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18/12/2017

La Mémoire assiégée...

Les éditions DMM viennent de publier La  Mémoire assiégée - Histoire, identité et propagande culturelle, un essai de Robin Terrasse. L'auteur est consultant et spécialiste en intelligence économique.

 

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" Les générations d'après mai 68, jusqu'aux années 2010, ont vécu ce qu'on peut appeler une révolution mémorielle : c'est-à-dire un bouleversement massif des connaissances historiques transmises aux citoyens. Ces connaissances, terriblement partielles, favorisent un récit de l'Histoire axé prioritairement sur les exactions commises par les Européens à l'encontre des autres peuples. Ce choix, semi-délibéré par consensus, semi-inconscient puisqu'il prend sa source dans un contexte de fin de Seconde guerre mondiale et de décolonisations, est un rude coup donné à l'identité des jeunes Européens, sommés d'intégrer un récit qui présente leurs ancêtres, leurs peuples, leurs civilisations, comme les grands bourreaux de l'Histoire. Ce faisant, l'éducation nationale forge de futures consciences politiques bercées dans la honte de soi, la repentance et la valorisation sans borne de l'Autre. Processus qui favorise, notamment, l'acceptation de l'immigration massive de peuplement extra-européen que connait notre pays depuis plusieurs décennies. Contre toute idée reçue, l'enseignement de l'Histoire est donc bien un enjeu d'avenir, et c'est pourquoi une contre-histoire reste nécessaire si jamais l'on souhaite voir émerger, un jour, une contre-politique. C'est là tout l'objet de ce livre, qui se veut aussi une analyse de l'idéologie dominante contemporaine. "

14/12/2017

Reconquête...

Les éditions du Lore viennent de publier un roman d'Alcide Gaston intitulé Reconquête. L'auteur, ancien soldat du 2e Régiment étranger de génie ("Rien n'empêche"), reconverti dans l'informatique, connaît, à la fois, bien le terrain et les récentes avancées technologiques...

 

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" Dans un futur proche qui pourrait être le notre, la France est en proie à toujours plus d’attentats meurtriers, encouragés par des politiques corrompues jusqu’à la moelle.

C’est alors le déclic pour le narrateur qui, du fond de sa Bretagne charnelle, décide de réagir pour sauver ce qu’il reste de notre civilisation européenne.

De la création de cellules indépendantes d’action, en passant par l’arrestation de dirigeants de la mouvance nationaliste identitaire, sans oublier d’improbables rencontres, ce roman cru d’anticipation n’est pas sans rappeler les fameux Carnets de Turner et ravira les inconditionnels du genre. "

11/12/2017

Vers la submersion ?...

Nous reproduisons ci-dessous un entretien avec Jean-Yves Le Gallou, cueilli sur Polémia et consacré à l'actualité des questions migratoires, presque deux après la parution de son ouvrage Immigration, la catastrophe- Que faire ? (Via Romana, 2016).

 

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Nous serons submergés par un islam conquérant et des Africains prolifiques, sauf si…

Riposte laïque : 18 mois après la publication d’Immigration : la catastrophe. Que faire ? comment jugez-vous l’évolution de la situation ?

Jean-Yves Le Gallou : Le torrent migratoire s’accélère. Le nombre de titres de séjour distribués en 2016 s’est établi à 227.923 : en augmentation de 5% par rapport à 2015.

Dans le même temps 85.696 étrangers ont déposé une demande au titre du droit d’asile : en augmentation de 7% par rapport à 2015, 40% par rapport à 2013 et 120% par rapport à 2007. Bien sûr les 3/4 ou les 4/5 de ces demandeurs seront déboutés mais le plus grand nombre de ces déboutés resteront comme clandestins dans l’espoir d’être régularisés.

A-t-on une idée du nombre de clandestins ?

Je ne me hasarderai pas à une estimation… par crainte de sous-estimation ! Simplement les bénéficiaires de l’Aide médicale d’État étaient 300.000 en 2016 : en augmentation de 49% depuis 2011… Or l’immense majorité des clandestins sont des jeunes hommes qui ne doivent pas avoir souvent besoin de consultations médicales…

On a l’impression qu’il n’y a plus du tout de frontières.

