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07/01/2018

Feu sur la désinformation... (168)

Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés, consacrée au décryptage des médias et dirigée par Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia, avec le concours d'Hervé Grandchamp.

Au sommaire :

  • 1 : Champigny : lynchage de « flics » pour la nouvelle année
    Des chances pour la France souhaitent une « bonne année et une bonne santé » à la police !!! Le soir de la saint Sylvestre une policière a été lynchée au sol à Champigny dans le Val de Marne. L’information a été dans un premier temps occultée par les médias pour finalement être présentée comme une juste réponse aux provocations des forces de l’ordre.
  • 2 : Le Zapping d’I-Média
    Le col de l’Echelle( 1700 m !) dans les Hautes- Alpes nouveau rendez-vous médiatique pour la compassion migratoire. Situé près de la frontière entre l’Italie et la France, le col fait l’objet de l’attention médiatique. Plusieurs chaines ont fait des reportages sur les migrants qui le traversent dans le froid et la neige...

  • 3 : Loi contre les fake news, Macron Fake dictateur ?
    Mercredi 03 janvier, Emmanuel Macron a annoncé lors de ses vœux à la presse, un futur texte de loi pour lutter contre la diffusion de fake news. Dans le viseur du président : les médias de ré information, et le média russe Russia Today. Quid des nombreux bobards diffusés dans les journaux et sur les chaines d’information en continu ?
  • 4 : Les tweets de la semaine
    La censure sur les réseaux sociaux s’accélère. Hier encore espace de liberté, twitter comme Facebook exercent désormais un contrôle sur le contenu de plus en plus sévère. L’essayiste Renaud Camus a été censuré sur Facebook pour avoir appelé au meurtre d’Hérode (mort en l’an 4) et le compte « Pont d’Arcole » a été clôturé sur twitter pour une blague «moisie ».
  • 5 : 11 vaccins obligatoires, la pilule pharmaco gouvernementale
    Depuis le 1er janvier 2018, 11 vaccins sont obligatoires. Pour les journaux, cette mesure sanitaire relève du « bon sens », et ne pas vacciner son enfant s’apparente à de la « maltraitance ». Les médias ont ânonné l’évangile selon le lobby pharmaceutique sans donner la parole aux médecins réticents à cette campagne de vaccination massive.

 

                                            

06/01/2018

Sur les chemins de France...

Les éditions Ouest France ont récemment publié un livre de Bernard Rio et Bruno Colliot intitulé Sur les chemins de France - Sentiers d'histoire et de légendes. Spécialiste du patrimoine, Bernard Rio est l'auteur de plusieurs essais comme L'arbre philosophale (L'Age d'Homme, 2001) ou Avallon et l'Autre Monde (Yoran Embanner, 2008). Bruno Colliot est photographe.

 

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" Le chemin de terre est en France la relique d’un paysage maillé de haies et d’une civilisation paysanne qui privilégiait la courbe à la ligne droite. Ces chemins d’un autre âge mériteraient d’être inscrits à l’inventaire des monuments historiques tant ils illustrent une civilisation balisée de calvaires, de fontaines et de lavoirs, de fours et de moulins.
Le chemin lie et relie les hommes qui marchent. Il peut être de labeur, de pèlerinage, de noces, de contrebande ou d’insurrection... Il s’inscrit dans le paysage et la mémoire. Le suivre revient à faire l’école buissonnière, à apprendre l’histoire et la géographie du pays où il sinue. Un vieux chemin n’est pas un raccourci mais une liaison vagabonde. Il dédaigne la perpendiculaire et réfrène le pas rapide du voyageur pressé en multipliant les détours et les circonvolutions. "

Vers la partition ?...

Le 2 janvier 2018, Martial Bild recevait, sur TV libertés, Alexandre Mendel, à l'occasion de la sortie de son livre Partition (Toucan, 2017), pour évoquer ces territoires perdus de la République qui sont devenus des territoires abandonnés à l’islamisme. Journaliste d'investigation, Alexandre Mendel a déjà publié La France djihadiste (Ring, 2016).

