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16/09/2017

Requins, caniches et autres mystificateurs...

Les éditions Albin Michel viennent de publier une enquête de Jean-Gabriel Fredet intitulé Requins, caniches et autres mystificateurs - La bulle dorée de l'art contemporain. L'auteur est journaliste à Challenge.

 

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" Il se passe toujours quelque chose sur la scène de l'art contemporain. Le célèbre artiste Maurizio Cattelan exposait récemment à New-York, – au musée Guggenheim ! – son dernier chef-d'oeuvre : une cuvette de WC en or massif. Au printemps 2017, Jeff Koons, autre star du milieu, détournait sans vergogne les chefs-d'oeuvre classiques pour lancer une ligne de sacs d'une grande marque de luxe reproduisant des tableaux célèbres de Léonard de Vinci ou de Rubens ! A Venise, pour signer son grand retour, son ami Damien Hirst proposait, lui, une exposition hollywoodienne, 200 pièces récupérées d'une épave engloutie : en fait, elles ont été entièrement fabriquées dans ses ateliers ! Prix affichés, entre 400 000 et 4 millions de dollars. Dans cet univers sans foi ni loi, des managers affûtés manipulent les prix à l'abri des regards et dictent leur volonté au marché dans l'indifférence de la critique comme des conservateurs de musée qui regardent ailleurs, tétanisés par la crainte de rater les " nouveaux impressionnistes ". Provocation des artistes, conformisme des amateurs : l'art contemporain devait nous aider à comprendre le monde. Il danse aujourd'hui sur un volcan. Bulle des prix, bulle des ego, bulle des gogos : après le Jardin des délices, la Nef des fous ? "

Quand Philippe Bilger soumet Renaud Camus à la question...

Vous pouvez découvrir ci-dessous l'entretien réalisé récemment par Philippe Bilger avec Renaud Camus. Esprit libre, ancien magistrat du parquet, Philippe Bilger est l'auteur de récits ou d'essais comme 20 minutes pour la mort (Rocher, 2011) ou Contre la justice laxiste (L'Archipel, 2014).

 

                                            

15/09/2017

Intra muros...

Les éditions Via Romana viennent de publier le journal de prison de Pierre-Antoine Cousteau sous le titre Intra muros. Journaliste, plume de Je suis partout depuis les débuts du journal et ami de Lucien Rebatet, Pierre-Antoine Cousteau a cosigné avec lui Dialogues de vaincus (Berg international, 1999), tirés des échanges qu'ils ont eu au cours de leurs huit années de captivité, après leur condamnation pour faits de collaboration.

 

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" Incarcéré à Fresnes le 12 janvier 1946, Pierre-Antoine Cousteau ne retrouve la liberté que le 18 juillet 1953, et son premier acte d'homme libre est d'aller fleurir la tombe de sa maman disparue, à Saint-Andréde-Cubzac. Mais quelle est donc sa vie de captif, durant ces 17 mois à Fresnes dont 141 jours aux chaînes, et 7 ans à Clairvaux et Eysses ? Le journal inédit publié ici, soixante ans après sa mort prématurée à 52 ans de suites d'un cancer lié à sa détention, dévoile le rude quotidien du journaliste et de ses compagnons d'infortune, resté droit dans ses bottes et attentif au monde extérieur. Devenu l'intime de Lucien Rebatet, l'ancien rédacteur en chef de Je suis partout lit et écrit. Il lit énormément et exprime son bonheur à découvrir Proust, Rivarol, Aymé, Wilde, Shaw, Huxley, Nietzsche, France, Dostoïevski, Machiavel, Hemingway, Anouilh, Laurent, Mohrt, Koestler, etc., et écrit plus encore, « il écrit plus librement qu'il n'eût pu le faire en homme libre » : ses réflexions devant la mort, Dieu, les religions, la démocratie, la poésie, la littérature, le bagne, la fidélité à ses engagements, et son pessimisme souriant se retrouvent aussi en des pensées et aphorismes où se concentre son regard sur la vie. Il écrit ce qu'il est. Le résultat, outre ses lettres à son épouse Fernande et à son frère le célèbre commandant Cousteau, c'est ce journal, Intra muros, qui n'est de fait pas un journal comme les autres mais une chronique de huit ans d'éditoriaux du plus haut intérêt. Une comédie humaine sans concession pour ses contemporains, juges, politiques, écrivains et journalistes, acteurs ou témoins de l'effondrement de l'Occident moderne. "

Lutter contre l'ingérence et l'hégémonie informatique américaine !...

