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31/05/2017

Quand Natacha Polony s'intéresse au Siècle et au groupe de Bilderberg...

Fondatrice du Comité Orwell, Natacha Polony livre sur son site son analyse sur les groupes d'influence idéologique discrets mais puissants que sont, chacun à leur niveau, le Siècle et le groupe Bilderberg... Un éclairage utile, de la part d'une journaliste connue du grand public, sur ces réseaux de l'hyperclasse, dont la critique restait confinée, jusqu'à il y a peu, aux marges du système politico-médiatique...

 

                                  
                                Natacha Polony sur le groupe Bilderberg et le... par News360x

30/05/2017

Macron, artefact et marionnette ?...

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Guillaume Faye, cueillie sur son site J'ai tout compris et consacré à Emmanuel Macron...

 

Macron_miroir.jpg

Macron, artefact et marionnette

Un artefact est une fabrication qui se substitue au réel et dont la vraie nature est travestie. Une marionnette est un personnage de spectacle dirigé par une volonté extérieure. Emmanuel Macron relève peut–être des deux. Feu d’artifice médiatique, brillant et creux, talentueux et retors, il est le produit de forces idéologiques et financières qui l’ont créé afin de neutraliser la menace d’une France identitaire. Macron a été formaté pour donner à la décadence et à la destruction de la France le visage rassurant d’un jeune premier souriant. En outre, son ”libéralisme” économique, sympathique de prime abord dans ce pays objectivement communiste au taux de chômage double de ses voisins, s’avérera vite bidon. Macron sera une poule mouillée en matière de réformes. Trop peur de la bagarre…

L’opération Macron, montée par des réseaux financiers et médiatiques   

L’élection d’Emmanuel Macron à l’Élysée serait « le coup de poker le plus sidérant de toute l’histoire politique française » selon Guillaume Tabard (Le Figaro 10/05/2017). En tout cas, il a été bien préparé, notamment par l’exécution de François Fillon grâce à un appareil judiciaire partial, politisé et obéissant à Macron, alors ministre de l ‘Économie de Hollande (voir un article précédent de ce blog).

Tous les médias s’extasient – ou font semblant – de la fulgurante ascension du plus jeune président de la République, 39 ans, hors parti, fondateur d’un mouvement, En marche !, (devenu ” La République En Marche”, LREM) véritable start up politique revendiquant déjà 230.000 adhérents (chiffre exagéré, évidemment) et ridiculisant le PS et la droite. Pas de miracle là dessous : seulement une opération financière massive, préparée dans le secret depuis 2014, destinée à faire élire l’exécutant, le porte–parole de milieux dirigeants cosmopolites, oligarques internationaux alliés à d’importants intérêts musulmans. Pierre Bergé est évidemment de la partie. Tous ont choisi en Macron leur cheval de Troie, pour mettre la main sur la France et enrayer le péril (”populiste” ou plutôt populaire) du Front national présenté comme fascisant. Bien que ce dernier soit bien affaibli par l’agent Philippot et le programme contre–productif qu’il a imposé.

La ligne économique floue de Macron – et nullement ”libérale” ! – n’est pas le plus important pour ceux qui l’ont fabriqué ; ce qui compte, c’est son positionnement politique cosmopolite et islamophile. Macron et son lobby sont le résultat d’une opération financière internationale de grande ampleur – avec des dessous probablement cent fois plus opaques que les petites combines de Fillon poursuivi pour des broutilles par une justice au garde–à–vous. Fillon, qui était le symbole d’une France provinciale et catholique détestée – autant que la France déclassée et prolétarisée qui votre FN. Deux populations de souche méprisées par l’oligarchie cosmopolite qui finance Macron et qu’il représente.   

