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Livres - Page 226

  • Réinventer les Celtes...

    Les éditions Hermann viennent de publier un ouvrage de Katherine Gruel et Olivier Buchsenschultz intitulé Réinventer les Celtes. Directeurs de recherche au CNRS,  les deux auteurs ont été responsables de l’équipe de Protohistoire celtique de l’École normale supérieure depuis les années 1980.

     

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    " Les Celtes désignent pour les auteurs grecs dès le Ve siècle avant J.-C. l’ensemble des populations occidentales nord-alpines. Si leurs puissants voisins ont certainement exercé une influence sur les Celtes, ces derniers ont développé une société et un mode de vie qui ont tantôt emprunté les mêmes voies, mais tantôt complètement divergé, dans la période même où ils intervenaient en Italie et dans les Balkans. La langue, l’outillage, l’armement, les parures, les modes de vie, qui évoluent en parallèle, génération après génération, sur une grande partie de l’Europe moyenne ancienne, peuvent être réunis dans un ensemble cohérent, distinct de groupes voisins qui ont fait d’autres choix. Les échanges d’objets, les conflits ou les colonisations réciproques n’ont pas gommé ces différences, avant que l’expansion de Rome n’entraîne une acculturation générale.

    À travers les recherches initiées depuis quarante ans sur le monde celtique et italique à l’âge du Fer, le laboratoire AOrOc a accompagné le développement exponentiel des recherches archéologiques sur les sanctuaires, les habitats, l’alimentation, l’outillage et le monnayage celtiques. Après avoir relu les textes grecs et latins à la lumière de ces nouvelles données, l’image que les Celtes avaient d’eux-mêmes a été mieux définie et l’originalité et l’évolution historique de leur civilisation se sont peu à peu précisées. "

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  • Michel Onfray, tribun de la plèbe ?...

    Les éditions de l'Observatoire viennent de publier un essai de Henri de Monvallier intitulé Le tribun de la plèbe. Agrégé et docteur en philosophie, Henri de Monvallier a dirigé le Cahier de L'Herne Michel Onfray (L'Herne, 2019)

     

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    " Michel Onfray est-il encore un intellectuel de gauche ? Depuis une dizaine d'années, le philosophe, qui a toujours revendiqué son appartenance à ce bord politique, est accusé par une partie de la presse d'être passé dans le camp de la réaction, de la droite, quand ce n'est pas carrément d'avoir des sympathies pour l'extrême droite. Pour le philosophe Henri de Monvallier, l'engagement politique de Michel Onfray est au contraire d'une cohérence sans faille depuis trente ans. S'inspirant de Nietzsche et de Camus, Onfray a en effet développé une pensée de gauche libertaire, pacifiste et pragmatique, qui tranche à la fois avec la gauche libérale de gouvernement convertie au marché depuis 1983 et la gauche autoritaire collectiviste qui ne renie pas Robespierre, Marx ou Lénine. Fondant son engagement sur le souci du peuple, le mettant en oeuvre en intervenant dans le débat public, Onfray se fait tribun de la plèbe. Dans la Rome antique, cette figure portait la toge ; aujourd'hui, ce serait le gilet jaune... "

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  • La terreur rouge en Russie...

    Les éditions des Syrtes viennent de rééditer en collection de poche le témoignage de Sergueï Melgounov intitulé La terreur rouge en Russie (1918 - 1924). Sergueï Melgounov est un historien et intellectuel russe, mort en exil en France en 1956.

     

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    " Né quelques mois après Staline, l'historien et journaliste Sergueï Melgounov, socialiste russe modéré, refuse d'émigrer en octobre 1917. Il n'en sera pas moins expulsé de son pays cinq ans plus tard, les bolcheviks ne lui pardonnant pas son intraitable refus des méthodes inhumaines avec l'aide desquelles ils se sont maintenus au pouvoir. Dans son combat, Melgounov, qui fréquente les groupes clandestins de la résistance anticommuniste, dénonce la politique de terreur instaurée dans le pays. Cet engagement lui vaudra vingt-trois perquisitions, cinq arrestations, les interrogatoires de la Tcheka, la prison, la condamnation à mort et, pour finir, le bannissement. Pour évoquer les horreurs de la guerre civile et du " communisme militaire ", Melgounov ne s'en tient pas au terme " atroce ". Il explicite le mot, comme on défroisse une page pour en étaler l'insoutenable contenu. La valeur de ses propos est d'autant plus précieuse qu'il fait parler les victimes et leurs bourreaux, grâce notamment aux nombreux documents et récits qu'il a pu recueillir. En ce sens, son témoignage préfigure celui de Soljenitsyne sur le goulag. Contre Lénine, contre Staline, Melgounov et Soljenitsyne ont brandi la morale de l'homme face aux prétendues raisons de l'histoire et de l'État. La Terreur rouge en Russie a été publié pour la première fois en décembre 1923 à Berlin. La préface de l'historien Georges Sokoloff, professeur émérite à l'Institut national des langues et civilisations orientales, apporte un éclairage indispensable et une dimension historique inédite à cette nouvelle édition. "

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  • De l'indo-européen au français...