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Luc Rubiello cueilli sur Figaro Vox et consacré à la dangereuse hégémonie que les cinq entreprises géantes américaines (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) ont su imposer dans le champ du numérique. Une réflexion qui mérite d'être complétée par la lecture de l'excellent livre de Pierre Bellanger, La souveraineté numérique (Stock, 2014).

 

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Lutter contre l'ingérence et l'hégémonie informatique américaine

La part d'audience des multinationales américaines (le GAFAM: Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) dans les technologies de l'esprit en France est proche de 100%.

Le Pacte numérique pour l'indépendance et la sécurité internet de la France a été créé pour résister et lutter contre les effets pervers de cette domination sur notre sol:

L'hégémonie américaine oppressante

Suite aux révélations wikileaks révélant que nos iPhone, Android et télés sont espionnés par les Américains et à l'heure où un Français doit déclarer ses comptes de réseaux sociaux pour entrer aux Etats-Unis, M. Trump a présenté un budget militaire et du renseignement 2018 en augmentation de 50 milliards de dollars pour le porter à 350 milliards (soit bien plus que le budget de l'Etat français).

Louis Pouzin, un des pères d'internet, a bien résumé la situation:

«Les Etats-Unis contrôlent déjà tous les verrous d'internet et proposent leurs services dans le monde entier. C'est un système de colonisation bien connu depuis le 18ème siècle: on utilise les ressources du pays occupé pour les lui revendre après traitement» (préface du livre Internet Dangers Actions - Quelle société numérique voulons-nous?).

Le traçage des données personnelles

Le stockage sans limitation de durée de toutes les communications téléphoniques et internet de la population française s'effectue dans le plus grand centre mondial de stockage de données à des fins de renseignement situé aux Etats-Unis dans la ville de Bluffdale située dans l'Utah (coût de 2 milliards de dollars pour une surface de plus de 100.000 m2). Ce pays est historiquement un allié mais qu'en sera-t-il à l'heure où son Président renforce à un tel point sa domination militaire et ses services de renseignement (America First) déjà surpuissants?

L'éducation et intimité de notre jeunesse en péril

Monsieur Mathieu Jeandron, Directeur de la DNE, n'émet «pas de réserve générale» et soutient l'arrivée du GAFAM dans les établissements scolaires et universitaires français. Rappelons que la Direction du numérique pour l'éducation (DNE) pilote et met en œuvre les nouveaux systèmes d'information de l'Education nationale à l'heure où la réforme du collège et les nouveaux programmes scolaires et universitaires accordent une importance croissante au numérique.

Les géants du GAFAM et les services de renseignement américains vont donc s'emparer des données personnelles des jeunes français: parcours scolaire et niveau de chaque jeune dans chaque matière, bulletins de notes et appréciations des enseignants, nombre d'heures de colle, appréciations des professeurs et motivations des élèves.

Juteux profits en perspective pour le GAFAM... qui n'aura plus qu'à proposer aux meilleurs des bourses d'étude... aux Etats-Unis.

Un jeune français passe en effet de plus en plus de temps sur internet en utilisant ces systèmes américains sans souvent savoir l'utilisation qui sera faite de ses connexions.

Un jeune dira qu'il n'a rien à cacher et qu'il est plus important pour lui que ses proches partagent ses données personnelles et que peu importe si des étrangers y ont accès oubliant que la caractéristique de l'intimité est qu'elle ne se reconstitue pas si elle est altérée, cause principale de nombreux suicides et comportements déviants. Il n'est en outre pas dit que son futur employeur soit du même avis.