La fulgurante ascension du play boy Emmanuel Macron, jamais vue dans l’histoire de la République ni chez nos voisins, s’explique donc en grande partie par l’ampleur d’une stratégie financière et médiatique préparée depuis quelques années, impliquant de très gros investissements. Jamais Le Canard Enchaîné ni la justice n’oseront se pencher sur les ressorts de l’ascension de Macron. C’est un homme qui a beaucoup plus de pouvoirs d’intimidation et de relations que M. Fillon…   

La campagne électorale de Macron a été financée à hauteur de 15 millions d’euros sans qu’aucune investigation judicaire ne survienne. Dans l’opacité la plus totale. À côté de cela, Fillon, le cocu content, est persécuté par une justice aux ordres. Cherchez l’erreur.

Show, vacuité et boniments

Flou et ambigu sur tous les sujets, surtout régaliens, Emmanuel Macron apparaît à la fois brillant et d’une vacuité insipide. Mais dans cette société du spectacle, le vide, la superficialité, le show l’ont emporté sur le raisonnement et la réflexion politiques. 

Rien que le vocabulaire d’Emmanuel Macron, se voulant le « progressiste » contre les « réactionnaires » appartient aux clichés de la vieille gauche. Macron est un jeune vieux, qui recycle des poncifs. C’est le produit chromé d’élites médiocres et fluctuantes, intelligentes, certes, mais sans caractère ni convictions.

La « recomposition complète de la vie politique » avec Macron est une plaisanterie. La majorité des médias aux ordres (qui critiquent le ”poutinisme” de leurs confrères russes !) l’ont présenté comme « le président des patriotes contre la menace nationaliste ».  Patriote, un homme qui explique qu’il n’y a pas de culture française, mais seulement une ” culture en France ” ?

Un de ses expressions répétitives, « je vais être clair », signifie exactement le contraire. Le ”macronisme” est un syncrétisme opaque et mou qui se compare ridiculement au gaullisme en se voulant ”rassembleur”. En Marche ! signifie aussi l’inverse : Sur Place ! L’immobilisme, le réformisme minimaliste ou fallacieux sont la marque de fabrique de Macron, dont les ”réformes” n’ont été que des crottes de souris quand il était dans le gouvernement socialiste. Il représente le Système avec perfection : une communication flamboyante, des actes et des résultats misérables.

En nommant le juppéiste Edouard Philippe (droitiste mou sans idées précises, girouette, issu du PS passé à droite et…islamophile) comme Premier ministre, Macron veut évidemment casser la droite et récupérer un maximum de voix LR aux législatives. Se concrétise bien là une stratégie de type IIIe et IVe République, politicienne mais non pas politique (c’est-à-dire avec un ”axe de volonté”) au sens de Carl Schmitt.

Macron se présente comme le rassembleur droite–gauche, une sorte de voiture balai. Il est la synthèse du vieux Système, de la gauche d’appareil et de la droite affairiste (et non pas entrepreneuriale), c’est–à–dire les deux faces de la même pièce. Il ne rassemble qu’une oligarchie déjà rassemblée.   

Macron, agent de l’invasion migratoire et de l’islamisation

Ses propos tenus en Algérie où il a accusé son propre pays de « crimes contre l’humanité » du fait du colonialisme (tout cela pour obtenir le vote des musulmans de France) révèlent un homme sans honneur et inquiétant. On note aussi une étrange tolérance envers un membre musulman de son équipe qui refusait de condamner le terrorisme islamique. Sur l’immigration et l’islamisation, Macron sera probablement encore plus laxiste que ses prédécesseurs. Il semble indifférent, voire favorable, à ces processus mortels pour la France.

Le président du Crif, (principale association juive), au nom d’une position anti FN, a appelé à voter pour lui, bien qu’il soit soutenu par l’UOIF (Union des organisations islamiques de France), structure islamiste et antisémite dissimulée, partisane de la disparition d’Israël, financé par l’Arabie saoudite, actrice de l’islamisation de l’Europe et très en retrait sur la condamnation du terrorisme djihadiste. C’est une contradiction suicidaire de la part de cette haute autorité juive.   

