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Livres

  • L'énigme Rommel...

    Les éditions L'Artilleur viennent de publier un essai de François Gerber intitulé L'énigme Rommel - Un officier allemand face à Hitler.

    François Gerber est avocat au barreau de Paris et historien. Il est l’auteur de plusieurs essais sur François Mitterrand (L’Archipel) , Mermoz (Privat) ou Saint-Exupéry (Denoël).

     

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    " Dès la fin de la guerre, le maréchal Erwin Rommel était considéré par les Alliés comme l’un des rares militaires de l’Allemagne nazie qui ne méritât pas l’opprobre. Il ne fit d’ailleurs l’objet d’aucune enquête approfondie de la part des juridictions d’après-guerre. Est-ce parce qu’il avait été assassiné sur ordre d’Hitler en 1944 pour avoir participé à l’opération « Walkyrie », le complot qui visait à éliminer le Führer ? Ou bien parce que les troupes qu’il avait commandées, en Afrique ou en Europe, ne commirent jamais d’actes inhumains ou contraires aux lois de la guerre ? Pour comprendre cet officier hors du commun et éclairer les choix décisifs qui furent les siens au cours du conflit, François Gerber s’est penché sur toutes les étapes importantes de son parcours, à la lumière de ses carnets personnels, de ses écrits techniques et des nombreuses lettres qu’il adressa à sa femme. Le lecteur parvient ainsi à discerner le moment où Rommel commence à passer de l’admiration pour Hitler à un désaccord qui ne fera que s’accroître. L’auteur retrace enfin en détail la mise au point du complot imaginé par Stauffenberg et il apporte des témoignages précis pour mieux cerner le soutien que lui a vraiment apporté Rommel. Grâce à cette enquête hors du commun, la dimension énigmatique qui a toujours entouré Rommel se dissipe et le lecteur découvre tout à la fois le génie tactique du « renard du désert » et la loyauté d’un officier, non pas au national-socialisme mais à la grandeur de l’Allemagne dans laquelle il avait été élevé et qu’il a voulu servir."

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  • L'art des bruits...

    Les éditions Allia viennent de publier L'art des bruits, le manifeste futuriste de Luigi Russolo. Peintre et père de la musique bruitiste, Luigi Russolo est un des principales figures de la mouvance futuriste avec Filippo Tommaso Marinetti et Umberto Boccioni et Giacomo Balla.

     

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    " Daté de 1913, L’Art des bruits, “Manifeste futuriste”, impressionne par son anticipation des nouvelles formes de musique : partant du principe que les sons purs ont fait leur temps, il affirme que la musique nouvelle devra tenir compte des bruits, autant sur le plan de l'harmonie que sur celui du rythme. Le premier concert de musique "bruitiste" se tient à Milan en 1914. Le présent texte en explique les caractéristiques et les enjeux. Son auteur distingue six catégories de bruits propres à notre expérience quotidienne. Mais il se défend d'une pure relation imitative avec le réel. Il s'agit de créer une émotion acoustique. Par retournement, il montre la musicalité de notre environnement sonore. Après Russolo, viendront Varèse et Prokofiev, John Cage, Erik Satie ou encore Theremin."
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  • Maurice Barrès, le grand écrivain...

    Les éditions Perrin viennent de publier Maurice Barrès - Le grand écrivain retrouvé, une biographie signée par Michel Guénaire. Avocat et écrivain, Michel Guénaire a publié un roman, La visite, et plusieurs essais.

     

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    " C'est un grand paradoxe que Barrès (1862-1923), qui fut le " prince de la jeunesse ", le passeur de nombreux talents littéraires (Gide, Blum, Mauriac...) et politiques (De Gaulle, Herriot, Mitterrand...), fût oublié après son trépas. Ainsi, le centenaire de sa mort, en 2023, fut autant ignoré que celui de Proust, l'année précédente, fut célébré.
    Les engagements du député, du journaliste et du polémiste, en particulier son antidreyfusisme, l'ont définitivement disqualifié. Pourtant, malgré ses saillies antisémites, il célébra l'engagement des Juifs pendant la Grande Guerre dans les Diverses Familles Spirituelles de la France. Pourtant, cet homme définitivement classé à droite fut toujours sensible à la " question sociale ". Pourtant, ce catholique fut le premier à accepter la loi de 1905 sur la séparation de l'Église et de l'État. Aujourd'hui, seul un lecteur de ses cinquante-six romans, essais, recueils d'articles, pourra le faire émerger d'un discrédit et d'un oubli injustes. « Un jour viendra, écrivit Aragon, où l'on relira Barrès, en faisant à ses idées aussi peu de place que l'on en donne à celles de Saint-Simon »."

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  • Brasillach et sa lettre à un soldat de la classe 60...

    Les éditions Lif viennent de rééditer Lettre à un soldat de la classe 60 de Robert Brasillach, avec une préface de Peter Tame.

    Écrivain et journaliste à l'Action française et Je suis partout, Robert Brasillach, à qui l'on doit, notamment, Les sept couleurs et Comme le temps passe, mais aussi une Histoire du cinéma (avec son beau-frère Maurice Bardèche) ou un Corneille, a été une des principale victimes de l'épuration des intellectuels et est mort le 6 février 1945, dans les fossés du fort de Montrouge, sous les balles d'un peloton d'exécution.

