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Livres

  • Les lumières sombres...

    Les éditions Gallimard viennent de publier un essai d'Arnaud Miranda intitulé Les lumières sombres - Comprendre la pensée néoréactionnaire. Docteur en théorie politique, chercheur associé au Cevipof, Arnaud Miranda enseigne depuis 2019 l'histoire des idées politiques et la philosophie à Sciences Po, à l'université Versailles-Saint-Quentin et à l'Institut catholique de Paris.

     

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    " Au cours des années 2010 et 2020, aux États-Unis, une nouvelle contre-culture de droite radicale s'est développée sur internet. Ses figures centrales, comme Curtis Yarvin ou Nick Land, écrivent le plus souvent sous pseudonymes, sur des blogs et sur les réseaux sociaux. Ils ont donné à ce mouvement son nom, la "néoréaction", ou encore les "Lumières sombres". Les idées qu'ils défendent sont à la fois anciennes et hypermodernes : détruire la démocratie, établir une monarchie, diriger l'État comme une entreprise, rétablir les inégalités entre hommes et femmes, affirmer les différences entre patrimoines génétiques... D'abord marginaux, ils ont peu à peu obtenu le soutien de certains milliardaires de la Silicon Valley, et leur audience n'a cessé de s'élargir depuis. Avec la victoire de Donald Trump en novembre 2024, ils estiment avoir désormais les mains libres pour faire de l'Amérique le laboratoire de leurs vœux les plus fous. Cette première analyse met en lumière l'originalité des néoréactionnaires tout en les inscrivant dans l'histoire longue des idées. Elle donne à lire leurs textes et permet de prendre la mesure de ce qui pourrait bien, si nous n'y prenons garde, devenir notre futur."

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  • Ernst Jünger, la lettre et l'esprit...

    Les éditions Descartes & Cie viennent de publier un essai de François L'Yvonnet intitulé Ernst Jünger - La lettre et l'esprit. François L’Yvonnet est professeur de philosophie et éditeur. Il a publié divers essais consacrés à Simone Weil, Ernst Jünger, François Jullien, et Jean Baudrillard.

     

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    " L’œuvre d’Ernst Jünger est intégralement littéraire. Elle est cependant inclassable, surtout pour nous Français qui aimons « ranger » les diverses productions écrites (romans, essais, journaux, mémoires, correspondances). Or, Jünger a utilisé toutes les formes d’écriture et de composition, les mêlant souvent. Mais cette singularité ne suffit pas, d’autres écrivains ont exploité les genres littéraires disponibles, il faut aller plus loin pour saisir son originalité, et découvrir que sa pensée n’est jamais séparable de sa « courbe de vie ».

    Ce qui est remarquable dans cette œuvre « de part en part littéraire », c’est le rôle singulier confié à la littérature. Au point que certains textes majeurs semblent se situer en dehors du champ littéraire stricto sensu, comme, pour ne citer qu’eux, La Guerre comme expérience intérieure, Le Travailleur ou le Passage de la ligne. Des « essais » qui illustrent le traitement jüngerien, et donc « littéraire », de thématiques réputées philosophiques : l’emprise de la technique, la domination planétaire du travailleur, la guerre comme « grand jeu cosmique », l’anéantissement promis par le nihilisme contemporain, etc. Non pas sous la forme d’une littérature d’idées, d’une littérature militante ou engagée, mais parce que les ressources convoquées sont d’abord celles de la langue. Avec cette conviction, qui ne quittera pas Jünger, que la littérature est plus à même de « penser » ce qui résiste à l’abstraction conceptuelle, à la généralisation, qui caractérisent la démarche philosophique. La forme littéraire, chez lui, est animée d’un double mouvement, à la fois de retrait (rendant possible un décryptage du monde) et de laisser aller de la pensée, comme si elle suivait son cours sans autres contraintes que celles imposées par l’écriture. La pensée, ainsi « débridée », est capable de dire le plus intime de l’expérience humaine."

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  • Un maître de violence...

    Les éditions Perspectives libres viennent de publier un essai d'Olivier Battistini intitulé La guerre - Un maître de violence.

    Maître de conférences émérite en histoire grecque à l’Université de Corse, Olivier Battistini est directeur du Labiana Callipolis, un laboratoire d'histoire grecque, associé à la Bibliotheca Classica Selecta (BCS) de l'université catholique de Louvain, et membre du comité scientifique de Conflits. Auteur de nombreux ouvrages sur la Grèce ancienne, ses domaines de recherches sont la guerre et la philosophie politique. Il a notamment publié Platon - Le philosophe-roi (Ellipses, 2024).

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    " Par la dialectique d’un achèvement et d’une négation, la guerre grecque dit l’harmonie de la cité-État. Elle est le signe paradoxal de sa survie et de sa disparition future, principe et fin. Elle apparaît comme l’acte politique suprême. La guerre qui oscille entre des pôles opposés, la violence première et le raffinement souverain, est le moyen de tendre à l’hégémonie et à l’autonomie pour le maintien de la cité dans l’horreur de l’histoire. Pour un temps nécessairement bref. Il s’agira ici de la guerre chez les Grecs, l’art du commandement, la tactique et la « grande tactique », l’idée de la guerre en tant que telle, une guerre inévitable car politique — la politique est une métaphysique de l’histoire. Pour lire l’extrême-contemporain, le « Grand Jeu » des impérialismes, le « Tourbillon des ombres » sur les échiquiers de la géopolitique, les éléments des conflits futurs comme « l’art opératif », la « guerre par attrition », la guerre civilisationnelle, politique ou idéologique, la persuasion de masse, la guerre occulte, la guerre souterraine, la guerre irrégulière, la guerre civile, la « guerre juste », la guerre hors limites, la guerre totale…"

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  • Le retour du Roi...