Comme un certain nombres de hauts responsables juifs, M. Francis Kalifat, exactement d’ailleurs comme ses homologues chrétiens, est victime d’une naïveté destructrice face à l’islam. À moins que ce ne soit du calcul… Mais il est risqué. En tout cas, Emmanuel Macron a été le candidat (comme Hollande) plébiscité par l’immense majorité des votants musulmans. Et c’est lui que les islamistes préfèrent. C’est normal : il n’y a rien dans son programme pour arrêter ou même ralentir l’invasion migratoire. Et tout pour l’accentuer.   

Soumission, la feuille de route du gouvernement Macron

Le Premier ministre, Édouard Philippe, un de ces LR macronisés, est un faux laïc et un vrai dhimmi (soumis) islamophile. Maire du Havre, il avait, en 2012, fait jeter 8.500 desserts de cantines scolaires parce qu’ils contenaient de la graisse de porc, se soumettant ainsi avec lâcheté à la charia et imposant la nourriture hallal aux enfants non–musulmans.

Dans la même veine, le nouveau président a promis une « bienveillance exigeante » envers l’idéologie islamique. On sait ce que ce genre de langue de bois veut dire. Plus encore que Juppé, inventeur de l’ « identité heureuse », Macron veut favoriser la discrimination positive, le multiracialisme et le multiculturalisme « heureux et inclusifs » (alors qu’ils sont dévastateurs). Macron est un grand ami de l’invasion migratoire à majorité islamique. C’est normal : les financiers qui l’ont porté au pouvoir, d’où pourraient-ils venir ? De quels pays ?

Détail très important : Malek Boutih, ancien président de SOS Racisme, encarté socialiste, musulman, peu soupçonnable de ”racisme islamophobe”, péché capital, a été éjecté de En Marche ! Pourquoi ? Parce qu’il critiquait trop l’islamisme violent et l’UOIF, « classée parmi les organisations terroristes par les Émirats arabes unis », note Ivan Rioufol. Cette UOIF, très louche, a bruyamment soutenu Emmanuel Macron. Réfléchissez pourquoi. UOIF–Macron, même combat ?   

Macron refuse d’interdire les Frères musulmans en France, comme le voulait Fillon. Son ministre de la Justice, François Bayrou, vieille canaille opportuniste et girouette professionnelle, est sur la même ligne que lui. Macron, sous des dehors factices de lutte contre Dae’ch au Mali et au Moyen–Orient, capitulera devant l’islam conquérant et son immigration invasive en terre de France. Encore plus que ses cinq catastrophiques prédécesseurs (Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande).

Macron contre le FN : procédés déshonorants

Macron est, en beaucoup plus dur, sur la même ligne anti FN que la majorité des politiciens guimauve LR – dont le chef bien coiffé Baroin qui a appelé à voter pour lui contre Marine Le Pen et qui, maintenant, en pleine contradiction, appelle à voter contre LREM aux législatives. (1)

Macron sera le défenseur utopique et angélique des « quartiers populaires » (immigrés non–Européens musulmans) et des « minorités culturelles » (même signification), qui seront bientôt majorités, si rien ne change, et qui le sont déjà dans de nombreuses villes et banlieues, avec une explosion de la criminalité, de l’insécurité et de la dégradation des conditions de vie.

Un des ministres de Macron, Richard Ferrand, a été un des financiers d’associations palestiniennes et une de ses secrétaire d’État, Marlène Schiappa, est une militante anti–israélienne pro–arabe. Macron se dit ”pro –Européen”, mais n’est–ce pas être  ”anti–Européen” que d’organiser l’invasion ethnique de l’Europe ? Inversion orwelienne perverse du langage.

