Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Métapo infos - Page 2

  • Mentalité de l'Age de Bronze...

    En complément des recueils de textes de Curtis Yarvin et de Nick Land, publiés aux éditions du Royaume, les lecteurs intéressés par les idées de la NéoRéaction américaine peuvent, depuis peu, se procurer sur Amazon, en version française, Mentalité de l'Age de Bronze, le texte diffusé par Bronze Age Pervert, un autre des auteurs de cette constellation intellectuelle...

     

    Mentalité de l'Age du Bronze.jpg

    " Certains affirment que ce livre, découvert dans un coffre-fort du port de Kowloon, a été dicté, car Bronze Age Pervert refuse d'apprendre ce qu'il appelle "l'art vil et plébéien de l'écriture". On ignore comment ce livre a été transcrit. Son contenu est explosif. Il explique que vous vivez dans une fourmilière, que vous êtes observés par les maîtres du mensonge, soumis à des tests rituels. L'homme antique possédait quelque chose que vous avez perdu: la confiance en ses instincts et sa force, le savoir inné. BAP montre comment la mentalité de l'âge du bronze peut vous libérer de cette prison de fer et vous guider sur la voie du pouvoir. Il parle de la vie, de la biologie, des hormones. Il donne de nombreux exemples historiques, anciens et modernes. Il révèle les secrets des robots maléfiques, leurs méthodes de dissimulation et de manipulation. Il vous aide à échapper à la gynocratie et à respirer l'air pur des montagnes."

    Lien permanent Catégories : Livres 0 commentaire Pin it!
  • Le monde occidental est-il au bord de la guerre civile ?

    Vous pouvez découvrir ci-dessous un entretien donné par Adriano Scianca à Audrey D'Aguanno pour Breizh-Info, dans lequel il évoque les risques de guerre civile en Europe. Adriano Scianca est l'auteur d'un court essai remarquable, Europe versus Occident - La fin d'une ambiguïté (Institut Iliade/La Nouvelle Librairie, 2024).

     

    Scianca_Adriano.jpg

    Le monde occidental est-il au bord de la guerre civile ?

    Breizh-Info : Depuis l’avènement de Donald Trump à la Maison Blanche, une certaine violence parcourt la société américaine. Plus récemment, les événements de Minneapolis semblent avoir accéléré cette réalité et creusé outre mesure le fossé entre les sensibilités politiques. De l’autre côté de l’Atlantique, nous sommes sommés de prendre parti, de choisir notre camp entre d’un côté, des manifestants pro-immigration pratiquant la désobéissance civile et, de l’autre, une police des frontières dont le travail est aussi nécessaire que brutal. Mais la réalité des États-Unis et celles des différents pays du Vieux Continent sont-elles comparables ?

    Adriano Scianca : Je pense que ce qui s’est passé aux USA avec l’Ice doit être considéré comme une dynamique typiquement américaine. La violence endémique aux États-Unis, qu’il s’agisse de la criminalité ou des forces de l’ordre, est difficile à comprendre pour un Européen. De plus, la force étatique américaine se laisse emporter facilement. Dans les années 1990, il y avait l’ATF, le Bureau de l’Alcool, du Tabac, des Armes à feu et des Explosifs, qui était souvent utilisé contre des groupes religieux, séparatistes ou patriotes (c’est-à-dire contre des mondes généralement classables à droite). Les produits les plus célèbres de cette époque sont Ruby Ridge et Waco. L’Ice n’est pas du tout la « Gestapo de Trump », mais elle a déployé dans les rues de Minneapolis du personnel pris directement de la guerre aux narcos, sans expérience dans la gestion de l’ordre public, commettant de graves erreurs qui ont fait des victimes. Mais au final, le spectre de la guerre civile me semble avoir été  plus évoqué par les observateurs européens que par les Américains, si bien que le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, après avoir vivement protesté, a recommencé à collaborer aimablement avec Trump comme si de rien n’était.

    Je serais tenté de dire qu’en Europe, la situation est différente. Mais il est vrai que les conséquences néfastes de l’immigration de masse augmentent considérablement le niveau de violence de la société, et surtout celui de la violence gratuite, destinée à humilier et à opprimer la victime. De plus, l’état d’urgence permanent dont se nourrit l’hystérie antifasciste conduit l’extrême gauche à la violence, comme en témoigne la mort tragique de Quentin Deranque. Si le fascisme est éternellement « aux portes » et s’il est « le mal absolu », n’importe quel moyen employé pour lui faire barrage est licite. Y compris le lynchage.

    Breizh-Info : Il n’en reste que le clivage au sein des populations occidentales, que ce soit aux États-Unis, en Italie ou en France, est toujours plus profond, les antagonismes sont toujours plus exacerbés. Les sensibilités politiques apparaissent irréconciliables et totalement fermées aux dialogues. Comment l’expliquez-vous ?