C’est le ressenti des dirigeants et des fonctionnaires de la police aux frontières. On ne contrôle plus les entrées… et on n’expulse plus personne ou quasiment plus personne.

Toutes causes confondues, le ministère de l’Intérieur prétend avoir expulsé 12.961 clandestins en 2016, un chiffre en baisse de 15% par rapport à 2014. Encore est-il doublement bidonné : il prend en compte les rares sorties volontaires ; lorsqu’un clandestin qui s’apprête à quitter (volontairement) la France est détecté et à la frontière il se voit notifier un OQTF (Obligation de quitter le territoire français) : cela ne sert à rien, puisque c’est précisément ce qu’il est en train de faire, mais cela gonfle les statistiques de réussite de la procédure !

Par ailleurs, s’agissant des retours vraiment forcés, le gouvernement a menti au Sénat. Il a donné le chiffre de 6.166. Mais la Commission européenne qui rembourse les frais correspondants dans le cadre du FAMI (Fonds asile migration et intégration) n’a reçu que 2.429 dossiers. Bref, une arnaque statistique de 250% !

Le gouvernement veut-il vraiment arrêter l’immigration clandestine ?

Non ! Macron fait des simagrées expliquant devant les caméras à une clandestine marocaine voilée : « Madame, il faudra repartir ». Mais il fera jour demain… Et dans la vraie vie les crédits budgétaires 2018 consacrés à la lutte contre l’immigration diminuent de 7%, alors que le reste des crédits de la mission « Asile, intégration, immigration » augmente de 12% : 85 millions (en baisse) contre l’immigration clandestine, 1,2 milliard (en hausse) pour « l’accueil ».

On a le sentiment d’une vraie préférence étrangère ?

C’est hélas vraiment le cas ! J’ai déjà cité un exemple : accueil, les crédits augmentent ; refoulement des clandestins, les crédits baissent. Pas besoin d’un dessin pour comprendre !

Mais voici d’autres exemples.

Si vous avez un enfant, il doit subir, nolens volens, 11 vaccins sinon il ne pourra pas être scolarisé ; mais les clandestins, eux, ne sont pas vaccinés ; et les immigrés réguliers non plus, d’ailleurs, ce que déplore le rapport sénatorial. Le nombre des visites médicales passées à l’OFII (Office français de l’immigration et de l’intégration) s’est effondré en moins de trois ans, passant de 210.000 à 50.000, au moment même où l’épidémie de tuberculose revient. Ces gens-là sont des criminels.

Dans le top 10 des associations les plus subventionnées par l’État, cinq se consacrent exclusivement ou principalement à l’immigration, dont France Terre d’Asile à hauteur de 40 millions d’euros.

Le plus ahurissant est le 6e considérant de la décision du Tribunal administratif de Paris du 25 novembre 2017 retenant comme motif important pour interdire la manifestation de Génération identitaire contre l’islamisation l’existence d’un grand nombre de manifestations à Paris dont : des rassemblements de la mouvance panafricaine, de la Brigade Anti-négrophobie, de collectifs et associations, telles que le Collectif représentatif des associations noires (CRAN), l’association Unies et solidaires pour l’Afrique et sa renaissance (AUSAR), le collectif Black Lives Matter France, le Parti des indigènes de la République (PIR) ainsi qu’une manifestation de ressortissants togolais. Or, toutes ces manifestations, qui avaient été déclarées plus tard à la préfecture de police que celle de Génération identitaire (déclarée le 25 octobre, un mois avant !), se sont vu accorder une véritable priorité. De même le pouvoir a toléré tous les vendredis pendant 8 mois l’occupation de la Place de la mairie de Clichy par des musulmans prétendument en prière. Successeur de Maurice Papon, le préfet de police Michel Delpuech applique la préférence étrangère dans le droit de manifester.

Et la politique agricole commune prévoit des crédits nouveaux pour implanter les « migrants » dans les campagnes.

L’immigration c’est la faute à l’UE alors ?

Non, c’est une vision aussi simpliste que fausse.

