Vous pouvez découvrir ci-dessous, sur Ligne droite, la matinale de Radio Courtoisie, la chronique du 7 octobre 2025 de Romain Petitjean consacrée à l'ethno-différentialisme.
Romain Petitjean est coordinateur du développement de l'Institut Iliade.
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Vous pouvez découvrir ci-dessous, sur Ligne droite, la matinale de Radio Courtoisie, la chronique du 7 octobre 2025 de Romain Petitjean consacrée à l'ethno-différentialisme.
Romain Petitjean est coordinateur du développement de l'Institut Iliade.
Les éditions des Presses universitaires de France viennent de publié sous la direction de David Simonin un ouvrage intitulé Nietzsche et les techniques.
Agrégé de philosophie (2014), diplômé de l’ENS (2016), docteur en philosophie de Sorbonne-Université et de l’Università del Salento (2019), David Simonin est membre du groupe de recherche international HyperNietzsche et de la Friedrich Nietzsche Society, et il a co-fondé le Cercle d'études nietzschéennes.

" Le progrès technique est-il l’apanage du surhumain ? Dieu est-il mort à cause de la technique ? La volonté de puissance est-elle synonyme d’arraisonnement technique de la nature et d’exploitation de l’homme par l’homme ? Nietzsche a philosophé à coups de marteau et qualifié sa personne de dynamite ; il voyait l’homme comme un pont vers le surhomme, attendait avec impatience d’emprunter en train le tunnel du Saint-Gothard nouvellement percé et s’est imaginé « aéronaute de l’esprit ». Avec une conscience aiguë des potentialités et des dangers de la révolution industrielle et des bouleversements qui en résultèrent dans nos pratiques, Nietzsche a non seulement pensé la technique, mais il en a aussi incorporé les enjeux à sa philosophie. Rares sont les aspects de son œuvre qui sortent indemnes de cette confrontation directe du philosophe avec son temps (qui est aussi le nôtre), et que l’on aurait tort de réduire trop rapidement à sa critique de la « civilisation de la machine » ou à sa fascination pour le déchaînement d’une puissance prométhéenne. Ce livre offre un panorama riche et nuancé permettant d’interroger les rapports entre technique, puissance, nature et vie, mais aussi de situer Nietzsche au milieu de ses machines et d’autres grands philosophes de la technique, tels que Marx ou Heidegger. "
Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Daoud Boughezala cueilli sur le site de la revue Éléments et consacré à Dominique de Villepin, faux gaulliste mais vrai opportuniste et tenant, comme Mélenchon, d'une France "créolisée"...

Villepin, l’autre candidat de la « nouvelle France » ?
« Qui dit humanité veut tromper », écrivait Carl Schmitt dans La notion de politique. Sans doute avait-il pressenti que Dominique de Villepin désignerait un jour humanité comme son mot préféré de la langue française. L’ex-Premier ministre (2005-2007) n’est plus à une sortie démagogique près. Quoique légitime, sa dénonciation des crimes que commet Israël à Gaza cache un vide idéologique abyssal. Pour s’en convaincre, il suffit de visionner in extenso son grand entretien d’1h45 avec Guillaume Pley. Il en ressort une flopée d’images d’Epinal digne de miss Vosges : le « vivre-ensemble » a fait la France, Chirac aimait les gens et la charcutaille, mieux vaut rassembler que diviser, etc.
14 février 2003 : son quart d’heure warholien
Et dire que l’ex-diplomate est censé élever le niveau de la politique française. Signe qu’elle est tombée bien bas. Par sa stature, Villepin incarne le visage aristocratique et international de la France de Jacques Chirac. Celle des terroirs et des comices agricoles, de ces élus radsocs à la Queuille qui tapotent le cul des vaches, promettent un bon plassou aux croquantes et aux croquants, exaltent la Corrèze mais importent le Zambèze.
Les partis politiques que Villepin a successivement fondés, République solidaire puis La France humaniste, rivalisent de mots creux et d’espoirs déçus. Jadis libéral pratiquant, DDV a privatisé les autoroutes pour une bouchée de pain, a tenté d’assouplir le marché du travail avec les éphémères CNE et CPE, mis la jeunesse de France dans la rue et a vainement tenté de barrer la route à Nicolas Sarkozy en 2007. Malgré ce bilan famélique, il se fait applaudir à la Fête de l’Huma et compte même des soutiens chez Mediapart. Dominique de Villepin reste l’homme du grand discours de « la vieille Europe » contre la guerre en Irak prononcé à la tribune des Nations-Unies le 14 février 2003, d’après un canevas signé Bruno Le Maire (décidément meilleur en lettres qu’en chiffres…). Si ce quart d’heure warholien lui colle aux semelles, Villepin a remis un peu de dorure à son blason en s’affichant comme l’unique critique d’Israël à droite. Il faut dire que notre époque ennemie de la nuance nous contraint à choisir entre l’occidentalisme borné et un tiers-mondisme mal digéré.