    Adriano Scianca : Quand je regarde des comédies italiennes des années 1950 et 1960, cela me frappe beaucoup de voir le fasciste représenté comme un personnage peut-être un peu ridicule ou hypocrite, mais au fond inoffensif, et tacitement accepté par tous comme faisant partie du paysage anthropologique italien. Et nous parlons de films tournés quelques années seulement après une guerre civile sanglante. Aujourd’hui, 80 ans plus tard, cette représentation serait impossible. C’est comme si la violence et l’intolérance augmentaient à mesure que l’on s’éloignait de ces faits. Et pour une raison précise : l’antifascisme viscéral, paranoïaque, est la seule source de légitimité du pouvoir. Il doit donc être alimenté en permanence, sinon le château de cartes s’effondre.

    En outre, la polarisation ne touche plus aujourd’hui seulement les interprétations du monde, mais notre propre sens de la réalité. Nous ne sommes plus en désaccord seulement sur la manière d’améliorer la réalité, mais sur la réalité elle-même : pour certains d’entre nous, il se passe des choses dans le monde qui, pour d’autres, ne se produisent pas. Le négationnisme quant à la substitution de population en cours est à cet égard éloquent : on peut tenter de réfuter avec des données objectives ceux qui considèrent que l’immigration de masse est une chance pour l’Europe, mais comment trouver la moindre base pour une confrontation dialectique avec ceux qui nient simplement le phénomène ?

    Breizh-Info : Pensez-vous que cette polarisation soit artificiellement alimentée, ou peut-elle être vue comme une libéralisation de la parole, le contre-coup naturel après des années de domination culturelle et médiatique de la gauche, comme si la droite, après des années de mutisme s’assumait enfin ?

    Adriano Scianca : Je pense que nous assistons à une phase de réorganisation des classes dirigeantes occidentales, qui comporte une (relative) marginalisation de certaines instances de gauche, comme les extrémismes woke ou les radicalismes antifas. Les dynamiques déclenchées par la crise de Gaza ont accéléré tout cela. Et cela ouvre certainement des espaces plus importants à droite.

    Mais attention : il pourrait s’agir d’un cadeau empoisonné. La droite qui s’impose est celle à la Tommy Robinson, la droite conçue par Steve Bannon sur l’île d’Epstein, un monstre occidentaliste et anti-européen. Dans cette phase, il faut être fort pour parvenir à se glisser dans les espaces qui s’ouvrent, mais sans porter le costume que nos ennemis ont confectionné pour nous.

    Breizh-Info : À la suite du saccage de la ville de Turin par des antifas, le gouvernement de Giorgia Meloni a été accusé « d’instrumentaliser » les faits pour instaurer un décret sécuritaire. Comme aux États-Unis, on retrouve ceux qui ne tolèrent plus le laxisme judiciaire et ceux qui crient au retour du fascisme des années 30. Les deux camps sont gonflés à bloc par le ton employé par les médias et les responsables politiques. Certains évoquent même un retour des années de plomb… Ne devrait-on pas, plutôt, atténuer ces tons et chercher à apaiser les sensibilités ? Est-ce, selon vous, possible ?

    Adriano Scianca : Le retour du fascisme n’est bien sûr qu’un fantasme agité de manière rhétorique. Rien de tel ne se produit en Italie. Les nouvelles mesures mises en place par le gouvernement Meloni ne conduisent à aucun bouleversement de la démocratie libérale, même s’il est vrai que des mesures peuvent avoir une incidence importante sur l’efficacité politique des mouvements radicaux : cela vaut pour l’extrême gauche qui joue à l’insurrection, mais cela pourrait aussi valoir pour les mouvements identitaires.

    Je ne crois pas non plus au retour des années de plomb. Par rapport aux années 70, tout a changé en Italie : la composition sociale et culturelle de la société, son rapport à la violence et au conflit, la droite et la gauche ont changé. Un seul élément est resté le même : l’infamie de la classe journalistico-intellectuelle, composée d’hommes d’âge moyen qui n’ont jamais pris la moitié d’un risque dans leur vie, mais qui prennent plaisir à enflammer les esprits et à envoyer des jeunes au massacre. Or, cet unique élément ne peut suffire à reproposer les années de plomb.

    Quant à la nécessité d’apaiser les esprits, je crois que ce qu’il faut, c’est la responsabilité. La confrontation des idées doit pouvoir être libre et vivace, quant au conflit social, il ne peut pas non plus être totalement réprimé. Mais chacun doit prendre ses responsabilités. L’extrême gauche, avec ses protecteurs dans les médias et dans les institutions en semble malheureusement incapable et raisonne toujours selon un double standard : elle prône le recours à la bagarre quand elle est l’agresseuse, mais elle soutient l’État de droit quand elle est agressée. Elle voudrait faire la révolution avec le soutien des institutions et combattre des ennemis qui ont les mains attachées derrière le dos. Et cette façon de penser devient dangereuse.

