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Livres

  • Les révolutions de droite...

    Les éditions Passés Composés viennent de publier un essai historique de Hamit Bozarslan intitulé Walpurgis - Les révolutions de droite (XIXe-XXe siècle).

    Diplômé de l'IEP Paris, Hamit Bozarslan est directeur de recherches à l'EHESS. Il a consacré sa carrière à l'étude du Moyen-Orient, de la Turquie et de la question kurde.

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    " S’exprimant dans les années 1930, Raymond Aron constate un tournant au cœur de l’histoire européenne : « une révolution se définit comme une libération. Or, les révolutions du XX siècle semblent, sinon des révolutions d’asservissement, du moins des révolutions d’autorité ».

    Les nouvelles révolutions de droite, fascisme et nazisme en tête, se veulent en effet une revanche sur le siècle des Lumières, la Révolution française et la démocratie libérale.

    Si elles partagent avec les révolutions de gauche le projet de constitution d’un « homme nouveau » et l'inauguration d’une « ère nouvelle », elles se singularisent par nombre de traits : croyance dans les mythes qu’elles forgent pourtant de toutes pièces, perception de l’histoire comme une conspiration à conjurer, primauté du biologique sur le social, idéal d’un corps national-racial organique, culte de la puissance, élévation d’un Guide en source et horizon de toute légitimité.

    C’est ce que démontre Hamit Bozarslan dans cet essai novateur retraçant une histoire dont les échos avec le monde contemporain sont troublants. Car si nous ne sommes pas dans les années 1920-1930 surdéterminées par les conséquences d’une guerre mondiale, force est de constater qu’en Europe comme au-delà du Vieux continent, le monde fait à l’évidence face à une crise des aspirations égalitaires et libérales de la démocratie
    ."

     

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  • Le journal de prison de Codreanu...

    Les éditions L'Æncre viennent de publier le Journal de prison de Corneliu Zelea Codreanu, avec une préface et une postface du Docteur Merlin.

    Né à Husi, en Roumanie, le 13 septembre 1899, Corneliu Codreanu fonde la Légion de l’archange Michel (ou Garde de fer) en 1927, et en sera le charismatique « Capitaine », jusqu'à son exécution, sur ordre du gouvernement du roi Carol II, à l’âge de 39 ans, dans la nuit du 29 au 30 novembre 1938.

     

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    " Nous voilà dans la prison de Jilava… Jilava signifie « humide », et cela qualifie la région marécageuse ; les galeries et les geôles du pénitencier politico-militaire ménagées dans le fortin n°13 des fortifications ceinturant Bucarest – plus humides encore, et glaciales – plantent leur décor autour des Notes : notes d’un «témoin», étymologiquement et en effet, d’un martyr… De fait, les épreuves consignées dans le Journal ont bel et bien conduit l’auteur à ne plus considérer que la foi venue le nourrir.

    Il s’agit d’un précieux document, à l’appui duquel la présente édition livre d’autres documents, constituant d’autres sortes de « témoignages » : juridique, journalistique et photographique.

    Si le journal est pénétrant de chaleur intérieure, la documentation est froide comme un cachot; pour les récits de tiers, c’est de mémoire qu’il s’agit, si bien que nous sommes censés appartenir à ce « tiers ordre », constitué pour la célébration de ce qui émaille l’Histoire, depuis Túpac Amaru, égorgé en place publique face aux sanglots de son peuple, jusqu’à Robert Brasillach, fusillé comme un avertissement à tout poète qui oserait se mêler à sa façon d’une politique qu’il lui est interdit de regarder.

    Corneliu Zelea Codreanu s’est tant poétiquement mêlé au peuple qu’il en a emmagasiné les larmes furieuses, et la Garde de Fer a porté sa ferveur, tant militaire que religieuse. Qu’il eût survécu et, sans doute, aurait-on une œuvre écrite à disposition, car il se serait alors occupé de réflexion, comme en peuvent attester certaines des notes de la Jilava. Ainsi privés, il nous revient de rendre mémorablement féconds les germes ici semés."

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  • Politique de Pasolini...

    Les éditions R&N viennent de publier un essai de David Bisson intitulé Politique de Pasolini - L'insurrection des âmes. Maître de conférences à l’Institut catholique de Vendée, David Bisson est déjà l'auteur de René Guénon - Une politique de l’esprit (Pierre-Guillaume de Roux, 2013).

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    " Pier Paolo Pasolini parvint à concilier, comme rarement dans l’histoire des idées, la tradition et la révolution, l’ordre et l’anarchie, le profane et le sacré, le tout porté par une quête poétique toujours renouvelée.

