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Livres - Page 230

  • Nietzsche poète...

    Les éditions Les Belles Lettres viennent de publier sous le titre de Poèmes complets, un recueil regroupant l'ensemble de la poésie de Friedrich Nietzsche

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    " « Rien qu’un fou ! Rien qu’un poète ! » Nietzsche, Dithyrambes de Dionysos De cet avertissement, de cette confession, l’histoire de la philosophie ne fera rien. Si les rapports du penseur à la musique sont l’objet de riches réflexions, ses épigrammes, ses aphorismes, ses sentences gnomiques, ses dialogues, ses poèmes en prose, ses paraboles, ses pastiches, bref son art poétique de philosopher n’ont pas retenu l’attention. Et pour cause. Sans équivalent dans d’autres langues, la présente édition bilingue réunit, pour la première fois dans sa totalité, une production dont on découvre qu’elle fut ininterrompue depuis les poèmes de jeunesse, inconnus en français. Elle donne ainsi l’accès à un continent à explorer. En ce sens, elle est appelée à faire date. "

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  • Leurs guerres perdues...

    Les éditions du Rocher viennent de publier un roman de David Desgouilles intitulé Leurs guerres perdues. Chroniqueur à Causeur et au Figaro Vox, David Desgouilles est déjà l'auteur de deux romans.

     

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    " Et si la vie politique, de la seconde présidence de François Mitterrand à l'accession d'Emmanuel Macron à l'Élysée, était le plus picaresque des romans ? Héros de cette fresque à rebondissements, trois militants nés au début des années 70. À droite : Sandrine Deprayssac. À gauche : les frères Simonetti, Nicolas et Sébastien. Ils se croisent, s'aiment, se quittent, se retrouvent, se déchirent. Année après année, David Desgouilles raconte les meetings, les universités d'été, les élections, les empoignades, les ralliements et les trahisons. Chirac ou Sarkozy ? Séguin ou Pasqua ? Chevènement ou Philippe de Villiers ? Marine Le Pen ou Florian Philippot? Ils sont tous là, au coeur de l'histoire.
    Leurs guerres perdues, roman choral et générationnel, restitue avec brio les bouleversements et lignes de fracture idéologiques de ces trente dernières années. "

     

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  • La mort, l'au-delà et les autres mondes

    Les éditions Imago ont publié en début d'année une nouvelle étude de Claude Lecouteux intitulée La mort, l'au-delà et les autres mondes. Professeur de civilisation du Moyen-âge à la Sorbonne, Claude Lecouteux s'est spécialisé dans les mythes, les contes et les légendes et a publié de nombreux ouvrages comme Démons et Génies du terroir au Moyen Âge (Imago, 1995), Fées, Sorcières et Loups-garous au Moyen Âge (Imago, 2012) ou son Dictionnaire de mythologie germanique (Imago, 2014).

     

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    " Squelette creusant une tombe, spectre aux yeux caves ou créature encapuchonnée dérobant son visage, la mort, armée d’une faux ou d’une lance, peut surgir à tout moment. Chacun le sait, tôt ou tard, il faut lui payer son tribut. Mors certa, hora incerta, disaient les Anciens.
    Depuis longtemps, Claude Lecouteux s’est attaché à étudier la mort et ses représentations dans les mentalités médiévales. Dans cet ouvrage, il nous entraîne cette fois dans une exploration de l’outre-tombe, et suit les défunts dans leurs différents périples. De l’Antiquité à nos jours, s’appuyant sur les mythologies, les contes, les traditions populaires et les romans de chevalerie, il met au jour la permanence d’antiques croyances sous une vision plus chrétienne de l’au-delà.
    Il souligne en outre — et nul ne l’avait établie jusqu’alors — l’étonnante proximité des images venues d’un lointain passé avec les témoignages de ceux qui, lors de comas ou de catalepsies, ont vécu des expériences de mort imminente (Near Death Experience), montrant ainsi que l’homme n’a jamais cessé d’imaginer son ultime voyage… "

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  • Les écrits d'exil de Léon Daudet...

    Les éditions Séguier ont récemment publié un recueil de textes de Léon Daudet intitulé Écrits d'exil 1927-1928. Écrivain, polémiste et critique talentueux, Léon Daudet a été avant-guerre une des principales figures de l'Action française.

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    " Lorsque Léon Daudet arrive à Bruxelles en juillet 1927 au terme d’une rocambolesque cavale, c’est un homme traqué et meurtri par la perte d’un fils. Mais plutôt que de subir la mélancolie de l’exil et la douleur du deuil, Daudet se donne tout entier à son travail, habité par ses obsessions, ne cédant rien aux modes, tenant parfois sa plume comme une lame bien droite : l’homme, jamais, ne se départit d’une passion intègre pour la littérature. En vingt-neuf mois, pas moins d’une vingtaine de livres voient le jour, dont quatre volumes – La Ronde de nuit, Les Horreurs de la guerre, Melancholia et Les Pèlerins d’Emmaüs – devenus quasiment introuvables. Ecrits d’exil réunit un florilège de ces textes, témoins d’un penseur aussi virtuose dans l’éloge que dans le contredit. Portraits d’auteurs – Rabelais, Nietzsche, Montaigne, Hugo ou Baudelaire -, vastes réflexions politiques sur l’Europe des années 1920, questionnements scientifiques ou littéraires, aphorismes : cet ouvrage aux formes éclatées est à l’image de son fracassant auteur. "

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  • Théorie de la dictature...

