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bruno lafourcade

  • Le retour de Jean Lafargue...

    Les éditions Terres de l'Ouest viennent de publier un roman de Bruno Lafourcade intitulé Saint-Marsan, dans lequel on retrouve le héros de L'ivraie (Léo Scheer, 2018). Ayant enchainé des expériences professionnelles variées, dont celle de l'enseignement, Bruno Lafourcade est l'auteur de plusieurs romans, et dernièrement, d'un pamphlet, Les Nouveaux Vertueux (Jean-Dézert éditeur, 2018).

     

    " Jean Lafargue, quinquagénaire désabusé et écrivain sans succès, revient à Saint-Marsan, en Chalosse. Ce village natal, que Jean a fui très tôt, avec l'existence médiocre qui lui était promise, il le trouvait mort, désert. Aujourd'hui, il comprend que c'est à sa désertification, à l'absence de supermarchés, de lotissements, d'usines, que le village doit d'avoir survécu, de ne pas avoir été défiguré, dénaturé. Or voilà que les autorités se sont mis en tête de le repeupler, de « redynamiser le tissu économique » en y accueillant plusieurs dizaines de migrants. Du curé à l'instituteur, tout le Marsanais s'enthousiasme pour ce projet. Seul Jean s'en inquiète, car « c'est une chose, pense-t-il, que de recevoir, dans une France prospère et conquérante, quelques milliers d étrangers, conscients de leur chance ; c'en est une autre que d'en accueillir, dans un pays appauvri et déclinant, des centaines de milliers, d'une culture et d'une religion différentes, et qui n'éprouvent pas de reconnaissance particulière pour leurs hôtes. » "

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  • Les Nouveaux Vertueux...

    Les éditions Jean-Dézert ont publié en fin d'année 2017 ont publié un réjouissant pamphlet, en forme d'abécédaire,  de Bruno Lafourcade intitulé Les Nouveaux Vertueux. Ecrivain, Bruno Lafourcade est notamment l'auteur de L'Ivraie, une des bonnes surprises de la dernière rentrée littéraire.

     

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    " Ils sont nos nouveaux bien-pensants : ils étaient autrefois réactionnaires et se disaient de droite, ils sont aujourd’hui progressistes et se croient de gauche. Leur caractéristique ? Juger les faits et les opinions selon leur idée de la vertu, et non selon la vérité, puisque leur morale s’accommode du mensonge. Leurs moyens ? Les médias. Leurs armes ? La négation des faits et la nazification des opinions. Ils s’appellent Plenel, Fourest, Joffrin, Ruquier, Boutelja, Diallo, Taubira, Thuram, Noah, Mélenchon, Bergé, Garrido, Schiappa – mais leur nom est Légion : ce sont les nouveaux vertueux, et ils mentent en meute, car quitter la solitude, c’est quitter la vérité. "

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  • Retour à l'envoyeur...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Bruno Lafourcade, cueilli sur son site personnel et consacré à l'affaire de la professeur du lycée de Créteil, qui a été filmée alors qu'elle était menacée par un élève armé. Écrivain, Bruno Lafourcade vient de publier L'ivraie (Léo Scheer, 2018), un roman qui se déroule dans un lycée professionnel de la banlieue de Bordeaux et dont nous vous recommandons chaudement la lecture...

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    Retour à l'envoyeur

    Jeudi matin, un adolescent de quinze ans, élève du lycée technologique et professionnel Édouard-Branly de Créteil, a pointé une arme sur un professeur qui refusait de lui obéir, c’est-à-dire de le noter « présent » ; il a été filmé, évidemment, par un de ses camarades, que la scène fait beaucoup rire, tandis qu’autour d’eux s’agitent d’autres modèles d’intégration. Le mouvement est connu : cette scène a si bien fait le tour des réseaux sociaux que les chaînes ont dû se résoudre à la montrer, et à la commenter. Mais, comme toujours avec la propagande quand l’ongle du réel gratte son mur, on ne l’a montrée et commentée qu’en mentant.

