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Livres - Page 2

  • Montagne sans dieu...

    Les éditions des Amis de la Culture européenne viennent de rééditer un roman de Marc Augier (alias Saint-Loup) intitulé Montagne sans dieu, publié initialement en 1955 et depuis longtemps introuvable.

    Aventurier, journaliste engagé et écrivain, Saint-Loup est l'auteur de nombreux récits et romans dont Face nord, La peau de l'Aurochs, La nuit commence au Cap Horn (Transboréal, 2015), La République du Mont-Blanc (Auda Isarn, 2020) ou Nouveaux Cathares pour Montségur (Auda Isarn, 2020).

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    " Le corps de Francis Crétier est taillé pour le roc alpin. Tel un bouquetin, il franchit les gouffres, épouse les parois et atteint les cimes. Voilà que son âme, happée par le vertige, pose au vide la question triple du sens de l'humain, du surhumain et du divin. L'homme a t-il sa place au sommet ? Peut-il dépasser l'extrémité du rocher et se hisser au-delà ?

    La montagne n'a que faire des mots et des réponses. Impassible, elle affirme dans sa majesté primordiale son vouloir incompréhensible.
    Crétier se débat avec l'absurde. Au milieu des années 50, le monde est fini et désenchanté. Il n'existe plus de terra incognita et les îles au Nord du monde, d'où venaient les Thuata dé Danann, sont inaccessibles. L'alpiniste quitte l'Europe, passe par les Andes, le mont Kenya et échoue au Japon.

    Brûlé par le feu nucléaire, l'Empire du soleil levant n'a pas renoncé à dialoguer avec le ciel. La montagne japonaise accueille et guérit le Français. C'est en gravissant – sans idée de retour – un volcan sacré que Crétier répondra à la question qu'il avait lui-même posée : un refus de l'humain, trop humain et une affirmation muette qu'il faut lire sur ses lèvres closes.

    Rare et singulier, cet ouvrage de 1955 était resté hors de portée après avoir suscité l'incompréhension à l'époque. Il reparaît aujourd'hui doté d'une préface qui en analyse les enjeux et en explicite la complexité."

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  • Homère et la politique...

    Les éditions Auda Isarn viennent de publier un essai, inédit en français, de William Ewart Gladstone intitulé Homère et la politique, dans une traduction de Jean Bastier.

    Homme politique britannique, défenseur des classes populaires et adversaire de Benjamin Disraeli, quatre fois premier ministre, William Ewart Gladstone était aussi un helléniste distingué, spécialiste de l’œuvre d'Homère.

     

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    " Pour William Ewart Gladstone (1809-1898), ministre de la reine Victoria, Homère a inventé la science politique. Celle-ci est fondée sur le dialogue et l’art de plaire et de persuader, l’art de délibérer au besoin en échangeant des insultes, et surtout l’art oratoire, cet art de charmer par la parole qui apporte à un homme autant de gloire que celle conquise sur le champ de bataille.

    Un essai passionnant sur celui que Lamartine avait surnommé « le civilisateur ». (Traduit pour la première fois en français et commenté par Jean Bastier, professeur agrégé des universités.)"

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  • Chronique cimmérienne...

    Maxime A. Reynel a publié récemment chez Amazon un court essai intitulé Chronique cimmérienne - Une relecture païenne du film culte Conan le Barbare. Né dans les années 60, Maxime A. Reynel a longtemps enseigné l'Histoire du Moyen-Age. Aujourd'hui, il se consacre à ses deux autres passions : le cinéma et l'Heroic Fantasy.

     

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    " Conan le Barbare, c’est dix-sept nouvelles parues dans le pulp Weird Tales entre 1932 et 1936, dues à l’imagination fiévreuse du romancier américain Robert E. Howard. Fragments d’un mythe primal qui s’achève avec le suicide de leur créateur, ces récits sont promis à une étonnante postérité. En effet, surgit en 1982 de cette matière incandescente le film Conan le Barbare, porté par la vision âpre de John Milius, sculpté par un scénario co-écrit avec Oliver Stone, incarné par Arnold Schwarzenegger et transcendé par la musique de Basil Poledouris.

    Mais attention : Conan le Barbare est bien plus qu’un film. Il s’agit d’une symphonie, d’un poème épique, d’une œuvre dont la profondeur échappe aux regards pressés tentés de la juger kitsch ou désuète. C’est une tragédie baroque, un chant sauvage qui s’affranchit des modes pour s’inscrire dans l’éternel et le culte. Il raconte l’homme face à la démesure du cosmos : un héros nu, dépouillé de tout sauf de sa volonté, qui forge son chemin dans un chaos d’éléments déchaînés. Eclairée par des motifs profondément païens, c’est une méditation sur la véritable résilience, une réflexion sur la gloire, trace indélébile gravée sur la matière même du monde."

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  • Communiquer à tout prix ?...

    Les éditions L'échappée viennent de publier un essai de Nicholas Carr intitulé Communiquer à tout prix - Une histoire (très) critique des réseaux sociaux.