Certes, l’Union européenne met en œuvre, tout comme l’État français et les principaux États européens de l’Ouest, une politique mondialiste et immigrationniste. Ceci étant, expliquer comme l’a fait Philippot, et Marine Le Pen lorsqu’elle était à sa remorque, qu’il suffirait de sortir de l’Union européenne pour maîtriser l’immigration est un mensonge absolu. Il s’agit d’un détournement de la lutte contre l’immigration en lutte contre l’UE, en refusant de voir les vrais problèmes de l’immigration et en évitant les sujets qui fâchent les médias. Bref, un discours qui a mélangé cynisme et lâcheté, paresse et ignorance.

Quelques faits, quelques chiffres :

– En 2016, en France, 88.510 entrées au titre du regroupement familial imposé depuis 1979 par une décision du Conseil d’État surinterprétant la Convention internationale des droits de l’enfant. Ce n’est pas davantage l’UE.

– En 2016, en France, 73.324 entrées au titre de l’immigration des étudiants… alors même qu’il n’y a pas assez de places dans les universités pour les Français, d’où les procédures de tirage au sort. Ce n’est pas non plus l’UE.

– En 2016, en France, 85.696 demandes d’asile en application de la Convention de Genève surinterprétée de manière laxiste par les juges. Ce n’est toujours pas l’UE.

– En 2016, en France, à peine plus de 2.500 retours forcés de clandestins par application laxiste d’une législation française complexe par des juges –administratifs et judiciaires – surinterprétant la Convention européenne des droits de l’homme. Ce n’est pas non plus l’UE.

– Ce n’est pas davantage l’UE qui impose au gouvernement des naturalisations indues d’étrangers (tels que parasites vivant uniquement de l’aide sociale ou candidats au titre de Français ayant déchiré la charte de citoyenneté), c’est le Conseil d’État.

– On pourrait aussi parler de la nouvelle filière d’immigration clandestine : de grands gaillards africains qui se déclarent « mineurs », généralement sans l’être, et qui sont alors pris en charge par l’aide sociale à l’enfance, ce qui coûte 50.000 euros par an et par tête aux départements. Ce n’est pas davantage l’UE mais un détournement de la Convention internationale des droits de l’enfant.

Vous le voyez, le pouvoir politique est comme un bouchon de liège ballotté dans une mer agitée par les associations, les médias et les juges – les juges qui ont le vrai pouvoir.

Il n’y a donc pas de solutions ?

Si. Que le pouvoir politique reprenne le pouvoir de décision aujourd’hui accaparé par les juges. C’est ce que font les gouvernants à l’Est en Tchéquie, en Pologne, en Hongrie. Ces dirigeants ne sont pas sortis de l’UE mais ils ont engagé les réformes constitutionnelles nécessaires pour échapper à la paralysie judiciaire. En France cela signifie 5 grandes mesures : inscrire le droit à la défense de l’identité dans la Constitution, retirer au Conseil constitutionnel le droit de corriger les lois sur le fond, dénoncer les conventions internationales interprétées de manière abusive (Asile, CEDH, CIE), supprimer les subventions aux associations immigrationnistes, libérer les tribunaux de la tyrannie des juges immigrationnistes.

Et sinon ?

Le reste c’est du baratin. Si nous ne faisons pas cela nous serons submergés par un islam conquérant et des Africains prolifiques.

Jean-Yves Le Gallou (Polémia, 04 décembre 2017)

06/12/2017

Comment mettre en échec l'oligarchie ?...

Les éditions Dualpha viennent de publier un essai de Christophe Poitou intitulé Le syllogisme économique ou comment mettre en échec l'oligarchie, avec une préface d'Olivier Pichon, journaliste et professeur agrégé d'économie. L'auteur a déjà publié Le totalitarisme économique (L'Æncre, 2013).

 

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" La France, devenue économiquement dysfonctionnelle, en cause entre autre d’une immigration excessive compte sur l’Europe qui lui transfert des fonds pour éviter la faillite et le défaut de paiement.

Une crise étant devenue beaucoup trop dangereuse pour l’oligarchie au pouvoir, celle – ci fera tout ce qu’il faut pour qu’une telle crise ne se produise pas. La contrepartie de l’aide financière anormale et illégitime ainsi apportée aux « peuples » est un droit de regard et d’action anormal et illégitime sur les problèmes de société.

L’oligarchie peut alors refermer toutes les portes jusqu’à ce qu’on ne puisse plus sortir du système. La possibilité, cauchemardesque, est celle d’une tyrannie irréversible.