Macron a essayé de ”rediaboliser” Marine Le Pen et le FN par une visite symbolique à Oradour–sur–Glane et au Mémorial de la Déportation et à celui de la Shoah, et en célébrant la mémoire d’un Marocain, Brahim Bouarram, noyé dans la Seine il y a plus de vingt ans en marge d’un défilé du 1er mai du FN à la suite d’une rixe avec des skins qui n’avaient rien à voir avec ce dernier. Le message est clair : Marine Le Pen et le FN seraient des racistes héritiers de Vichy et du nazisme. Ce procédé usé est injurieux, comme l’a montré Gilles–William Goldnadel, pour la mémoire des juifs jadis déportés, instrumentalisés par la communication électorale de Macron qui, par ailleurs, manœuvre sans scrupules  avec les musulmans judéophobes. La communauté juive devrait vraiment se poser des questions sur Macron et son double discours permanent. Ce président n’est pas fiable. Pour personne.

Après Macron, le FN ?

Archange entouré de courtisans, il est mauvais pour le nouveau président d’être pris par les médias pour une sorte d’Obama français, de thaumaturge. Emmanuel Macron, pendant toute sa campagne, a donné l’impression, par sa gestuelle, son regard étrangement fixe et son langage ampoulé et exalté – mais insignifiant – d’imiter un télé–évangéliste américain. Le spectacle primait sur le fond, quasi absent. Plus merveilleuse est l’image, plus dure sera peut-être la chute. D’autant que déjà, en tout début de mandat, sa cote de popularité est plus faible que celle de ses prédécesseurs ; il ne bénéficiera d’aucun ”état de grâce”. Plusieurs commentateurs ont dit qu’il ne fera pas de vieux os et que son échec entraînera en 2022 la victoire du Front national. Mais ce dernier ne semble pas au meilleur de sa forme.

Guillaume Faye (J'ai tout compris, 23 mai 2017)

 

Note :

1 Le FN avait inventé l’UMPS pour souligner la connivence entre l’UMP et le PS. Et, suite à une profonde bêtise qui procède d’une profonde logique, le mouvement de Macron s’intitule LREM (La république en marche) qui reproduit (ridicule) LR – Les Républicains. 

29/05/2017

Pornographie...

Nous reproduisons ci-dessous une chronique de Richard Millet, cueillie sur son site personnel et dans laquelle il évoque la pornographie de la société du Spectacle...

Auteur de La confession négative (Gallimard, 2009) et de Tuer (Léo Scheer, 2015), Richard Millet a publié l'automne dernier aux éditions Léo Scheer un roman intitulé Province.

 

Richard Millet Liban 2.jpg

 

Pornographie

Qu’est-ce que l’Occident ? De la pornographie et des attentats : la guerre civile comme évènement pornographique, et la pornographie comme accomplissement extra-moral du narcissisme d’État. L’attentat islamiste de Manchester le montre on ne peut mieux : la presse, une nouvelle fois, ne parle de rien, sauf des faits, sur lesquels elle s’étend à loisir : l’identité du tueur, d’« origine »  libyenne, est, elle, quasiment passée sous silence pour faire place au larmoiement général, bougies, fleurs, nounours, embrassades, on ne se laissera pas abattre, on est fier d’être ce qu’on est, je suis Manchester, on éteint la tour Eiffel, on exhorte l’islam à se « réformer » – bref, tout le bataclan pleurnichard des peuples post-nationaux et des nations déchristianisées qui refusent de désigner l’origine islamo-communautariste du mal. Pornographie du discours : sa pauvreté nominative : « horrible attentat », « épouvantable attaque », « atrocité » ; et ceci : « On se serait cru dans un film de guerre ». On est en guerre, non dans un film, pauvre imbécile ; et vous ne voulez pas le voir ; et on vous fait croire qu’on va régler la question en « dialoguant » avec l’islam « modéré ». Une guerre qui met en présence un spectacle pornographique (l’aliénante sous-musique yankee) et l’hystérie islamiste, non moins aliénée : ils étaient faits pour se rencontrer, tout comme les bobos du Bataclan et leurs assassins, ou encore les journalistes de Charlie Hebdo et leurs tueurs.

