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Métapo infos - Page 1360

  • L'Essec m'a tuer...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue, cueilli sur A moy que chault ! et consacré à la trahison de la bourgeoisie française...

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    L'Essec m'a tuer

    La droite école de commerce qui fait des blagues racistes autour d'un barbecue dans le parc de la maison secondaire de bon papa à l'île de Ré me file de l'urticaire. Pour être plus proche de la réalité, je devrais dire qu'elle me fait gerber. Mais trop de dégueulis tue le dégueulis, et comme autrefois, selon les préceptes de Chateaubriand, il fallait être économe de son mépris, il convient désormais d'être avare de ses nausées.

    On me rétorquera sans doute qu'il y a des cibles plus prioritaires, des ennemis plus absolus, des néfastes plus immédiats.. Je ne le crois nullement, car il est normal, sinon impérieux, de demander – d'exiger même - des comptes à ceux qui ont tant reçu et qui prétendent encore davantage... Car comme le poisson qui pourrit toujours par la tête, c'est bien plus dans les salons dorés et les conseils d'administration que dans les banlieues et les halls d'immeubles taggués qu'ont été scellés et entérinés le bradage et l'avilissement de notre nation... C'est parce que ses « élites » - sociales et financières à défaut d'autre chose - ont abandonné le domaine public au profit du seul bénéfice personnel et familial que la maison France s'est effondrée aussi rapidement... C'est parce que les nobles « conservateurs » ont dédaigné – et continuent de moquer – la culture, l'éducation et l'intérêt général pour se vouer au culte passionnel de la Bourse et de la Banque que le champs a été ouvert à la médiocrité rampante de « gauchistes » de pacotille qui ne sont que les piteux épouvantails d'un « marché » qui a a tant besoin d'oppositions vaines et factices. C'est parce que ce sont les patrons qui ont voulu et organisé l'immigration qu'ils sont illégitimes à en dénoncer aujourd'hui les conséquences incontrôlées.. C'est parce que les hiératiques lecteurs de Raspail et paroissiens empressés ont préféré engendrer et élever des avocats d'affaires, des agents immobiliers, des « consultants » et des vendeurs en tous genres plutôt que des militants politiques, des artisans et des artistes que notre pays ressemble chaque jour davantage à une misérable succursale de multinationale américaine peuplée de zombies illettrés et acculturés.

    En bref, c'est parce que la bourgeoisie française est bourgeoise avant d'être française qu'elle est fondamentalement coupable et doit être combattue avec toute la force et la vigueur de notre patriotisme social. Et il ne s'agit nullement ici d'une posture post-adolescente ou d'un romantisme désincarné comme se plaisent à le dire en ricanant les amateurs de cigares, de golf dominical et de whiskys hors d'âges (occupations somme toute respectables quand elles ne deviennent pas des finalités), mais bien d'un impératif politique fondamental, indispensable préalable au renouveau d'une nation organique, méritocratique et sociale.

    (A moy que chault ! , 24 novembre 2013)

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  • Détournement d'héritages...

    Les éditions L'Æncre viennent de publier un essai d'Aristide Leucate intitulé Détournement d'héritages - La dérive kleptocratique du monde contemporain. Docteur en droit et journaliste, Aristide Leucate collabore notamment à Boulevard Voltaire.

     

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    Devenir nomades, apatrides, déracinés, acculturés, métissés, aseptisés…

    Vous balayez beaucoup de thèmes, l’islam côtoyant la « mal-bouffe », elle-même voisinant avec la diplomatie, le « pouvoir d’achat » et des portraits politiques.

    En choisissant pour titre Détournement d’héritages, j’ai emprunté une formule que les notaires connaissent bien, mais aussi ceux qui se disent victimes d’indélicatesses de la part de défunts qui les auraient déshérités. Par-là, j’ai souhaité montrer la vie des gens, notre vie. Nous sommes quotidiennement confrontés à des problèmes aussi divers que l’alimentation, la santé, la météo, la peur, etc. Tous les jours, le journal télévisé, la radio ou Internet relatent les horreurs et autre événements de l’humanité. Quand vous prenez le métro, vous vous affrontez à la réalité brute et entêtée, celle qui vous fait prendre conscience (si vous faites marcher votre sens critique) de tous ces thèmes abordés dans mon livre.

