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Métapo infos - Page 1362

  • Shark...

    L'excellente série Block 109, l'uchronie sombre et travaillée de Vincent Brugeas, est de retour avec un nouveau volume intitulé S.H.A.R.K. Si le dessinateur a changé, Ronan Toulhoat ayant passé le crayon à Ryan Lovelock, la bande-dessinée conserve toute sa force...

     

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    " Novembre 1946, rescapée de l'holocauste nucléaire, l'Australie est devenue le refuge des dernières forces alliées, mais aussi une immense prison pour plusieurs dizaines de milliers de soldats allemands.
    En plein milieu du désert de Tanami, la prison de Rabbit Flat renferme de nombreux anciens nazis, ainsi que des activistes du S.H.A.R.K., un parti politique fasciste australien, surveillés par une poignée de gardes. L'arrivée de Worth, un hors-la-loi australien, fasciste et surtout indomptable, va rendre la situation explosive..."

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  • Quelle idée saugrenue de vouloir rester suisse !...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous une chronique d'Éric Zemmour sur RTL, datée du 14 février 2014 et consacrée aux résultats du référendum suisse contre l'immigration massive ...

     


    Ah, quelle idée saugrenue que de rester suisse ! par rtl-fr

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  • La fin d'une civilisation....

    Les éditions Alma viennent de publier un essai historique de Bryan Ward-Perkins intitulé La chute de Rome - Fin d'une civilisation. Historien et archéologue, professeur à Oxford, Bryan Ward-Perkins est un spécialiste de la fin de l'Empire romain.

     

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    " À Ravenne, le 4 septembre 476, le jeune empereur Romulus Augustule - « le petit Auguste » - est contraint d’abdiquer par Odoacre, roi des Hérules – un peuple germanique venu de Scandinavie s’installer sur les bords de la mer Noire. L’empire d’Occident disparaît, ce qui est vécu comme une fin du monde par les habitants de l’aire culturelle et politique romaine.
    Quinze siècles plus tard ce tournant capital de l’Histoire reste fascinant et mal connu. Parler de la chute de Rome, des grandes invasions et du remodelage tumultueux de l’Europe par les royaumes barbares, c’est aussi s’interroger sur notre propre culture, sur les identités nationales et sur la hantise du déclin. Faut-il parler d’un soudain basculement dans les « âges sombres » ou ne voir, au contraire, dans les temps troublés de l’Antiquité tardive, qu’une turbulente période de mutation ?
    Se fondant sur ses travaux novateurs d’archéologue, Bryan Ward-Perkins démontre, preuves à l’appui, que les invasions barbares provoquèrent un effondrement spectaculaire touchant tous les domaines : politique, économie, religion, vie quotidienne. Avec humour, érudition et passion, il conteste l’idée, dominante chez les historiens d’aujourd’hui, d’une transition entre l’Antiquité et le Moyen Âge. Il montre au contraire la fin violente et le soudain décrochage d’une culture. Il fait aussi revivre, de façon concrète et frappante, cette civilisation dont les innovations et le niveau de vie furent balayés en quelques décennies pour n’être retrouvés qu’au terme de plusieurs siècles. "

     

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  • Hollande à Washington : était-ce bien nécessaire ?...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Jean-Paul Baquiast, cueilli sur Europe solidaire et consacré à la piteuse visite de François Hollande aux États-Unis...

     

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    Hollande à Washington. Était-ce bien nécessaire?

    Les visites d'Etat sont un rite utile dans toute diplomatie qui se respecte. Elles permettent au chef d'Etat visiteur de rappeler l'indéfectible amitié qui lie les deux pays. Elles permettent à ce même chef d'Etat visiteur de rappeler aux nationaux expatriés que la maison-mère ne les oublie pas...et que le gouvernement en exercice compte le moment venu sur leurs votes. Elles sont enfin l'occasion de contacts commerciaux, voire d'accords, dont certains déboucheront peut-être un jour.

    La visite de François Hollande à Barack Obama n'a pas manqué à cette tradition. Nous avons notamment eu droit une énième fois au rappel de la contribution de La Fayette à la révolution américaine, sans mentionner d'autres amabilités de cette sorte.