Notre activité économique sous contrôle américain

Nous Français, achetons et vendons de plus en plus sur cet internet américain entraînant une forte baisse d'activité pour les commerces de proximité et à un degré moindre pour la grande distribution avec pour effets une plus faible animation des centres-villes et la perte d'un grand nombre d'emplois non délocalisables. Le développement des entrepôts Amazon en France n'est pas inéluctable: pour nous extraire de cette domination il est nécessaire d'agir aux niveaux culturel et politique.

Sans vie privée, pas de démocratie

Il faut avoir le courage de dire, contre la pensée dominante du GAFAM, qu'il sera impossible de s'en sortir si les dirigeants et les citoyens ne prennent pas conscience du fait que la perte d'indépendance à moyen/long terme est un point plus important que l'efficacité à court terme d'une solution GAFAM: si on opte pour l'efficacité on perd notre indépendance, nos données personnelles, et notre libre arbitre ce qui s'avère préjudiciable.

Faites ainsi attention à la généralisation des objets connectés, des technologies prédictives, des NBIC, des robots auto-apprenants et des drones dans l'espace aérien civil qui marqueront la fin de ce qui reste de notre vie privée en gardant bien à l'esprit que «Sans vie privée, pas de démocratie».

Le Pacte numérique INNOOO pour retrouver notre indépendance numérique

C'est tout le sens et l'une des raisons du succès du moteur de recherche / réseau social français sans publicité INNOOO (INNOvation Ouverte par Ordinateur) qui inaugure une voie nouvelle par une nouvelle vision du Web sans publicité.

Souhaitant alerter et faire prendre conscience à tous de cette dépendance et de ses conséquences, l'association INNOOO demande donc aux citoyens français et francophones de signer le Pacte numérique pour l'Indépendance et la Sécurité Internet de la France pour résister à cette colonisation sur notre territoire.

Pour lire, signer et rejoindre les plus de 20000 signataires du Pacte numérique pour l'Indépendance et la Sécurité Internet de la France: www.innooo.fr puis Pacte numérique et «Je signe».

Luc Rubiello (Figaro Vox, 7 septembre 2017)

 

14/09/2017

Vivre comme un Thug...

Les éditions Omblage viennent de publier un ouvrage de Mike Dash intitulé Thug - La confrérie secrète des étrangleurs indiens. Historien et écrivain britannique, Mike Dash est l'auteur de nombreux livres, dont deux, La tulipomania (J.C. Lattès, 2000) et L'archipel des hérétiques (J.C. Lattès, 2002), ont été traduits en français.

 

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" Longtemps considérés comme un mythe, les Thugs étaient une confrérie d’assassins indiens vieille d’au moins deux cents ans quand les Britanniques la découvrirent. Thug raconte leur histoire, avec celle de William Sleeman, l’administrateur qui lutta contre eux malgré le secret qui les entourait et l’arrogance de ses compatriotes. À travers cette confrontation, le livre révèle les tensions et les chocs culturels de la colonisation.

Au dix-neuvième siècle, tandis que l’Inde était sous domination anglaise, les Thugs existaient déjà depuis plusieurs siècles, et sévissaient impunément sur les routes. Déguisés en simple voyageurs, ils rejoignaient des caravanes en cours de route et sélectionnaient leurs cibles. Lorsqu’ils avaient gagné la confiance de leurs compagnons, ils attendaient d’avoir atteint un endroit isolé et, profitant de la nuit ou d’un moment de repos, ils étranglaient leurs victimes avec leur rumāl, un foulard d’apparence innocente, et s’accaparaient leurs biens. On estime que 50 000 personnes furent tuées lors de ces vols.

Les Thugs ne laissaient que rarement des témoins ou des traces. Ils étaient maîtres du déguisement et de l’infiltration, transmettant leur savoir de père en fils. Peu suspectaient que ces redoutables bandits de grand chemin, leurs méfaits accomplis, vivaient le reste du temps des vies tout à fait ordinaires, au-delà de toute suspicion. La rumeur leur attribuait des qualités mystiques : on disait qu’ils vénéraient Kali, la déesse de la destruction, et pratiquaient des sacrifices rituels et des mutilations religieuses. Leur réputation était telle que le mot  ‘Thug’ devint synonyme en anglais de ‘bandit’.