La pornographie, qui est l’autre nom du Spectacle, règne donc partout, et ne saurait être séparée de la vie quotidienne, où les attentats sont devenus des évènements, comme les catastrophes naturelles, les accidents de la route, les épidémies. Cette incapacité à différencier est hautement pornographique. Pour le reste, tout suit son cours : un magazine en ligne, madmoiZelle.com, publiait, cette semaine, un article (« à destination » d’adolescentes telles que celles qui étaient au spectacle de Manchester) : Comment masturber un pénis. Il est agrémenté de ce délicat chapeau : « Branler une bite n’est pas forcément inné. Alors, si vous vous demandez comment faire pour devenir meilleure à la tâche, suivez le guide. » Si ce sont là les « valeurs » qu’il s’agit de « défendre » contre les djihadistes, on ne pourrait que se réjouir de voir débarquer ces derniers dans les bureaux de l’officine où s’élabore ce magazine. J’exagère ? La guerre est là ; les « valeurs » prônées n’en sont pas plus que celle des djihadistes : la pornographie consiste à faire comme s’il y avait le Bien d’un côté et le Mal de l’autre, alors que les deux parties sont dans la main du Démon. Nous nous battons, nous, pour de tout autres valeurs, à commencer par l’honneur : celui de ne pas nous soumettre au consensus islamo-gaucho-capitaliste. Nous sommes en guerre, et n’avons nul regret de voir mourir des ennemis.

Pornographique, encore, un certain Hanouna (histrion dont j’ignorais l’existence et sur lequel je crains de ne pas vouloir en savoir davantage) et ses blagues « homophobes », aussi insupportables que la pleurnicherie générale auprès du CSA. Le brame des offensés rejoint la bêtise d’une certaine Caroline de Haas qui prétend régler le « problème » des agressions « sexistes », dans le quartier de la Chapelle envahi d’immigrés musulmans et de Roms, en prônant « l’élargissement des trottoirs » qui deviendraient ainsi un lieu de passage convivial où s’élaborerait un nouveau « vivre ensemble ». Pornographique, aussi, la pétition publiée par le quotidien Libération, dans laquelle deux intouchables représentants du gauchisme culturel le plus obscène : Alain Badiou et Anus Ernie, accompagnés d’obscurs pétitionnaires, réclament la clémence de la justice pour l’ex-terroriste Rouillan, comme ils l’avaient fait pour le terroriste Battista qui, lui, ne connaît pas la crise financière, en son exil brésilien. Compromise dans tous les totalitarismes du XXe siècle, auto-amnistiée, élevée au rang de valeur suprême, l’ultra-gauche a encore de beaux jours devant elle, en Occident. Pornographiques, enfin, le grand prix des lectrices de Elle et le grand prix des lycéennes de Elle, décernés à la Marocaine d’ultra-centre-gauche Leila Slimani, pourtant déjà récompensée par le pornographique prix Goncourt, lequel ne couronne plus que des livres qu’on offre, non qu’on lit : obscène accumulation de prix, qui révèle que plus rien ne se vend, car plus rien ne se lit, plus rien ne s’écrivant qui mérite le nom de littérature, notamment sous le rapport du style. Des livres jetables, comme on dit dans l’édition. Et des auteurs zombies écrivant une « langue fantôme ». L’absence de style est la grande pornographie post-littéraire, tout comme la perfection est, selon Baudrillard, un signe totalitaire – et, pour nous, en ce domaine comme en politique, un signe démoniaque, ainsi que je l’avais suggéré pour les crimes de Breivik. On n’a pas voulu l’entendre. On a pétitionné contre moi : la pétition comme acte porno. Le nihilisme règne, qui a ouvert au fond de chacun le tonneau percé de ses illusions, à commencer par celle que les Européens sont encore vivants.

Richard Millet (Site officiel de Richard Millet, 24 mai 2017)

27/05/2017

Faire sécession avec Julien Rochedy... (3)

Vous pouvez découvrir ci-dessous l'émission Sécession avec Christopher Lannes et Julien Rochedy sur TV Libertés. Nos deux analystes reviennent sur les résultats de l'élection présidentielle et sur la stratégie de Marine Le Pen, puis poursuivent leur réflexion sur la constitution d'une droite authentique apte à conquérir et à assumer le pouvoir.