    Breizh-Info : Vous évoquez souvent la dimension civilisationnelle du conflit politique contemporain. La bataille autour de la mémoire des victimes et du récit des faits divers est-elle devenue un champ stratégique de cette guerre culturelle ?

    Adriano Scianca : De ce point de vue, la France semble malheureusement ouvrir la voie. Il y a une partie du pays qui garde en mémoire la petite Lola ou Thomas de Crépol, et une autre qui ne tient qu’à la mémoire de Nahel. Ces deux sentiments tracent des lignes qui ne se croisent pas. Lors des manifestations de l’extrême gauche ou des révoltes des banlieues, on voit souvent des monuments aux morts vandalisés. Ce n’est pas tant pour des raisons idéologiques (cancel culture) mais parce qu’une partie de la société ne ressent aucun lien avec ces morts. Le même mécanisme se produit aussi sur des terrains plus « pop » et moins politisés : aux funérailles de Johnny Hallyday ou d’Alain Delon, une seule partie de la société française est présente. Il y en a une autre qui vit de références totalement différentes, qui est détachée de tout sentiment commun avec ses compatriotes.

    Cela est inévitable avec l’immigration de masse, y compris celle qui ne pose pas de problèmes. Il m’arrive souvent de m’entretenir avec des citoyens d’origine étrangère qui sont parfaitement intégrés, qui aiment cette nation et qui sont des personnes absolument respectables. Pourtant, en nous parlant, on se rend compte que pour eux l’Italie commence le jour de leur arrivée. Il y a aucune continuité culturelle : ils ne savent rien de ce qu’il y avait avant, que ce soit en termes de références « hautes », comme notre histoire la plus glorieuse, les héros qui ont construit cette nation, ou en termes plus « bas », comme les habitudes les plus banales. Et je parle de personnes qui, à leur manière, aiment l’Italie. Imaginez ce qui se passe avec les nouvelles générations, qui, ici comme en France, développent une hostilité explicite envers le pays qui les a accueillis, eux et leurs familles.

    Breizh-Info : Enfin, existe-t-il encore un espace commun possible ? Ou bien sommes-nous entrés dans une phase où chaque camp construit son propre univers moral, médiatique et symbolique, au point de rendre toute réconciliation illusoire ?

    Adriano Scianca : La polarisation de nos sociétés et les mécanismes du web risquent de créer de nombreuses « bulles » qui ne communiquent pas entre elles. Et en effet, je ne vois pas quel espace commun nous pourrions partager avec les milices antifascistes ou avec la racaille des banlieues. Mais il faut se rappeler que la société est composée pour la plupart de personnes normales, qui veulent vivre leur vie tranquillement et en sécurité, qui ne connaissent pas Evola ou Venner mais perçoivent instinctivement certains des dangers que ces auteurs dénonçaient. Il faut retrouver la capacité de parler à ce peuple majoritaire, même si cela nous met souvent en colère. L’espace commun doit être reconstruit pas à pas, en laissant dehors ceux qui nous détestent, ceux qui détestent cette civilisation, cette identité, en marginalisant les fanatiques de la haine, en les faisant apparaître pour ce qu’ils sont : des élitistes pleins de complexes et de rancœurs.

    Adriano Scianca, propos recueillis par Audrey D’Aguanno (Breizh-Info, 24 février 2026)

    Lien permanent Catégories : Entretiens 0 commentaire Pin it!
  • La Mafia à Hollywood...

    Les éditions Nouveau Monde ont récemment réédité en collection de poche La mafia à Hollywood, une enquête du journaliste britannique Tim Adler. Rédacteur en chef d'une revue professionnelle consacré au cinéma et collaborateur des principaux quotidiens britanniques, l'auteur met en lumière dans cet essai les liens qui, presque dès l'origine, ont existé à Hollywood entre la mafia, le monde du showbiz et du cinéma, celui de la finance et celui de la politique. Les fdièles lecteurs de James Ellroy ne seront pas dépaysés...

    Adler_La mafia à Hollywood.jpg

    " Ce classique de l’histoire du cinéma dévoile les liaisons dangereuses entre le cinéma américain et la Mafia. Dès la Prohibition, les gangs ont racketté les exploitants de salles et les studios. Après une résistance toute symbolique, les grands producteurs ont accueilli à bras ouverts les Al Capone, Lucky Luciano ou plus tard Sam Giancana dans la jet set hollywoodienne. Ainsi débute une fascination réciproque, qui allait influencer le film mafieux nourri aux meilleures sources, de Scarface au Parrain. De Joe Kennedy, le père de JFK, amant de Gloria Swanson et propriétaire du studio RKO, aux stars du grand écran, Tim Adler révèle les amitiés des grands parrains dans l’industrie du septième art. On y croise des acteurs dont la carrière a été soutenue par la Mafia : Frank Sinatra, Dean Martin ou Steven Seagal. Mais aussi des stars mêlées, malgré elles, à des agissements frauduleux, comme Kim Novak, maîtresse de Sammy Davis Jr, ou Marilyn Monroe, surveillée par le FBI. Dans les années 1970 et 1980, plusieurs studios comme Warner ou Universal ont continué à entretenir des liens avec la Mafia. Dans les années 1990, le financier Giancarlo Parretti rachète la MGM avec des fonds d’origine mafieuse et l’aide du Crédit lyonnais. Désormais plus discrète, la Mafia reste pourtant aujourd’hui encore très cinéphile…"

