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12/09/2018

Libéraux-libertaires : émancipation absolue et domination des esprits ?...

Vous pouvez découvrir ci-dessous une chronique d'Edouard Chanot sur Radio Sputnik, datée du 7 septembre 2018 et consacrée au libéralisme libertaire...

 

                               

14/06/2018

L'illusion politique ?...

Les éditions de La Table Ronde viennent de rééditer, dans leur collection de poche La petite vermillon, un essai de Jacques Ellul intitulé L'illusion politique. Philosophe, sociologue et théologien, l'auteur, décédé en 1994, peut être considéré, au travers, notamment, de ses ouvrages de réflexion sur la technique, comme un des inspirateurs de la pensée écologiste en France.

 

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" Dans la société occidentale, le verbalisme politique exprime une double illusion, en même temps qu'il lui donne naissance. Nous assistons au développement de l'illusion de l'homme politique qui croit maîtriser la machine de l'État, qui croit prendre des décisions politiques toujours efficaces, alors qu'il se trouve de plus en plus impuissant en face de la rigueur croissante des appareils étatiques.
Or, cette impuissance de l'homme politique est voilée précisément par la puissance et l'efficacité des moyens d'action de l'État qui interviennent toujours plus profondément et exactement dans la vie de la nation, et dans celle des citoyens. Mais l'homme politique, fût-il dictateur, n'a finalement aucune maîtrise de ces moyens. Réciproquement, paraît l'illusion du citoyen, qui, vivant encore sur l'idéologie de la souveraineté populaire et des constitutions démocratiques, croit pouvoir contrôler la politique, l'orienter, participer à la fonction politique, alors que tout au plus il peut contrôler des hommes politiques sans pouvoir réel – et s'engage, sur cette double illusion, un dialogue d'impuissants.
Dans cette difficile situation, n'y a-t-il aucun remède? S'il en existait un, il serait, en tout cas, à la fois humble et héroïque. "

05/05/2018

Bilan de faillite...

Les éditions Gallimard viennent de publier le nouveau livre de Régis Debray intitulé Bilan de faillite, dans laquelle il poursuit, dans la veine acide et un peu désabusée de son précédent essai, l'observation du monde tel qu'il se défait. Penseur républicain, Régis Debray est l'auteur de nombreux ouvrages, dont, dernièrement  Civilisation - Comment nous sommes devenus américains (Gallimard, 2017) ou Le nouveau pouvoir (Cerf, 2017).

 

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" Un dépôt de bilan peut se consigner dans la bonne humeur, avec clins d’œil et sourires. C'est cette variante teintée d'humour, rarement pratiquée au tribunal de commerce, qu'a choisie Régis Debray, dans cette lettre d'un père à son fils bachelier, en quête de conseils sur la filière à suivre. Littérature, sociologie, politique, sciences dures ? En empruntant le langage entrepreneurial, celui de notre temps, l'auteur lui expose les bénéfices qu'un jeune homme peut dorénavant attendre de ces divers investissements. En lui recommandant instamment d'éviter la politique. Bien au-delà de simples conseils d'orientation professionnelle, ce livre-testament voudrait faire le point sur le métier de vivre dans le monde d'aujourd'hui, sans rien sacrifier aux convenances. Beaucoup d'adultes et quelques délurés sans âge particulier pourront sans doute y trouver leur compte. "

06/04/2018

Le sens des limites...

Les éditions L'échappée viennent de publier un essai de Renaud Garcia intitulé Le sens des limites - Contre l'abstraction capitaliste. Professeur de philosophie, Renaud Garcia réfléchit , en particulier, sur l'anarchisme et la décroissance.

