent de publier un essai d'Antoine Estissac intitulé Penser à l'endroit - Pour un réarmement intellectuel de la droite, avec une préface de David Engels.

    Juriste et historien, Antoine Estissac travaille sur les questions de défense et de sécurité internationale. Après quinze années au service de la France à l’étranger, notamment au sein du réseau diplomatique, il a acquis une expérience de terrain au contact direct des enjeux migratoires et géopolitiques.

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    " Ne combattez plus avec les armes de l'adversaire. La droite perd moins par manque d'arguments que par soumission au vocabulaire d'en face. Quand vous adoptez les mots de l'autre camp, vous adoptez son cadre mental, ses interdits, et souvent ses conclusions. Vous vous retrouvez à plaider en défense, à vous justifier, à demander la permission d'exister. Penser à l'endroit propose une méthode pour sortir de cette nasse : reprendre les repères, refuser le tribunal moral, et reconstruire une pensée politique autonome. Antoine Estissac remonte aux racines des controverses et met à l'épreuve des faits les récits dominants : souveraineté, immigration, économie, héritages historiques, idéologies contemporaines. Dans sa préface, David Engels souligne l'urgence de ce préalable intellectuel. C'est un livre pour ceux qui veulent cesser de subir l'époque et reprendre la bataille des idées. "

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  • Les fondements de l'art opératif...

    Les éditions L'Harmattan viennent de publier la traduction d'un essai de Vladimir Triandafillov intitulé La nature des opérations des armées modernes. Général et théoricien militaire soviétique, Vladimir Triandafillov (1894-1931) est considéré comme le père de l'art opératif soviétique qui a été mis en œuvre dans les grandes campagnes de l'Armée rouge à partir de 1943.

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    " Dans La nature des opérations des armées modernes (1936), V.K. Triandafillov élabore une théorie rigoureuse de la guerre moderne. Il s’appuie sur l’expérience de la Première Guerre mondiale, de la guerre civile russe et les mutations techniques de son époque. Il y développe le concept central d’opérations en profondeur, combinant percées simultanées, exploitation rapide et destruction du système ennemi sur toute sa profondeur. Refusant l’idée de guerres brèves, il insiste sur le caractère prolongé, industriel et méthodique des conflits contemporains. L’ouvrage analyse avec précision les capacités offensives et défensives des divisions, le rôle clé de la logistique, l’utilisation des blindés, de l’aviation et des armes chimiques, ainsi que la nécessité d’un encadrement politique solide. Par sa démarche analytique et sa vision systémique, Triandafillov anticipe les grandes campagnes soviétiques de 1943-45. Ce texte majeur, encore inédit en français jusqu’à aujourd’hui, constitue une référence incontournable pour comprendre les fondements de l’art opératif soviétique et la transformation de la guerre au XXe siècle."
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  • Une armée "révolutionnaire"...

    Les éditions La Découverte viennent de publier un essai de Denis Leroux intitulé Une armée "révolutionnaire" -  Contre-insurrection et subversion militaire pendant la guerre d'Algérie.

    Denis Leroux est docteur en histoire de l'université Paris 1-Panthéon Sorbonne.

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    « Face à l'insurrection lancée fin 1954 par le Front de libération nationale (FLN), une partie de l'armée française a voulu jouer une " révolution contre une révolution ". Au sein des fameux 5es bureaux, des officiers mettent en œuvre la contre-insurrection. Leur arme : la guerre psychologique. Leur objectif : conquérir la population algérienne et garder l'Algérie française.
    Ces hommes ne se considèrent pas comme des contre-révolutionnaires, constate l'historien Denis Leroux, qui ausculte leur radicalisation progressive en s'appuyant sur une riche documentation d'archive. Ils estiment au contraire être au cœur d'une authentique révolution.
    Aux yeux de ces soldats d'élite, l'armée doit – comme ses adversaires – mener une action politique et être à l'avant-garde d'une révolution socio-politique : la construction d'une " Algérie nouvelle ", intégrant les Algériens dans le corps politique français en les mobilisant contre le FLN. Pour ce faire, elle ne doit pas craindre d'employer des moyens dictatoriaux ni de s'opposer aux institutions légales si celles-ci mettent en péril la nation française.
    Anticommunistes virulents, ces officiers justifient les méthodes de l'armée par une vision apocalyptique : la France est, selon eux, impliquée en Algérie dans un conflit existentiel opposant l'Occident au bloc soviétique. Promoteurs de la " révolution du 13 mai ", ils jouent un rôle déterminant dans le coup d'État qui permet au général de Gaulle de revenir au pouvoir en 1958. Mais, s'opposant bientôt à la politique du nouveau chef de l'État, les 5es bureaux sont dissous en février 1960, après la semaine des barricades, laissant une marque aussi profonde que sous-estimée dans la vie politique française. »

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