    Nicholas Carr est considéré comme l’un des penseurs critiques majeurs du numérique aux États-Unis. Il est notamment l'auteur de Internet rend-il bête ? (Robert Laffont, 2011) et de Remplacer l’humain. Critique de l’automatisation de la société (L’échappée, 2017).

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    " Depuis l’invention du télégraphe et du téléphone au XIXe siècle, jusqu’à l’arrivée d’Internet et l’essor fulgurant des réseaux sociaux, les systèmes de communication ont toujours été perçus comme des symboles de modernité, parés de toutes les vertus. Cette vision utopique repose sur le principe selon lequel plus nous disposons d’outils techniques pour partager des informations, plus la société prospère. Pourtant, au lieu de rapprocher les peuples en favorisant la compréhension mutuelle, les nouveaux médias semblent avoir contribué à semer le chaos. Et, paradoxe ultime, il se pourrait même qu’ils aient fait surgir ce qu’il y a de pire en nous.
    Telle est la thèse au cœur de cet essai, qui offre une lecture indispensable pour remettre en cause les croyances profondément ancrées au sujet de la communication, de la liberté d’expression et de la démocratisation des médias. S’appuyant sur une multitude d’exemples historiques révélateurs et d’études scientifiques de premier plan, l’auteur montre notamment comment les applications de messagerie ôtent toute nuance à nos conversations, comment la démultiplication des échanges en ligne favorise les comportements agressifs, ou encore comment les derniers « progrès » de l’IA brouillent dangereusement la frontière entre fantasme et réalité. Il explique aussi pourquoi notre psyché est foncièrement inadaptée au déferlement continu d’informations.
    En donnant une vue d’ensemble de l’influence des anciens et des nouveaux médias sur la société, Nicholas Carr nous alerte sur le sort tragique qui nous attend si nous n’en prenons pas conscience."

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  • Le pessimiste joyeux...

    Les éditions Fayard viennent de publier un livre d'entretien de Mathieu Bock-Côté avec Laurent Dandrieu intitulé Le pessimiste joyeux

    Québécois, Mathieu Bock-Côté est sociologue et chroniqueur et est déjà l'auteur de plusieurs essais comme Le multiculturalisme comme religion politique (Cerf, 2016), Le nouveau régime (Boréal, 2017), L'empire du politiquement correct (Cerf, 2019) ou Le Totalitarisme sans le goulag (Presses de la Cité, 2023).

    Laurent Dandrieu est journaliste, essayiste et critique cinématographique.

     

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    "« Le monde ne se présente pas à nous comme une pâte à modeler, mais comme un héritage à transmettre, comme une tâche à poursuivre. L’homme a besoin de s’inscrire dans les grandes chaînes de la continuité : s’il a l’impression que cette mémoire qui nous alimente, le souvenir des ancêtres, toutes ces choses qui sont les besoins naturels de l’âme humaine, sont sacrifiés au profit d’une forme de présent perpétuel, il est non seulement déraciné, asséché, mais plus encore, il est facilement manipulable. »
    Dans son premier livre d’entretiens accordés à Laurent Dandrieu, Mathieu Bock-Côté décrit sans fard les fondements d’une pensée philosophique et politique fondée sur la gratitude et l’attachement aux réalités charnelles plutôt qu’aux abstractions idéologiques."

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  • Le Saint Empire romain germanique...

    Les éditions Ellipses viennent de publier une étude historique de Danielle Buschinger intitulée Le Saint Empire romain germanique - Mille ans d'histoire impériale. Danielle Buschinger est germaniste, professeure émérite de langue et de littérature allemande à l'Université de Picardie.

     

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    " 25 décembre 800. Charlemagne est couronné empereur par le pape, ravivant le rêve d’universalité sur les ruines lointaines de l’Empire romain d’Occident. Après sa disparition, le Saxon Otton Ier restaure le pouvoir impérial en 962 et établit le futur Saint Empire romain germanique qui verra se succéder jusqu’en 1806 des dynasties aux autorités disparates, au premier rang desquelles les Saxons, les Saliens, les Hohenstaufen, les Luxembourg et les Habsbourg.

    Ce Saint-Empire, qui à son apogée s’étend de l’Italie à l’Europe du nord, n’est pas un État. C’est un assemblage de principautés sans véritable pouvoir central. Il n’est pas délimité par des frontières nettes et n’a pas de capitale. Il n’a pas d’armée et n’est en mesure de se défendre que de façon limitée. Jusqu’au XVIe siècle, il n’y a pas d’administration impériale.

    En dépit de cette impuissance politique, l’Empire a su rassembler des populations diverses et faire émerger des personnages forts, à l’image de Frédéric Barberousse et Charles Quint. Il a fait face à un conflit presque constant avec la papauté, a vu naître les guerres de Religion, venues heurter l’autorité impériale, et a su résister à la guerre de Trente ans, le grand choc du XVIIe siècle européen.

    Dans cette synthèse, qui parcourt mille ans d’histoire, l’auteur explore les hommes et les évènements qui ont contribué à construire, sur le temps long, l’Allemagne et au-delà, tout un continent."

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