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Livres

  • Mémoires de M. d'Artagnan...

    Les éditions Bouquins viennent de rééditer la version complète du livre de Gatien de Courtilz de Sandras intitulé Les Mémoires de M. d'Artagnan, dont Alexandre Dumas s'est inspiré pour écrire Les trois mousquetaires. Officier de l'armée royale devenu homme de plume, Courtilz de Sandras (1644-1712) a écrit des romans historiques et des pamphlets et a été logé gracieusement aux frais du roi pendant près de six ans...

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    « Courtilz de Sandras (1644-1712) est longtemps demeuré " l'homme invisible " de la littérature au tournant du Grand Siècle. Il est pourtant l'inventeur dès 1687 d'une forme littéraire nouvelle : les pseudo-mémoires. Il a attribué à des personnages célèbres en leur temps comme hommes de cour, militaires ou hauts magistrats (Montbrun, d'Artagnan, Guillaume de Bordeaux) des mémoires apocryphes rapportant des anecdotes connues des contemporains ; celles-ci sont cousues dans une trame biographique, puis augmentées d'épisodes plus ou moins romancés de leurs carrières occultes d'émissaires secrets au service de Richelieu, Mazarin ou Louvois.
    Telle fut la carrière de d'Artagnan, qui servit sous les ministres Mazarin et Colbert. Il est d'ailleurs vraisemblable que Courtilz ait côtoyé au cours de sa carrière militaire le capitaine-lieutenant des Mousquetaires du Roi, lorsque la compagnie était sous les ordres du duc de Nevers, dans les années 1663-1665. Les aventures de d'Artagnan (Charles de Batz de Castelmore, né vers 1613, mort en 1673 au cours du siège de Maastricht) sont connues grâce aux Trois Mousquetaires de Dumas qui, ayant dévoré le livre de Courtilz, tire du premier tome une très large part de ce qui sera la matière de son roman : personnages, actions, intrigues, retournements, dénouements, refondus dans un style mêlant écriture dramatique et roman populaire à rebondissements. Pour autant, si l'on connaît les grandes lignes du destin de d'Artagnan et de ses acolytes, la perspective introspective des pseudo-mémoires à la première personne composés par Courtilz dote le personnage d'une profondeur insoupçonnée – et restée inconnue depuis trois siècles puisqu'il n'existait toujours pas d'édition intégrale moderne des Mémoires de M. d'Artagnan réédités dix fois au XVIIIe siècle, mais jamais depuis. »

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  • Le temps du Centaure...

    Les éditions Hétairie viennent de publier un nouvel essai de Julien Rochedy intitulé Le temps du Centaure.

    Publiciste et essayiste, Julien Rochedy, qui est une figure de la mouvance identitaire, a déjà publié plusieurs essais dont Nietzsche l'actuelL'amour et la guerre - Répondre au féminisme, Philosophie de droite, Surhommes et sous-hommes - Valeur et destin de l'homme (Hétairie, 2023) et dernièrement Qui sont les Blancs ? - Généalogie d'une identité interdite (Hétairie, 2025).

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    " De Peter Thiel à Nick Land, de René Girard à Curtis Yarvin, de Carl Schmitt à Donald Trump, de la critique radicale de la démocratie à l’avenir bionique, de la figure de l’Antéchrist à celle d’une invasion venue du futur, de la thermodynamique à l’anarcho-capitalisme, et du film Matrix à la société Palantir — en passant par l’occulte et la théologie chrétienne —, ce livre explore la grande mutation des maîtres du futur : ces milliardaires, ingénieurs, philosophes et stratèges qui ne croient plus que le progressisme libéral puisse encore porter le progrès. Pour eux, l’État doit être repris, la démocratie dépassée, le techno-capitalisme accéléré, l’Occident réarmé, l’Empire restauré.
    Le temps du Centaure est une traversée du nouvel imaginaire politique qui se forme sous nos yeux, et qui semble appelé à prendre en main le destin de l’humanité. Car le centaure, figure hybride, sauvage et redoutable, avance déjà. La seule manière de ne pas être piétiné par lui est peut-être de comprendre sa course."