     

     

     

    Lien permanent Catégories : Livres 0 commentaire Pin it!
  • Le parti de la guerre est-il de retour en Occident ?...

    Le 24 février 2026, Edouard Chanot recevait, sur TV libertés, Alain de Benoist pour évoquer avec lui le retour du parti de la guerre en Occident à l'occasion de la crise iranienne et de l'absence de résultats des négociations de paix dans le conflit russo-ukrainien...

    Philosophe et essayiste, directeur des revues Nouvelle École et Krisis, Alain de Benoist a récemment publié Le moment populiste (Pierre-Guillaume de Roux, 2017), Contre le libéralisme (Rocher, 2019),  La chape de plomb (La Nouvelle Librairie, 2020),  La place de l'homme dans la nature (La Nouvelle Librairie, 2020), La puissance et la foi - Essais de théologie politique (La Nouvelle Librairie, 2021), L'homme qui n'avait pas de père - Le dossier Jésus (Krisis, 2021), L'exil intérieur (La Nouvelle Librairie, 2022), Nous et les autres - L'identité sans fantasme (Rocher, 2023), Martin Buber, théoricien de la réciprocité (Via Romana, 2023), Un autre Rousseau - Lumières et contre-Lumières ( Fayard, 2025)  et, dernièrement, Souveraineté nationale et souveraineté populaire (Krisis, 2026).

     

     

                                               

    Lien permanent Catégories : Entretiens, Multimédia 0 commentaire Pin it!
  • Les couleurs au Moyen Age...

    Les éditions Dervy ont récemment publié un Dictionnaire encyclopédique des couleurs au Moyen Age de Michel Pastoureau. Spécialiste de l'histoire des couleurs, de la symbolique, des armoiries et de l'héraldique, Michel Pastoureau est l'auteur de nombreux essais comme L'étoffe du diable (Seuil, 1991), Une histoire symbolique du Moyen-Age occidental (Seuil, 2004), L'ours - Histoire d'un roi déchu (Seuil, 2013), Le loup - Une histoire culturelle (Seuil, 2018) ou Le corbeau - Une histoire culturelle (Seuil, 2021).

     

    Pastoureau_Dictionnaire encyclopédique des couleurs au Moyen Age.jpg

    Étudier l'histoire des couleurs n'est jamais un exercice facile. Le Moyen Age n'y fait pas exception, bien au contraire. Sur les objets, les images et les œuvres d'art qu'il nous a laissés, nous voyons les couleurs non pas dans leur état d'origine mais tel que le temps les a transformées ; l'écart est parfois considérable. Nous les voyons en outre dans des conditions de lumière sans rapport avec les éclairages anciens, tous produits par des flammes.
    A ces difficultés documentaires et matérielles s'ajoute l'impossibilité de projeter dans le passé, sans précaution aucune, nos connaissances actuelles, nos définitions, nos classifications, nos sensibilités. Ce n'étaient pas celles du Moyen Age, ni celles de l'Antiquité ou des temps modernes. Le danger d'anachronisme guette l'historien à chaque coin de document. Le présent dictionnaire tente de cerner ce qu'est la couleur au Moyen Age, tantôt matière, tantôt lumière, tantôt vocable, tantôt concept.
    Pour ce faire, il nous propose un ensemble d'environ deux cents entrées, prenant en compte tous les domaines où la couleur est à l’œuvre : le lexique et les faits de nomination, la chimie des pigments et des colorants, les techniques de peinture et de teinture, les systèmes vestimentaires et les codes qui les sous-tendent, la place de la couleur dans la vie quotidienne, les règlements émanant des autorités, les moralisations des hommes d’Église, les spéculations des hommes de science, les créations artistiques et littéraires, le monde des emblèmes et des symboles.
    Le dictionnaire lui-même est accompagné d'un ensemble de trente-deux documents iconographiques, commentés avec précision et mettant en valeur les différentes fonctions de la couleur dans les images médiévales.

    Lien permanent Catégories : Livres 0 commentaire Pin it!
  • Oswald Spengler à Munich...

    Nous reproduisons ci-dessous un texte de Lionel Baland cueilli sur le site de la revue Éléments et consacré à Oswald Spengler...