    Les éditions Errance viennent de publier un livre de Xavier Delamarre intitulé Une généalogie des mots - De l'indo-européen au français. Diplomate et linguiste, Xavier Delamarre est spécialiste des langues celtiques et indo-européennes.. Il a notamment publié un Dictionnaire de la langue gauloise (Errance, 2018).

     

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    " Ce livre se veut, plus qu’une collection d’étymologies insolites ou cocasses, une introduction aux études indo-européennes démontrant que l’origine de notre patrimoine abstrait et la formation de nos concepts s’enracinent bien au-delà de l’Antiquité.
    En effet, le concept d’indo-européen évoque pour la plupart d’entre nous un passé obscur, incertain et controversé. Notre conscience des origines linguistiques et culturelles s’arrête souvent à l’horizon absolu de Rome et de la Grèce.
    Pourtant, la découverte et l’étude scientifique, au début du XIXe siècle, du sanskrit, puis sa mise en rapport avec les langues classiques, latin et grec, ainsi qu’avec le reste des langues de l’Europe – celtiques, germaniques, baltes, slaves, etc. –, ont produit cette conclusion nécessaire de l’existence d’une langue commune. Cette dernière est dite conventionnellement “indo-européenne”, et d’elle sont dérivées, par une tradition ininterrompue, un grand nombre de langues actuelles.
    Cet ouvrage présente ainsi 100 mots ou racines indo-européennes aboutissant à 800 mots ou noms propres du français contemporain, en en montrant le cheminement jusqu’à nos jours par les intermédiaires historiques que sont le latin, le grec, le germanique, le gaulois et, pour quelques cas, le sanskrit, l’iranien, ou le slave. "
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  • Puissance stratégique et réseaux techniques...

    Les éditions Perspectives libres viennent de publier un essai de Philippe Forget intitulé Puissance stratégique & réseaux techniques. Philosophe et polémologue, Philippe Forget est notamment l'auteur de deux essais importants, L’Homme machinal (Paris, Syros, 1990), en collaboration avec Gilles Polycarpe, et Le Réseau et l’Infini (Paris, Economica, 1997).

     

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    " Si puissance et existence sont liées par définition, c’est que l’agir et le pâtir constituent les deux pôles de tout être. Individus et groupes humains trouvent leurs vies animées par la puissance des liens. Liberté et expansion de soi dépendent donc des rapports matériels et spirituels que tisse l’être humain avec le monde, autrui et soi-même. Domination et indépendance se jouent dans la conduite stratégique de ces mêmes rapports.

    Or, depuis l’ère moderne, la puissance stratégique est particulièrement conditionnée par les réseaux techniques qui constellent la Terre et ses habitants. Comprendre pourquoi et comment la raison occidentale a transformé la Terre en planète des réseaux et des flux ; saisir la genèse théorique de l’emprise réticulaire sur le monde ; en élucider les applications : telle est la finalité de cet ouvrage éclairant et libérateur. Il s’agit bien de mobiliser l’esprit et le concept pour construire la Grande Stratégie d’une République indépendante, parce que pionnière, aventureuse et productive. Lier l’aventure des idées à la découverte des forces, ainsi progresse, fleurit, la civilisation. "

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  • En pays défait...

    « La honte, la colère et le chagrin emmêlés, il y a longtemps que j'ai envie de vous les jeter au visage. Tels qu ils me viennent. On est infidèle à certains sentiments dès qu'on leur impose un ordre ou une hiérarchie. Je n'en peux plus du manque d'affirmation de soi et de vitalité qui ronge cette vieille nation. J'ai honte de vivre dans un pays qui ne sait opposer, à la barbarie qui le frappe régulièrement, que des bouquets de principes inodores et de pieuses banalités. J'ai honte de cette France où, à la faveur d'un naufrage général des critères de jugement, les fausses valeurs n'en finissent plus de prospérer. »

    Les éditions Pierre-Guillaume de Roux viennent de publier une lettre ouverte de Pierre Mari intitulée En pays défait. Pierre Mari est romancier et essayiste.

     

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    En Pays défait se présente comme une lettre ouverte adressée aux élites françaises : « élites » politiques, institutionnelles, économiques, artistiques et intellectuelles, entraînées jour après jour dans un discrédit croissant. Le texte met en évidence la démission collective dont elles se rendent coupables depuis une trentaine d’années. Il les accuse d’avoir abandonné à la fois l’histoire et la substance nourricière de ce pays. Et il s’efforce de sonder les ressorts de cet abandon au-delà des accusations quotidiennement ressassées.

    L’absence d’attitudes vivifiantes chez ceux qui accèdent à la visibilité atteint aujourd’hui un point calamiteux. Le sens du combat s’est effondré : le ralliement aux simulacres l’emporte de tous les côtés.

    Des idiomes de synthèse mondialisés règnent là où s’imposaient naguère la langue française et la hauteur de ses exigences. L’une des forces maîtresses de la France a longtemps résidé dans le lien que ses élites avaient su nouer entre politique et littérature. Aujourd’hui, ce lien est en passe d’être détruit : l’art de conduire les hommes et celui de mettre des mots exigeants sur les choses n’ont jamais été aussi menacés.

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