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immigration - Page 6

  • Europe, terre à prendre...

     

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Bernard Lugan, cueilli sur Médias-Presse.infos et consacré à l'afflux de migrants africains en Europe. Historien et africaniste, Bernard Lugan a publié de nombreux ouvrages, dont dernièrement Osons dire la vérité à l'Afrique (Rocher, 2015), Histoire de l'Afrique du Nord (Rocher, 2016), Algérie - L'histoire à l'endroit (L'Afrique réelle, 2017), Heia Safari ! - Général von Lettow-Vorbeck (L'Afrique réelle, 2017) et, dernièrement, Mai 68 vu d'en face (Balland, 2018).

     

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    Bernard Lugan analyse la migration africaine dans une Europe « terre à prendre »

    Les actuelles arrivées de migrants africains en Europe constituent les prémices d’un phénomène massif qui va connaître une amplification considérable dans les prochaines décennies.

    Laissons parler les chiffres :

    - Avec un taux de croissance de 4 % la population africaine double tous les 18-20 ans.
    - Au Niger, pays désertique où le taux de fécondité est de 7 enfants par femme, la population était de 3 millions d’habitants en 1960 et elle sera de 40 millions en 2040, puis de 60 millions en 2050.
    - En Somalie, le taux de reproduction est de 6,4 enfants par femme et en RDC, il est de 6,1.
    - En Algérie le programme de planification familiale avait permis de faire baisser l’indice synthétique de fécondité de 4,5 enfants par femme en 1990, à 2,8 en 2008. Or, avec la réislamisation du pays, depuis 2014, il a rebondi à 3,03.

    Résultat :
    D’ici à 2030, l’Afrique va voir sa population passer de 1,2 milliard à 1,7milliard, avec plus de 50 millions de naissances par an.
    - En 2100, avec plus de 3 milliards d’habitants, le continent africain abritera 1/3 de la population mondiale, dont les trois quarts au sud du Sahara.

    Pour des centaines de millions de jeunes africains, la seule issue pour tenter de survivre sera alors l’émigration vers l’Europe.

    Bloqués par leurs pré-supposés idéologiques et moraux, les dirigeants européens qui s’obstinent à ne pas tenir compte de cette réalité, ont choisi de s’accrocher au mythe du « développement ». En France, des Insoumis au Front national, tous défendent ainsi – certes à des degrés divers –, le postulat du développement ralentisseur migratoire. Et tous sont dans l’erreur. Comme je l’ai expliqué dans mon livre Osons dire la vérité à l’Afrique [1], le développement de l’Afrique est en effet une illusion et parfois même une escroquerie intellectuelle et politique.

    Pour deux grandes raisons :

    1) À supposer qu’il ait une efficacité, le « développement » ne pourrait en effet avoir que des résultats à très long terme. Or, il y a urgence.

    2) Tout a déjà été tenté en ce domaine depuis les indépendances, il y a plus de six décennies de cela. En vain car, en dépit des sommes abyssales déversées pour tenter de la faire « démarrer », l’Afrique régresse.

    Loin de se développer, l’Afrique s’appauvrit globalement année après année

    Selon les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) adoptés en 2000 par 189 États, aucun recul de la pauvreté africaine ne peut être envisagé sans un minimum de croissance annuelle de 7 % soutenue durant plusieurs années. Conclusion : comme il faut une croissance de 7 % par an pour simplement commencer à réduire la pauvreté, le calcul est vite fait, année après année, il manque donc à l’Afrique entre 3 et 4 % de croissance pour atteindre l’objectif des OMD. Donc, loin de se combler, la pauvreté africaine augmente et cela d’autant plus inexorablement que la démographie galopante y efface les quelques gains de croissance.

    Comment prétendre développer l’Afrique quand les investisseurs s’en détournent ?

    Le discours politique répétitif est l’appel à l’investissement « moteur du développement », mais comme les investisseurs n’investissent pas en Afrique, nous restons donc dans le domaine incantatoire.

    Dans son rapport de mai 2018, la BAD (Banque africaine de développement) souligne ainsi que pour les investissements dans le seul domaine des infrastructures, l’Afrique a besoin annuellement de 170 milliards de dollars d’IED (Investissements étrangers directs), alors que, au total de tous ses postes, elle n’en reçoit que 60 mds.