    Les éditions Robert Laffont viennent de publier un essai de Michel Onfray intitulé Théorie de la dictature. Philosophe populaire, tenant d'un socialisme libertaire, Michel Onfray a publié de nombreux ouvrages, dont dernièrement sa trilogie  Cosmos (Flammarion, 2015), Décadence (Flammarion, 2017) et Sagesse (Flammarion, 2019).

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    Il est admis que 1984 et La Ferme des animaux d'Orwell permettent de penser les dictatures du XXe siècle. Je pose l'hypothèse qu'ils permettent également de concevoir les dictatures de toujours.
    Comment instaurer aujourd'hui une dictature d'un type nouveau ?

    J'ai pour ce faire dégagé sept pistes : détruire la liberté ; appauvrir la langue ; abolir la vérité ; supprimer l'histoire ; nier la nature ; propager la haine ; aspirer à l'Empire. Chacun de ces temps est composé de moments particuliers.
    Pour détruire la liberté, il faut : assurer une surveillance perpétuelle ; ruiner la vie personnelle ; supprimer la solitude ; se réjouir des fêtes obligatoires ; uniformiser l'opinion ; dénoncer le crime par la pensée.
    Pour appauvrir la langue, il faut : pratiquer une langue nouvelle ; utiliser le double langage ; détruire des mots ; oraliser la langue ; parler une langue unique ; supprimer les classiques.
    Pour abolir la vérité, il faut : enseigner l'idéologie ; instrumentaliser la presse ; propager de fausses nouvelles ; produire le réel.
    Pour supprimer l'histoire, il faut : effacer le passé ; réécrire l'histoire ; inventer la mémoire ; détruire les livres ; industrialiser la littérature.
    Pour nier la nature, il faut : détruire la pulsion de vie ; organiser la frustration sexuelle ; hygiéniser la vie ; procréer médicalement.
    Pour propager la haine, il faut : se créer un ennemi ; fomenter des guerres ; psychiatriser la pensée critique ; achever le dernier homme.
    Pour aspirer à l'Empire, il faut : formater les enfants ; administrer l'opposition ; gouverner avec les élites ; asservir grâce au progrès ; dissimuler le pouvoir.
    Qui dira que nous n'y sommes pas ?
    M.O.

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  • Brasillach, critique littéraire...

    Les éditions Laborintus viennent de rééditer un recueil d'articles de critique littéraire de Robert Brasillach sous le titre de Portraits. Écrivain et journaliste, Robert Brasillach, à qui l'on doit, notamment, Les sept couleurs, Comme le temps passe et Notre avant-guerre, mais aussi une Histoire du cinéma (avec son beau-frère Maurice Bardèche) ou un Corneille, a été une des principale victimes de l'épuration des intellectuels et est mort le 6 février 1945, dans les fossés du fort de Montrouge, sous les balles d'un peloton d'exécution...

     

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    " Il est facile à l’heure où l’Europe vit des temps difficiles, de renvoyer à la littérature la responsabilité propre de la politique. Parler d’une « repolitisation de la littérature française face à la montée des populismes » suppose d’attribuer à une certaine production littéraire une légitimité préventive. Pour beaucoup d’hommes et de femmes de lettres il est encore possible de soigner le monde de ses démons et de ses maux par le biais de l’écriture. Tâche admirable et haute dirait-on, même si le résultat connu aujourd’hui est bien différent. Pour nous, le but de toute littérature n’est plus celui d’éduquer des masses inermes intellectuellement, mais plutôt celui, plus difficile encore, de pousser le lecteur vers une réflexion critique. On sait que Robert Brasillach est coupable. Coupable de l’article 75 du code pénal, d’intelligence avec l’ennemi. Coupable d’un antisémitisme exacerbé dans les pages de Je suis partout, édité chez Fayard. Coupable, finalement, de ses idées et de ses écrits. Pas question donc de réhabiliter l’homme, mais plutôt de donner visibilité et reconnaissance au talent d’un écrivain. Nous, lecteurs passionnés de littérature, citoyens européens opposés à la peine de mort, savons également que Brasillach était l’un des esprits les plus prometteurs des lettres françaises, doté d’un talent sitôt reconnu par la critique de tout rang. La question se pose alors : faut-il lire un écrivain en fonction de ses idées et donc dans un contexte de censure préventive, ou faudrait-il peut-être séparer l’homme de cet écrivain ? Quant au champ littéraire, peut-on hisser Céline au rang de grand écrivain et oublier hypocritement ses Bagatelles pour un massacre, L'école des cadavres, Les Beaux draps ? Peut-on publier Pierre Drieu La Rochelle dans la Bibliothèque de la Pléiade et continuer de diaboliser Brasillach - auteur ? Brasillach fait néanmoins partie de ce grand patrimoine littéraire français que contrairement à ce qu’un petit groupe de pression pense, ne se compose pas d’auteurs choisis en fonction de leur idéologie. La littérature nationale n’est pas une littérature nationaliste. C’est également l’ensemble de ces esprits les plus étonnants, les plus hauts, même les plus détestables. PORTRAITS, l’un des textes les moins connus de Robert Brasillach, paru la première fois chez PLON en 1935, est réédité dans son édition de 1952, préface de Pierre Somville, note de Gilles Antonowicz. En tête de ces études, plus précisément des articles consacrés à des auteurs contemporains qu’il avait publiés dans des revues à partir de 1931, il exprime son fin talent de critique littéraire. "

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