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Livres

  • Le rock est-il réac ?...

    Les éditions du Cerf viennent de publier un essai de Patrick Boudet intitulé Le rock est-il réac ?.

    Journaliste à Rock & Folk, auteur et réalisateur de documentaires pour France Culture et Arte, Patrick Boudet est aussi l'auteur d'une Histoire de la Pop française.

     

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    " Sexe, drogue et révolte. Et si, derrière la façade rebelle, derrière l’image de subversion et l’idée qu’on s’en fait, le rock était en réalité bien plus réactionnaire qu’il n’y paraît ?

    Voici, pour la première fois, l’enquête iconoclaste qui dévoile la face cachée d’un phénomène planétaire. Parce qu’il est le meilleur spécialiste du genre, parce qu’il a été le scrutateur de ses métamorphoses et le témoin des générations, parce qu’il a côtoyé les plus grands, il fallait Patrick Boudet pour dire la vérité de la transgression, pour décrypter l’identité profonde et révéler la dimension très politique d’un mouvement culturel majeur.

    Des Sex Pistols aux Ramones, de Led Zeppelin à Pink Floyd, de Mick Jagger à Marilyn Manson et d’Elvis à Bowie, d’inventions en réinventions et de provocations en provocations, le rock en revient toujours à son esprit premier.

    Examinant tous les courants, convoquant les airs les plus célèbres et les artistes les plus illustres, Patrick Boudet explore l’histoire souterraine et les ressorts cachés d’un genre musical devenu une langue universelle. Et nous fait découvrir, avec style, une autre histoire du rock."

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  • La vraie nature du fascisme italien...

    Les éditions Tallandier viennent de publier un essai de Lucien Jaume intitulé La vraie nature du fascisme italien.

    Philosophe et historien, Lucien Jaume travaille depuis longtemps sur l’histoire des idées politiques depuis la Révolution. Il a notamment publié une biographie de Tocqueville.

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    " Depuis plus d’un siècle, le mot fascisme est employé pour fustiger tout régime autoritaire ou dictatorial, alors qu’il ne s’applique en fait qu’à un pays et à une époque particuliers. Même les historiens les plus chevronnés font pour la plupart l’impasse sur la fabrique intellectuelle, par Mussolini en personne, d’une vision de l’homme et de la société dont on ne trouve l’équivalent nulle part dans l’Europe de l’entre-deux-guerres.

    Militant d’extrême gauche et adepte du syndicalisme révolutionnaire avant la Première Guerre mondiale, cet autodidacte s’est projeté dans un nationalisme et un bellicisme forcenés durant le conflit.

    Farouchement hostile au libéralisme politique et économique, il prône une révolution par le haut, c’est-à-dire par l’État devenu tout-puissant et les institutions afin d’établir un ordre « totalitaire ». L’encadrement rigoureux de toute la population, de la naissance jusqu’à la mort, et la répression des oppositions sont au fondement d’une révolution culturelle dont même Mao Zedong n’a jamais rêvé. On idolâtre la guerre pour elle-même, on exalte le « futurisme » pour mieux rompre avec le monde d’avant car le fascisme se veut un modernisme.

    Lucien Jaume, en s’appuyant sur les textes et les discours du régime, parvient à pénétrer dans les arcanes d’une pensée complexe mais cohérente. En contrepoint des études purement historiques, il apporte une contribution nouvelle à la compréhension du fascisme mussolinien. C’est un véritable événement."

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  • Céline : ses lettres au "cabotin" et à l'"hurluberlu"...

    Les éditions Gallimard viennent de publier un nouveau volume de correspondances de Céline intitulé Lettres à ses avocats français  1947-1953.

     

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    " Entre 1947 et 1953, alors qu'il est menacé d'extradition du Danemark, où il réside, afin d'être jugé en France pour collaboration avec les Allemands, Louis-Ferdinand Céline entretient une relation épistolaire cruciale avec les deux avocats chargés de le défendre. Le premier, Maître Albert Naud, est un ancien résistant ; le second, Maître Jean-Louis Tixier-Vignancour, a été lui aussi suspecté de collaboration avant de bénéficier d'un non-lieu. La presse française, notamment communiste, fait monter la pression autour de son procès : des témoignages douteux et de fausses photographies circulent. Les lettres de Céline depuis l'exil montrent un homme qui se bat avec la dernière énergie pour éviter la prison : "La Prison est le seul mot avec lequel je ne fasse pas joujou", écrit-il en 1948. Cette correspondance met en scène un trio dans une pièce à suspense et à rebondissements. Par-devers lui, Céline surnomme Naud le "cabotin" et Tixier l'"hurluberlu", et joue l'un contre l'autre, les deux avocats ne s'appréciant guère. Dans les coulisses passe le fidèle avocat danois de Céline, Maître Thorvald Mikkelsen, qui vient souvent en renfort. Après une manœuvre maladroite auprès de la Cour, Maître Tixier-Vignancour finit par trouver la solution du côté du tribunal militaire en mars 1951. Quelques mois plus tard, l'homme qui quitta précipitamment Paris en 1944 pour Baden-Baden se retrouve installé à Meudon, amnistié, son casier blanchi et toute son œuvre reprise par les Éditions Gallimard. Ce quatorzième volume de la "Série Céline", établi par Jean Paul Louis, réunit les deux volumes de lettres publiées aux Éditions La Flûte de Pan par Frédéric Monnier : celles à Albert Naud en 1984 et celles à Tixier-Vignancour en 1985. Cette nouvelle édition rassemblant 168 lettres, relues sur le fac-similé du manuscrit, bénéficie d'une documentation inédite et d'un nouvel appareil de notes, ainsi que d'une chronologie complète des affaires judiciaires de Céline entre 1944 et 1958."