    Vous traitez aussi de l’homosexualité et de l’antiracisme. Deux questions relativement explosives quand on sait que la liberté d’expression en ces domaines est en résidence surveillée.

    Les débats, souvent vifs, qui ont opposés partisans et contempteurs du « mariage » pour tous et la victoire indiscutée des premiers est symptomatique, à cet égard, de la prégnance de ce discours univoque et, in fine, totalitaire, de la psychanalyse auto-érigée en arbitre des orientations sexuelles. À l’évidence, il me semble que l’enracinement de ce discours dans l’esprit de l’opinion comme dans celui de l’université, a contribué à l’émergence de théories farfelues (« gender », mariage homosexuel, homoparentalité, etc.), appuyées par des revendications marginales, mais puissamment relayée au sein des médias et des cercles de pouvoirs. Il en va de même concernant la question de l’antiracisme, que j’aborde sous l’angle, là encore, totalitaire, d’une religion d’État.

    Mon propos sera loin de faire l’unanimité, je sais. Et alors ! En cohérence avec ma démarche, si je combats la pensée unique de gauche, ce n’est pas pour me complaire et m’encaserner (et avec moi, les lecteurs) dans une pensée unique de droite. C’est pourquoi j’appelle à une lecture attentive et subtile de ce livre touchant bien d’autres domaines qui sont autant d’indices de la dépossession de nous-mêmes, en tant que peuple, en tant que Français, en tant qu’Européens.

    Pourquoi avoir sous-titré votre livre « la dérive kleptocratique du monde contemporain » ?

    Le sous-titre éclaire bien souvent le titre. Par l’usage d’un mot quelque peu inusité, j’ai voulu montrer (et c’est tout le propos du livre) que nous étions volés à nous-mêmes par ceux qui nous dirigent. En d’autres termes, nous ne nous reconnaissons plus nous-mêmes. C’est un fait indéniable que nos sociétés contemporaines changent de visage sous les effets conjugués d’une immigration de masse (qui est le vecteur de l’islamisation de nos pays) et d’une société de consommation de plus en plus addictive et hédoniste (donc superficielle et éphémère), avec l’obligation corollaire de communier obligatoirement dans la religion totalitaire des droits de l’homme. Tels sont, selon moi, les marqueurs principaux de l’idéologie mondialiste. Le problème, voire le danger absolu pour notre civilisation française et européenne, est que nous finissons par « oublier » progressivement notre être profond et que nous ne savons plus dans quelle direction nous allons. Nous sommes devenus des consommateurs mondialisés, c’est-à-dire, nomades, apatrides, déracinés, acculturés, métissés, aseptisés (par l’hygiénisme ambiant), conformistes (notre esprit critique ayant été étouffé par le « politiquement correct »).

    Vous brossez un tableau apocalyptique…

    Hélas, je n’y suis pour rien, puisque je me suis borné à photographier la réalité en assortissant mes clichés d’une grille d’interprétation, laquelle est forcément subjective, donc discutable. Mais casser ou cacher le thermomètre ne fait nullement redescendre la température et la grippe est toujours là.

    Aristide Leucate, propos recueillis par Fabrice Dutilleul

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  • La colère de la France d'à côté...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Christophe Guilluy et Serge Guérin, cueilli sur le site du quotidien Le Monde et consacré à la recomposition sociale et culturelle de la France périphérique...

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    Écoutons la colère de la France d'à côté

    Étonnement des médias et des politiques devant la Bretagne intérieure qui plonge dans les jacqueries. C'est que les représentations territoriales et sociologiques des élites sont obsolètes. L'Ouest, et notamment la Bretagne, est encore identifié comme une « France tranquille », celle des classes moyennes bien insérées dans l'emploi et l'économie mondialisée. Si longtemps la hausse de l'emploi public a caché le déclin de l'industrie, si longtemps les subventions ont masqué les faiblesses d'un modèle agro-industriel mal positionné et catastrophique pour l'environnement, si longtemps les régions du Grand Ouest ont été tenues à l'écart des flux migratoires, leur récente recomposition économique, sociale et démographique a changé la donne.