    Début juin 2018, à la lecture du rapport sur les IED publié par la CNUCED (CNUCED, World Investment Report 2017), nous apprenons qu’en 2017, sur les 2000 milliards (mds) de dollars d’IED mondiaux, l’Afrique n’en recueillit en effet que 60 mds, un volume dérisoire en baisse de 3 % par rapport à 2016 (Banque mondiale). L’Afrique, dans l’ensemble de la globalité de ses 54 pays et de son 1,2 milliard d’habitants a donc reçu presque autant d’IED que Singapour (61,6 mds pour 6 millions d’habitants), et moins que l’Irlande (79,2 mds pour 5 millions d’habitants)… Voilà qui en dit plus que les longs discours lénifiants sur le devenir de l’Afrique et sur son « développement »…

    Une chose est donc certaine, le credo du « développement » ne freinera pas le déversement du surplus démographique africain sur l’Europe. Comment en serait-il d’ailleurs autrement alors que rien ne peut être entrepris sans un strict contrôle des naissances que les Africains refusent d’envisager et que l’Europe n’est pas en mesure de leur imposer ?

    Vue d’outre-Méditerranée, l’Europe continuera donc d’être considérée comme une terre à prendre. D’autant plus facilement qu’elle est peuplée de vieillards repus ou épuisés, d’hommes s’interrogeant sur leur virilité, de femmes n’enfantant plus et dont les dirigeants sont soumis au diktat permanent de l’émotionnel…

    Bernard Lugan (Media-presse.info, 27 juin 2018)
     
    Note :
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  • Crise migratoire : le suicide de l'Europe ?...

    Nous reproduisons ci-dessous un entretien donné par Douglas Murray au Figaro Vox dans lequel le journaliste britannique évoque la crise européenne provoquée par l'afflux de migrants clandestins. Douglas Murray a récemment publié L'étrange suicide de l'Europe (Toucan, 2018).

     

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    Douglas Murray : «Personne n'a donné aux ONG open-borders le droit de dicter l'avenir du continent !»

    FIGAROVOX.-Vous avez consacré un livre à l'étude de ces vagues migratoires successives qui affectent de manière continue les pays d'Europe occidentale. Quelle est votre position sur la crise de l'Aquarius? Comment faut-il analyser une telle crise?

    Douglas MURRAY.- Il est remarquable de voir se perpétuer cette même folie que je décris dans mon livre. Sur notre continent, personne ne semble vouloir apprendre quelque leçon que ce soit ou penser autrement que dans les termes les plus courts. Quelqu'un pense-t-il vraiment qu'une fois que l'Espagne aura accueilli les quelque 600 personnes de l'Aquarius, le problème sera résolu? Qu'il n'y aura personne pour observer ce qui se passe et décider d'en faire autant en suivant le même chemin que l'Aquarius? En réalité, quelle est notre politique? Que quelqu'un qui monte sur un bateau peut faire route vers l'Europe? Que quelqu'un qui arrive ainsi en Europe a le droit d'y rester? Manifestement, c'est là notre politique actuelle. Et elle est intenable.

    Emmanuel Macron a dénoncé la «part de cynisme et d'irresponsabilité» du gouvernement italien dans son refus d'accepter le navire. Que pensez-vous de ce refus italien?

    Je pense que le président Macron devrait donner l'exemple. Il devrait insister sur le fait que le prochain Aquarius, et celui qui suivra, et celui qui suivra encore, pourront tous accoster dans le sud de la France. Je séjourne à Nice en ce moment et il me semble que ce serait une solution très raisonnable. Je suis sûr que la population locale accueillera avec plaisir un grand nombre de personnes d'Afrique subsaharienne. Après tout, le sud de la France est très vaste et tous les nouveaux arrivants pourraient ne pas s'installer définitivement à Nice.

    En réalité, si quelqu'un est cynique, c'est le président Macron. Il dit une chose et en fait une autre. Il réprimande le nouveau gouvernement italien pour avoir refusé de permettre à l'Aquarius d'accoster en Italie. Pourtant, depuis la crise de 2015, le gouvernement français a rétabli les contrôles à la frontière franco-italienne. Si le président français est si partisan de l'arrivée des migrants en Italie, pourquoi oblige-t-il l'Italie à en supporter le poids et à conserver les migrants chez elle? Pourquoi n'ouvre-t-il pas les frontières de la France et ne permet-il aux milliers de migrants illégaux de pénétrer en France? Il devrait le faire s'il déteste à ce point le cynisme. En fait, on pourrait dire que Macron est simplement cynique et responsable.

    Monsieur Salvini, le ministre italien de l'Intérieur a répondu aux critiques qu'il ne faisait qu'appliquer le programme pour lequel il avait été élu. Est-il possible d'apporter une réponse aux craintes des populations tout en menant une politique qui serait humaine et respectueuse des droits humains individuels?