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  • Underdog...

    Les édition Séguier viennent de publier un formidable roman de Bruno Marsan (alias Bruno Lafourcade) intitulé Underdog.

    Écrivain à la plume incisive, chroniqueur de la revue Éléments, Bruno Lafourcade a publié ces dernières années, plusieurs romans, L'ivraie (Léo Scheer, 2018), Saint-Marsan (Terres de l'ouest, 2019), Tombeau de Raoul Ducourneau (Léo Scheer, 2019) et Le Portement de la Croix (Jean-Dézert, 2022), des pamphlets, Les nouveaux vertueux (Jean-Dézert, 2017), Une jeunesse, les dents serrées (Pierre-Guillaume de Roux, 2019), et La Littérature à balles réelles (Jean Dézert, 2021), un polar, Le Hussard retrouve ses facultés (Auda Isarn, 2019) et des recueils de chroniques ou de pièces brèves,  Les Cosaques & le Saint-Esprit  (La Nouvelle Librairie, 2020), Sac de frappe (Jean Dézert, 2022), L'Intervalle entre le marchepied et le quai (La Nouvelle Librairie, 2022) et Les hyaines (La Mouette de Minerve, 2025).

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    " Dans la vie, Richard doit faire avec ce qu'il a. Soit pas grand-chose. Sans héritage, sans diplômes ni " réseau ", il cumule les petits boulots : ferrailleur avec une bande de Gitans, employé d'un asile d'aliénés, chasseur dans un grand hôtel... Quand il rencontre Simon, l'un des clients du palace, sa vie bascule. Le riche entrepreneur apprécie sa franchise et lui propose de venir travailler avec lui à New York. Cap vers les affaires et la fortune. Vers les manipulations et les trahisons également.

    Cette ascension ne doit rien au hasard. Si Richard a pu partir de rien, c'est parce qu'il possède l'essentiel : une ligne de conduite. Il l'a forgée en regardant les films et en lisant les textes de Sylvester Stallone, l'éternel outsider, l'underdog par excellence. En lui, Richard a trouvé à la fois un modèle, un ami et un homme d'une immense lucidité qui a su déjouer tous les pièges sans jamais se trahir.

    Avec Underdog, Bruno Marsan signe donc un double roman d'apprentissage, entremêlant avec une maîtrise rare les destinées de son personnage et de l'acteur-réalisateur. Qu'il s'agisse de la vie rurale ou de New York, des années de dèche ou d'opulence, de Rocky ou de Richard, l'auteur trouve toujours le ton juste grâce à une écriture impressionnante de précision et d'élégance."

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  • Qui menait la danse ?...

    Les éditions Delga viennent de rééditer un ouvrage de Frances Stonor Saunders intitulé Qui menait la danse ? - La CIA et la Guerre froide culturelle.

    Historienne et productrice de documentaires, diplômée de l’université d’Oxford, Frances Stonor Saunders  s’est spécialisée dans l’histoire culturelle et politique du XXe siècle. 

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    " Au cœur de la Guerre froide, le combat ne s’est pas seulement livré à travers les luttes armées, les coups d’État et les opérations de déstabilisation (Corée, Viet-Nam, Iran, Cuba, Indonésie, Chili, Hongrie, Tchécoslovaquie, etc.) mais s’est aussi joué sur le terrain de la culture et des idées.

    Dans cette enquête historique magistrale, devenue un classique, Frances Stonor Saunders exhume, de Berlin à Paris, de New York à Rome, les archives, les témoignages et la correspondance des protagonistes pour restituer l’histoire d’un vaste programme secret orchestré par la CIA visant à arracher la vie culturelle de l’Occident et l’opinion européenne à l’influence communiste. Elle dévoile comment l’agence de renseignement américaine a financé des revues prestigieuses, organisé des festivals et des expositions, orienté les débats intellectuels et travaillé à détourner l’opinion occidentale du socialisme. Des fonds secrets, habilement dissimulés par un réseau de fondations privées, ont permis à toute une génération d’intellectuels, sélectionnés pour leur docilité idéologique ou la conformité de leurs vues, d’occuper le devant de la scène et d’installer durablement leurs catégories de pensée.