    Du centre de la Bretagne à Villeneuve-sur-Lot (Aquitaine), du département de l'Oise à Brignoles (Var), des zones industrielles du Nord et de l'Est frappées par le chômage de masse aux régions rurales et industrielles de l'Ouest et du Sud-Ouest atteintes par la crise du modèle intensif et l'essoufflement des capacités redistributives, le décrochage frappe des territoires différents mais qui ont en commun d'être à l'écart des métropoles. Cette France périphérique, qui rassemble 60 % de la population, est celle où se déroule le destin de la grande majorité des catégories populaires.

    On peut ainsi relever qu'à l'Ouest la crise ne frappe pas Nantes ou Rennes, mais d'abord les espaces ruraux et industriels et les petites villes. La carte des plans sociaux est calée sur celle de la France périphérique, pas celle de la France métropolitaine, qui produit l'essentiel du PIB français. Pour la première fois dans l'histoire, les catégories populaires ne vivent pas là où se crée la richesse.

    Ce qui implose sous nos yeux, ce n'est pas seulement un modèle économique, ce sont aussi nos représentations des classes sociales. Or il faut saisir que des catégories hier opposées, ouvriers, employés, petits paysans, petits indépendants, artisans et commerçants, ou encore retraités populaires, salariés fragilisés du privé comme du public, partagent un sort commun face aux conséquences désastreuses de l'adaptation à marche forcée au modèle économique mondialisé.

    UNE SOCIÉTÉ DÉCENTRÉE S'INVENTE

    La montée de l'abstention et du vote Front national dans cette France pas si tranquille ne doit pas cacher le développement de nouvelles formes de mobilisations solidaires de proximité, hors des cadres traditionnels et institués. L'émergence d'une contre-société qui ne croit plus aux modèles anciens, loin de marquer une droitisation des Français, montre la volonté d'une part croissante des acteurs de reprendre leur destin en main. Face à des fractures sociales et identitaires, une société décentrée s'invente, souvent avec le soutien de communes, de collectivités territoriales ou de bailleurs sociaux, à travers l'économie sociale, des associations, mais aussi des aidants bénévoles qui font face à la fragilité d'un proche ou des habitants qui se regroupent, coopèrent, mutualisent… Une partie de la société civile innove dans des formes de solidarité centrées sur la proximité, réinvestit de manière contrainte son territoire et privilégie l'économie circulaire, adapte son mode de consommation à un pouvoir d'achat en chute libre, invente des nouvelles manières de soutenir le développement local.

    Si la construction métropolitaine a démontré son efficacité à produire des richesses et à permettre l'intégration économique des populations qui vivent dans ces territoires en phase avec l'économie-monde, en revanche, un modèle économique et social alternatif et complémentaire reste à inventer. C'est à partir des réalités économiques et sociales locales que les solutions sont et seront trouvées. Politiques locales de réindustrialisation, manifeste des nouvelles ruralités, réflexions sur de nouveaux pôles d'enseignement supérieur dans des petites villes, mutualisation des services publics, prise en charge des nouveaux besoins pour les retraités populaires, les initiatives ne manquent pas. Mais ne perdons pas de vue que cette contre-société qui vient ne se développera pas dans un consensus mou.

    L'émergence de ces nouvelles fractures territoriales dessine une nouvelle géopolitique locale, de nouveaux rapports de force. Comme l'a parfaitement démontré la géopoliticienne Béatrice Giblin, les territoires ont parfois des intérêts divergents, structurent et recomposent en permanence les rapports de force politiques. Nous en sommes là. Il est donc urgent de traduire institutionnellement les réalités des territoires et les besoins des populations, en sortant du débat stérile sur le meilleur échelon territorial à privilégier, pour inventer de nouvelles formes de politique publique adaptée aux réalités et permettant l'expérimentation et l'innovation sociale.