    Cinquante ans après sa mort (en 1975), cet essai propose de porter un regard sur le véritable Pasolini, à la lueur de sa vie et de ses œuvres, c’est-à-dire de se placer au-delà des querelles idéologiques, idéologies qui cherchent à se l’accaparer quitte à le travestir.

    Alberto Moravia le désignait comme un « poète de la cité » qui, dans les pas de Socrate, mettait sa vie en jeu pour alerter ses concitoyens des dangers qui les guettaient dans une société travaillée par le conformisme des opinions, l’emprise du marché et le relâchement des mœurs. L’on comprend mieux alors son actualité : le journaliste corsaire n’a pas dit son dernier mot, loin s’en faut, et peut même apparaître comme d’un secours providentiel pour bâtir des refuges (intérieurs) face à l’offensive techno-capitaliste qui, chaque jour, réduit la réalité à peau de chagrin.

    En croisant de manière inédite le politique et le religieux (source archaïque dont le poète se nourrit depuis la campagne frioulane tout au long de son œuvre) cette interprétation permet de réactualiser les potentialités critiques d’une œuvre de combat se déclinant sous de multiples formes (littéraire, journalistique, poétique, cinématographique, etc.), et de proposer une voie de réalisation – libération – dans un monde de plus en plus clos sur lui-même."

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  • En hommage à Maurice G. Dantec...

    Les Cahiers de la marge, sous la direction de Maximilien Friche et Sylvain Gauthier, viennent de publier un nouveau volume à Maurice G. Dantec (1959-2016), auteur de romans allant du polar très noir (Les racines du mal, Villa Vortex) à l'anticipation dystopique (Babylon Babies, Satellite Sisters), traversés par des interrogation métaphysiques et apocalyptiques, mais aussi d'un Journal métaphysique et polémique en trois volumes (Le théâtre des opérations, Le laboratoire de catastrophe générale et American Black Box).

     

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    " Nouvelle Marge récidive ! Après son premier Cahier, dédié à l’œuvre d’André Suarès, celui-ci, le deuxième, est consacré à l’écrivain Maurice G. Dantec. Afin de lui rendre l’hommage qu’il mérite à l’occasion des dix ans de sa mort, nous déposons en ces pages nos modestes tributs, encore brûlants d’avoir été peut-être un peu plus que ses lecteurs fidèles.

    D’aucuns l’ont sans doute déjà oublié, cet écrivain aux lunettes noires, d’autres encore ne savent même pas qu’un tel auteur a pu exister. La postérité est peut-être bien définitivement un concept du passé. Pourtant, avec les Cahiers de la marge, nous prétendons fournir une mémoire longue à l’usage des hommes de l’avenir.

    Peut-on survivre à la lecture de Dantec ? Il faut croire que cela est possible puisque nous sommes réunis ici, aujourd’hui, dans ce Cahier consacré au maître. Nous ne sommes pas des amis, notre unique point commun est Dantec. Nous ne sommes pas un club de fans, nous sommes réunis par l’unique nécessité de rendre grâce pour l’écrivain de notre génération. Non pas en faisant œuvre académique, mais en écrivant tout simplement : nos hommages, nos tribunes, nos récits, nos entretiens, nos souvenirs, nos analyses, nos recensions, nos poèmes, nos clins d’œil, nos outrances, nos délires… Notre nostalgie.

    Nous qui écrivons ici sommes légitimes car nous sommes ceux qui l’avons lu et donc connu. Ceux qui écrivent ici sont ceux qui l’ont aimé. Ceux qui écrivent ici sont ceux qui ont été modifiés par lui.

    Au programme de ce Cahier de la marge :

    • Un premier hommage est rédigé par l’écrivain engendré par Dantec : Marc Obregon !
    • Un entretien avec Dantec lui-même nous est offert par le meilleur critique littéraire français : Juan Asensio !
    • Un témoignage est offert par ce membre de la première heure de la société des lecteurs de MgD : Joan Roméo !
    • Nous avons commandé une analyse au philosophe Marc Alpozzo.
    • Et il nous fallait que l’hommage prenne racine en littérature et poésie, ce que fit Raphaël Denys.
    • Sylvain Gauthier nous a peaufiné une nouvelle vertigineuse « à la façon » de Dantec.
    • Sylvain Gauthier a prolongé l’hommage par la case musicale, en allant à la rencontre de Richard Pinhass.
    • Pierre Joncquez s’est levé en polémiste pour nous offrir sa tribune.
    • Romaric Sangars nous a offert dans un scintillement ironique la lecture apocalyptique de nos temps.
    • Maximilien Friche a raconté ses souvenirs de lecteur-correcteur de Dantec
    • Luc-Olivier d’Algange a foré aux origines de la littérature d’évasion.
    • Le musicien David Atria clôt ce cahier en en poésie.

