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Métapo infos - Page 7

  • Trump et Bibi, un seul lit pour deux rêves ?...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Renaud Girard cueilli sur Geopragma et consacré à la guerre du couple Trump - Nethanyahou contre l'Iran. Grand reporter au Figaro, Renaud Girard est membre du comité d'orientation stratégique de Geopragma.

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    Trump et Bibi, un seul lit pour deux rêves

    Le 28 février 2026, sans daigner solliciter une autorisation du Conseil de sécurité de l’ONU, le président américain, Donald Trump, et le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, (que tout le monde surnomme Bibi à Jérusalem) ont entamé une guerre préventive contre l’Iran.

    Jamais depuis la création de l’État hébreu en 1948, la coopération militaire n’avait été aussi étroite entre l’Amérique et Israël. Le renseignement, les bases aériennes, les avions ravitailleurs, les munitions, les objectifs, la planification et la conduite des opérations, sont en permanence partagés par les deux puissances amies. Le premier ministre israélien a effectué sept visites aux États-Unis en treize mois du second mandat du président Trump.

    À regarder le couple américano-israélien, on est frappé par un paradoxe, unique dans l’histoire des relations internationales. Ce n’est pas, comme partout, le protecteur qui influence la politique étrangère du protégé, mais l’inverse.

    Sans l’influence que Bibi a réussi à construire sur son vieil ami Trump, jamais l’Amérique ne se serait lancée dans une guerre préventive de changement de régime en Iran. Lors de son discours inaugural du 20 janvier 2025, le 47e président des États-Unis n’avait-il pas promis à son peuple de ne jamais commencer de nouvelle guerre ?

    L’opinion occidentale

    D’une manière qui n’a jamais été aussi flagrante, l’Amérique et Israël couchent dans le même lit. Mais, pour reprendre le célèbre proverbe chinois, ils n’ont pas les mêmes rêves.

    La stratégie de Netanyahou n’a pas changé depuis que ce likoudnik cultivé, admirateur de Jabotinsky, est entré en politique. C’est la sécurité d’Israël, à 100 % et à tout prix. Il y a de la piété filiale chez cet homme d’État, dont le père fut le secrétaire de Jabotinsky et dont le frère aîné est mort en héros dans l’opération de récupération des otages israéliens à Entebbe en juillet 1976.

    La sécurité à 100 % signifie que le gouvernement de Jérusalem s’opposera à l’établissement d’un État palestinien en Cisjordanie et à Gaza, qu’il ne tolérera plus la moindre roquette provenant du nord ou du sud de l’État hébreu, qu’il prendra pour argent comptant la moindre invective d’un État ou d’une organisation appelant à effacer Israël de la carte du Moyen-Orient. Mais le risque du rêve de la sécurité à 100 % n’est-il pas celui d’alimenter une guerre perpétuelle ?

    La sécurité à tout prix signifie quel qu’en soit le prix à payer, pour les nations voisines d’Israël au Moyen-Orient, pour les Israéliens vivant en Terre sainte, pour les Juifs de la diaspora, pour les États occidentaux amis d’Israël. Le risque stratégique de la sécurité à tout prix est bien sûr celui du retournement de l’opinion occidentale contre Israël. Réalisé pendant la première quinzaine du mois de février 2026, un sondage Gallup a révélé que 41 % des Américains déclaraient « sympathiser davantage avec les Palestiniens », tandis que seulement 36 % continuaient à sympathiser davantage avec les Israéliens. En seulement un an, à cause de la situation à Gaza, la cause israélienne a perdu dix points dans l’opinion américaine. 57 % des Américains se disent aujourd’hui favorables à la création d’un État palestinien, idée dont Netanyahou ne veut pas entendre parler.

    Une revanche médiatique

    Le rêve du premier ministre israélien dans cette guerre est de casser l’Iran militairement, politiquement et économiquement, puis de le fragmenter géographiquement, en suscitant des sécessions kurde, baloutche, arabe, azérie. La politique sécuritaire du Likoud a toujours été d’obtenir la fragmentation des États hostiles à Israël au Moyen-Orient. Cela a été fait au Liban, en Syrie, en Irak et maintenant en Iran.

    La stratégie de Trump est différente : il ne veut pas casser l’Iran, mais plutôt le ramener dans le giron américain, après 47 ans d’errance révolutionnaire islamique anti-occidentale. Il aimerait refaire à Téhéran ce qu’il a réussi à Caracas. Le contrôle du pétrole iranien, ajouté au pétrole vénézuélien, renforcerait grandement l’Amérique dans son bras de fer politico-économique avec la Chine. 20 % du pétrole que les Chinois consomment provenaient d’Iran jusqu’au début de cette guerre.