    Les éditions du Verbe-Haut viennent de publier un roman de David Engels intitulé Le retour du roi.

    Historien, essayiste, enseignant chercheur à l'Instytut Zachodni à Poznan, à l'Institut Catholique de Vendée ainsi qu'au Mathias Corvinus Collegium de Bruxelles, David Engels est l'auteur de trois essais traduits en français, Le Déclin - La crise de l'Union européenne et la chute de la République romaine (Toucan, 2013), Que faire ? - Vivre avec le déclin de l'Europe (La Nouvelle Librairie, 2024) et, dernièrement, Défendre l'Europe civilisationnelle - Petit traité d'hespérialisme (Salvator, 2024). Il a  également dirigé deux ouvrages collectifs, Renovatio Europae - Plaidoyer pour un renouveau hespérialiste de l'Europe (Cerf, 2020) et Aurë entuluva! (Renovamen-Verlag, 2023), en allemand, consacré à l’œuvre de Tolkien.

     

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    " Le retour du roi est un roman politique et symbolique qui interroge la crise de l’autorité et la perte de sens dans le monde contemporain. À travers le thème du retour du pouvoir légitime, le récit invite le lecteur à réfléchir sur l’ordre, la responsabilité et la transmission.

    D’abord, le roman s’inscrit dans une société marquée par le désordre et la fragmentation. Les repères s’effacent. Les institutions vacillent. Dans ce contexte, l’idée d’un retour du roi apparaît. Cette possibilité peut être réelle ou imaginaire. Elle agit surtout comme un révélateur.

    Ensuite, cette figure du roi dépasse la seule dimension politique. Elle incarne une restauration de l’ordre et de la hiérarchie. Elle rappelle aussi l’exigence de responsabilité. Face à un monde livré à l’arbitraire et à la confusion, elle oppose une autorité fondée sur la légitimité.

    Par ailleurs, le roman explore plusieurs tensions essentielles. Il confronte la légitimité au pouvoir. Il oppose le peuple aux institutions. Il met aussi en dialogue la tradition et la modernité. À travers une narration volontairement épurée, Le retour du roi interroge ce que signifie gouverner, obéir et transmettre.

    Cependant, le livre ne se réduit pas à une fable idéologique. Il s’inscrit pleinement dans la tradition du roman d’idées. Ici, la fiction devient un moyen privilégié pour penser le politique. Le retour du roi n’est donc pas seulement un événement. Il devient un symbole. Il révèle les fractures profondes qui traversent les sociétés modernes.

    Enfin, Le retour du roi s’adresse aux lecteurs qui attendent du roman autre chose qu’un simple divertissement. L’ouvrage propose une œuvre de réflexion. Il se présente comme une parabole contemporaine sur la souveraineté, la fidélité et la nécessité d’un ordre juste."

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  • Les Héros...

    Les éditions Héritage viennent de rééditer un essai de Thomas Carlyle intitulé Les Héros. Philosophe, historien et essayiste écossais, Thomas Carlyle (1795-1881) est une figure essentielle de la pensée romantique britannique. 

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    " Les Héros revient sur six archétypes de « Grands Hommes », six modèles ayant - aux yeux de Carlyle - pesé sur l’Histoire en y imprimant leur marque. Ces six hommes représentent six destins, six appels à la vitalité, à l’intransigeance et l’exigence, unis par la dévotion au Vrai et au Juste.
    Carlyle choisit des figures tutélaires pour tirer de leur exemple l’essence d’un héroïsme particulier, et propose de s’appuyer sur ces différents modèles pour analyser les facettes de la grandeur, du courage et du labeur. Ainsi, l’ombrageux Odin, le résolu Cromwell et le profond Luther sont réunis par l’universelle perception d’une réalité supérieure, vers laquelle doit tendre l’humanité.
    La présente édition livre le texte de Carlyle et rend compte de son contexte historique par une préface concise, qui en restitue les enjeux épistémologiques. L’ensemble est étayé de notes explicatives qui permettent une compréhension fine du propos.
    Une lecture essentielle et vivifiante, qui rafraîchit l’esprit des formes pesantes et usées par une trop étroite modernité."

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  • Hergé et Jacobs : du duo au duel...

    Les éditions de Moulinsart, en association avec les éditons Casterman,  viennent de publier un essai d'Eric Verhoest intitulé Hergé - Jacobs : du duo au duel. Journaliste de formation, Éric Verhoest a publié plusieurs ouvrages dont L'héritage de Jacobs (2016) en collaboration avec Jean-Luc Cambier.

     

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    " Pour la première fois, le destin des deux géants de la bande dessinée est retracé dans un seul ouvrage. C'est l'histoire fabuleuse de leur amitié créative ébranlée par la rivalité du succès, mais jamais dissoute. De la fluidité narrative d'Hergé à la théâtralité hypnotique de Jacobs, les deux complices ont construit et enrichi, chacun à leur manière, le style " ligne claire " qui illumine toujours la bande dessinée. S'ils ont collaboré, ils ne venaient pas du même monde : Jacobs était nourri de roman populaire et d'expressionnisme allemand ; Hergé, quant à lui, s'inspirait des films burlesques américains et de l'humour anglais. L'univers de Jacobs est dramatique, baigné de clair-obscur ; celui d'Hergé mêle aventure et humour. C'est donc l'histoire unique de deux artistes qui se sont enrichis tant de leurs différences que de leurs affinités."

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