    L'Italie est évidemment dans une situation très sérieuse. Le parti de M. Salvini a promis d'expulser 500 000 personnes qui seraient arrivées illégalement dans le pays. J'aime l'Italie, mais je me demande s'il y a un pays dans le monde qui soit en mesure d'expulser rapidement un demi-million de personnes de manière ordonnée et humaine. En outre, l'Italie n'a qu'une version plus extrême d'un problème que nous avons tous. Où expulsons-nous les gens une fois qu'ils sont arrivés chez nous? Comment les contraignons-nous? Je pense que personne ne fera cela, même si c'est pourtant ce qui devait être fait. Parce que la distinction entre immigration légale et illégale doit tenir. Certaines personnes, qui prônent l'ouverture des frontières, demandent «quelle est la différence?» La réponse est «la loi». Ce qui n'est pas rien.

    M. Salvini ne réussira probablement pas. Il est probable que son parti imputera cet échec au parti 5 étoiles, et à un moment donné (peut-être l'année prochaine) les Italiens devront aller à nouveau aux urnes. Et à ce moment-là, c'est la Ligue qui profitera le plus de la situation.

    Dans votre livre, vous avez consacré un chapitre entier à Lampedusa. L'Italie n'a-t-elle pas déjà eu sa juste part dans l'accueil des nouveaux arrivants?

    C'est juste. Pendant des années, ils - l'Italie et la Grèce - ont porté le poids d'une politique non seulement décidée mais aussi encouragée par Berlin et Bruxelles. Bien sûr, il était prévu un «partage de la charge» en ce qui concerne les frontières extérieures de l'Europe, mais les Italiens et les Grecs étaient seuls à supporter le fardeau. Ainsi, le nord de l'Europe réprimande le Sud pour des politiques dont le Nord est largement responsable.

    Les premiers migrants sont arrivés à Lampedusa dès le milieu des années 2000. Vous rappelez qu'ils ont d'abord été accueillis avec beaucoup de gentillesse et de bonne volonté. Puis vinrent les printemps arabes. Vous dites dans votre livre que l'Italie a supporté cette énorme charge financière et humaine presque seule ...

    Les Italiens et les Grecs ont été extrêmement généreux et gentils. Il n'y a pas eu de troubles civils à grande échelle et, de façon générale, ils ont essayé d'accueillir les gens qui ont débarqué sur leurs rives. Mais êtes-vous en Italie récemment? Les gares et les parkings du pays sont devenus des camps de migrants. Pourquoi cela serait-il positif? Pourquoi cela serait-il souhaitable? Ce phénomène a augmenté pendant de nombreuses années, mais récemment, cela s'est encore accéléré. Et les politiciens ont délibérément laissé à leurs successeurs le soin de s'occuper de cela, parce que le problème est devenu trop complexe pour eux. C'est la même chose en Grande-Bretagne et partout ailleurs en Europe occidentale.

    Mais ce dont les gens doivent prendre conscience, c'est que toutes les prévisions démographiques en Afrique suggèrent que le nombre de personnes qui essaieront de pénétrer en Europe dans les années à venir sera beaucoup plus important qu'aujourd'hui. C'est pourquoi je dis que si nous ne parvenons pas à maintenir nos lois et nos frontières maintenant, alors nous n'avons aucune chance de résister.

    En 2013, le gouvernement italien a lancé l'opération «Mare Nostrum». Quel était le but de cette opération, soutenue à la fois par l'Union européenne et la communauté internationale? Quels en sont les résultats? Cette opération n'a-t-elle pas créé un environnement plus favorable et persuadé de plus en plus de migrants de venir?

    L'objectif était de répondre aux naufrages tragiques de navires hors d'âge, chargés de gens par des gangs de trafiquants désireux de maximiser leurs profits. L'Europe a vu les conséquences horribles et a voulu aider. Mais à la fin, nous avons aggravé le problème. Personne n'est prêt à l'admettre, mais envoyer des navires dans la Méditerranée pour amener les gens en toute sécurité en Europe a créé un «facteur d'attraction». Tout le monde le nie, mais c'est vrai. Les trafiquants mettaient de moins en moins de carburant dans leurs bateaux parce qu'ils savaient que les Européens intercepteraient les bateaux de plus en plus tôt et qu'ils feraient l'essentiel du travail de contrebande pour eux. Ce qui est un excellent modèle d'affaires pour les contrebandiers, mais un système terrible pour l'Europe. Entre autres choses que nous aurions dû faire (une mesure suggérée dans mon livre, et je suis heureux d'entendre que le président Macron commence à y songer), ce serait d'ouvrir des centres de traitement en Afrique du Nord. Cela empêcherait aussi les bateaux de quitter la côte nord-africaine et nous éviterait d'agir comme des partenaires des gangs de contrebande.

    Ce phénomène n'est-il pas aussi partiellement causé par les ONG?

    Bien sûr. Tous ces phénomènes sont largement favorisés par les ONG «open borders», organisations dirigées par des gens qui sont de véritables extrémistes. Ils distribuent des informations aux migrants et aux migrants potentiels pour les aider à contourner les règles existantes et en leur expliquant comment rester définitivement en Europe.