À travers l’enquête de William Sleeman, et ses efforts pour identifier et éradiquer la menace posée par les Thugs, Mike Dash dresse un portrait plus pragmatique mais non moins fascinant, celui de tribus d’une pauvreté extrême, perfectionnant leur savoir criminel d’une génération à l’autre et s’accaparant l’argent de l’opium introduit par les Britanniques. Avec Sleeman, dont les méthodes font écho à celles des polices et des services de renseignement modernes, le lecteur est invité à découvrir les secrets de l’un des groupes criminels les plus mystérieux et emblématiques de l’histoire. "

16:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mike dash, inde, thug, kali |  Facebook | Pin it! |

Mélenchon, un opposant factice fabriqué par le Système ?...

Nous reproduisons ci-dessous  un point de vue de Michel Geoffroy, cueilli sur Polémia et consacré au rôle de Jean-Luc Mélenchon, promu par le système, unique opposant à Emmanuel Macron...

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Opération Mélenchon , ou comment le Système fabrique une opposition factice à Macron

La promotion médiatique de Jean-Luc Mélenchon et de sa France insoumise a pris son essor à l’occasion des élections présidentielles de 2017. Mais depuis la victoire d’Emmanuel Macron elle n’a pas cessé, bien au contraire : au point que Jean-Luc Mélenchon fait figure d’opposition officielle de Sa Majesté, omniprésente dans les médias mainstream.

Pourquoi ? Parce que la promotion d’une alternative de gauche radicale et immigrationniste s’inscrit dans la stratégie européenne de la superclasse mondiale.

Deux mâchoires, un même piège

La superclasse mondiale a deux fers au feu en effet :

  • d’un côté, promouvoir, bien sûr, les hommes politiques qui s’affichent libéraux et libertaires, donc qui se rangent officiellement sous la bannière de son idéologie ; en France elle a donc assuré la promotion d’Emmanuel Macron ;
  • mais, d’un autre côté, elle s’efforce aussi de promouvoir une opposition de gauche à ces mêmes politiciens. De façon à empêcher l’émergence d’une véritable opposition patriote et alternative au mondialisme et au néo-capitalisme en Europe. C’est la fonction dévolue en France à Jean-Luc Mélenchon.

Ce sont les deux mâchoires du même piège destiné à museler les Européens.

Les précédents européens

Ce dispositif a déjà été expérimenté en Grèce, en Espagne et en Italie.

Le Système a assuré la promotion de Syriza en Grèce et de Podemos en Espagne, pour capter la colère populaire au profit de l’ultragauche altermondialiste et immigrationniste :

En Grèce, cela s’est d’ailleurs justement fait après avoir démantelé l’opposition de la droite patriote qui progressait à chaque élection en s’attaquant au mouvement Aube Dorée, opportunément présenté comme une organisation criminelle à caractère néo-nazi. Un grand classique de la diabolisation des dissidents en Europe !

En Italie, le Mouvement Cinq Etoiles de Beppe Grillo s’inscrivait dans un processus comparable, même s’il se positionnait moins nettement à gauche : il a surtout servi à concurrencer l’opposition de droite aux élections en captant à son profit le rejet des électeurs vis-à-vis des partis institutionnels.

Une opposition factice au Système

Or cette gauche et ces mouvements « alternatifs » présentent la caractéristique essentielle et commune de ne rien entreprendre de sérieux pour changer le Système : en Grèce, Syriza applique avec zèle le programme déflationniste défini par la « troïka » bruxelloise et, en Espagne, Podemos a surtout réussi à rendre le pays ingouvernable, en refusant toute alliance politique.

En outre cette gauche prétendument alternative se prononce toujours en faveur de l’ouverture des frontières et de l’immigration : elle ne gêne donc nullement la superclasse mondiale qui se sert du chaos migratoire comme brise-glace des nations européennes.