     

    Oswald-Spengler-Nordfriedhof.jpg

    Tombe d'Oswald Spengler à Münich

     

    Oswald Spengler à Munich : du « socialisme prussien » au mythe du soldat de Pompéi

    Oswald Spengler, qui compte parmi les théoriciens prépondérants de la Révolution conservatrice allemande, a passé deux parties de son existence à Munich, la première en 1901-1902 et la seconde de 1911 à sa mort survenue en 1936. Lionel Baland retrace la vie au sein de la capitale bavaroise de cet écrivain dont les idées décadentistes sont de nos jours en pleine résurgence et dont l’ouvrage le plus célèbre, Le Déclin de l’Occident (1918 et 1922), a été rédigé au sein de cette cité, à l’instar de Prussianité et socialisme (1919), de L'Homme et la Technique (1931) et d’Années décisives (1933).
     

    Né en 1880, Oswald Spengler débarque, souffrant de violents maux de tête, pour la première fois à Munich un soir d’octobre 1901. Au cours de la première nuit, il est piqué par des punaises. Il change de lieu et loge chez la veuve du juge Weigel, dans la Kaulbachstrasse, au sein du quartier de la bohème littéraire et artistique de Schwabing – qui comprend Schwabing et une partie de Maxvorstadt. Il suit, en 1901-1902, des cours à l’université Ludwig-Maximilian. Le Munich illuminé du tournant du siècle l’envoûte. L’architecture de cette ville d’art l’impressionne. La Ludwigstrasse est pour lui une des plus belles rues du monde. Les châteaux, situés non loin de Munich, construits à l’initiative du roi Louis II de Bavière lui font grande impression. Le 27 décembre 1901, il visite la chapelle érigée près du lac de Starnberg consacrée au souvenir de ce souverain mort noyé en cet endroit. Dans les églises munichoises, il perçoit la différence entre le catholicisme du sud de l’Allemagne et le protestantisme du nord dont il est originaire. Il admire le compositeur de musique Richard Wagner et le peintre symboliste suisse Arnold Böcklin. Il s’intéresse au théâtre, ainsi qu’aux symphonies de Richard Strauss. Il prend des cours de dessin de nus.

    Les membres du cercle constitué autour du poète rhénan Stefan George, un des inspirateurs de la Révolution conservatrice allemande, se réunissent dans une maison voisine de celle dans laquelle Oswald Spengler vit dans la Kaulbachstrasse. Franziska zu Reventlow, qui fréquente les membres munichois de ce cercle, décrira l’ambiance de l’époque au sein du quartier de la bohème littéraire et artistique de Schwabing dans son roman à clé Herrn Dames Aufzeichnungen oder Begebenheiten aus einem merkwürdigen Stadtteil (« Les notes de Monsieur Dame ou événements de la vie d’un quartier étrange »), qui paraîtra en 1913 et deviendra un des livres préférés d’Oswald Spengler. Ce dernier ne fréquente pas les membres du cercle Stefan George, à l’exception de Friedrich Huch et, plus tard, de Karl Wolfskehl, qui a appartenu au Cercle cosmique de Munich, avec Alfred Schuler et Ludwig Klages, deux inspirateurs de la Révolution conservatrice allemande dont Oswald Spengler apprécie fortement les idées tout en n’entretenant pas de relation avec eux.

    Retour à Munich

    Une décennie plus tard, en 1911, à la suite du décès inopiné de sa mère, il hérite d’une somme d’argent qui lui permet désormais de vivre sans travailler et choisit de s’implanter dans la ville qui représente le sud et la liberté : Munich. Il a pour objectif de se consacrer à la poésie et à l’art. Il est déçu par le style Art nouveau des constructions qui ont vu le jour au cours des dernières années et par la peinture expressionniste du groupe Der Blaue Reiter (« Le cavalier bleu ») de Vassily Kandinsky, Franz Marc, August Macke, Gabriele Münter, Paul Klee, … Il vit dans deux pièces meublées au numéro 38 de l’Arcisstraße, dans le quartier de Maxvorstadt, non loin du quartier de la bohème littéraire et artistique de Schwabing. Il porte son linge dans un lavoir de la Schellingstraße. Une employée, Maria Kirmaier, lui reprise ses chaussettes. Oswald Spengler déménage en 1914 dans l’Agnesstraße au numéro 54/1, dans le quartier de Schwabing. L’appartement est orienté vers le nord, toutes les fenêtres donnent sur la cour et il comprend trois pièces. Celle de réception contient des meubles en acajou hérités du côté maternel. La pièce avec la plus grande fenêtre est le bureau. Sa table de travail est une planche à repasser, en dessous de laquelle il peine à placer ses jambes, tournées de côté et l’une sur l’autre. Il se promène dans la rue de manière décontractée avec un sac à dos contenant des ouvrages empruntés à la bibliothèque municipale. Il écrit avant tout la nuit et mange à des heures irrégulières. Sa sœur Adele vit quelque temps chez lui puis part.