Il est encore temps d’arrêter une telle dérive.

Le syllogisme économique, la suite du Totalitarisme économique (Éd. L’Æncre) fait le point sur ces évolutions et les différentes manipulations employées pour faire accepter aux peuples l’inacceptable. "

29/11/2017

Immigration et surpopulation : une menace mortelle...

Le 23 novembre 2017, Martial Bild recevait, sur TV libertés, Jean-Philippe Lévêque, entrepreneur et qui assume des responsabilités dans le secteur social et notamment dans celui des caisses d'allocations familiales. Il évoque les questions sensibles de la surpopulation et de l'immigration...

 

                             

28/11/2017

Liberté et sécurité face au défi migratoire ?...

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue d'Ivan Blot, cueilli sur Polémia et consacré au grave problème de sécurité que constitue la présence massive d'immigrés sur le sol de notre pays... Ancien député européen, président de l'association "Démocratie directe", Ivan Blot a récemment publié L'oligarchie au pouvoir (Economica, 2011), La démocratie directe (Economica, 2012),  Les faux prophètes (Apopsix, 2013), Nous les descendant d'Athéna (Apopsix, 2014), L'Homme défiguré (Apopsix, 2014) et L'homme héroïque (Apopsix, 2017).

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Liberté et sécurité face au défi migratoire : le contrôle de la population

En France, c’est un tabou de vouloir faire un lien entre l’immigration et le terrorisme. Pourtant, il est évident jusqu’à présent qu’il n’y a pas d’attentats terroristes dans les pays sans immigration musulmane comme la Pologne ou la Tchéquie. Il n’y a pas eu jusqu’à présent d’attentats islamistes à Prague ou à Varsovie !

Mao-Tsé-Toung, l’ancien révolutionnaire et chef de la Chine communiste, l’a dit : le bon révolutionnaire ne peut être efficace que s’il vit dans le prolétariat comme le poisson dans l’eau. Il en est exactement de même des terroristes qui se réclament de l’islamisme révolutionnaire. Que ferait un terroriste islamiste à Varsovie entouré de Polonais catholiques ? Les terroristes ne sont pas, sauf exceptions rarissimes, des « loups solitaires ». Ils vivent en réseaux et c’est bien plus facile depuis l’avènement de l’informatique. Ils trouvent sur Internet des sources d’inspiration et des conseils pour mener des actions meurtrières.

Il n’y a pas « les méchants terroristes » qui sont des tueurs et « les gentils musulmans » qui seraient pacifistes. Il y a toute une gradation entre le terroriste actif et le musulman indifférent. Il y a cinq cercles concentriques :

– Au milieu, les terroristes prêts à tuer, quelques milliers de personnes en France qu’il faut surveiller de près ;

– Puis il y a un deuxième cercle, celui de gens qui ne tueront jamais mais qui adhèrent aux idées révolutionnaires islamistes et qui sont prêts à fournir une aide logistique : prêter une voiture, un appartement, par exemple ;

– Puis il y a le troisième cercle, celui de ceux qui approuvent l’idéologie des islamistes révolutionnaires mais qui ne mèneront aucune action en leur faveur. Cela peut faire des millions de personnes. C’est toutefois dans ce cercle infecté idéologiquement que peuvent apparaître de jeunes djihadistes nouveaux ;

– Il y a ensuite le cercle des vrais indifférents, encore quelques millions sur les 7 millions de musulmans résidant en France ;

– Enfin, il y a ceux qui sont ouvertement hostiles aux islamistes et aux attentats. Ils ne sont pas si nombreux que cela car beaucoup ont peur.

On voit que le problème n’est pas seulement celui des terroristes actifs. Il faut surveiller des populations beaucoup plus nombreuses, peut-être des millions de personnes et c’est très difficile.

L’Académie des sciences de Russie, avec son Institut d‘Orient, appelle notre attention sur ce qu’elle nomme des « califats localisés ». Il s’agit de quartiers de grandes villes où se concentrent des musulmans dont beaucoup sont des immigrés clandestins. Ils ne sont nullement recensés de façon exhaustive et ne tolèrent guère d’autres populations de religion ou d’ethnie différente. En France, des enquêtes ont été faites sur la persécution sournoise des juifs dans ces quartiers, si bien que certains veulent émigrer, vers des quartiers moins « toxiques » voire hors de France (voy. par exemple l’enquête de Stéphane Kovacs intitulée « Ces juifs apeurés qui déménagent pour fuir l’antisémitisme » dans le journal Le Figaro du 25 octobre 2017, page 8).