    Le premier mensonge touche à l’image, le second à la sémantique : on floute les visages, puis les mots. On a masqué les premiers, mais pas les mains : on sait donc l’origine de leur propriétaire, qui ne surprendra que le dernier carré de la LVF (Légion des Volontaires Franco-Remplacistes). Puis on masque les mots : on présente l’arme, un pistolet à air comprimé, comme « factice » – je suppose que l’on a voulu dire « inoffensive » : un pistolet à air comprimé n’est pas « factice », c’est une arme ; quant à « inoffensive », ça reste à prouver : on tirait bien des grives, dans mon enfance, avec des carabines à air comprimé, ce n’était pas pour les « menacer » (mais je ne maîtrise pas assez le sujet  pour marcher davantage dans ces bois-là).

    De toute façon, la question n’est pas là : c’est de menacer de tuer qui est l’essentiel. On pointe une arme et un autre tirera, on chante le djihad et d’autres égorgeront : les vagues de meurtres contre les Blancs à quoi nous assistons ont été annoncées – on a beau se réclamer de la plaisanterie ici, et là de l’art, c’est toujours le crime que l’on recherche.

    Le mensonge sémantique continue, cependant. Un certain Didier Sablic, professeur de sport dans ce lycée, « où tout se passe bien », dit-il (la preuve), a trouvé ces menaces de mort « inadmissibles » ; et des parents d’élèves membres d’un « collectif », n’est-ce pas (« Unis pour la réussite scolaire » : je serai charitable et ne commenterai pas), les ont qualifiés d’« inacceptables » – c’est aussi l’avis du président de la République. Inadmissible ? Inacceptable ? Mais ce qui est inadmissible et inacceptable, c’est de ne pas dire que c’est sans nom ! Et que ça mérite Cayenne, ou l’Algérie, ou le Mali – n’importe où sauf la France : retour à l’envoyeur.

    Les dignes parents d’élèves, quant à eux, ajoutent : « Nous condamnons le laxisme dont fait visiblement preuve l’enseignante dans cette classe. » Bien sûr, c’est la scène générale, ce pandémonium, qui frappe le spectateur, c’est-à-dire la prise de pouvoir, par des adolescents prédateurs, d’une femme dépassée par le chaos, le bruit, les menaces, les ricanements, les insultes, et, au fond d’elle-même peut-être, par l’idée qu’elle s’était faite, jadis, de son métier. Mais leur laxisme à eux, ces parents, ils y pensent ? La façon qu’ils ont eu de ne pas élever leurs enfants ? De les laisser retourner à l’état sauvage, et peut-être de les y pousser par bêtise, faiblesse, inconséquence et lâcheté ? Je voudrais bien les y voir, j’aimerais bien les voir plonger, une heure et tout vivants, dans la mare d’une classe avec leur vertu pour seule bouée.

    Si j’ai écrit plus haut « retour à l’envoyeur », c’est que je pensais à ces autres envoyeurs, tous ces professeurs, parents, maires, ministres, journalistes, militants, syndicalistes, patrons, qui nous expédient ou applaudissent l’immigration de conquête, celle qui fait le monde inadmissible et inacceptable où nous vivons malgré nous. Que plus jamais tous ces salauds ne nous fassent le coup de l’inadmissible et de l’inacceptable ! Ces mots sont pourris, leurs sens rongés et vidés de leur moelle ! Tout le monde sait très bien que des scènes où des élèves menacent et agressent des professeurs sont monnaie courante : vous, moi, et tous ces envoyeurs qui ont été des passeurs – tout le monde le sait. Qu’ils aient au moins la décence de fermer leur gueule.

    Bruno Lafourcade (Site personnel, 22 octobre 2018)

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  • L'ivraie...

    Les éditions Léo Scheer viennent de publier un roman mordant, et plein d'humour, de Bruno Lafourcade intitulé L'ivraie. Ayant enchainé des expériences professionnelles variées, dont celle de l'enseignement, Bruno Lafourcade est l'auteur de plusieurs romans, et dernièrement, d'un pamphlet, Les Nouveaux Vertueux (Jean-Dézert éditeur, 2018).

     

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    " Jean Lafargue, écrivain méconnu et à court d'argent, accepte au pied levé un "remplacement" dans un lycée professionnel de la banlieue bordelaise. Le nouveau professeur découvre, autant effaré qu'amusé, la réalité de l'enseignement. Il montre, avec un humour féroce, la démagogie du personnel enseignant et l'acculturation d'une jeunesse imprégnée de complotisme. Mais il noue aussi des liens étroits avec une élève qui a suscité l'hostilité de ses camarades ; et qui le renverra, sans le savoir, à sa vocation littéraire et aux espoirs de sa propre jeunesse. "

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