    Cerise sur le gâteau, il ne déplairait pas à Trump d’offrir à l’Amérique une revanche médiatique par rapport à l’humiliation de la prise en otages des diplomates américains à Téhéran en novembre 1979, et de l’échec de l’opération Eagle Claw d’avril 1980 pour les libérer.

    Tout le monde aurait aimé que l’opération israélo-américaine de décapitation du régime du 28 février 2026 conduise à une révolution de palais à Téhéran, puis à l’instauration d’un régime iranien plus respectueux des droits de l’homme, et plus attaché à se développer économiquement qu’à lancer fatwas et anathèmes contre ses voisins.

    Installations nucléaires

    Mais, comme il était prévisible, le miracle n’a pas eu lieu. Sous les bombes, la République islamique d’Iran semble tenir bon. Pas de défections, pas de trahisons, pas de désertions. Le régime a même procédé à l’élection d’un nouveau guide suprême, qui n’est autre que le fils du guide assassiné.

    Trump avait promis au peuple iranien de lui venir en aide. On ne voit pas en quoi la destruction systématique des infrastructures iraniennes – pas seulement les casernes et les commissariats de police, mais aussi les dépôts pétroliers, les ports, les usines de dessalement d’eau de mer, etc. – va aider la population iranienne. Comme si le régime islamique, qu’elle a voulu lors de la révolution de 1979, et qu’elle rejette aujourd’hui, ne suffisait pas à son malheur.

    C’est la détérioration de l’économie de l’Iran qui a amené son peuple dans la rue en janvier 2026. Trump peut difficilement invoquer le danger des installations nucléaires : il les avait « oblitérées » en juin 2025. Sa guerre a en outre interrompu des négociations qui étaient en train d’aboutir, au dire du médiateur omanais.

    Si on élargit la focale et qu’on se penche sur l’ensemble de la région, on ne voit pas en quoi les pétromonarchies du golfe Persique, alliées de l’Amérique, profitent de cette guerre. Si on élargit encore, on ne voit pas en quoi les consommateurs américains profitent de l’augmentation des prix du pétrole – laquelle profite à la seule Russie, dont les exportations à l’Inde sont désormais encouragées par Washington.

    Si Trump ne parvient pas rapidement à mettre fin à cette guerre, par un de ces « deals » dont il prétend avoir le secret, elle risque de tourner pour lui en cauchemar.

    Renaud Girard (Geopragma, 11 mars 2026)

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  • Les snipers de la semaine... (310)

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    Au sommaire cette semaine :

    - sur le site de la revue Éléments, Nicolas Gauthier allume les influenceurs "français" expatriés à Dubaï pour des raisons fiscales dont le patriotisme s'est brutalement révélé depuis le début de la guerre contre l'Iran...

    Plus fort que la téléréalité : les bronzées à Dubaï

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    - plus sérieusement, sur Hashtable, H16 prend dans sa ligne de mire l'OTAN dont les dernières manœuvres en Estonie ont montré l'inadaptation des moyens militaires terrestres face à la guerre des drones...

    Drones vs OTAN : on a perdu la 7ème compagnie

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  • Feu sur la désinformation... (552) : L'affaire Pélicot, du drame sordide au business médiatique...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés consacrée au décryptage des médias et animée par Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin.

     

                                               

    Au sommaire :

    Le dossier du jour : Viols de Mazan - BFM au cœur de l'affaire Pelicot

    Le gendre de Gisèle Pelicot, Pierre Peyronnet, est rédacteur en chef de la Matinale de BFMTV. Pourtant, aucun journaliste ne l'a présenté comme tel lors de ses interventions. Surmédiatisation du procès, business éditorial avec le livre de Caroline Darian, puis le livre de Gisèle Pelicot vendu à 63 000 exemplaires en une semaine, droits d'auteur estimés entre 800 000 et 2,3 millions d'euros, one-man-show du fils... Jusqu'où ira la marchandisation de cette affaire sordide ?

    Les pastilles de l’info :

    • Quentin : la gauche tente d'imposer un narratif alternatif
    • Libération (encore) sauvé par Kretinsky : 17 millions € supplémentaires
    • "On a été mauvais" admet Macron sur le nucléaire
    • SOS Racisme et l'Etat : conflit d'intérêts ou ingérence ?
    • Aphatie insulté par Chikirou : "va te faire enc*ler" en italien
    • XIIIe colloque de l’Institut Iliade : Libertés. Pensée – Parole – Action

    Portrait piquant : Jean-Michel Aphatie

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  • Les révolutions de droite...

    Les éditions Passés Composés viennent de publier un essai historique de Hamit Bozarslan intitulé Walpurgis - Les révolutions de droite (XIXe-XXe siècle).

    Diplômé de l'IEP Paris, Hamit Bozarslan est directeur de recherches à l'EHESS. Il a consacré sa carrière à l'étude du Moyen-Orient, de la Turquie et de la question kurde.