Dans ces banlieues déstructurées mono-ethniques des imams peuvent prêcher la haine et former la jeunesse à détester l’Occident. Il faut empêcher les musulmans de s’intégrer à la société mécréante et les inciter à rejoindre les guerriers du djihad. Il y a bien longtemps que la police n’est plus présente dans ces « zones de non-droit » dont l’Etat français nie l’existence.

Ces quartiers abandonnés par l’Etat ne le sont pas pour tout le monde. Apparemment, la mise en place d’un petit « califat délocalisé » se caractérise par une baisse de la criminalité et de la délinquance. Les autorités islamistes de fait décident si le trafic de drogue doit ou non s’arrêter. Ils sont plus efficaces que les assistantes sociales. Un jeune sans repères qui devient islamiste peut en effet adopter un comportement correct et renoncer à la délinquance. Mais ce calme sur le front de la criminalité est trompeur. Il n’empêche pas les accumulations secrètes d’armes et d’explosifs. On prépare les attentats du futur. Le paradoxe est que dans les démocraties occidentales (sauf la Suisse ou les États-Unis), la population est totalement désarmée sauf pour les islamistes ! La législation sur le port d’armes est ridiculisée. Le coordinateur antiterroriste près du président de la République, le préfet Bousquet de Florian, a cité le cas d’un terroriste arrêté aux Champs-Élysées à Paris qui avait obtenu six autorisations de port d’armes de différentes préfectures, et pourtant il était fiché « S » sur le fichier des suspects dans les services antiterroristes.

Il y a des exceptions à cette situation notamment en Suisse et en Norvège où toute personne doit être enregistrée avec son adresse dans les fichiers de la police. Un de mes amis français est allé un jour à Genève en Suisse chez des amis helvétiques. Les amis partirent faire des courses et il resta seul dans l’appartement. On sonne à la porte. Il ouvre et se trouve face à deux gendarmes suisses qui lui disent : « Qu’est-ce que vous faites là ? » Il répond qu’il est venu passer le week-end chez des amis suisses qui ont cet appartement. On lui répond : Ils ont commis une faute ; ils devaient venir vous enregistrer dans nos bureaux. Le Français était étonné. « Mais alors comment savez-vous que je suis là ? » dit-il. Réponse des gendarmes : les voisins ! En Suisse, qui est indiscutablement une démocratie, il est normal de dénoncer une personne inconnue dans l’immeuble ! Dans une telle société, il est difficile de constituer des quartiers entiers avec des personnes inconnues. Le contrôle des populations pour assurer la liberté et la sécurité est assuré.

Les Russes s’inquiètent de notre sécurité pour les années à venir. L’Arabie saoudite et le Qatar financent des mosquées et des tribunaux de la charia. Ces derniers concurrencent la justice de l’État. L’éducation des jeunes, les cours de Coran, l’arbitrage des conflits se font au sein d’enclaves géographiques où l’autorité de fait est détenue par l’imam. L’autorité musulmane locale organise les barrières mentales entre « sa » population et le reste du pays. Tout cela s’opère dans le cadre des lois et libertés garanties par les constitutions démocratiques interprétées selon l’idéologie des « droits de l’homme ».

C’est pourquoi, déclarer verbalement la guerre aux terroristes comme le font les gouvernements occidentaux n’a guère d’effets dès lors que des territoires entiers, les califats délocalisés, prospèrent sous leurs institutions et que la police ne peut plus pénétrer sur les territoires concernés. Ces califats sont des noyaux d’enracinement pour les terroristes à venir et doivent être combattus comme tels et non tolérés par des pouvoirs publics inconscients.

Cela passe par la répression des activités délictuelles (propagation de la haine, accumulation d’armes, etc…) mais aussi par la lutte contre l’immigration clandestine et l’organisation du retour des immigrés clandestins.

Ivan Blot (Polémia, 20 novembre 2017)