– Partie 1 – Les leçons de l’échec de Marine Le Pen
– Partie 2 – Les 5 écueils de la Droite
– Partie 3 – Lecture : Napoléon et De Gaulle

L'émission est passionnante de bout en bout.

Nous n'avons pas fini d'entendre parler de Julien Rochedy !...

 

                         

 

                         

 

26/05/2017

Le réel sert-il à quelque chose ?...

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Xavier Eman, comme toujours d'une cruelle lucidité, dans lequel il ne peut que constater que la confrontation du peuple au réel ne suffit pas à provoquer son réveil... Collaborateur de la revue Éléments, il a récemment publié Une fin du monde sans importance (Krisis, 2016), un recueil de chroniques mordantes.

 

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Le réel ne sert à rien...

Nous étions nombreux à croire, et à croire fermement et depuis fort longtemps, que la confrontation au réel, le choc entre les utopies et une réalité aussi violente qu'implacable, conduirait à un « sursaut », à une « prise de conscience » et un retour en force du simple « bon sens », cet instinct de survie des individus et des peuples. Nous pensions que le jour où les trottoirs de Paris ou de Nice seraient jonchés de cadavres d'hommes, de femmes et d'enfants froidement assassinés par des musulmans fanatiques, que lorsque des hordes de migrants clandestins déferleraient dans les rues, insultant et agressant nos femmes et nos filles, et à l'instant où nos enfants ne pourraient plus aller à l'école en sécurité, qui plus est pour ne plus rien y apprendre, les gens réagiraient et rejetteraient radicalement et massivement les politiques qui nous ont menées à un tel chaos ainsi que les hommes qui les ont servies.

Nous nous sommes trompés. Complètement. Absolument. Nous avons pêché par naïveté. Par paresse peut-être aussi, imaginant qu'il n'y avait finalement qu'à attendre que le lent délitement général atteigne son point de non-retour pour que le balancier reparte en sens inverse et que cycle de la décadence et de la déréliction soit terminé.

C'est très exactement le contraire qui s'est produit, qui est en train de se produire... La radicalisation et la dramatisation du réel n'ont entraîné qu'une accélération de la fuite en avant, une exacerbation de la pulsion de mort qui est sans doute l'élément central et totalement inédit de la post-modernité. Le réel n'est plus qu'une donnée mineure parmi d'autres, une variable d'ajustement. Les gens ne veulent plus réagir et agir pour lui faire face, tenter de le changer, ils veulent l'évacuer, l'oublier... L'effet anesthésiant et hypnotique du prêchi-prêcha humanitaro-progressiste n'est plus le produit d'une drogue injectée de force de l'extérieur, elle est auto-générée par chacun en son for intérieur... Plutôt mourir qu'abandonner l'illusion, plutôt crever la gueule ouverte que déserter le camp du Bien... Les profs insultés, tabassés, glaviotés, ridiculisés continuent à vanter les mérites de la « diversité » et à promouvoir l'immigration... Les femmes insultées ou violentées continuent à parler de « l'islam religion de paix et de fraternité »... Les lycéens rackettés, bousculés, humiliés, s'excusent pour le passé colonial et raciste de leurs grands-parents... Les parents d'un adolescente violée et tuée par des migrants organisent une quête en leur faveur à son enterrement... Les classes moyennes précarisées, paupérisées, pressurées, fuient et cherchent des havres encore protégés sans pour autant oser nommer les responsables de leur exode... Les bourgeois héritiers assistent à la dilapidation du patrimoine et au saccage de la maison commune en feignant de s'en émouvoir mais en restant persuadés que quoi qu'il arrive leur pognon leur permettra de sauver leur petite gueule d'éternels collabos...

