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05/06/2018

Plaidoyer pour une nature sauvage et libre...

Les éditions Actes Sud viennent de publier un essai de Gilbert Cochet et Stéphane Durand intitulé Ré-ensauvageons la France - Plaidoyer pour une nature sauvage et libre. Naturaliste, conseiller scientifique de Jacques Perrin pour le film Les Saisons, Gilbert Cochet est attaché au Muséum national d'histoire naturelle et préside l'association Forêts sauvages. Biologiste et ornithologue, Stéphane Durand participe comme conseiller scientifique aux aventures cinématographiques de Jacques Perrin depuis 1997 : Le Peuple migrateur, Océans et Les Saisons.

 

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" Le XXe siècle a vu la défaite du sauvage. Nous avons fait le vide autour de nous. Pourtant, malgré tout ce que nous lui avons fait subir, la nature résiste. Mieux, elle revient! Notre pays est le mieux placé pour être en tête de la course pour la plus belle nature européenne, grâce à sa très riche biodiversité. Passant en revue tous les grands milieux naturels. de la montagne à la mer, cet ouvrage propose un éventail de solutions simples afin de ménager une place pour le bien-être et l'épanouissement de tous, hommes, plantes et animaux. Favoriser le retour de la nature sauvage est un excellent facteur de développement. Cette richesse naturelle est renouvelable et non délocalisable. C'est l'enjeu économique de demain. "

04/06/2018

La promesse d'Hector...

Les éditions Les Belles Lettres viennent de publier un livre de Percy Kemp intitulé La promesse d'Hector. D'origine anglo-libanaise, spécialiste du renseignement économique, Percy Kemp est, notamment, l'auteur de plusieurs roman sur le thème de l'espionnage comme Le Système Boone (Albin Michel, 2002) ou Le Grand Jeu (Seuil, 2016).

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" « Quand ai-je perdu cette paix de l’âme et cette tranquillité de l’esprit que m’avait longtemps conférée la certitude que le nom d’Hector serait toujours chanté, et sa mort pleurée ? À quel moment me suis-je rendu compte que ce sur quoi j’avais construit mon être et bâti ma vie était l’écho de moins en moins audible et l’éclat de moins en moins visible d’un autre monde et d’un autre temps dans lesquels personne autour de moi ne se reconnaissait plus ? »
Hanté par la figure emblématique d’Hector, un soldat écrit à son fils et s’interroge sur notre manière de mener les guerres, quand drones et missiles balistiques se substituent aux hommes, quand le centre de gravité du monde bascule de l’Atlantique vers le Pacifique, quand la société numérique triomphante sacrifie la Vérité sur l’autel de la Convenance. "

16:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : percy kemp, guerre, hector, homère |  Facebook | Pin it! |

02/06/2018

Rencontre avec le roi du monde...

Les éditions Camion noir viennent de publier un livre de Ferdinand Ossendowski intitulé Rencontre avec le roi du monde. Géologue, aventurier et écrivain d'origine polonaise, Ferdinand Ossendowski a publié de nombreux récits, en particulier sur ses périples en Asie pendant et après la guerre civile russe. Il est un des premiers à avoir évoqué la figure de von Ungern-Sternberg, le célèbre "Baron fou"...

 

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" Ce livre est paru en français pour la première fois en 1924. Il est passionnant à deux titres : tout d'abord par la personnalité de son auteur, ensuite par son contenu. Ferdinand Ossendowski, né en 1878, participa à la révolution de 1905 et devint même président, deux mois durant, de l'éphémère « gouvernement révolutionnaire » d'une république sibérienne. Condamné à mort, gracié par le tsar, relégué en Sibérie, il soutint les forces contre-révolutionnaires, dites « blanches », de l'amiral Koltchak qui le nomma Ministre des finances de son gouvernement. C'est après l'effondrement de celui-ci, sous les coups de boutoirs des bolcheviks, que débute Rencontre avec le Roi du Monde qui relate sa fuite devant les armées rouges jusqu'en Chine. Quant au contenu du livre, il relève, pour une part de la littérature d'aventure vécue et pour une autre de l'ésotérisme et de l'initiation. De ce fait Rencontre avec le Roi du Monde, qui a inspiré Corto Maltese en Sibérie, passionnera tant les amateurs de récit d'aventure que ceux qui s'intéressent au bouddhisme et au lamaïsme tibétain. "

01/06/2018

Quand des volontaires français rejoignaient la division Charlemagne...

Les éditions Jourdan viennent de publier un ouvrage de Dominique Lormier intitulé SS français - Récits, lettres et témoignages inédits de la SS Charlemagne. Sur le même thème, les éditions Nemrod publient Sous uniforme allemand, un récit inédit de Jean-Marie Croisile qui retrace son parcours dans la Légion des volontaires français contre le bolchévisme, puis dans la division Charlemagne.