Importer la doctrine Terra Nova à droite
Cette première tendance, devenue hégémonique à droite, rappelle régulièrement les liens présumés de l’avocat d’affaires Villepin avec le Qatar – émirat richissime qui arrose bon nombre d’élus français et caresse nos banlieues dans le sens de la barbe. Pour entretenir les meilleures relations du monde avec Doha et le PSG, Sarkozy échappe pourtant à ce traitement. C’est que le discours démago de Villepin agace. Ne nous y trompons pas ; rien n’est gratuit. Ses appels du pied répétés aux « quartiers populaires », ses réquisitoires contre la « dérive identitaire de LR » répondent à une stratégie bien huilée. Villepin voudrait ainsi rapatrier à droite la fameuse doctrine Terra Nova : s’attirer les suffrages de l’électorat de banlieues qui, adjoint aux bobos des centres-villes, ferait basculer la majorité dans les urnes.
Il y a quelques années, un spécialiste français du salafisme m’avait glissé en sourdine : « Si la droite française renonçait à critiquer l’islam, elle aurait un boulevard chez les musulmans de France qui adhèrent très majoritairement au libéralisme… » Villepin a peut-être intériorisé ce calcul électoral. Jusqu’ici, il camoufle son passif chiraquien derrière de grands gestes creux pour se ménager une popularité à gauche. Par les temps qui courent, le dirigeant d’un cabinet de conseil préférant payer trois mille euros d’amende annuelle plutôt que de déclarer publiquement l’origine de ses revenus a peu de chances de se présenter au suffrage universel. À l’heure de la transparence absolue sous la surveillance du Parquet national financier, une telle opacité ferait désordre. Alors, que vise-t-il ? Incarner le flanc droit d’une gauche LFI en mal de crédibilité internationale ? Le sait-il lui-même ? En réclamant la nomination d’un Premier ministre du Nouveau Front populaire au lendemain des dernières législatives, Villepin s’est racheté une virginité à gauche.
Napoléon à vide
En filigrane, Dominique de Villepin entérine le Grand remplacement tout en le niant. À l’instar de ses nouveaux amis mélenchonistes, il mise sur l’émergence d’un « nouveau peuple » incarnant la France créolisée qu’il observe de ses lambris parisiens. Une martingale promise à un grand avenir. Au moins les tenants d’une république sans frontières ouverte aux quatre vents de l’immigration, peuvent se targuer d’une certaine cohérence. De sa passion pour Napoléon, qu’il partage avec Louis Sarkozy (!), Villepin a essentiellement retenu l’opportunisme. On connaît la tirade de l’Empereur adressée à Roederer : « Ma politique est de gouverner les hommes comme le plus grand nombre veut l’être. C’est là, je crois, la manière de reconnaître la souveraineté du peuple. C’est en me faisant catholique que j’ai fini la guerre de Vendée, en me faisant musulman que je me suis établi en Égypte, en me faisant ultramontain que j’ai gagné les esprits en Italie. Si je gouvernais un peuple de Juifs, je rétablirais le temple de Salomon. » Du vide dans un bas de soie.
Daoud Boughezala (Site de la revue Éléments, 9 octobre 2025)
Vous pouvez découvrir ci-dessous le nouveau numéro de la Revue d'Histoire Européenne, dirigée par Laurent Berrafato. Ce trimestre le lecteur trouvera un dossier consacré à l'Inquisition, des articles variés et les rubriques habituelles : actualités, entretien, mémoire des lieux, portrait, l’autopsie d’une bataille,…
Il est possible de se procurer la revue en kiosque ou en ligne sur le site de la Librairie du collectionneur.

EDITORIAL
La grande falsificationEXPOSITIONS
ENTRETIEN
Rémi Soulié : "Sur la piste d'Hermès"MÉMOIRE DES LIEUX
La tapisserie de BayeuxPORTRAIT
Lauri Törni/Larry Thorne : un Waffen SS à ArlingtonA L’ÉCOLE DE L'HISTOIRE
François Furet, un historien révolutionnaireGÉOPOLITIQUE
Le régime des mollahs va-t-il s'effondrer ?