    La guerre

    Oswald Spengler ne participe pas, car cela ne correspond pas à son tempérament, à l’éclatement de joie et d’excitation nationaliste parmi la masse qui se rassemble sur l’Odeonplatz dans le centre de la capitale bavaroise lors du déclenchement de la Première Guerre mondiale et reste à la maison. L’artiste peintre Adolf Hitler, fuyant le service militaire au sein de l’empire des Habsbourg et arrivé à Munich plus d’un an après lui, y prend, en revanche, part. Les deux hommes perçoivent ce moment comme étant d’une importance capitale. Spengler estime qu’il se trouve face au « plus grand jour de l’histoire mondiale qui tombe dans sa vie » et pense que cela s’accorde avec l’idée pour laquelle il est né. Fataliste, il voit la guerre comme une phase inévitable du déclin de l’homme occidental ambitieux et condamné à l’épuisement par sa propre dynamique infinie, alors qu’Adolf Hitler est, lui, émerveillé par cet événement et remercie le ciel de lui avoir donné la possibilité de vivre à cette époque.

    La guerre atteint les avoirs financiers d’Oswald Spengler. Il est contraint de gagner de l’argent via des exposés et des contributions à la presse écrite. L’économie de guerre provocant des privations, il subit la faim et le froid.

    La première partie du Déclin de l’Occident paraît en avril 1918. Attaqué par le philosophe Walter Benjamin et l’écrivain et journaliste Kurt Tucholsky, « Spengler fut au contraire salué par Georg Simmel, à qui il avait envoyé un exemplaire de son livre, comme l’auteur de la “philosophie de l’histoire la plus importante depuis Hegel”, ce qui n’était pas un mince compliment. L’ouvrage fit aussi grande impression sur Ludwig Wittgenstein, qui approuvait le pessimisme de Spengler, ainsi que les grandes lignes de sa méthode, sur l’économiste Werner Sombart, ainsi que sur l’historien Edouard Meyer qui, après une discussion de cinq heures avec l’auteur du Déclin de l’Occident, devint son admirateur et son ami. Max Weber fut moins impressionné, mais n’en invita pas moins Spengler à prendre la parole dans le cadre de son séminaire de sociologie à l’Université de Munich en décembre 1919. Quant à Heidegger, qui cite souvent Spengler, mais ne lui a jamais consacré d’étude exhaustive, il prononça en avril 1920, à Wiesbaden, une conférence sur Le déclin de l’Occident. » (1) L’ouvrage influence fortement Thomas Mann, alors que celui-ci adhère aux idées de la Révolution conservatrice allemande, dont il se détournera définitivement en 1922 et prendra ses distances avec le livre, ainsi que les frères Friedrich Georg et Ernst Jünger, deux autres penseurs de la Révolution conservatrice allemande.

    Le dégoût, qui envahit Oswald Spengler lors de la prise du pouvoir, le 7 et 8 novembre 1918, à Munich par le socialiste révolutionnaire Kurt Eisner, lui est presque insupportable.

    La République de Weimar

    La défaite de l’Allemagne constitue un énorme choc pour Oswald Spengler, ainsi que pour Adolf Hitler. Les deux sont opposés à la révolution de 1918, à la République et à au traité de paix de Versailles. En dehors de l’antisémitisme exacerbé et petit bourgeois d’Adolf Hitler qui a vécu à Vienne, les deux hommes désirent tous les deux la mise à bas du traité de Versailles, un Reich fort en tant que cœur d’une sphère d’influence, le nationalisme, un « socialisme allemand » et une direction autoritaire non-parlementaire.

    Oswald Spengler prend part, à Munich, à une conférence du comte et écrivain Hermann von Keyserling sur la reconstruction de l’esprit allemand. À l’issue de celle-ci, quelques participants se retrouvent en petit cercle : le médiéviste Friedrich von der Leyen et sa femme, Hermann von Keyserling et la sienne, le couple d’éditeur Hugo et Elsa Bruckmann qui tiennent le salon éponyme, l’historien de l’art Heinrich Wölfflin et Oswald Spengler. Alors que Spengler considère le déclin comme étant inévitable, Keyserling estime que la situation catastrophique de l’époque permet d’envisager une régénération spirituelle. (2)

    Au cours du mois de janvier ou février 1919, Oswald Spengler se plaint auprès de Karl Wolfskehl – un des précurseurs de la Révolution conservatrice allemande, ancien membre, au début du siècle, du Cercle cosmique – d’avoir dû confier son manuscrit de la première partie de sa production Le Déclin de l’Occident à l’éditeur viennois Braumüller, loin de Munich. Quelques jours plus tard, Karl Wolfskehl en parle à August Albers, lecteur aux éditions munichoises C. H. Beck. Cette maison publie en 1919 Preußentum und Sozialismus (« Prussiannité et socialisme ») – au sein duquel Oswald Spengler défend l’idée d’un socialisme prussien, basé sur la discipline, la hiérarchie, le sens du devoir, le sacrifice pour la communauté, la primauté de l’État et de la nation sur l’individu et la finance – et la seconde partie de l’œuvre Le Déclin de l’Occident en 1922. La maison d’édition publie également la troisième édition et les suivantes de la première partie du texte Le Déclin de l’Occident.