    Ces ONG pensent que le monde ne devrait pas avoir de frontières. Que les frontières sont racistes. Que les frontières causent tous les problèmes du monde. Ils ont pris sur eux d'affaiblir les frontières de l'Europe. Les autorités italiennes ont pris un certain nombre d'ONG en flagrant délit de coopération actrive avec les réseaux de contrebande. Ces ONG ont été surprises au téléphone avec des contrebandiers, arrangeant les points de rencontre et retournant même les bateaux aux gangs. Qui a donné à ces groupes le droit de dicter l'avenir de notre continent? Qui leur a permis d'être nos arbitres de moralité? Ou de décider de notre avenir sociétal à court et à long terme?

    Quel est le rôle joué par les fixeurs des frontières qui planifient les voyages des migrants transfrontaliers?

    Ce sont des barbares. Ils prennent de l'argent à des personnes nécessiteuses et souvent désespérées. Ils les plongent dans la misère et la crise, les torturant souvent afin d'extorquer plus d'argent à leurs familles. Et ce sont souvent ces personnes que nos dirigeants politiques ont jugé bon d'encourager et avec lesquelles les ONG se sont contentées de collaborer. Encore une fois, tout le monde ne pense qu'au plus court terme possible.

    Les hommes et les femmes qui viennent de l'étranger sont tous automatiquement englobés sous le terme de «migrants» ou de «réfugiés». Vous expliquez que leur situation peut être très différente. Comment? Y a-t-il des tensions entre eux?

    On utilise souvent le terme «migrant» et «réfugié» de façon interchangeable. J'ai voyagé partout dans le monde et j'ai vu beaucoup d'endroits terribles. Je ne nie pas qu'il y ait des gens qui fuient la guerre. Particulièrement la guerre en Syrie. Mais la solution la moins traumatisante est le plus souvent de les garder dans le voisinage du pays qu'ils fuient. La plupart des experts de l'aide internationale admettent, comme je l'ai dit dans mon livre, que le coût d'hébergement d'un demandeur d'asile en Europe du Nord est environ 100 fois supérieur à ce qu'il est dans un pays limitrophe du pays fui. C'est déjà là une première raison évidente qui fait du transfert vers l'Europe un déplacement illogique. Avec de tels coûts, nous pouvons aider beaucoup moins de gens. Peut-être faut-il soigner certaines personnes en Europe, mais l'Europe ne peut pas être l'endroit où tous ceux qui fuient la guerre dans le monde se sentent chez eux.

    La situation des migrants économiques est encore pire. Parce qu'il ne faut pas oublier que la majorité des personnes arrivant en Europe ces dernières années - y compris en 2015 - ont été des migrants économiques. Encore une fois, les ONG soutiennent qu'il n'y a pas beaucoup de différence entre les migrants économiques et les demandeurs d'asile. Mais si nous tombons dans ce mensonge (comme c'est souvent le cas), cela signifie que presque tous les habitants de l'Afrique et du Moyen-Orient (sans parler de la majeure partie de l'Extrême-Orient) ont le droit de s'installer en Europe. Ou ne seront pas arrêtés s'ils viennent. Ou ne seront pas renvoyés une fois qu'ils seront ici. Dans ce cas, observez bien les premiers millions. Car il y aura des centaines de millions de plus.

    Une fois arrivés en Europe, les «migrants» peuvent-ils être effectivement renvoyés?

    Oui. Les personnes qui ont menti sur leur pays d'origine, ou qui viennent d'un pays sûr ou qui n'ont pas fait de demande d'asile légale devraient être renvoyées rapidement. On ne devrait pas permettre que le processus d'appel traîne pendant des années.

    Peut-on dire que les pays occidentaux ont malgré tout une part de responsabilité importante dans cette crise de l'immigration, étant donné que leurs guerres en Irak ou en Libye, pour n'en nommer que quelques-unes, ont durablement déstabilisé toute la région?

    C'est un argument que certaines personnes font valoir, et ce n'est pas sans fondement. Les efforts de stabilisation déployés en Irak et en Libye après la guerre se sont avérés totalement insuffisants. Mais qu'avons-nous fait pour déstabiliser la Syrie? Les principaux acteurs impliqués dans la déstabilisation de ce pays ont été l'Iran, la Russie, certains États du Golfe et la Turquie. Pour n'en nommer que quelques-uns. Je montre dans mon livre pourquoi ces pays sont très heureux que l'Europe tombe dans le piège en s'accusant une fois de plus de tous les maux du monde. C'est très confortable pour le reste du monde de nous encourager dans ce travers d'auto-culpabilisation.