 

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" Cet ouvrage captivant présente les récits inédits de Waffen SS français ayant lutté contre l'armée soviétique en 1944-1945. Dans la neige et le froid, contre un adversaire implacable, et mieux armé, ils ont été engagés dans des opérations souvent suicidaires, de véritables missions de sacrifice ultime.

Chez beaucoup d'engagés français dans la Waffen SS on retrouve la quête d'un " idéal " fasciste, porté par la camaraderie indestructible du front, la nostalgie fraternelle des tranchées, le culte de la force virile, la fascination pour l'univers militaire allemand, la haine du communisme et du capitalisme, le goût de l'aventure et de l'épopée guerrière, la volonté de restaurer l'héroïsme militaire français dans un cadre européen... Ils rêvent d'un ordre militaire nouveau, hérité de la chevalerie médiévale. Un ordre fondé sur la discipline, l'honneur, la fidélité, le sens du sacrifice, le mépris de la mort. Un ordre quasi religieux, où se retrouvent des catholiques traditionalistes et des païens convaincus. Tous ne sont pas antisémites, mais avant tout anticommunistes.

La Waffen SS " française " recrute des idéalistes, des braves types, des moins braves types, des fanatiques, des fourvoyés, des malchanceux. On y retrouve toutes les classes sociales de la France de l'époque : aristocrates, bourgeois, fonctionnaires, ouvriers et paysans.

Cet ouvrage ne se veut en aucun cas une réhabilitation déguisée de ces combattants d'une cause perdue. L'auteur se contente de relater le plus fidèlement possible leurs témoignages, tout en écartant toute forme d'apologie du nazisme. "

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" En février 1943, déterminé à participer à la lutte contre le communisme sur le front de l'Est, Jean-Marie Croisile signe son engagement au sein de la Légion des volontaires français contre le bolchevisme. Un choix qui le conduira plus tard à intégrer la 33e Division SS Charlemagne avec laquelle il participera à la défense de Berlin. À l'automne 1943, c'est au tour de son jeune frère, Alain Croisile, puis de leur père, Jean Croisile, de signer un engagement au sein de la Waffen-SS. À la lumière de l'histoire, il s'agit d'un choix indéfendable qui les conduira à la fin de la guerre à affronter la Haute Cour de Justice de Colmar pour avoir « sciemment accompli des actes de nature à nuire à la défense nationale. » Au vu de l'histoire familiale, il s'agit d un choix d'autant plus incompréhensible que le père, Jean Croisile, est un ancien héros de la guerre de 1914-1918, cinq fois blessé dans les combats, dont trois fois à Verdun, mais aussi un vétéran de la campagne de 1940 au cours de laquelle il s'est encore battu vaillamment contre l'ennemi allemand. « Je puis assurer, en toute conscience, que malgré nos pauvres moyens matériels, j'ai toujours résisté face à l'ennemi, de toutes mes forces, et s'il y avait eu en France plus de résistants à ce moment-là [mai 1940], il est bien certain que les événements auraient pris une tout autre tournure », déclarait d'ailleurs Jean Croisile aux jurés chargés de le juger en 1945. Construit autour du récit inédit de Jean-Marie Croisile, et complété par différentes recherches qui permettent de retracer le parcours de cette famille depuis les années 1900 jusqu'à son procès devant la Haute Cour de Justice de Colmar, Sous uniforme allemand dévoile pour la première fois, sans romantisme ni emphase, ce que fut le cheminement complet de ces hommes qui firent le choix d'aller combattre sur le front de l'Est et la réalité de ce qu'ils vécurent. "

31/05/2018

Avec Homère et Sylvain Tesson...

Les éditions des Equateurs viennent de publier un essai de Sylvain Tesson intitulé Un été avec Homère. Géographe, aventurier et journaliste, Sylvain Tesson est l'auteur de récits tirés de ses expéditions comme L'axe du loup (Robert Lafont, 2004), Dans les forêts de Sibérie (Gallimard, 2011) ou Sur les chemins noirs (Gallimard, 2016), mais aussi de recueils de nouvelles, parfois grinçantes, comme Une vie à coucher dehors (Gallimard, 2010) ou Vérification de la porte opposée (Phébus, 2010).

 

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" Un Été avec Homère ou l'Iliade et l'Odyssée comme on ne vous les a jamais racontées. Un voyage entre la mythologie et le monde d'aujourd'hui, érudit, épique, drolatique, époustouflant.