    Le 21 février 1919, le comte Anton von Arco auf Valley, ardent nationaliste, assassine Kurt Eisner. Le 7 avril, la République des Conseils est proclamée par des intellectuels anarchistes et des socialistes radicaux : Ernst Toller, Gustav Landauer, Erich Mühsam, Silvio Gesell et Ernst Niekisch – qui deviendra, à partir de 1926, un des principaux penseurs de la Révolution conservatrice allemande et le principal de sa tendance national-bolchévique. Le 12-13 avril 1919, des communistes instaurent la deuxième République des Conseils qui est écrasée le 2 et 3 mai par les corps francs nationalistes. Le 4 mai, Oswald Spengler rapporte à un ami : « Nous sommes enfin libérés de l’enfer de ces quatre semaines. » Ernst Niekisch est incarcéré à la suite de la répression organisée par les nationalistes et lit en prison des écrits d’Oswald Spengler.

    Au printemps 1920, Oswald Spengler change de logement au sein du même immeuble du 54/I de l’Agnesstraße, et vit dans un plus grand appartement situé au troisième étage. Il se rend en divers endroits d’Allemagne. Ainsi, Il rencontre, dans la seconde semaine de juillet à Berlin, Arthur Moeller van den Bruck, un des plus importants penseurs de la Révolution conservatrice allemande, dans une maison située Motzstraße 22 au sein de laquelle se réunit, sous la direction de Heinrich von Gleichen, le Juniklub, les deux étant également des éléments de la Révolution conservatrice allemande. Il prend part jusqu’en 1923 aux activités de la filiale munichoise du Juniklub dirigée par l’historien Karl Alexander von Müller (3). Oswald Spengler est en relation avec Elisabeth Förster-Nietzsche, la sœur du philosophe Friedrich Nietzsche qui est un des inspirateurs de la Révolution conservatrice allemande.

    En 1924, alors qu’Adolf Hitler est emprisonné à Landsberg à la suite de son putsch manqué de 1923, Gregor Strasser tente d’obtenir d’Oswald Spengler qu’il publie des articles dans un organe de presse national-socialiste, ce que ce dernier refuse catégoriquement, car il estime que la politique doit reposer sur des faits et des considérations et pas sur un romantisme des sentiments qu’il attribue au national-socialisme.

    Il déménage, en 1925, dans la Widenmayerstraße, au numéro 26. Sa sœur, Hildegard Kornhardt-Spengler, dont le mari Fritz est mort au front durant la Première Guerre mondiale, et sa fille Hilde, partent à Munich et vivent chez Oswald Spengler.

    Oswald Spengler se promène, parfois accompagné de sa sœur, et se rend au théâtre. Le 3 août 1931, Karl Wolfskehl leur rend visite.

    Le IIIe Reich

    Après l’arrivé au pouvoir, le 30 janvier 1933, d’Adolf Hitler, Oswald Spengler rencontre ce dernier le 25 juillet 1933, de 12h30 à 14h, à Bayreuth. En août, Spengler lui envoie son ouvrage Jahre der Entscheidung. Deutschland und die weltgeschichtliche Entwicklung (« Années décisives. L’Allemagne et le développement de l’histoire mondiale »). Hitler fait transmettre un remerciement formel pour l’envoi. Le livre est perçu par les nationaux-socialistes comme une critique du système qu’ils ont mis en place, pendant qu’Oswald Spengler se tient totalement à distance d’eux.

    Après le discours tenu à l’université de Marbourg par le vice-chancelier national-conservateur Franz von Papen le 17 juin 1934 et rédigé par le théoricien de la Révolution conservatrice allemande Edgar Julius Jung contestant certains côtés, liés au national-socialisme, du nouveau régime, la Nuit des longs couteaux éclate et parmi les victimes des nationaux-socialistes se trouvent, à la suite d’une confusion avec une autre personne, le critique musical Willi Schmid qu’Oswald Spengler connaît personnellement et le national-socialiste de l’aile la plus sociale du parti Gregor Strasser qui entretient une correspondance avec Oswald Spengler, ainsi que l’ancien chancelier national-conservateur Kurt von Schleicher, auquel Oswald Spengler est lié, et sa femme. Edgar Julius Jung est aussi assassiné lors de la Nuit des longs couteaux. Cela s’ajoute au fait que Karl Wolfskehl, juif, a quitté l’Allemagne peu de temps après l’arrivée au pouvoir d’Adolf Hitler.