    Lors de mes voyages à travers l'Europe pour les recherches nécessaires à mon livre, j'ai rencontré des migrants originaires de la plupart des pays en développement. Si vous croyez que nous sommes responsables des flux de réfugiés en provenance d'Irak et de Libye, qu'en est-il des flux du Pakistan, du Bangladesh, du Myanmar, de l'Erythrée, du Nigeria et de dizaines de pays à travers le monde? Sommes-nous responsables de la situation dans tous ces pays? Est-ce vraiment la bonne solution de permettre à tous ces gens de s'installer en Europe? Ou bien s'agit-il d'un problème auquel personne ne veut sérieusement penser?

    Pour revenir à la crise de l'Aquarius, que dit cette crise particulière à propos de l'Europe? Est-ce le symbole du «suicide de l'Europe» ou peut-elle au contraire conduire à un regain de conscience politique?

    Cela prouve que pour le moment, rien ne va changer. C'est une chose positive que le gouvernement italien ait finalement dit «assez». Mais la réponse cynique des autres pays européens montre que, pour le moment, tout le monde espère éviter les conséquences de cette poussée migratoire historique vers notre continent. Peut-être que certains pays seront en mesure de se tenir éloignés encore un certain temps. Peut-être que la France évitera le pire cette année. Mais ça ne pourra pas durer éternellement. Pour aucun pays.

    C'est pourquoi, au lieu de faire du bruit ou de jouer les uns contre les autres, nous tous en Europe devons reconnaître honnêtement ce qui se passe et y faire face de front. Ce n'est qu'en agissant ainsi que nous avons toutes les chances de trouver des réponses humaines et décentes. Et de garder peut-être notre continent reconnaissable pour la prochaine génération.

    Douglas Murray, propos recueillis par Alexandre Devecchio (Figaro Vox, 19 juin 2018)

     

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  • Feu sur la désinformation... (190)

    Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés, consacrée au décryptage des médias et dirigée par Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia, avec le concours d'Hervé Grandchamp.

    Au sommaire :

    • 1 : Trump et les enfants clandestins : l’émotion au service de l’immigration
      « Insensible, sans âme, lâche », les médias ne mâchent pas leurs mots sur Donald Trump depuis la découverte de l’enregistrement d’un enfant de clandestin pleurant dans un centre de rétention.
    • 2 : Le Zapping d’I-Média 
      Beaucoup de séquences immigrationnistes et …festival de novlangue : les clandestins africains deviennent dans la bouche des journalistes des « évacués », des « exilés », des « réfugiés », sauvés d’un « bateau en perdition ». Alors que l’Aquarius n’a jamais menacé de faire naufrage. On notera aussi l’aveu de cet Albanais racontant comment il avait menti pour tenter d’obtenir de l’OFPRA le statut de réfugié politique. Le mensonge, l’arme absolue de 95 % des demandeurs d’asile !

    • 3: Censure de TV Libertés : petit meurtre en silence
      Jeudi 14 juin la chaine Youtube de TVlibertes a été fermée de manière unilatérale. La chaine avait 100 000 abonnés. Alors que la fermeture relève de la censure et de l’atteinte à la liberté de la presse, les médias restent silencieux.
    • 4 : Les tweets de la semaine
      Vous reprendrez bien un petit coup de novlangue ? Pour l’Associated Press une agression au cri de « Allah Akbar » est faite au nom de « God is great ». Quant à l’AFP, elle titre sur « la menace grandissante du terrorisme d’extrême droite en Grande Bretagne ». Brr...
    • 5 : Salvini et Trump victimes de bobards sur l’immigration
      Donald Trump aurait dit une « Fake news » en affirmant que la délinquance avait augmenté en Allemagne, Salvini, le ministre de l’intérieur italien aurait appelé à une épuration de masse. Salvini, Trump, deux victimes de bobards immigrationnistes.

     

                                     

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  • Le grand remplacement : mythe ou réalité ?...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous un débat animé par Martial Bild, sur TV Libertés, entre Jean-Paul Gourévitch et Jean-Yves Le Gallou autour des questions de l'immigration et du Grand remplacement. Ancien haut-fonctionnaire, spécialiste de la question de l'immigration, Jean-Yves Le Gallou a publié Immigration : la catastrophe - Que faire ? (Via Romana, 2016). Économiste, Jean-Paul Gourévitch est spécialiste de l'Afrique et des migrations et a notamment publié  La France africaine (Le pré aux clercs, 2000) et Le coût de la politique migratoire en France (Contribuables associés, 2010) ou encore Les Migrations pour les nuls (First, 2014).

     

                                     

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  • Feu sur la désinformation... (189)

    Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés, consacrée au décryptage des médias et dirigée par Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia, avec le concours d'Hervé Grandchamp.