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    " Robert Brasillach aimait les enfants. Ils sont présents dans tous ses romans. Par ailleurs, toute sa vie, il a montré un sens très fort de la famille. Ses rapports avec son neveu, Jacques Bardèche, né en 1940, et sa nièce, Françoise, née en 1942, furent brefs mais chaleureux.
    Dans cette Lettre à un soldat de la classe 60, écrite en novembre 1944 à la prison de Fresnes, il lègue son idéal fasciste à son neveu.
    Cette Lettre constitue son testament politique. Incarcéré et inculpé pour «intelligence avec l’ennemi» (c’est-à-dire avec les Allemands, qui avaient occupé la France depuis 1940), il leur rend pourtant hommage. Le ton de la lettre est à la réconciliation des Français entre eux ainsi qu’à celle de la France et de l’Allemagne. Dynamiques et ambitieux, les Allemands paraissent encore à Brasillach très courageux en ce qu’ils continuent à tenir tête au monde entier. Pour lui, ce sont même des victimes plutôt que des ennemis dans la Deuxième Guerre mondiale.
    Il prévoit que, dans l’avenir, il faudrait que la France se réconcilie avec l’Allemagne afin que les deux nations puissent accomplir de grandes choses ensemble. Il cite une phrase d’un article polémique, phrase qui lui sera abondamment reprochée lors de son procès : «[...] les plus lucides d’entre nous ont tous plus ou
    moins couché avec l’Allemagne, et [...] le souvenir leur en restera doux.»
    Pourtant, sa pensée politique s’est légèrement modifiée : il prône encore son idéal fasciste, mais il y ajoute, paradoxalement, un certain libéralisme associé à l’anarchisme de sa jeunesse. Le texte montre un certain nombre de contradictions dans la pensée politique de Brasillach, qui les assume toutes.
    En janvier 1945, il sera condamné à mort par un tribunal de la Libération et fusillé le 6 février 1945."

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  • Un avion pour les gouverner tous...

    Les éditions du Rocher viennent de publier un essai de Joseph Henrotin intitulé Un avion pour les gouverner tous - Le F-35, prisme de la dépendance stratégique européenne.

    Joseph Henrotin est politiste et stratégiste. Directeur de recherche au CAPRI (Centre d'analyse et de prévision des risques internationaux), il est également chargé de recherche à l'Institut de stratégie comparée (ISC) et chercheur associé à l'Institut d'études de stratégie et de défense (IESD). Il est rédacteur en chef de la revue Défense & Sécurité Internationale.

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    " Concentré de technologies, l'avion de combat américain F-35 Lightning II rencontre un énorme succès commercial. D'ici 2035, il équipera treize forces aériennes européennes, et au moins celles de quatorze pays membres de l'OTAN. Mais le F-35 suscite aussi la controverse : programme militaire le plus cher de tous les temps, il a accumulé les difficultés de mise au point et les choix techniques hasardeux. Sans compter la question du contrôle exercé par les États-Unis sur une série de fonctions clés du système. De facto, le Lightning II n'est pas tant un avion qu'une centrale de connectivité dont Washington oriente souverainement les évolutions et les niveaux de mise à jour.

    Les promesses militaires indéniables offertes par le F-35 se doublent donc de risques stratégiques et politiques, à l'heure où tout indique que le fossé entre les deux rives de l'Atlantique va sans doute perdurer après le départ de Donald Trump. Comment, dans ces conditions, expliquer le succès de ce programme d'armement auprès d'alliés qui cherchent pourtant officiellement à réduire leur dépendance stratégique ? Analysées de manière globale pour la première fois ici, les raisons de ces décisions sont techniques mais aussi stratégiques, diplomatiques, industrielles et budgétaires. Elles démontrent la centralité des choix politiques, mais aussi, chez les pays clients, le poids des représentations et parfois des croyances concernant les liens entre l'Europe et les États-Unis."

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  • Comment pensent les démocraties ?...

    Les éditions Albin Michel viennent de publier un nouvel essai de Marcel Gauchet intitulé Comment pensent les démocraties. Philosophe et historien, Marcel Gauchet a été directeur d'études à l'EHESS et rédacteur en chef de la revue Le Débat. Il a publié de nombreux essais dont La démocratie contre elle-même et les quatre tomes de L'avènement de la démocratie.

     

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    " Il y a l'idéologie que chacun se plaît à dénoncer chez son contradicteur, et il y a les idéologies qui organisent le champ des identités politiques et inspirent les grands mouvements d'opinion. C'est de ces idéologies-là que traite ce livre.

    Apparues au XIXe siècle avec l'avènement des sociétés démocratiques modernes, elles prennent la relève de la religion comme grilles de lecture du monde social quand celui-ci bascule de l'obéissance au passé à l'invention de l'avenir. Un espace de choix s'ouvre alors à la liberté des hommes, que les idéologies viennent remplir.

    Pour autant, le pouvoir idéologique reste un mystère. Marx, qui a longtemps fait autorité en la matière, l'élucide en en faisant l'instrument intellectuel de la domination de la classe bourgeoise. En rupture avec cette thèse, Marcel Gauchet propose une explication qui ancre plus profondément les ressorts du phénomène. Sous la dynamique capitaliste, il distingue une dynamique politique propre à la société de l'histoire qui engendre au gré des conjonctures des « pensables » et des « croyables » où les idéologies puisent leurs matériaux.

    Cet éclairage original permet une réinterprétation d'ensemble du parcours des idéologies qui ont successivement dominé l'esprit de leur époque. Ainsi se dessine une histoire intellectuelle renouvelée de l'expérience démocratique faisant la part belle au néolibéralisme qui bouleverse souterrainement tous les repères politiques et sociaux depuis les années 1970."

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