    En effet, dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis avaient compris que l’affrontement avec le bloc soviétique devait être aussi une bataille pour coloniser les consciences. Au centre de ce dispositif pour circonvenir ou soudoyer les intellectuels européens, se trouvait le Congress for Cultural Freedom, une organisation destinée à promouvoir les « valeurs du monde occidental » en combattant les idées communistes dans les milieux artistiques et intellectuels et qui comptait dans ses rangs les plus grands noms de l’intelligentsia : Raymond Aron, Arthur Koestler, Jackson Pollock, Igor Stravinski, Bertrand Russell, Antoine de Saint-Exupéry et des centaines d’autres écrivains, poètes, artistes et philosophes.

    Sous couvert de défendre la liberté artistique et la démocratie libérale, c’est en réalité une vaste entreprise de captation des esprits qui se mettait en place, érigeant la culture en arme géopolitique."

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  • Dix-sept classiques du cinéma vus de droite...

    Les éditions Akribeia viennent de publier un Le Meilleur de Trevor Lynch - Dix-sept classiques du cinéma vus de droite, un recueil de critiques cinématographiques de Greg Johnson. Publiciste, enseignant et docteur en philosophie, Greg Johnson est l'auteur de Vers un nouveau nationalisme (Akribeia, 2024). C'est une des figures de la mouvance ethno-nationaliste blanche.

     

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    " Depuis 2001, Trevor Lynch (nom de plume de Greg Johnson) s’est attiré un public enthousiaste grâce à ses analyses résolument conservatrices des thèmes philosophiques, politiques, raciaux et sexuels abordés dans le cinéma et la télévision. Le Meilleur de Trevor Lynch rassemble dix-sept de ses essais les plus importants, consacrés notamment aux films Le Pont de la rivière Kwaï, Lawrence d’Arabie et Le Docteur Jivago de David Lean, Rashomon d’Akira Kurosawa, Le Guépard de Luchino Visconti, Il était une fois dans l’Ouest de Sergio Leone, Blue Velvet de David Lynch, La Prisonnière du désert et L’Homme qui tua Liberty Valance de John Ford, The Dark Knight de Christopher Nolan, Fight Club de David Fincher, Mishima de Paul Schrader, Network de Sidney Lumet, Pulp Fiction de Quentin Tarantino et Watchmen de Zack Snyder."

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  • Les spectres d'Alger...

    Les éditions Nouveau Monde viennent de publier un polar d'espionnage de Vincent Ejarque intitulé Les spectres d'Alger. Journaliste, l'auteur nous livre un excellent roman sur le thème de l'OAS et des commandos Delta, bien documenté et qui évite tout manichéisme facile... A lire !

     

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    " Printemps 1962 : dans le chaos qui suit les accords d’Évian, le lieutenant Térien est infiltré dans l’OAS. Le jeune officier parachutiste, brièvement séduit par le putsch d’avril 1961, a été récupéré par les services secrets français.
    Térien suit désormais comme son ombre le chef des commandos Delta, Roger Degueldre, traquant les barbouzes envoyées par le pouvoir gaulliste et les éliminant une par une.
    Mais derrière cette mission à haut risque, un autre jeu se dessine : Térien garde un œil sur le général Salan, Jean-Jacques Susini, le docteur Pérez, tous ces chefs de l’OAS qu’il va falloir faire tomber. Pour ne pas laisser se recomposer ailleurs une organisation qui rêve de renverser la République.
    Un roman d’espionnage tendu dans les ténèbres de la fin de la guerre d’Algérie."

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