    Au sommaire :

    • 1 : Bella Ciao Aquarius
      L’Aquarius, bateau de la discorde européenne ! Le navire qui opère en mer méditerranée au « secours des migrants » n’est pas le bienvenu en Italie. Scandale dans la presse et dans le monde politique.
    • 2 : Le Zapping d’I-Média 
      En janvier dernier, le journaliste Yann Moix tournait alors un reportage à Calais. Le 21 janvier, il avait déclaré dans les pages de Libération : « J’affirme, M. le Président, que des fonctionnaires de la République française frappent, gazent, caillassent, briment, humilient des adolescents, des jeunes femmes et des jeunes hommes dans la détresse et le dénuement. Je l’ai vu et je l’ai filmé. ». Depuis le reportage est sorti sur la chaine franco-allemande Arte, mais le journaliste a probablement omis de mettre les images de sévices dans son documentaire.

    • 3: Médine un djihadiste au Bataclan ?
      Concert du rappeur Médine au Bataclan. Après les attentats du 13 novembre 2015, le concert du chanteur, considéré comme islamiste, ne passe pas.
    • 4 : Les tweets de la semaine
      Omeran, le jeune alépien qui avait été grièvement blessé en août 2016 aurait souffert pendant 40 minutes pour permettre au casque Blanc de faire des photos. La photo avait ému l’ensemble de la presse, et fait le tour du monde, On pouvait voir le jeune Omran blessé et couvert de poussière. Le 05 juin, le Times de Londres a révélé que les « casques blancs » n’ont pas immédiatement porté assistance à l’enfant. Pendant 40 minutes l’organisation a fait des clichés. Le but était de les utiliser comme moyen de propagande contre le gouvernement de Bachar Al Assad.
    • 5 : Portrait Piquant d’Hugo Clément
      Portrait d’Hugo Clément, star du petit journal et de quotidien, passé à Kombini, entre ego surdimensionné et journalisme de propagande.

     

                                    

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  • Montrer les roses et cacher le buisson d'épines...

    Nous reproduisons ci-dessous un article de l'Observatoire du journalisme qui revient sur le traitement euphémisé des incidents les plus graves mettant en cause les migrants, qui ne doivent pas venir perturber la narration générale bienveillante envers l'immigration clandestine...

     

     

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    L’accueil des migrants dans les médias : les roses sans les épines svp !

    Le dernier weekend de mai a été marqué par le geste héroïque d’un jeune clandestin malien qui a sauvé un enfant en escaladant un immeuble parisien. Cela a été pour les médias l’occasion de mettre en avant une image positive de l’immigration clandestine. En creux, c’était une nouvelle narration de la crise migratoire que de nombreux médias appelaient de leurs vœux. « Un autre récit est possible » se réjouissait-on sur France Info le 28 mai. Les roses sans les épines, en quelque sorte. Il nous a paru important de revenir sur ces fameuses épines et leur couverture médiatique.

    Chacun a en mémoire l’accueil chaleureux par certains allemands des centaines de milliers de migrants en 2015. Parmi eux, des réfugiés fuyant la guerre en Syrie mais également de nombreux migrants économiques comme le soulignait une universitaire au site Atlantico en 2015. C’est avec force banderoles et fleurs que ceux qui ont forcé la porte de l’Allemagne ont souvent été accueillis. Un imaginaire collectif et médiatique a permis ce mouvement massif, dont la philosophe Françoise Bonardel a analysé les ressorts dans une récente tribune.

    Comme l’OJIM l’a relaté dans plusieurs articles, l’Union européenne, le Comité économique et social européen ainsi que de nombreux organes d’informations ne sont pas avares en conseils pour valoriser une présentation positive de l’immigration. Mais qu’en est-il du revers de la médaille ? C’est ce que nous tentons de voir au travers de quelques exemples illustrant les fameuses épines de l’accueil.

    Des chrétiens jetés à la mer

    En avril 2015, une douzaine de chrétiens sur une embarcation ralliant l’Europe sont jetés à la mer en raison de leur religion par des migrants musulmans. Cet événement tragique a bénéficié d’une assez large couverture médiatique : Le Monde, Le Parisien, Le Point, Causeur, RTL, France Info, Europe 1, etc. y ont consacré un article. La majorité de ces titres se base sur une dépêche de l’AFP. Pour certains médias, les faits sont avérés (RTL), tandis que la majorité d’entre eux parle de l’événement au conditionnel.

    Des kurdes passés à tabac en Grèce

    L’information a été totalement ignorée en France, hormis le site d’agrégation de contenu Fdesouche : il y aurait eu le 25 mai 2018 une « émeute géante dans un camp de migrants, des Kurdes (ont été) attaqués par des musulmans parce qu’ils ne faisaient pas le ramadan ». On recenserait 72 blessés, dont 10 graves. A l’étranger, l’événement est couvert notamment par Jpost, Voice of Europe, RT, Kurdistan24. La surpopulation dans les camps en Grèce est souvent évoquée dans les articles comme facteur explicatif.

