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15/06/2017

Assimilation : la fin du modèle français...

Les éditions du Toucan viennent de rééditer dans leur collection de poche l'essai de Michèle Tribalat intitulé Assimilation : la fin du modèle français et publié initialement en 2013. Michèle Tribalat est démographe et fut directrice de recherche à l’INED (Institut national des études démographiques). Elle a été membre du Haut Conseil à l’Intégration et a publié plusieurs livres remarqués dont Les Yeux grands fermés (Denoël, 2009).

 

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" Le modèle d’assimilation français a-t-il encore un avenir ?

La démographe Michèle Tribalat répond par la négative après une analyse en trois points. Tout d’abord démêler le vrai du faux dans les chiffres qui circulent sur l’immigration étrangère, ensuite examiner en quoi l’islam change la donne et enfin constater que les classes moyennes refusent désormais massivement le modèle multiculturaliste préconisé par l’UE. "

13/06/2017

Antigone...

Les éditions Glénat ont récemment publié Antigone, une bande-dessinée de Régis Pénet inspirée par la tragédie antique de Sophocle. Les dialogues ont été écrits par le romancier Erik L'Homme. L'ouvrage comporte également un dossier sur cette tragédie établi par le philosophe Jean-François Gautier.

On peut lire un entretien avec Régis Penet et Erik L'Homme dans le numéro 165 (avril-mai 2017) de la revue Éléments.

 

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" Antigone, fille d' Oedipe, s'apprête A braver l'interdit du roi de Thèbes en accomplissant les rites funéraires destinés A son frère, le paria Polynice. Pour ce geste, elle risque la mort. Mais c'est le prix A payer pour ce qu'elle estime être son devoir : envers l'amour qu'elle porte A son frère, envers les dieux. Son propre oncle, le roi Créon, ira-t-il jusqu'A la condamner en dépit des lois divines, non écrites et éternelles ? Antigone, son fiancé Hémon et le devin Tirésias parviendront-ils A le faire changer d'avis ? Régis Penet adapte Antigone de Sophocle restituant, dans un époustouflant travail graphique en peinture sur bois, toute la force dramatique et la puissance philosophique de ce récit fondateur. En fin d'ouvrage, un appareil critique rédigé par un spécialiste de Sophocle recontextualise l'importance et la contemporanéité de la pièce originale. "

12/06/2017

La Gauche pétainiste...

 Les éditions Dualpha viennent de rééditer La Gauche pétainiste, un ouvrage que Jean-Claude Valla avait initialement publié en deux parties dans ses Cahiers libres d'histoire. Journaliste, rédacteur en chef du figaro magazine, Jean-Claude Valla a également été un des fondateurs et principaux animateurs du GRECE. Ses souvenirs ont été publiés après sa mort sous le titre d'Engagements pour la civilisation européenne.

 

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" La délégation des pleins pouvoirs au maréchal Pétain par l’Assemblée nationale réunie à Vichy le 10 juillet 1940 reste aujourd’hui encore un sujet tabou. Une légende tenace veut en effet que la gauche ait été seule ou presque à défendre la République, tandis que la droite, ravie de pouvoir enfin la détruire, aurait prêté main basse au Maréchal. D’où la canonisation laïque des 80 parlementaires, issus pour la plupart des formations de gauche, qui ont refusé de voter les pleins pouvoirs. Mais l’arbre, malgré ses guirlandes, ne doit pas cacher la forêt : 68% des parlementaires socialistes présents à Vichy ont voté pour le Maréchal, suivis par 82% des radicaux-socialistes et par 90 % des autres parlementaires de gauche.

Le traumatisme de la défaite explique l’immense popularité du Maréchal. De surcroît, cette guerre, la majorité des parlementaires ne l’avaient pas voulue et c’est bien pourquoi le gouvernement Daladier l’avait déclarée à leur insu, en violation des règles constitutionnelles. La gauche, plus encore que la droite, avait été viscéralement pacifiste. Au sein de la SFIO, l’évolution de Léon Blum vers le bellicisme avait été sévèrement critiqué par un nombre croissant de ses amis. À Vichy, en ce 10 juillet 1940, une semaine après l’épouvantable drame de Mers el-Kébir, les va-t’en-guerre stipendiés par l’Angleterre n’avaient pas bonne presse…

Le ralliement des parlementaires de gauche s’est opéré tout naturellement : le Maréchal passait pour un bon républicain, dont Léon Blum avait plusieurs fois vanté les mérites, et l’amiral Darlan, fils d’un garde des Sceaux franc-maçon de la fin du XIXe siècle, devait ses plus hautes fonctions au Front populaire et avait affirmé son soutien aux Républicains espagnols. Laval lui-même avait conquis son premier siège de député en 1914 sous la bannière de la SFIO et dirigé un gouvernement avec Édouard Herriot pour ministre d’État.

Cette gauche pétainiste, plus attentiste que collaborationniste, attachée à la personne du Maréchal ou respectueuse de sa légitimité, aucun historien n’a vraiment pris la peine de l’étudier dans sa spécificité. Jean-Claude Valla nous la fait découvrir durant ces journées cruciales de juillet 1940. "

10/06/2017

Cthulhu !...

Les éditions Les Moutons électriques viennent de publier récemment Cthulhu !, un essai de Patrick Marcel consacré à la figure centrale du mythe horrifique que Lovecraft a fait ressurgir des tréfonds de la mémoire de notre espèce... Un ouvrage indispensable pour tous les admirateurs du maître de Providence...