Et en Italie, les élus locaux « cinq étoiles » n’ont pas réussi grand-chose sinon démontrer « qu’ils ne savaient pas gouverner », selon le propos peu amène du président du Conseil Matteo Renzi : ils viennent d’ailleurs d’être largement sanctionnés par les électeurs aux élections municipales de juin 2017.

Voter pour ces formations ne menace donc en aucune façon l’oligarchie ! Elle permet en effet de neutraliser la révolte populaire.

Opération Mélenchon

En France, la promotion médiatique de Jean-Luc Mélenchon sert l’oligarchie de deux façons.

Lors de la campagne présidentielle, elle a d’abord servi à marginaliser la candidature de Benoît Hamon et surtout à concurrencer Marine Le Pen – l’objectif principal – en captant au profit de la France insoumise une partie de l’électorat populaire, séduit par les saillies du tribun Mélenchon. Le piège s’est refermé lorsque Marine Le Pen a essayé de concurrencer sur sa gauche le programme crypto-communiste de la France insoumise, ce qui a déçu ses soutiens de droite et favorisé par contrecoup l’élection d’Emmanuel Macron.

Depuis la victoire de ce dernier, la promotion de Jean-Luc Mélenchon a désormais pour fonction principale de rendre l’opposition de droite et patriote aphone. Les médias mainstream n’évoquent en effet cette opposition que pour s’étendre à l’infini sur ses divisions : que ce soit pour insister sur la pluralité de candidatures à la présidence des Républicains ou pour gloser à l’infini sur les luttes de tendances au sein du Front national. Mais jamais pour lui donner la parole comme opposition.

Champ libre, donc, pour les soliloques médiatiques de Jean-Luc Mélenchon !

Un repoussoir commode

Mais Jean-Luc Mélenchon ne menace nullement le Système comme il le prétend.

Son programme évoque, certes, une sortie des traités européens et de l’OTAN. Mais il reste écologiquement correct (il préconise même une planification écologique !), culturellement correct (il préconise la création culturelle émancipée…), juridiquement correct (il propose d’inscrire de nouveaux droits de l’homme dans la Constitution) et surtout correct sur les plans migratoire et communautaire : pendant la campagne électorale il a même organisé une minute de silence en faveur des migrants disparus en mer ! Et son programme économique est suffisamment ringard pour dissuader les milieux économiques.

La France insoumise sert donc de repoussoir commode à la France en marche ! Mais toutes s’accordent sur un point : faire taire l’opposition nationale et patriote par tous les moyens. Les « gros ballots », comme dit si aimablement Jean-Luc Mélenchon.

La superclasse mondiale s’appuie aussi sur la gauche extrême

Les poings levés des élus de la France insoumise et les drapeaux rouges et noirs de l’extrême gauche brandis devant les caméras, comme hier les cols Mao des bobos, ne tromperont que le public naïf des médias mainstream : cette extrême gauche n’est pas contre le Système, elle roule au contraire pour lui.

Car ces prétendus anticapitalistes combattent avant tout ceux qui… refusent la loi de l’argent, les patriotes et les identitaires. Comme durant la campagne présidentielle les candidats d’extrême gauche ont surtout attaqué Marine Le Pen et François Fillon, mais quasiment jamais Emmanuel Macron.

Comme ces prétendus « altermondialistes » ne militent pas contre le mondialisme : ils veulent seulement un mondialisme qui aille dans leur sens. Comme ces prétendus « antifascistes » font des risettes aux islamistes. Comme ces prétendus militants de « la cause animale » ne trouvent jamais rien à dire contre l’abattage hallal. Comme ces « féministes » estiment que le voile islamique libère les femmes. Comme les No Border, en favorisant par tous les moyens l’immigration en Europe, concourent activement à la constitution de l’armée de réserve du capital.

La superclasse mondiale s’accommode très bien, aujourd’hui comme hier, de l’extrême gauche, même si elle pense que le néo-libéralisme réussira là où la Révolution communiste a échoué. Car tout ce qui peut ébranler les nations européennes contribue à renforcer son pouvoir transnational.

La France insoumise et la France en Marche ne s’opposent pas : elles avancent au contraire main dans la main.

Michel Geoffroy (Polémia, 6 septembre 2017