    La cohabitation dans les campements de migrants du nord de Paris

    LCI évoque en 2017 des « conditions sanitaires déplorables ». Le Parisien a rencontré sur un campement « la générosité, l’entraide, l’humilité et l’amitié ». Seule réserve « il faut traverser l’entrée du périphérique pour voir chaque recoin où se réfugient les Érythréens, les Afghans, ainsi que les Tchadiens, chaque nationalité vivant en groupe ». Pour 20 Minutes le 22 mai, il s’agit d’ « une situation un peu plus chaotique chaque jour ». Boursorama reproduit une dépêche de l’agence Reuters où les problèmes majeurs sur les campements sauvages parisiens sont le manque de place et les conditions de vie déplorables. Un point commun aux articles : les tensions ne sont pas évoquées sous l’angle « ethnique ».

    Le site d’information italien Occhidellaguerra.it consacre un reportage au camp de migrants de la Villette : « Voyage dans l’enfer parisien ». Il ne fait pas l’impasse sur le communautarisme qui n’est évoqué dans aucun média français, à l’exception du Parisien qui parle de « vie en groupe » : « Pendant que je suis sur le terrain, trois personnes arrivent avec une camionnette. Ils portent environ dix tapis de prière et quelques rideaux. « Ça a l’air d’un beau geste, n’est-ce pas ? », murmure un employé de la municipalité à son poste pour garder l’ordre. « Regardez ici », ajoute-t-il. Et il me fait remarquer une tente qui dit « don de la communauté musulmane ». « Celles-ci ne peuvent être utilisées que par des migrants musulmans. Les Érythréens chrétiens orthodoxes du camp ne peuvent pas s’en approcher. Il me dit que souvent certains comités locaux discriminent les non-musulmans. « Parfois, la nourriture leur est donnée d’abord, puis, s’il en reste, à d’autres ».

    Un niveau de formation en question

    Souvenons-nous : en 2015, les migrants récemment arrivés étaient présentés comme ayant un niveau de formation élevé et allaient être une aubaine pour l’industrie allemande. Le Parisien donnait ainsi en septembre 2015 la parole au président de la fédération des industries allemandes. Selon lui, face à la pénurie de candidats à certains emplois, « l’afflux de migrants pourrait changer la donne, justement, et ce d’autant que beaucoup d’entre eux sont jeunes, et qu’ils ont «de vraiment bonnes qualifications». Le Monde évoquait pour sa part les nombreux ingénieurs parmi les migrants syriens.

    Avec le temps et le recul, la réalité est plus contrastée. Les ingénieurs et autres médecins syriens sont peu nombreux. Un économiste allemand le confie à La Croix : « Les réfugiés qualifiés ne sont pas assez nombreux. Et il faut être réaliste : l’intégration des réfugiés est un processus très long, entre 8 et 10 ans ». Express Business fait le constat que « 5 ans plus tard, les trois quarts des réfugiés sont encore au chômage ». Une information restée discrète en France hormis quelques rares articles dont celui de Valeurs actuelles.

    Une augmentation de la délinquance constatée en Allemagne

    Au moins deux études ont établi un lien entre arrivée massive de migrants et augmentation de la délinquance en Allemagne. Le journal allemand Die Zeit attribuait en 2017 à partir de sources policières l’augmentation de la criminalité violente en Allemagne essentiellement aux délits commis par les migrants. Une étude corroborée par un autre rapport d’experts commandé par le ministère allemand de la Famille. Ses conclusions ont été présentées en France en janvier 2018 par le site Atlantico, Sputniknews et RT.

    Le Monde est en février 2017 un des seuls journaux mainstream à commenter les statistiques de la délinquance en Allemagne liée aux migrants. Pour le quotidien du soir, ne pas contextualiser les statistiques, c’est une façon de les « détourner ». France Info retient du rapport qu’il faut favoriser le regroupement familial pour faire baisser la criminalité des étrangers.

    Autre problème et non des moindres : la couverture médiatique de l’infiltration de terroristes parmi les migrants. Celle-ci a fait l’objet d’articles de l’OJIM en 2017 et 2018. L’actualité récente vient de rappeler que cette « épine » n’était pas la moins importante.

    Un antisémitisme grandissant

    Le Figaro consacre deux articles à la « renaissance » de l’antisémitisme en Allemagne : le 29 mars dans un article intitulé « Un nouvel antisémitisme met à l’épreuve la mémoire allemande » et le 24 avril. Le quotidien cite la chancelière « Merkel qui dénonce l’«autre antisémitisme » de certains réfugiés arabes.