    Sous la direction de Maximilien Friche et Sylvain Gauthier avec Luc-Olivier d’Algange, Marc Alpozzo, Juan Asensio, David Atria, Raphaël Denys, Pierre Joncquez, Marc Obregon, Joan Romeo, Romaric Sangars, Sylvain Gauthier et Maximilien Friche."

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  • Svetchine et la strategiia...

    Les éditions Perrin viennent de publier Strategiia, un ouvrage essentiel de l'officier et stratégiste russe Alexandre Svetchine publié en Russie en 1926. Général de division en 1916, Svetchine rallie la révolution bolchévique en 1918. Professeur de stratégie dans les années vingt puis commandant de division dans les années 30, Svetchine est arrêté en 1937, condamné à mort en juillet 1938 et exécuté le 29 août 1938.

     

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    " C'est à Moscou, en 1926, que paraît la première édition d'un livre hors-norme, sobrement intitulé Strategiia (Stratégie). Son auteur : Alexandre Svétchine, officier du tsar rallié à la révolution bolchevique, général de l'Armée rouge et professeur de stratégie pour la génération des officiers qui, un jour, affrontera et finira par vaincre la Wehrmacht. Svétchine aura un destin tragique : il périra en 1938, victime des purges staliniennes.
    Mais il laisse derrière lui une œuvre dont Strategiia est la clef de voûte, et qui renouvelle entièrement la manière de penser la guerre et sa conduite : Clausewitz avait posé la guerre comme poursuite de la politique par d'autres moyens, identifié sa conduite entre raison, passion et génie, posé les distinctions basiques entre la stratégie et le combat. Reprenant l'œuvre clausewitzienne inachevée, Svétchine l'approfondit et la dépasse en y intégrant l'héritage des deux révolutions, industrielle et politique, qui surviennent au XIXe siècle.
    Conduite politique au sein des États en guerre au travers du jeu des factions, organisation économique et industrielle de la victoire, art opératif qui guide les combats vers les buts stratégiques : autant de notions qu'élabore Svétchine, et dont la pertinence s'est vérifiée tout au long du XXe siècle et jusqu'aux guerres du XXIe siècle, en particulier celle d'Ukraine où les deux camps, s'ils ne mettent pas forcément en pratique les enseignements de Strategiia, en démontrent chaque jour la justesse.
    Aussi la traduction française de ce maître ouvrage, un siècle après sa parution en Union soviétique, est-elle un véritable événement. Cette édition critique coordonnée par Benoist Bihan et Patrick Bouhet livre enfin au lecteur français l'un des ouvrages les plus importants de la littérature stratégique depuis deux siècles, méconnu en France mais toujours lu et étudié en Russie mais aussi aux États-Unis. Une lecture fondamentale pour rendre intelligible les guerres d'hier et d'aujourd'hui."

     

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  • Extermination bienveillante...

    Les éditions Arcades Ambo viennent de publier  Extermination bienveillante, un recueil de chroniques d'Yves Lepesqueur écrites entre 2011 et 2025 pour la revue L’Atelier du roman.

    Écrivain et essayiste, Yves Lepesqueur a séjourné en Iran, en Inde, en Afghanistan et en Arabie. Collaborateur régulier de  entre 2011 et 2025, il est notamment l’auteur de Pourquoi les Libanaises sont séduisantes (L’Harmattan, 2022) et de L’Islam et l’ordre du monde (Arcades Ambo, 2024).

     

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    " Des rues de Téhéran à l’ethnologie parisienne, des plans de technocrates indiens au cafard de la France périphérique, en  passant par les jardins de Kaboul ou les cérémonies funéraires devenues des talk-show pour les survivants, ces chroniques nous entraînent dans un monde où les démolisseurs n’ont pas laissé grand-chose à « déconstruire ».
    Cette époque si étrange, comique, absurde, et toujours si habile à dissimuler ses pulsions liquidatrices sous les plus louables intentions, l’auteur ne se contente pas de s’en irriter ou d’en rire. Il s’attache aussi à déchiffrer impitoyablement la logique des folies béates ou furieuses d’une modernité finissante.

    Ces textes ont été publié dans L’Atelier du roman entre 2011 et 2025."

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