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19/06/2017

L'écriture runique et les origines de l'écriture...

Les éditions Yoran viennent de publier un essai d'Alain de Benoist  intitulé L'écriture runique et les origines de l'écriture. Écrivain, philosophe, Alain de Benoist est l’auteur de nombreux livres consacrés surtout à la philosophie politique et à l’histoire des idées, mais aussi à l’histoire des religions, à l’archéologie, à la protohistoire et aux traditions populaires. Il a publié dernièrement Ce que penser veut dire (Rocher, 2017).

 

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" Utilisée par les Germains à partir du Ier siècle de notre ère pour transcrire diverses langues germaniques antérieurement à l’alphabet latin, puis concurremment avec lui, l’écriture runique, attestée par plusieurs milliers d’inscriptions, reste à certains égards une énigme. Du fait de son apparition relativement tardive, les spécialistes se divisent entre ceux qui la font dériver du latin, ceux qui la rattachent à l’alphabet grec et ceux qui font appel aux alphabets nord-italiques (ou « nord-étrusques »). Mais aucune de ces solutions n’est de nature à expliquer les particularités spécifiques de l’écriture runique : l’ordre des lettres, qui diffère totalement de celui des alphabets méditerranéens, leur regroupement en trois séries immuables de huit runes (les ættir), le fait que chaque rune porte un nom qui lui est propre (le phonème initial de ce nom déterminant la valeur phonétique de la rune), etc.

En s’en tenant aux données strictement scientifiques, à l’exclusion de toutes les interprétations fantaisistes qui ont fleuri depuis deux siècles, ce livre reprend l’ensemble du dossier. Il examine les arguments en présence, aborde la question d’un usage symbolique ou « magique » des runes antérieur à leur usage comme écriture, s’interroge sur la possible homologie des ættir et des trois phases du cycle lunaire, puis dresse un bilan plus général de ce que l’on sait actuellement sur l’apparition et la diffusion de l’écriture en Europe."

17/06/2017

Souvenirs d'un soldat...

Les éditions Perrin viennent de rééditer les Souvenirs d'un soldat du général Guderian. D'abord théoricien puis praticien de l'emploi de l'arme blindée, engagé dans les campagnes de Pologne, de France et de Russie, le colonel-général Guderian a terminé la guerre comme chef de l'état-major de l'armée de terre, en charge du front de l'est.

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" Heinz Guderian est l'un des généraux de Hitler les plus célèbres. Il est considéré par de nombreux spécialistes comme le père fondateur de l'arme blindée allemande et comme un virtuose de la guerre de mouvement. Figure emblématique des succès de la Wehrmacht des premières années de la Deuxième Guerre mondiale, tout aussi habile manœuvrier sur le champ de bataille que prodigieusement doué pour l'organisation des forces blindées, Guderian reste comme l'une des incarnations du génie opérationnel engendré par le militarisme germano-prussien. La narration vivante de ses campagnes militaires, entrecoupée de descriptions détaillées des paysages et d'anecdotes, de citations et de répliques savoureuses, offre une lecture passionnante.

Guderian se garde cependant de porter un regard rétrospectif sur les implications politiques et morales de ses actions : son attitude complice dans la guerre criminelle conduite par la Wehrmacht en Union soviétique et son repli derrière ses seules compétences militaires constituent une fuite devant ses responsabilités. Pour autant, cas d'étude particulièrement digne d'intérêt, il nous aide à comprendre les rouages de l'alliance étroite entre la Wehrmacht et le régime nazi, collaboration qui, faut-il le rappeler, a permis à Hitler de dominer d'abord l'Allemagne, puis l'Europe. "

16/06/2017

Cernounnos Torque-d'or...

Les éditions La Différence viennent de publier un roman gaulois de Jean-Paul Savignac, intitulé Cernounnos Torque-d'or. Jean-Paul Savignac est traducteur en latin, grec et gaulois. On lui doit, notamment, la traduction des œuvres complètes de Pindare ainsi qu'un Dictionnaire Français-Gaulois (La Différence, 2014).

 

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" Dans la mythologie gauloise, Cernounnos Torque-d’or est le fils d’Argantorota Grande-Reine et le jumeau de Lougous Longue-Main, ces divinités dont Jean-Paul Savignac a réinventé la vie dans les deux précédents volumes de cette collection.

Dieu forestier, qui arbore des bois de cerf et des torques d’or, Cernounnos meurt et renaît en changeant d’apparence. Il incarne, par ses aventures et ses métamorphoses, le cycle de la vie et de la mort, le cycle des saisons de la nature.

L’histoire des cinq vies de Cernounnos Torque-d’or est révélée au jeune druide Cobrounos – personnage que l’on retrouve tout au long de la saga – et c’est par sa voix que le dieu se raconte. "

15/06/2017

Assimilation : la fin du modèle français...