    Nous pouvons nous demander cependant si cette visite, précisément en ce début 2014, était bien nécessaire,. Elle aurait pu être repoussée un peu. Ou alors elle aurait du permettre à François Hollande de ne pas s'afficher en allié docile, se bornant à suivre voire précéder les Etats-Unis dans tous les méandres d'une politique internationale incohérente et dangereuse.

    Or rien n'a été dit, que nous sachions, de cette question. Ni concernant l'avenir du conflit syrien, ni concernant les relations (incestueuses) de l'Amérique avec les monarchies du Golfe, ni enfin concernant les manœuvres permanentes que mène Washington pour opposer la Russie aux Etats qui constituaient traditionnellement sa frontière occidentale. En Ukraine, il ne s'agit plus de manœuvres mais d'une véritable guerre soft. Que diraient les américains ou les européens si l'homologue russe de John Kerry débarquait chez eux pour y aider les oppositions à renverser les gouvernements en place?

    En dehors de l'Ukraine, l'Amérique conduit des politiques plus « covert » mais semblables, en direction de la Biélorussie, la Moldavie, la Géorgie, l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Ceci avec l'aide des Etats de l'Union européenne les plus anti-russes. La France qui, quoique l'on en pense, pèse encore d'un certain poids en Europe, n'a-t-elle pas son mot à dire pour calmer le jeu ?

    En ce qui concerne la question diplomatique majeure résultant de l'espionnage des pays européens par la NSA, Obama avait déjà fait savoir que le sujet ne sera pas discutée avec Hollande, d'autant plus qu'il avait précédemment dit clairement aux services secrets américains et au Congrès qu'il n'avait en rien l'intention de limiter les intrusions américaines chez les « alliés ».

    Pour le reste, coopération économique internationale, négociations de libre échange, défense de l'environnement et lutte contre l'effet de serre ..., il est clair également que Obama ne fera rien pour tenir compte des points de vue de la France. Aussi bien d'ailleurs, il est également clair que Hollande n'a abordé ces questions que par des allusions discrètes.

    Une faute grave.

    En prenant un peu de recul, on peut se demander ce que Hollande cherche en affichant un si total accord avec ce lame duck ou canard boiteux qu'est devenu Obama. Très fragilisé lui-même, il ne verra pas son poids international s'en accroître.

    Dans le même temps, faut-il le rappeler, le Président de la République française avait refusé de se rendre à l'inauguration des Jeux Olympiques de Sotchi formulée par Vladimir Poutine. Il ne s'agit pas d'une bagatelle, ni même d'une erreur, mais d'un faute grave. Non seulement la France s'affiche ce faisant au premier rang de ceux qui de par le monde font du Poutine bashing une politique systématique; mais la France heurte directement les quelques amis qu'elle avait pu conserver en Russie.

    Ceci à un moment où elle aurait le plus intérêt à contribuer au rapprochement de la Russie avec l'Europe. Nous avons plusieurs fois ici exprimé l'opinion que dans un monde de plus en plus en crise, des partenariats stratégiques avec les pays du BRIC s'imposaient à l'Europe. Or au sein du BRIC la Russie est la plus proche de nous. Si une Eurasie se construit, et si la France continue à jouer le caniche de l'Amérique, nous n'en ferons pas partie.

    Jean-Baquiast (Europe solidaire, 11 février 2013)

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  • La République des censeurs...

    Les éditions de L'Herne viennent de publier un essai de Jean Bricmont intitulé La République des censeurs. Professeur et chercheur en physique théorique, Jean Bricmont s'est fait connaître dans le monde des idées par un livre, Impostures intellectuelles (Odile Jacob, 1997), écrit avec Alan Sokal dans lequel il étrillait quelques pontes (Gilles Deleuze, Julia Kristeva, Bruno Latour, ...) de la pensée socio-philosophique française...