    La recomposition sociale et politique de la France périphérique dessine non seulement les lignes de nouvelles fractures culturelles, mais aussi une redynamisation à venir du débat et même du conflit en politique. Il convient désormais d'ouvrir les yeux sur le sort des catégories populaires dans la mondialisation. Plutôt que les leçons de morale et les discours incantatoires, prenons au sérieux un malaise social et identitaire qui affecte désormais une part majoritaire de la population.

    Serge Guérin et Christophe Guilluy (Le Monde,  22 novembre 2013)

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  • Le retour de la guerre juste...

    Les éditions Vrin viennent de publier un essai de Céline Jouin, intitulé Le retour de la guerre juste - Droit international, épistémologie et idéologie chez Carl Schmitt. Céline est maître de conférence en philosophie à la faculté de Caen et a collaboré à l'ouvrage collectif intitulé Carl Schmitt : Nomos, droit et conflit dans les relations internationales (Presses universitaires de Rennes, 2013).

     

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    " Dans ses écrits de droit international, Carl Schmitt voit émerger une tendance économique et militaire qui conduit à relativiser les souverainetés nationales, tendance que relaie un droit international qui traduit les rapports de force et les équilibres diplomatiques en termes de moralisation du droit. Selon le juriste allemand, un concept discriminatoire de guerre s'est imposé au XXe siècle., fondé sur la distinction des ennemis en agresseurs et agressés au moyen de critères formels discutables. L'ancien concept de la "guerre juste" serait ainsi revenu dans une forme sécularisée et positivée, permettant de désigner un "ennemi absolu" (le non-démocrate, l'Etat-voyou. le terrorisme international, etc) avec lequel il est exclu de négocier. Ce livre ne se contente pas de présenter une synthèse des analyses du juriste en matière de droit international. Tout en soulignant l'idéologie présente dans la pensée schmittienne. il en propose une reconstruction à partir de son épistémologie et de sa "théorie de la vérité". La question de son rapport avec le marxisme y occupe une place stratégique. Il y est montré que Schmitt, représentant du fascisme européen qui s'est compromis avec le nazisme, n'a pas craint de s'approprier les théories marxistes de l'impérialisme pour les incorporer à sa théorie. "

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  • Des bonnets rouges partout !...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue d'Alain de Benoist, cueilli sur Boulevard Voltaire et consacré à la crise politique et sociale qui parait s'installer durablement dans notre pays...

     

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    Un seul mot d’ordre : des « bonnets rouges » partout !

    Crise de régime, crise de société ou révolution : selon vous, sommes-nous en 1958, 1968 ou 1788 ?

    J’aimerais être en 1788, et que se produise à nouveau une révolution. J’aimerais être en 1958, et qu’apparaisse un nouveau de Gaulle. J’aimerais être en 1968, et qu’il y ait à nouveau une grève générale. Mais nous sommes en 2013, et l’histoire ne repasse pas les plats. La crise actuelle a déjà provoqué une multitude de dégâts sociaux, mais elle n’a pas encore engendré la mutation culturelle qu’elle requiert. Les gens ne sont visiblement pas prêts à changer leur mode de vie. Ils attendent toujours le « retour à la croissance » en s’imaginant qu’une croissance matérielle infinie est possible dans un espace fini. Ils descendent dans la rue, mais en été ils partent en vacances et le soir ils regardent la télévision. Il n’en ira pas de même lorsque les rayons des supermarchés seront vides, qu’il n’y aura plus d’essence à la pompe et que l’État cessera de payer les retraites et les salaires des fonctionnaires. Mais on n’en est pas encore là.

    Le climat actuel est certes un climat délétère comme on en a rarement vu. La droite s’est discrédité politiquement, la gauche est en train de se discréditer socialement. Pessimisme, exaspération, défiance, colère, accablement, sont les mots qui reviennent partout. Mais comme l’a dit Dominique Jamet, « dix mille révoltes ne font pas une révolution ». La marmite sociale bouillonne mais ne déborde pas. L’explosion politique et sociale était un trait de la modernité. La postmodernité est plutôt l’époque de l’implosion. Il manque le grain de sable qui bloque la machine. Il manque l’étincelle qui met le feu à la plaine, comme disait le bon président Mao.