    Le site Infomigrants fait un rappel à ses lecteurs à l’occasion du jugement de trois jeunes migrants « en Suède pour leur participation à l’attaque contre une synagogue en décembre 2017 » : « En France, les propos racistes, antisémites et homophobes sont condamnés par la loi ». Le site Express Business évoque un article du Financial Times sur la situation en Allemagne. La montée en puissance du parti d’extrême droite alternative für Deutschland (AfD) et l’arrivée de plus d’un million de migrants pour la plupart musulmans seraient à l’origine d’un retour en force de l’antisémitisme. Libération évoque le fait que l’Allemagne réfléchit à se doter d’un commissaire à l’antisémitisme suite aux « incidents lors des manifestations contre la décision de Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël ». La conclusion de l’article est laissée au président du Conseil central des Juifs d’Allemagne : «En fin de compte, je vois l’antisémitisme d’extrême droite comme étant au moins aussi dangereux, sinon plus dangereux, que celui de l’islam».

    L’animateur d’un blog sur le site d’information Slate est optimiste. Le système éducatif permettra « de déconstruire le discours (antisémite NDLR), de le combattre et de l’éradiquer par notre système éducatif. Et par capillarité, grâce à nos valeurs communes, notre choix du vivre-ensemble et notre goût de brasser les cultures entre elles ». Nous voilà rassurés, aucun élément de la novlangue cosmopolite n’est absent. Est-ce que cela sera suffisant ?

    Des différences culturelles

    Le Monde consacre un article en septembre 2016 à l’initiative à Essen d’un coach qui enseigne l’art du flirt aux migrants. « Cette initiative locale répond à une volonté d’éduquer les nouveaux venus à la « sexualité germanique ». « Sans douter des intentions fort louables qui les motivent, ces différents programmes posent néanmoins une question de fond : en quoi le rapport des réfugiés à leur corps et à leur sexualité est-il si différent qu’il justifie un traitement spécifique ? ». En conclusion, le coach met en accusation le comportement… des allemands « réservés (et) rigides ». Il fallait y penser.

    France Info consacre un reportage en décembre 2015 sur « comment des pays européens enseignent aux migrants à bien se comporter avec les femmes ? ».

    Tout cela, c’était avant la soirée du réveillon à Cologne et dans d’autres villes où des centaines de femmes ont été victimes de harcèlement sexuel par des individus « d’origines arabes ou nord-africaine », pour reprendre l’expression de la Police allemande. Un phénomène qui a bénéficié d’une couverture médiatique bien tardive, au prétexte de ne pas alimenter la xénophobie.

    En janvier 2016, L’Express essaie de répondre à la question : « Comment l’Europe veut apprendre l’égalité hommes-femmes à ses migrants ? ». « Certains pays européens ont mis en place, depuis parfois longtemps, des guides et formations pour aborder cette question avec “leurs” étrangers ».

    En février 2017, Arte diffuse un documentaire qui défend la thèse selon laquelle l’immigration est une chance et les différences culturelles peuvent être surmontées par des actions ciblées et des moyens.

    Quelles conclusions retenir du traitement médiatique de quelques épines liées à l’immigration de populations à la culture fort différente de la nôtre ?

    Certains événements ont été carrément occultés en France, comme l’agression de kurdes ne respectant pas le ramadan en Grèce. Quand le phénomène est reconnu, comme la montée de la délinquance en Allemagne, la solution notamment pour France Info n’est pas de freiner l’immigration mais de favoriser le regroupement familial. Autre technique, l’euphémisation, qui consiste à minimiser un phénomène. Ainsi, la montée de l’antisémitisme en Allemagne serait pour le Financial Times autant liée au parti AFD qu’aux nouveaux venus. Enfin la méthode Coué règne en maitre : si le rapport de certains migrants aux femmes est radicalement différent des mœurs européennes, une bonne formation fera l’affaire. Quand le site italien Occhidellaguerra.it constate des différences de traitement entre ethnies dans les campements de migrants au nord de Paris, les médias français sont focalisés sur le manque de place et d’hygiène.

    Au fil des articles, les médias mainstream ne sont jamais très loin de la pensée positive et de l’auto-suggestion. Tout sauf remettre en question l’hallucination collective organisée depuis 2015. Et pourtant, ces médias sont déjà à rebours de la plus fervente zélatrice de l’immigration. « Nous y arriverons » avait affirmé la chancelière allemande, Madame Merkel, en 2015 lors de l’arrivée de centaines de milliers de clandestins. Un an plus tard, Le Point nous informait que la chancelière y voyait désormais une « formule vide de sens »…

    (Observatoire du journalisme, 10 juin 2018)

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