 

                                     

05/01/2018

Croquis de mémoire...

Les éditions La Table Ronde viennent de rééditer un recueil de Jean Cau intitulé Croquis de mémoire. Écrivain et journaliste, ancien secrétaire de Sartre, prix Goncourt 1961 pour La Pitié de Dieu, il rompt avec la gauche au milieu des années 60 et se rapproche de la Nouvelle Droite au début des années 70. Mort en 1993, il est l'auteur de nombreux romans ou essais comme Les Paroissiens (1958), Le Meurtre d'un enfant (1965), Les Écuries de l'Occident (1973), Le Chevalier, la mort et le diable (1977) ou Contre-attaques (1993). 

 

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" De Mitterrand et Pompidou à Cocteau et Sartre en passant par Malraux, Gaston Gallimard, Orson Welles, Genet, Camus, Lacan, Mauriac et Montherlant, de Coco Chanel à Ava Gardner, de Hemingway à Luis-Miguel Dominguin, et à bien d'autres «personnalités» – sans oublier le trajet de l'auteur de sa province à Paris et à Saint-Germain-des-Prés –, Jean Cau croque au hasard de sa plume des visages, des lieux et des situations surgis de sa mémoire. Il note «des impressions qui ne se sont pas délavées, des dialogues capturés jadis et naguère, des idées miennes sur les personnages qui ont traversé la scène, au cours de ma vie, et sur moi-même, principal acteur de celle-ci».
Alors, grâce à la maîtrise d'un style incomparable, de notations à la fois brillantes et retenues, grâce à une lucidité et à une sincérité de ton aujourd'hui fort rares, l'auteur de Croquis de mémoire, en se promenant dans les jardins du passé, a composé ici un magnifique bouquet de souvenirs, aux fleurs, feuillages et épines mêlés, et d'où montent les parfums de nos temps perdus et de notre histoire retrouvée. "

La liberté européenne se lève-t-elle à l'est ?...

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Michel Geoffroy, cueilli sur Polémia et consacré au conflit qui oppose la commission européenne à la Pologne sur la question du respect de l'"état de droit"...

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Pologne versus Commission européenne : la liberté européenne se lève à l’Est

Le conflit qui oppose la Pologne à la Commission européenne sur la réforme de la magistrature, après la Hongrie, revêt une importance qui ne doit pas nous échapper. Car en réalité la Pologne se trouve pour cette raison à la pointe de la défense de la liberté de tous les Européens. La Commission européenne prétend que « l’État de droit » serait en péril en Pologne et que cela menacerait les « valeurs de l’Union européenne ». Mais que signifie exactement cette expression ?

L’État de droit, cache sexe du gouvernement des juges

« L’État de droit » est l’expression novlangue désignant non pas la démocratie comme nous le font croire les médias de propagande, mais exactement son contraire : c’est-à-dire le gouvernement des juges.

On reproche à la Pologne de vouloir y mettre fin en rétablissant la primauté des législateurs élus, sur les juges inamovibles et cooptés. En particulier, en réformant sa Cour constitutionnelle de 15 membres qui dispose du pouvoir exorbitant de bloquer l’application des lois dès que 3 juges au moins s’y opposent.

Pourquoi la Commission Européenne affirme-t-elle qu’une telle réforme menacerait les « valeurs » de l’Union ?

Tout simplement parce que le gouvernement des juges est une composante essentielle de la tyrannie post-démocratique qui s’installe en Europe.

Le juge, divinité tutélaire du nouvel ordre post-démocratique

Aujourd’hui, comme dans les séries télévisées américaines qui saturent nos écrans, tout se termine devant un juge. Car le juge est devenu la divinité tutélaire du nouvel ordre post-démocratique.

Omnisciente et omnipotente, elle décide de tout désormais : du tracé d’une route comme de ce que l’on a le droit de dire ou de rire, de la vérité historique comme du droit de maintenir en vie un malade. De ce que l’on pourra appliquer d’un programme électoral, comme de ce que l’on ne pourra pas.