    Il reste à ceux qui n’en peuvent plus à comprendre que la situation actuelle ne s’explique pas seulement par la nullité de François Hollande, l’incompétence des « socialistes » (sic) ou le laxisme de Taubira, mais que nous sommes en présence d’une crise structurelle d’un « turbocapitalisme » financier déconnecté de l’économie réelle, d’une dictature des marchés financiers et des agences de notation, de l’enfermement volontaire des États-nations dans le système usuraire d’une dette qui ne pourra jamais être payée (aussi longtemps que la France devra trouver chaque année 50 milliards d’euros pour payer les seuls intérêts de sa dette, il est vain d’espérer quoi que ce soit). C’est une crise qui pose la question du politique face à l’économique, la question de l’état d’exception face à une « gouvernance » qui n’est que l’autre nom de la gestion du système en place. Face à cette crise, les dirigeants d’hier ne valaient pas mieux que ceux d’aujourd’hui, et ceux d’aujourd’hui ne sont sans doute pas pires que ceux de demain. C’est pourquoi on ne voit pas actuellement d’alternative, mais seulement des alternances possibles. L’alternance et l’alternative, ce n’est pas du tout la même chose.

    Pour l’heure, le plus significatif est que tous les mouvements de protestation ou de révolte d’une certaine ampleur auxquels nous assistons naissent en marge ou à l’écart des partis et des syndicats, lesquels ne sont de toute évidence plus capables d’incarner ou de relayer les aspirations du peuple. Tout aussi remarquable est que ces mouvements, nés d’une protestation ponctuelle (contre le mariage gay, contre le projet d’écotaxe), débordent très vite vers une protestation plus générale. En ce sens, les bonnets phrygiens de « la Manif pour tous » répondaient par avance aux « bonnets rouges » – ces bonnets dont la Convention avait décrété, le 18 septembre 1793, qu’ils étaient l’« emblème du civisme et de la liberté ».

    Alors, dans l’immédiat, un seul mot d’ordre : des « bonnets rouges » partout !

    Alain de Benoist (Boulevard Voltaire, 23 novembre 2013)

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  • Approches de la géopolitique...

    Les éditions Economica viennent de publier Approches de la géopolitique, de l'Antiquité au XXIème siècle, un ouvrage collectif dirigé par Hervé Coutau-Bégarie et Martin Motte. Spécialiste de la stratégie, Hervé Coutau-Bégarie, décédé en 2012, laisse derrière lui une œuvre monumentale ; quant à Martin Motte, maître de conférence en histoire à la Sorbonne et professeur de stratégie à l'Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr, il a dirigé plusieurs ouvrages collectifs, comme De la guerre ? Clausewitz et la pensée stratégique contemporaine (Economica, 2008) et Entre la vieille Europe et la seule France : Charles Maurras, la politique extérieure et la défense nationale (Economica, 2009).

     

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    " Sur l’océan des savoirs contemporains, la géopolitique est un continent fréquemment invoqué, mais bien peu exploré. Trop souvent la réduit-on à quelques auteurs, Ratzel, Mahan, Kjellén, Mackinder, Haushofer et Spykman, dont on ne retient qu’une formule absconse, Sea Power, Heartland, Rimland etc. On oublie au passage quantité de précurseurs, compagnons de route et successeurs plus ou moins avoués : Hérodote, Thucydide, Aristote, Strabon, Vauban, Montesquieu, Mably, les saint-simoniens, List, Durando, Orsini d’Agostino, les penseurs eurasistes, Renner, Brunhes, Vallaux, Gottmann, Lohausen, Gallois ou Brzezinski…

    Le présent ouvrage ne se contente pas d’exposer les idées des uns et des autres, il les situe dans leur contexte et en évalue la pertinence. Il précise ainsi les contours d’une discipline aussi fascinante qu’incertaine. Mêlant aperçus géniaux et pur charlatanisme, nationalismes exacerbés et espoirs de coexistence pacifique, emprunts à la science contemporaine et réminiscences magiques ou alchimiques via le romantisme, tentations technicistes et nostalgies écologistes, la géopolitique apparaît à la fois comme l’aboutissement d’une intuition plurimillénaire et comme un phénomène culturel emblématique de la modernité. "

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