 

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Le cosmos réel de l’énergie dans tous ses états, y compris ce que nous connaissons sous le terme de matière, possède un contour et une nature absolument impossibles à appréhender par le cerveau,humain ; et plus nous en apprenons sur lui, plus nous prenons conscience de cet état de fait.

H. P. Lovecraft

" Cthulhu, nom chuchoté dans des chroniques obscures et réprimées, révéré par des sectes sanglantes et occultes, répété par des initiés rares et apeurés, hurlé par des témoins condamnés et terrifiés. Dieu démon effroyable, grand prêtre de la restauration d’un ordre ancien du monde, monstrueux titan venu d’ailleurs, envahisseur absolu qui s’insinue jusque dans les rêves... Par sa brève et terrible émersion de 1925, Cthulhu marque une date dans la prise de conscience par l’homme de sa fragilité dans l’univers, de sa vulnérabilité sur une planète dont il s’imaginait le maître. Hasard ou nécessité, Cthulhu, en laissant éclater au grand jour un danger qui n’appartenait qu’à la légende, devient le héraut d’un bouleversement général et radical des mentalités, du passage des mythes à la réalité, de la superstition à la pensée scientifique, du monde newtonien à l’univers einsteinien, d’une pensée assurée et globalisatrice au doute de la relativité.

Après une étude de l’événement de 1925 et de ses conséquences immédiates, fondée sur les travaux essentiels du Pr. Angell, soutenus par l’examen d’éléments contemporains pour une appréhension plus globale du phénomène, cet ouvrage traite de la découverte graduelle d’êtres fondamentalement autres par l’humanité au fil de son histoire, de la prise de conscience de la communauté scientifique, en particulier celle, pionnière, de l’université de Miskatonic, à Arkham (Massachusetts), vues par H. P. Lovecraft, mais aussi Robert Howard, Frank B. Long, Fritz Leiber, K.E. Wagner, ou Robert Bloch. Il explique pourquoi la lecture du Necronomicon rend fou, comment opère la « magie », pourquoi les sorcières ont peur de la Croix, comment notre planète fut colonisée, pourquoi les génies universels disparaissent peu à peu, et bien d’autres interrogations demeurées sans réponse à ce jour. "

09/06/2017

Littérature et conspiration...

Les éditions Dualpha viennent de publier un essai de Nicolas Bonnal intitulé Littérature et conspiration - Les grands auteurs à l'âge des complots. Chroniqueur et essayiste, Nicolas Bonnal est notamment l'auteur de Tolkien, les univers d'un magicien (Les Belles Lettres, 1998) et de Le salut par Tolkien (Avatar, 2016) ainsi que de plusieurs livres sur le cinéma, dont Ridley Scott et le cinéma rétrofuturiste (Dualpha, 2013), Les mystères de Stanley Kubrick (Dualpha, 2014) ou Le paganisme au cinéma (Dualpha, 2015), et d'un livre sur céline, Louis Ferdinand Céline - La colère et les mots (Avatar, 2017).

 

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" La théorie de la conspiration est présentée comme une panacée intellectuelle réservée à des esprits grognons et inférieurs. Ce livre démontre exactement l’inverse. Depuis des siècles les grands écrivains ont saisi les prodigieux changements qui ont bouleversé notre époque, et ils les ont dénoncés.

De Chateaubriand à Chesterton, de John Buchan à Jack London, de Dostoïevski à Céline, tous les grands auteurs (romanciers et essayistes) ont, chacun à leur manière, décrit, romancé, vilipendé la terrible ère des conspirations que nous nommons le monde moderne.

Ce livre est là pour le rappeler.

Les grands auteurs à l’âge des complots ? Il s’agit d’une étude des auteurs face à la sensation de complot depuis trois siècles ou plus. Nous sommes dans une civilisation qui est une post-civilisation ou qui veut mettre fin à l’histoire en général (la proclamée fin de l’histoire).

Tout cela s’est dessiné depuis des siècles sur fond de mondialisation, de culture humanitaire ou de science sans conscience. "

08/06/2017

La cour des miracles...

Les éditions de l'Observatoire viennent de publier, sous le titre La cour des miracles, les carnets que Michel Onfray a tenu tout au long de cette longue campagne présidentielle. Docteur en philosophie, Michel Onfray est le fondateur de l'Université populaire de Caen et est également l'auteur de nombreux essais, comme celui sur Freud, Le crépuscule d'une idole (Grasset, 2010) qui lui a valu ses premiers accrochages sérieux avec la police de la pensée, ou dernièrement Cosmos (Flammarion, 2015) et Décadence (Flammarion, 2017).

 

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" Quand on croit à la politique, on a la manie du prie- dieu, de la messe, du sermon, des excommunications, de l’eau bénite, du catéchisme, du bûcher, du bouc émissaire, du bréviaire, des burettes, des oraisons, mais surtout : des génuflexions.
Quand on n’y croit plus et qu’on est devenu un athée de la politique, on devient libre. Dès lors, on voit comment le cinéma politico-médiatique a pour fonction de nous laisser croire qu’un changement d’homme apportera un changement de politique, alors qu’il n’en est rien : il était évident que le nouveau président de la République serait un pion de l’État maastrichien. Le mécanisme est programmé pour ça.
On pouvait, comme moi, ne pas se plier à ce simulacre de démocratie, ne pas prendre au sérieux cette palinodie. Regarder cette campagne en voltairien et la raconter au jour le jour n’en demeure pas moins un geste politique : car déchirer le voile des fictions contribue au démontage de la servitude volontaire. "