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  • Montagne sans dieu...

    Les éditions des Amis de la Culture européenne viennent de rééditer un roman de Marc Augier (alias Saint-Loup) intitulé Montagne sans dieu, publié initialement en 1955 et depuis longtemps introuvable.

    Aventurier, journaliste engagé et écrivain, Saint-Loup est l'auteur de nombreux récits et romans dont Face nord, La peau de l'Aurochs, La nuit commence au Cap Horn (Transboréal, 2015), La République du Mont-Blanc (Auda Isarn, 2020) ou Nouveaux Cathares pour Montségur (Auda Isarn, 2020).

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    " Le corps de Francis Crétier est taillé pour le roc alpin. Tel un bouquetin, il franchit les gouffres, épouse les parois et atteint les cimes. Voilà que son âme, happée par le vertige, pose au vide la question triple du sens de l'humain, du surhumain et du divin. L'homme a t-il sa place au sommet ? Peut-il dépasser l'extrémité du rocher et se hisser au-delà ?

    La montagne n'a que faire des mots et des réponses. Impassible, elle affirme dans sa majesté primordiale son vouloir incompréhensible.
    Crétier se débat avec l'absurde. Au milieu des années 50, le monde est fini et désenchanté. Il n'existe plus de terra incognita et les îles au Nord du monde, d'où venaient les Thuata dé Danann, sont inaccessibles. L'alpiniste quitte l'Europe, passe par les Andes, le mont Kenya et échoue au Japon.

    Brûlé par le feu nucléaire, l'Empire du soleil levant n'a pas renoncé à dialoguer avec le ciel. La montagne japonaise accueille et guérit le Français. C'est en gravissant – sans idée de retour – un volcan sacré que Crétier répondra à la question qu'il avait lui-même posée : un refus de l'humain, trop humain et une affirmation muette qu'il faut lire sur ses lèvres closes.

    Rare et singulier, cet ouvrage de 1955 était resté hors de portée après avoir suscité l'incompréhension à l'époque. Il reparaît aujourd'hui doté d'une préface qui en analyse les enjeux et en explicite la complexité."

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  • Homère et la politique...

    Les éditions Auda Isarn viennent de publier un essai, inédit en français, de William Ewart Gladstone intitulé Homère et la politique, dans une traduction de Jean Bastier.

    Homme politique britannique, défenseur des classes populaires et adversaire de Benjamin Disraeli, quatre fois premier ministre, William Ewart Gladstone était aussi un helléniste distingué, spécialiste de l’œuvre d'Homère.

     

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    " Pour William Ewart Gladstone (1809-1898), ministre de la reine Victoria, Homère a inventé la science politique. Celle-ci est fondée sur le dialogue et l’art de plaire et de persuader, l’art de délibérer au besoin en échangeant des insultes, et surtout l’art oratoire, cet art de charmer par la parole qui apporte à un homme autant de gloire que celle conquise sur le champ de bataille.

    Un essai passionnant sur celui que Lamartine avait surnommé « le civilisateur ». (Traduit pour la première fois en français et commenté par Jean Bastier, professeur agrégé des universités.)"

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  • Chronique cimmérienne...

    Maxime A. Reynel a publié récemment chez Amazon un court essai intitulé Chronique cimmérienne - Une relecture païenne du film culte Conan le Barbare. Né dans les années 60, Maxime A. Reynel a longtemps enseigné l'Histoire du Moyen-Age. Aujourd'hui, il se consacre à ses deux autres passions : le cinéma et l'Heroic Fantasy.

     

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    " Conan le Barbare, c’est dix-sept nouvelles parues dans le pulp Weird Tales entre 1932 et 1936, dues à l’imagination fiévreuse du romancier américain Robert E. Howard. Fragments d’un mythe primal qui s’achève avec le suicide de leur créateur, ces récits sont promis à une étonnante postérité. En effet, surgit en 1982 de cette matière incandescente le film Conan le Barbare, porté par la vision âpre de John Milius, sculpté par un scénario co-écrit avec Oliver Stone, incarné par Arnold Schwarzenegger et transcendé par la musique de Basil Poledouris.

    Mais attention : Conan le Barbare est bien plus qu’un film. Il s’agit d’une symphonie, d’un poème épique, d’une œuvre dont la profondeur échappe aux regards pressés tentés de la juger kitsch ou désuète. C’est une tragédie baroque, un chant sauvage qui s’affranchit des modes pour s’inscrire dans l’éternel et le culte. Il raconte l’homme face à la démesure du cosmos : un héros nu, dépouillé de tout sauf de sa volonté, qui forge son chemin dans un chaos d’éléments déchaînés. Eclairée par des motifs profondément païens, c’est une méditation sur la véritable résilience, une réflexion sur la gloire, trace indélébile gravée sur la matière même du monde."

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