La séparation des pouvoirs chère à Montesquieu a en effet volé en éclats en Occident : les juges ne sont plus une autorité, mais bien un pouvoir désormais. Par exemple la politique migratoire n’est plus dans les mains du pouvoir exécutif, mais dans celui des juges, européens d’abord, nationaux ensuite. Comme aux États-Unis les juges de la Cour suprême bloquent l’application du programme anti-immigration du président Trump, pourtant approuvé par la majorité du corps électoral.

De même la liberté d’expression n’est plus garantie par la loi, mais dépend maintenant du bon vouloir des juges, qui puisent dans un droit foisonnant et obscur les incriminations qui conviennent à leurs penchants : ce sera « l’incitation à la haine » pour les uns et la « liberté d’expression » pour les autres. La répression pour les Identitaires, la relaxe pour les Femen. Comme on fera la chasse aux crèches au nom de la « laïcité » pendant que l’on autorisera le burkini au nom de la « liberté religieuse ».

Le pouvoir n’a plus de pouvoir

Pour cette raison, au sein de l’Union européenne, les gouvernements gouvernent de moins en moins : ils ont en effet transféré l’essentiel des attributs de la souveraineté politique aux marchés, à la Banque centrale européenne, à la Commission et aux juges. Or, toutes ces entités ont la particularité essentielle d’échapper à la régulation démocratique, c’est-à-dire à la sanction électorale. Et les législateurs élus légifèrent de moins en moins car ils doivent, eux aussi, se soumettre au verdict des juges constitutionnels qui, eux, ne sont élus par personne.

En d’autres termes les juges inamovibles et irresponsables ont progressivement usurpé à la fois le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif au sein de l’Union européenne.

Qui arrêtera le pouvoir des juges ?

Le grand constitutionnaliste Carl Schmitt définissait la souveraineté comme le pouvoir de décider de l’exception : ce pouvoir, les juges l’ont pris et n’entendent pas le lâcher. Comme le montre emblématiquement la décision de faire entrer en France dans le droit commun les dispositions d’exception de l’État d’urgence : en d’autres termes elles sont passées du pouvoir législatif au pouvoir judiciaire !

Selon Montesquieu le pouvoir devait arrêter le pouvoir. Mais justement plus personne n’arrête le pouvoir des juges, qui ne cesse de s’étendre sans régulation.

La présidentielle de 2017 a ainsi marqué une nouvelle étape dans l’intrusion des juges dans le processus électoral, en mettant des bâtons dans les roues des seuls candidats de droite. Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? En France des juges viennent de réclamer d’échapper à l’arbitrage budgétaire du Parlement –donc à la démocratie – afin de mieux garantir leur « indépendance » financière !

Quis custodiet ipsos custodes ? avertissaient déjà nos prudents ancêtres : qui gardera les gardiens, en effet ?

Mais plus personne ne nous garde des abus du gouvernement des juges, justement. Et certainement pas les politiciens corrompus d’Europe occidentale, car ils ont peur des juges.

Les juges contre les peuples

Le gouvernement des juges est indispensable à la post-démocratie car il permet de mettre en tutelle les gouvernements et les législateurs, donc la volonté des peuples eux-mêmes, en parant cette usurpation des couleurs de la justice en manteau d’hermine.

Il permet de faire prévaloir les convictions d’une petite minorité, idéologisée (*), cooptée et irresponsable politiquement, sur les attentes de tout un peuple.

Le gouvernement des juges débouche pour cette raison sur le chaos. Comme les juges d’Ancien Régime – que l’on nommait alors les Parlements – ont rendu, par leur obstruction aux initiatives royales, la monarchie irréformable. De même le chaos migratoire européen est aujourd’hui largement imputable au pouvoir judiciaire, qui fait systématiquement prévaloir sa conception abstraite des droits de l’homme, sur le droit des Européens à préserver leur identité de civilisation. Comme le montrent aussi les délires de la lutte contre les prétendues « discriminations » qui permet aux juges de déconstruire toutes les préférences qui assuraient la cohérence des sociétés européennes et qui faisaient encore obstacle à la domination de la seule loi de l’argent.