Les éditions du Toucan viennent de rééditer dans leur collection de poche l'essai de Michèle Tribalat intitulé Assimilation : la fin du modèle français et publié initialement en 2013. Michèle Tribalat est démographe et fut directrice de recherche à l’INED (Institut national des études démographiques). Elle a été membre du Haut Conseil à l’Intégration et a publié plusieurs livres remarqués dont Les Yeux grands fermés (Denoël, 2009).

 

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" Le modèle d’assimilation français a-t-il encore un avenir ?

La démographe Michèle Tribalat répond par la négative après une analyse en trois points. Tout d’abord démêler le vrai du faux dans les chiffres qui circulent sur l’immigration étrangère, ensuite examiner en quoi l’islam change la donne et enfin constater que les classes moyennes refusent désormais massivement le modèle multiculturaliste préconisé par l’UE. "

13/06/2017

Antigone...

Les éditions Glénat ont récemment publié Antigone, une bande-dessinée de Régis Pénet inspirée par la tragédie antique de Sophocle. Les dialogues ont été écrits par le romancier Erik L'Homme. L'ouvrage comporte également un dossier sur cette tragédie établi par le philosophe Jean-François Gautier.

On peut lire un entretien avec Régis Penet et Erik L'Homme dans le numéro 165 (avril-mai 2017) de la revue Éléments.

 

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" Antigone, fille d' Oedipe, s'apprête A braver l'interdit du roi de Thèbes en accomplissant les rites funéraires destinés A son frère, le paria Polynice. Pour ce geste, elle risque la mort. Mais c'est le prix A payer pour ce qu'elle estime être son devoir : envers l'amour qu'elle porte A son frère, envers les dieux. Son propre oncle, le roi Créon, ira-t-il jusqu'A la condamner en dépit des lois divines, non écrites et éternelles ? Antigone, son fiancé Hémon et le devin Tirésias parviendront-ils A le faire changer d'avis ? Régis Penet adapte Antigone de Sophocle restituant, dans un époustouflant travail graphique en peinture sur bois, toute la force dramatique et la puissance philosophique de ce récit fondateur. En fin d'ouvrage, un appareil critique rédigé par un spécialiste de Sophocle recontextualise l'importance et la contemporanéité de la pièce originale. "

12/06/2017

La Gauche pétainiste...

 Les éditions Dualpha viennent de rééditer La Gauche pétainiste, un ouvrage que Jean-Claude Valla avait initialement publié en deux parties dans ses Cahiers libres d'histoire. Journaliste, rédacteur en chef du figaro magazine, Jean-Claude Valla a également été un des fondateurs et principaux animateurs du GRECE. Ses souvenirs ont été publiés après sa mort sous le titre d'Engagements pour la civilisation européenne.

 

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" La délégation des pleins pouvoirs au maréchal Pétain par l’Assemblée nationale réunie à Vichy le 10 juillet 1940 reste aujourd’hui encore un sujet tabou. Une légende tenace veut en effet que la gauche ait été seule ou presque à défendre la République, tandis que la droite, ravie de pouvoir enfin la détruire, aurait prêté main basse au Maréchal. D’où la canonisation laïque des 80 parlementaires, issus pour la plupart des formations de gauche, qui ont refusé de voter les pleins pouvoirs. Mais l’arbre, malgré ses guirlandes, ne doit pas cacher la forêt : 68% des parlementaires socialistes présents à Vichy ont voté pour le Maréchal, suivis par 82% des radicaux-socialistes et par 90 % des autres parlementaires de gauche.

Le traumatisme de la défaite explique l’immense popularité du Maréchal. De surcroît, cette guerre, la majorité des parlementaires ne l’avaient pas voulue et c’est bien pourquoi le gouvernement Daladier l’avait déclarée à leur insu, en violation des règles constitutionnelles. La gauche, plus encore que la droite, avait été viscéralement pacifiste. Au sein de la SFIO, l’évolution de Léon Blum vers le bellicisme avait été sévèrement critiqué par un nombre croissant de ses amis. À Vichy, en ce 10 juillet 1940, une semaine après l’épouvantable drame de Mers el-Kébir, les va-t’en-guerre stipendiés par l’Angleterre n’avaient pas bonne presse…

Le ralliement des parlementaires de gauche s’est opéré tout naturellement : le Maréchal passait pour un bon républicain, dont Léon Blum avait plusieurs fois vanté les mérites, et l’amiral Darlan, fils d’un garde des Sceaux franc-maçon de la fin du XIXe siècle, devait ses plus hautes fonctions au Front populaire et avait affirmé son soutien aux Républicains espagnols. Laval lui-même avait conquis son premier siège de député en 1914 sous la bannière de la SFIO et dirigé un gouvernement avec Édouard Herriot pour ministre d’État.

Cette gauche pétainiste, plus attentiste que collaborationniste, attachée à la personne du Maréchal ou respectueuse de sa légitimité, aucun historien n’a vraiment pris la peine de l’étudier dans sa spécificité. Jean-Claude Valla nous la fait découvrir durant ces journées cruciales de juillet 1940. "