     

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    "De nombreux conflits en France sont « identitaires », par exemple sur l’Islam, le communautarisme, le sionisme et l’anti-sionisme, le racisme-sexisme-homophobie. Un des facteurs qui alimente ces conflits est que la notion de liberté d’expression et la séparation correcte privé-public n’est que très rarement comprise et encore plus rarement défendue. On aboutit à un climat généralisé de dénonciation mutuelle et une montée des antagonismes entre communautés.

    Cet ouvrage passera en revue, en les critiquant, les arguments en général avancés pour justifier la censure. Il montrera également qu’aucun critère ne peut être appliqué de façon impartiale (il est facile de donner des exemples de propos « scandaleux » proférés par de grands penseurs et qui sont en pratique non censurables). On tombe inévitablement dans le « deux poids, deux mesures », ce qui ne fait que renforcer la frustration de ceux qui estiment ne pas pouvoir d’exprimer.
    La loi Gayssot sera également abordée dans son caractère exceptionnel, et par conséquent absurde (aucun autre propos sur l’histoire n’est censuré). Elle entraîne des peines de prison effectives et de nombreux abus: Gollnisch par exemple a été poursuivi et suspendu d’enseignement pendant 5 ans pour des propos qui n’avaient rien de « révisionniste », ce qui a d’ailleurs été reconnu par la Cour de Cassation.

    La « lutte contre l’antisémitisme » sert de modèle si on peut dire pour d’autres « luttes »: contre le racisme, le sexisme, l’homophobie, ou l’islamophobie. Comme il n’existe pas de lois explicitement discriminatoires en France (aujourd’hui, contrairement au passé ou à d’autres pays), on ne peut pas « lutter » pour les abolir.

    Ces luttes par conséquent ne peuvent plus viser qu’à changer les mentalités (qui sont, bien sûr, le siège de nombreux préjugés). Mais, comme cela n’est pas simple à réaliser, ces luttes reviennent en pratique à « dénoncer » publiquement les propos jugés scandaleux ainsi que leur auteurs, sans jamais débattre réellement du contenu des propos en question ni accorder le droit à la défense aux auteurs diabolisés.

    Tout cela crée un climat généralisé de dénonciation, qui tourne souvent à la farce, et dont on peut sérieusement douter qu’il contribue de quelque façon positive que ce soit à l’évolution des mentalités."

     

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  • Langues régionales : notre patrimoine commun !...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Périco Légasse, journaliste et critique gastronomique, cueilli dans l'hebdomadaire Marianne et consacré à la question des langues régionales.

    Bien sûr, il fallait faire confiance à l'oligarchie pour polluer perfidement cette notion de langue régionale. Ainsi, le projet de loi du gouvernement visant à modifier la constitution pour permettre la ratification de la Charte européenne des langues régionales crée la notion de "langues de France" qui inclue les langues régionales classiques (breton, provençal, basque, alsacien, etc...) mais également l'arabe dialectal, le berbère, le romani, l'arménien occidental, le yiddish et le judéo-espagnol !...

     

    L'arabe dialectal -distinct de l'arabe classique, qui seul a le statut de langue officielle-, le berbère, le romani, l'arménien occidental, le yiddish et le judéo-espagnol
    En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/region/aurelie-filippetti-les-langues-regionales-nous-enrichissent_1317942.html#Ft5Adk1gSzBTxmEE.99
    L'arabe dialectal -distinct de l'arabe classique, qui seul a le statut de langue officielle-, le berbère, le romani, l'arménien occidental, le yiddish et le judéo-espagnol. 
    En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/region/aurelie-filippetti-les-langues-regionales-nous-enrichissent_1317942.html#SPfhhklDzH3fVc4U.99

     

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    Langues régionales : notre patrimoine commun

    Il est curieux de constater à quel point certains sujets déclenchent des réactions épidermiques à la limite du rationnel. Celui qui lira l'exposé de la proposition de loi sur la ratification de la charte européenne des langues régionales aura du mal à le trouver « hargneux », « sectaire» et « grossier », C'est pourtant ainsi que le qualifiait dans ces pages Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit public à Rennes. Pourquoi une telle véhémence? N'y a-t-il pas moyen de débattre calmement du sujet? La charte est-elle vraiment ce cheval de Troie de tous ceux qui veulent la « déconstruction des Etats-nations au profit d'une Europe des régions redessinée sur des bases ethniques» ? Qu'il y ait une détestation de l'Etat-nation de la part de toute une élite européiste de droite comme de gauche est indéniable. Mais il y aurait une erreur de perspective à croire que c'est cette charte, et plus généralement la préservation des langues régionales, qui met en danger la République.