L'Iliade est le récit de la guerre de Troie. L'Odyssée raconte le retour d'Ulysse en son royaume d'Ithaque. L'un décrit la guerre, l'autre la restauration de l'ordre. Tous deux dessinent les contours de la condition humaine. À Troie, c'est la ruée des masses enragées, manipulées par les dieux. Dans l'Odyssée on découvre Ulysse, circulant entre les îles, et découvrant soudain la possibilité d'échapper à la prédestination. Entre les deux poèmes se joue ainsi une très violente oscillation : malédiction de la guerre ici, possibilité d'une île là-bas, temps des héros de côté là, aventure intérieure de ce côté ci.

Ces textes ont cristallisé des mythes qui se répandaient par le truchement des aèdes dans les populations des royaumes mycéniens et de la Grèce archaïque il y a 2500 ans. Ils nous semblent étranges, parfois monstrueux. Ils sont peuplés de créatures hideuses, de magiciennes belles comme la mort, d'armées en déroute, d'amis intransigeants, d'épouses sacrificielles et de guerriers furieux. Les tempêtes se lèvent, les murailles s'écroulent, les dieux font l'amour, les reines sanglotent, les soldats sèchent leurs larmes sur des tuniques en sang, les hommes s'étripent et une scène tendre interrompt le massacre pour nous rappeler que les caresses arrêtent la vengeance.

Préparons nous : nous passerons des fleuves et des champs de bataille, nous serons jetés dans la mêlée, conviés à l'assemblée des dieux, nous essuierons des tempêtes et des averses de lumière, nous serons nimbés de brumes, pénétrerons dans des alcôves, visiterons des îles, prendrons pied sur des récifs. Parfois, des hommes mordront la poussière, à mort. D'autres seront sauvés. Toujours les dieux veilleront. Et toujours le soleil ruissellera et révèlera la beauté mêlée à la tragédie. Des hommes se démèneront pour mener leurs entreprises mais derrière chacun d'eux, un dieu veillera et jouera son jeu. L'Homme sera-t-il libre de ses choix ou devra-t-il obéir à son destin ? Est-il un pauvre pion ou une créature souveraine ?

Les poèmes auront pour décor des îles, des caps et des royaumes dont un géographe, Victor Bérard, effectua dans les années 1920 une très précise localisation. La Mare Nostrum est ce haut lieu d'où a jailli l'une des sources de notre Europe, qui est la fille d'Athènes autant que de Jérusalem.

Mais une question nous taraude. D'où viennent exactement ces chants, surgis des profondeurs, explosant dans l'éternité ? Et pourquoi conservent-ils à nos oreilles cette incomparable familiarité ? Comment expliquer qu'un récit de 2500 ans d'âge, résonne à nos oreilles avec un lustre neuf, un pétillement aussi frais que le ressac d'une calanque ? Pourquoi ces vers paraissent-ils avoir été écrits pas plus tard qu'aujourd'hui, par un très vieux poète à la jeunesse immortelle, pour nous apprendre de quoi seront fait nos lendemains ? En termes moins lyriques (Homère est le seul maître en la matière) d'où provient la fraîcheur de ce texte ? Pourquoi ces dieux et ces héros semblent malgré la terreur qu'ils inspirent et le mystère qui les nimbe, des êtres si amicaux ? "

30/05/2018

la petite gauloise...

Les éditions La Manufacture de livres viennent de publier un court roman de Jérôme Leroy intitulé La petite gauloise. Maître de l'anticipation noire, Jérôme Leroy est, notamment l'auteur de Monnaie bleue, de Bref rapport pour une très fugitive beauté , de Big sister ou de La minute prescrite pour l'assaut ainsi que l'excellent polar de politique-fiction, Le Bloc.

S'il peut parfois irriter avec sa pause d'écrivain de droite communiste (balnéaire !...) - et il a manifestement irrité Michel Marmin qui critique sa récente reprise de Nestor Burma, comme vous pourrez le lire dans le dernier numéro de la revue Éléments - , Jérôme Leroy nous livre ici un petit polar bien ficelé et grinçant, qui mérite le détour...

 

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" Dans une grande ville de l'Ouest, le temps est suspendu et l'on s'attend au pire. Enfin, si seulement on savait à quoi s'attendre... Mais il aurait fallu que l'indic parle plus tôt. Ou que le flic auquel il s'est confié avant d'être descendu ne soit pas lui aussi tué par erreur. Il aurait fallu que les types qui préparent le coup ne se retrouvent pas éparpillés aux quatre coins de la ville, planqués dans des caves et des entrepôts. Il aurait fallu que cette affaire là ressemble à ce que l'on connaît. Seulement qui pouvait prévoir que tout repose entre les mains d'une gamine encore au lycée, de cette petite gauloise mystérieuse et prête à tout pour que sa vie ait un sens. "