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    " S’exprimant dans les années 1930, Raymond Aron constate un tournant au cœur de l’histoire européenne : « une révolution se définit comme une libération. Or, les révolutions du XX siècle semblent, sinon des révolutions d’asservissement, du moins des révolutions d’autorité ».

    Les nouvelles révolutions de droite, fascisme et nazisme en tête, se veulent en effet une revanche sur le siècle des Lumières, la Révolution française et la démocratie libérale.

    Si elles partagent avec les révolutions de gauche le projet de constitution d’un « homme nouveau » et l'inauguration d’une « ère nouvelle », elles se singularisent par nombre de traits : croyance dans les mythes qu’elles forgent pourtant de toutes pièces, perception de l’histoire comme une conspiration à conjurer, primauté du biologique sur le social, idéal d’un corps national-racial organique, culte de la puissance, élévation d’un Guide en source et horizon de toute légitimité.

    C’est ce que démontre Hamit Bozarslan dans cet essai novateur retraçant une histoire dont les échos avec le monde contemporain sont troublants. Car si nous ne sommes pas dans les années 1920-1930 surdéterminées par les conséquences d’une guerre mondiale, force est de constater qu’en Europe comme au-delà du Vieux continent, le monde fait à l’évidence face à une crise des aspirations égalitaires et libérales de la démocratie
    ."

     

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  • Apocalypse géopolitique : les attentes messianiques qui alimentent la guerre en Iran...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous la chronique de David Engels sur Ligne droite, la matinale de Radio Courtoisie, datée du 9 mars 2026 et qui aborde une explication du conflit entre les États-Unis, Israël et l'Iran sous l'angle du messianisme religieux...

    Historien, essayiste, enseignant chercheur à l'Instytut Zachodni à Poznan, à l'Institut Catholique de Vendée ainsi qu'au Mathias Corvinus Collegium de Bruxelles, David Engels est l'auteur de trois essais traduits en français, Le Déclin - La crise de l'Union européenne et la chute de la République romaine (Toucan, 2013), Que faire ? - Vivre avec le déclin de l'Europe (La Nouvelle Librairie, 2024), Défendre l'Europe civilisationnelle - Petit traité d'hespérialisme (Salvator, 2024) et, dernièrement, d'un roman, Le retour du roi (Le Verbe-Haut, 2026). Il a  également dirigé deux ouvrages collectifs, Renovatio Europae - Plaidoyer pour un renouveau hespérialiste de l'Europe (Cerf, 2020) et Aurë entuluva! (Renovamen-Verlag, 2023), en allemand, consacré à l’œuvre de Tolkien.

     

                                                

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  • Le journal de prison de Codreanu...

    Les éditions L'Æncre viennent de publier le Journal de prison de Corneliu Zelea Codreanu, avec une préface et une postface du Docteur Merlin.

    Né à Husi, en Roumanie, le 13 septembre 1899, Corneliu Codreanu fonde la Légion de l’archange Michel (ou Garde de fer) en 1927, et en sera le charismatique « Capitaine », jusqu'à son exécution, sur ordre du gouvernement du roi Carol II, à l’âge de 39 ans, dans la nuit du 29 au 30 novembre 1938.

     

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    " Nous voilà dans la prison de Jilava… Jilava signifie « humide », et cela qualifie la région marécageuse ; les galeries et les geôles du pénitencier politico-militaire ménagées dans le fortin n°13 des fortifications ceinturant Bucarest – plus humides encore, et glaciales – plantent leur décor autour des Notes : notes d’un «témoin», étymologiquement et en effet, d’un martyr… De fait, les épreuves consignées dans le Journal ont bel et bien conduit l’auteur à ne plus considérer que la foi venue le nourrir.

    Il s’agit d’un précieux document, à l’appui duquel la présente édition livre d’autres documents, constituant d’autres sortes de « témoignages » : juridique, journalistique et photographique.

    Si le journal est pénétrant de chaleur intérieure, la documentation est froide comme un cachot; pour les récits de tiers, c’est de mémoire qu’il s’agit, si bien que nous sommes censés appartenir à ce « tiers ordre », constitué pour la célébration de ce qui émaille l’Histoire, depuis Túpac Amaru, égorgé en place publique face aux sanglots de son peuple, jusqu’à Robert Brasillach, fusillé comme un avertissement à tout poète qui oserait se mêler à sa façon d’une politique qu’il lui est interdit de regarder.

    Corneliu Zelea Codreanu s’est tant poétiquement mêlé au peuple qu’il en a emmagasiné les larmes furieuses, et la Garde de Fer a porté sa ferveur, tant militaire que religieuse. Qu’il eût survécu et, sans doute, aurait-on une œuvre écrite à disposition, car il se serait alors occupé de réflexion, comme en peuvent attester certaines des notes de la Jilava. Ainsi privés, il nous revient de rendre mémorablement féconds les germes ici semés."

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