Une antique sagesse que les Polonais nous font redécouvrir

Ce contre quoi s’insurgent, hier, la Hongrie, et aujourd’hui, la Pologne, ce n’est pas « l’État de droit » mais bien la domination de l’oligarchie arrogante des juges qui prétendent gouverner à la place des gouvernements, ou empêcher les gouvernements de gouverner, tout en abusant de leur statut pour se mettre à l’abri de toute sanction démocratique.

Une fois de plus l’Est de l’Europe, moins décadent que sa partie occidentale, ouvre la voie. Elle nous rappelle à une antique sagesse européenne, aujourd’hui perdue de vue : les juges ne doivent pas faire la loi mais seulement dire le droit. La primauté des législateurs doit en effet être garantie : cela s’appelle la démocratie.

Michel Geoffroy (Polémia, 24/12/2017)

 

(*) Comme l’a montré en France l’affaire du « mur des cons », toujours pas jugée, d’ailleurs…

04/01/2018

Une histoire alternative de la philosophie...

Les éditions Perspectives libres viennent de publier la traduction par Yves Branca de la Nouvelle histoire de la philosophie de Costanzo Preve.

Philosophe non-conformiste de nationalité italienne, marxiste hétérodoxe, Costanzo Preve, mort en 2013, est l'auteur de nombreux ouvrages, dont trois, Histoire critique du marxisme (Armand Colin, 2011), Éloge du communautarisme - Aristote - Hegel - Marx (Krisis, 2012) et La quatrième guerre mondiale (Astrée, 2013) ont déjà été traduits en français. Au cours des années 2000, il avait noué un dialogue fécond avec Alain de Benoist, qui a contribué à faire connaître son œuvre en France au travers de sa revue Krisis.

 

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" Fruit de plus de trente ans de recherches, la Nouvelle histoire alternative de la philosophie constitue le testament philosophique de Costanzo Preve. Sa réflexion sur l’effondrement du communisme dans les années 1980 s’est élargie après 1991 à l’histoire de la théorie marxiste, dont il a tâché d’élucider le rapport à la tradition philosophique européenne, puis s’est étendue à l’ensemble de cette tradition. Par un rapprochement de l’homme comme être générique selon Hegel et Marx avec l’homme zoon logon echon (doté de langage et de raison) selon Aristote, il est parvenu à dépasser l’explication matérialiste historique selon Marx et l’ontologie de l’être social selon Lukacs, et à les élever au rang d’une théorie de la vérité philosophique comme totalité conceptuelle de l’expérience humaine, examinée tant sous l’aspect de sa genèse historique que sous l’aspect de sa validité transhistorique. Tel est selon Preve le caractère véritatif de la philosophie, née de l’exigence de la survie communautaire, et qu’il oppose, par une critique récurrente, aux bavardages du relativisme et de la pensée faible postmodernes. Lire cette histoire du chemin ontologico-social de la philosophie, c’est donc s’embarquer dans le roman de toute la culture occidentale, en des temps où se pose la question de sa survie même, menacée par ses propres démons. Costanzo Preve (Turin, 1943-2013) a étudié librement, de 1963 à 1967, la philosophie, l’allemand et le grec classique et moderne, successivement à Paris, à Berlin et à Athènes. Rentré à Turin, il y passe le concours national d’habilitation au professorat du second degré, et enseigne la philosophie et l’histoire, de 1968 à 2002, au lycée Volta. Depuis le début des années 1980, il a publié une centaine d’essais. Yves Branca, né en 1947, a été professeur de lettres en France et de français à Pékin, où il a résidé trois ans (1974-76). Dans les années 1970, il a traduit et présenté plusieurs documents relatifs au communisme chinois et à la « révolte des Taiping (1851-1863) » et collaboré jusqu’en 1978 aux Éditions en Langues étrangères de Pékin. Depuis 1990, il a traduit des romanciers et poètes italiens du Risorgimento comme Alessandro Manzoni, Ippolito Nievo, Giacomo Leopardi. "