    Le 1er mai 1935, devant un million et demi de personnes rassemblées à Berlin-Tempelhof, ce dernier déclare : « Un écrivain a résumé ses vues sur l’époque dans un livre qu’il a intitulé Le déclin de l’Occident. Serait-ce donc vraiment la fin de notre histoire et de notre peuple ? Non ! Nous ne pouvons pas croire cela ! Ce ne doit pas être le déclin de l’Occident, mais la résurrection des peuples d’occident ! » (4)

    Oswald Spengler meurt le 8 mai 1936, dans son appartement à Munich, d’une crise cardiaque. Il est enterré au Nordfriedhof (« cimetière nord ») dans le quartier de Schwabing où repose, au sein de la crypte, Alfred Schuler, membre du Cercle cosmique et qui compte parmi les inspirateurs de la Révolution conservatrice allemande qui sera théorisée par Armin Mohler qui sera enterré, ainsi que sa femme Edith, dans une tombe de ce cimetière. Une pierre en porphyre portant l’inscription « Spengler » est placée sur celle de l’auteur du Déclin de l’Occident.

    Le César attendu

    De nos jours, la phase ultime du déclin qu’est, selon Oswald Spengler, la dernière tentative vaine, constituée par l’avènement de Césars, de redressement avant l’effondrement final, paraît advenir. Par-delà la question de la différence entre le côté prolétarien du national-socialisme et celui plutôt aristocratique du prussianisme d’Oswald Spengler, ainsi que le fait que ce dernier reproche au national-socialisme son romantisme et un manque de profondeur intellectuelle, le clivage entre Adolf Hitler et Oswald Spengler semble à nouveau se poser de nos jours en Europe occidentale et aux États-Unis, entre ceux qui pensent que le redressement est possible grâce à des changements radicaux et ceux qui estiment que les carottes sont cuites. Pour ces derniers, il nous reste à couler de manière honorable en nous accrochant au mythe décrit par Oswald Spengler en conclusion de Der Mensch und die Technik.Beitrag zu einer Philosophie des Lebens (« L’Homme et la technique. Contribution à une philosophie de la vie ») qui veut que notre devoir soit de tenir la position perdue, sans espoir, comme ce soldat romain dont les ossements ont été retrouvés devant une porte de Pompéi et qui, pendant l’éruption du Vésuve, est mort à son poste parce qu’on a oublié de le relever. (5) Pour eux, ce qui a été une culture, puis une civilisation, ne sera bientôt plus qu’une simple « population », à l’instar de l’Égypte après la fin du monde des pharaons, dominée quelques temps par une civilisation étrangère, puis durant une ou deux générations par une autre.

    Lionel Baland (Site de la revue Éléments, 19 février 2026)

     

    Notes :

    (1) Alain de Benoist, Quatre figures de la Révolution Conservatrice allemande. Werner Sombart, Arthur Moeller van den Bruck, Ernst Niekisch, Oswald Spengler, Association des amis d’Alain de Benoist, Paris, 2014, p. 257-58.

    (2) Wolfgang Martynkewicz, Salon Deutschland. Geist und Macht 1900-1945, Aufbau Verlag, Berlin, 2009, p. 347-348.

    (3) de Benoist, Quatre figures, p. 265-266.

    (4) de Benoist, Quatre figures, p. 280-281. (texte repris de : Max Domerus (Hg.), Hitler. Reden und Proklamationen 1932-1945, vol. 1, R. Löwit, Wiesbaden, 1973, p. 502)

    (5) Oswald Spengler, Der Mensch und die Technik, München, 1931, p. 89.

     

    Sources

    DE BENOIST Alain, Quatre figures de la Révolution Conservatrice allemande. Werner Sombart, Arthur Moeller van den Bruck, Ernst Niekisch, Oswald Spengler, Association des amis d’Alain de Benoist, Paris, 2014.

    ENGELS David, Oswald Spengler. Introduction au Déclin de l’Occident, collection Longue mémoire de l’Institut Iliade, La Nouvelle Librairie éditions, Paris, 2024.

    FRIEDEL Helmut (sous la direction de), La Städtische Galerie im Lenbachaus Munich, Prestel, Munich, 1999.

    KOKTANEK Anton Mirko, Oswald Spengler. Leben und Werk, Lindenbaum Verlag, Beltheim-Schnellbach, 2020.

    MARTYNKEWICZ Wolfgang, Salon Deutschland. Geist und Macht 1900-1945, Aufbau Verlag, Berlin, 2009.

    MOHLER Armin, Die Konservative Revolution in Deutschland 1918-1932, Friedrich Vorwerck Verlag, Stuttgart, 1950.

    SPENGLER Oswald, Der Mensch und die Technik. Beitrag zu einer Philosophie des Lebens, München, 1931.

    Lien permanent Catégories : Points de vue 0 commentaire Pin it!