 

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" Face à la marche en avant du capital, voué à conquérir des territoires toujours plus reculés au dehors comme en dedans de nous-même, des voix s’élèvent et en appellent à prendre en compte les limites. Mais leur nature reste encore à définir : tel est l’objet de ce livre.
Les limites sont constitutives de notre être-au-monde, elles lui donnent sa densité et sa saveur. Dans chaque moment de la vie quotidienne, nous évoluons dans un lieu précis du vaste monde, situé autour de notre corps et imprégné de nos manières d’être personnelles. Or le capitalisme s’attaque à cette dimension fondamentale, en sapant toujours davantage les possibilités de contact direct avec notre environnement.
Aliments privés de goût par l’industrie, technologies nous donnant l’illusion d’être partout sans jamais être vraiment quelque part, transformation du travail en activité absurde et désincarnée, obsession de la santé nous poussant à gérer notre corps et notre « mental » comme un système performant : nous nous retrouvons en fait privés de monde, et par là de culture. Toutes ces formes de dépossession nourrissent un même mouvement d’abstraction de la vie.
Alliant philosophie, sociologie et littérature, ce livre tente de déterminer où se situent désormais les résistances à opposer à la dynamique du capital, en redonnant à notre sensibilité une puissance politique. "

26/01/2018

L'effacement du politique...

Pierre Le Vigan vient de publier chez Amazon un essai intitulé L'effacement du politique, préfacé par Eric Maulin. Urbaniste, collaborateur des revues Eléments, Krisis et Perspectives libres, Pierre Le Vigan a notamment publié Inventaire de la modernité avant liquidation (Avatar, 2007), Le Front du Cachalot (Dualpha, 2009), La banlieue contre la ville (La Barque d'Or, 2011), Écrire contre la modernité (La Barque d'Or, 2012),  L'effacement du politique (La Barque d'Or, 2014), Soudain la postmodernité (La Barque d'or, 2015) ou Métamorphoses de la ville - De Romulus à Le Corbusier (La Barque d'Or, 2017).

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" « Le politique est une instance, il lui faut une substance. » (…) « Dans l’Europe actuelle, l’unique a été privilégié sur le commun (ainsi pour la monnaie). Pire : l’uniformité de l’unique a tué le commun. » Faut-il choisir le retour à nos vieilles nations contre l’Europe ? Cela ne parait pas durablement possible. Qui peut penser que nos nations soient vraiment à l’échelle des grands empires du monde : USA, Chine, Inde, Brésil…? Faut-il alors construire une nation européenne, l’équivalent de nos vieilles nations, mais à l’échelle de l’Europe ? Le risque est alors de reproduire les limites de la forme stato-nationale. Est-ce souhaitable ? Et est-ce possible ? Peut-on, en quelques décennies, refaire le processus de construction des nations qui s’est étalé sur plusieurs siècles ? Il faut donc sans doute faire une Europe politique autrement, pas comme une « super nation ». Et c’est là qu’il faut certainement recourir à l’idée d’Empire. Repenser l’Europe comme notre nouvelle chose commune. Faire revivre une idée à la fois très ancienne et très neuve. "

13/01/2018

Une introduction à la politique...

Les éditions PUF viennent de rééditer un ouvrage de Philippe Bénéton intitulé Introduction à la politique. Agrégé de sciences politiques et professeur à l'université de Rennes, Philippe Bénéton est l'auteur de deux essais importants,  Les Fers de l'opinion (PUF, 2000) et Le dérèglement moral de l'Occident (Cerf, 2017). Il a également rédigé quatre entrées pour le Dictionnaire du conservatisme (Cerf, 2017).

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" Qu'est-ce que la politique et comment l'interpréter ?
Quels sont ses enjeux fondamentaux ?
Qu'est-ce qui caractérise les régimes politiques modernes et leur évolution ?
Ce manuel expose les questions essentielles que pose la condition politique de l'homme et les différents modes d'interprétation qui se sont succédé au cours de l'histoire pour en donner le sens. Dans cette perspective, l'ouvrage précise les termes de la grande controverse entre les Anciens, les chrétiens et les Modernes, avant de discuter les diverses réponses apportées en s'appuyant sur l'expérience historique. Les caractéristiques majeures et les grands enjeux de la politique moderne sont analysés et mis en question à travers ses deux versants, idéologique et démo-libéral. "