DOSSIER
La légende noire de l'Inquisition
LA PRINCIPAUTÉ D'ANTIOCHE
Une épopée normande au Proche-OrientAVORTEMENT ET CONTRACEPTION DANS L'ANTIQUITE
CROISADE ROUGE POUR SHAMBALA
À CONTRE-COURANT
Le commissaire politique du Quartier latinHISTOIRE POLITIQUE
Le coup d'état de FructidorAUTOPSIE D'UNE BATAILLE
La bataille des Cardinaux, 20 novembre 1759L'ABOMINABLE HISTOIRE DE FRANCE
Les cabales de Tartufes
Le 7 octobre 2025, Edouard Chanot recevait, sur TV libertés, Laurent Ozon pour évoquer avec lui les œuvres du néo-conservatisme au Proche-Orient et en Europe.
Essayiste et analyste politique, tenant d'une écologie localiste et identitaire, premier promoteur de l'idée de remigration, Laurent Ozon est l'auteur de l'excellent essai intitulé France, années décisives (Bios, 2015) et tout récemment de Les néoconservateurs - Une élite impériale (Géopolitique profonde, 2025).
Les éditions Hétairie viennent de publier un essai de combat de Julien Rochedy intitulé Qui sont les Blancs ? - Généalogie d'une identité interdite.
Publiciste et essayiste, Julien Rochedy, qui est une figure de la mouvance identitaire, a déjà publié plusieurs essais dont Nietzsche l'actuel, L'amour et la guerre - Répondre au féminisme, Philosophie de droite et dernièrement Surhommes et sous-hommes - Valeur et destin de l'homme (Hétairie, 2023).

"Les « Blancs » sont le sujet le plus controversé de notre époque. D’un côté, on répète qu’ils n’ont aucune réalité ; de l’autre, on parle d’eux sans relâche, toujours pour les blâmer. Partant de cette contradiction, ce livre propose la généalogie d’une empreinte ― climatique, culturelle, spirituelle ― qui a façonné une identité aux contours multiples mais toujours reconnaissable.
Comment un même peuple, aux mille variations, s’est-il métamorphosé sans jamais cesser d’être lui-même ? Énergie, effort, militarisme, sens de la propriété, esprit d’indépendance, pragmatisme, curiosité, rationalité, individualisme, morale intériorisée, altruisme, sentimentalisme, universalisme, impérialisme, goût de la règle et de la liberté : autant de traits hérités, amplifiés et transmis pendant des millénaires jusqu’à nous.
Ni autocélébration, ni autoflagellation ici : une enquête qui commence dans les hivers glaciaires et se poursuit jusqu’aux excès du XXe siècle, en passant par les cavaliers indo-européens, l’héritage gréco-romain, la matrice chrétienne, les invasions germaniques, la Renaissance, les Lumières et la révolution industrielle. Les Blancs existent-ils vraiment ? Et si oui, qui sont-ils ?Un essai personnel mais honnête ― polémique, certes, précisément parce qu’il ose affronter une question taboue et pourtant obsessionnelle, aux enjeux colossaux.
- Un essai qui ose poser une question tabou et pourtant centrale : qu’est-ce qu’être blanc aujourd’hui ?
- Un sujet brûlant, sous-jacent à mille débats, rarement traité de front.
- Une enquête qui mêle histoire, anthropologie et philosophie.
- Un angle inédit : comprendre l’identité blanche au-delà des clichés et des condamnations.
- Enfin une synthèse sur l’identité européenne, qui manquait.
- Une approche singulière : montrer la continuité identitaire des Blancs depuis des millénaires. Une histoire longue et passionnante.
- L’explication causale de toutes les réussites, grandeurs et errements de la civilisation européenne.
- Comprendre l’essentiel sur les Indo Européens, les Grecs, les Romains, les Germains, la Renaissance, les Lumières, la société industrielle, le nihilisme du XXe siècle.
- Réfléchir sur l’incidence profonde du christianisme dans la longue durée européenne.
- Découvrir pourquoi les Blancs sont fondamentalement les enfants du froid.
- Savoir d’où l’on vient pour savoir où l’on va : de nos spécificités génétiques issues de la préhistoire au monde actuel.
- Défendre une exceptionnalité civilisationnelle aujourd’hui en grand danger."