    Passons sur les arguments qui relèvent de la pure ignorance:ces « patois » qui ne seraient presque plus parlés, placés sous respiration artificielle par des militants forcenés prêts à lpuration ethnique. On n'aime vraiment que ce que l'on connaît et le plus triste pour la France est qu'elle ignore ou méprise ses propres richesses. En langue basque, idiome pré-indo-européen, « Basque» se dit Euskaldun, « celui qui parle basque », car est basque quiconque parle la langue. Y a-t-il précepte plus accueillant et moins nophobe? Mais, surtout, l'idée que la charte définirait des «groupeà favoriser et mettrait à mal l'idéal publicain en instaurant une logique communautariste constitue pour le moins une erreur de perspective. Une méconnaissance historique. La Révolution, ce n'est pas seulement ce qu'en firent des Jacobins purificateurs pour qui les langues régionales étaient un vecteur (parmi tant d'autres) contre-révolutionnaire, le support idéologique de tous les archaïsmes. La Révolution, c'est aussi le 14 juillet 1790, Fête de la fédération, c'est-à-dire la ferveur de l'unité nationale portée par toutes les composantes de la nation. Il est tout de même étonnant de voir les républicains d'aujourd'hui, ceux que les autoproclas « progressistes» traitent de réactionnaires et de ringards parce qu'ils entendent perpétuer la France, reprendre les mêmes accusations contre ceux qui veulent perpétuer une part de l'identité française. On préserve pourtant les monuments comme une part du patrimoine commun et l'on en accepte le ct. On préserve les fromages dont la diversité fait la France. Pourtant, le monde continuera à tourner même si le roquefort ou le camembert disparaissent. Le monde sera simplement un peu moins beau et l'humanité un peu moins riche. Idem pour le breton, le corse ou l'occitan. Rien de bien grave au fond, juste un pas de plus vers l'uniformisation utilitariste et consumériste que redoutait Claude Lévi-Strauss à la fin de sa vie. Mais ceux qui se persuadent qu'il n'y a là que revendication communautariste sont les mêmes qui défendent le français minoritaire au Canada, les mêmes qui s'insurgent contre les prétentions de l'anglais à exprimer la modernité, les mêmes qui déplorent les ravages de la globalisation sur notre exception culturelle.

    Il est même paradoxal que ceux qui se réfèrent si souvent aux œuvres du philosophe Jean-Claude Michéa pour fustiger le culte de l'individu nomade et mondialioccultent ses réflexions essentielles sur l'articulation entre l'universel et le local. « Aux yeux des libéraux, déclarait-il au site Ragemag le 28 janvier 2013, l'individu ne saurait connaître de liberté effective que s'il parvient à s'arracher définitivement au monde étouffant des appartenances premières. [ ... ] S'il est clair, en effet, que l'expérience locale ne peut jamais constituer que le point de départ de l'aventure humaine, il est non moins clair que c'est le développement dialectique des acquis moraux et culturels liés à cette expérience première - et non leur négation abstraite - qui seul pourra conduire il un monde effectivement commun, autrement dit à un monde dont les valeurs universelles ne seront jamais séparables du cheminement concret qui aura permis à chaque peuple - à partir de ses traditions culturelles particulières - de se reconnaître en elles et de se les approprier. » Le dialogue de la France et de ses langues régionales, c'est la dialectique de l'universel et du particulier qui permet à chacun d'aimer la France comme projet d'émancipation humaine à travers une réalité culturelle et historique.

    Amis qui défendez la France et le français, n'ayez pas peur, nos combats sont communs.

    Périco Légasse (Marianne, 7 au 13 février 2014)

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