Immigration massive et sauvage, attentats sanglants, délinquance et violence exponentielle, chômage endémique, déculturation et atomisation sociale auront mené à l'élection à plus de 60% d'un golden-boy libéral vaguement asexué (ou plutôt omnisexué), niant l'existence de la « culture française » et promettant encore plus de « flexibilité » sociale et d'ouverture au monde et aux marchés... Cela pourrait sembler une incongruité, pour ne pas dire une aberration, c'est au contraire d'une implacable logique, dès lors que l'on ne se place plus dans un registre politique mais dans celui de la psycho-pathologie des foules... On veut prolonger le rêve, les toxicos sont bien trop intoxiqués pour envisager un soudain et douloureux sevrage, on vote donc massivement pour celui qui continue a distribuer allègrement le Soma...

Et même au sein d'une prétendue radicalité, d'une opposition qui se voudrait alternative et révolutionnaire, le réel est presque autant malmené. La négation de celui-ci est simplement différente, inversée pourrait-on dire. On se gargarise de grand mots, s'enivre de citations aussi glorieuses qu'orgueilleuses, on ébauche des projets gigantesques, on fulmine, on menace, on promet, on s'enthousiasme pour n'importe quel demi-chefaillon, s'excite pour la moindre petite starlette, on pérore, on pose, on pontifie... Tout ça pour au final ne rien branler. Et subir. Comme les autres, Peut-être même plus durement, la bouche pâteuse et aigre de l'amertume en plus, la douleur du « voyant impuissant » en supplément. A trop mépriser les tâches humbles, à trop moquer les réalisations modestes, les petits travaux quotidiens, à trop écarter la sincérité au profit de la stratégie, à trop calculer, à finalement se complaire dans le discours comme finalité de lui-même, on se retrouve aussi faibles et démunis que n'importe lequel de ces bobos ou de ces libéraux-libertaires honnis face à cet insupportable et inacceptable réel.  

Xavier Eman (A moy que chault !, 24 mai 2017)

23/05/2017

Des lignes Maginot face à la cybercriminalité ?...

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Xavier Raufer, cueilli sur Atlantico et consacré à la cyber-attaque massive menée ces derniers jours avec l'aide d'un virus nommé "Wanna cry". Criminologue, Xavier Raufer est l'auteur de Cyber-criminologie (CNRS, 2015) et a également coordonné l'ouvrage collectif intitulé La première cyber-guerre mondiale ? (Eska, 2015).

 

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Wanna Cry, le cyber désastre dont la France tente de se protéger avec une nouvelle ligne Maginot

Des ordinateurs bloqués par centaines de milliers - dont ceux d'administrations ou de sociétés mondiales (Renault en France). "La pire attaque informatique de l'histoire"... Plus de cent pays sont touchés... Voici donc le planétaire piratage opéré par le virus Wanna Cry - un fort offensif "bébé" (parmi tant d'autres...) de la NSA, le service de renseignement américain, subtilisé à son apprenti-sorcier de maître et récupéré puis utilisé... tiens, mais par qui au fait ?

Là, comme d'usage, nul expert en sécurité informatique, officiel ou privé, ne sait rien du coupable. Et comme toujours, nul de ces experts - si prodigues pourtant en "solutions" - n'a prévu cette attaque dont l'ampleur planétaire même établit qu'elle ne peut relever de la cyber-génération-spontanée.

Autre incohérence ressentie au vu des premières réactions. Sempiternellement et mécaniquement, le banc-de-poissons médiatique attribue tout acte international de piratage informatique à la Russie et aux cyber-sbires de Poutine - or là, la Banque centrale de Russie est fortement affectée par Wanna Cry. Fourberie moscovite ? Ou pratique habituelle du bobard par des médias hypnotisés par la Silicon Valley ? Dans l'intérêt de sa sécurité, l'opinion française aurait intérêt à savoir ça.

La vérité, la voici - l'auteur alerte sur ce point crucial dès 2015 dans son traité de "cyber-criminologie" (CNRS-Editions) : la jungle du cybermonde est absolument dérégulée - c'est la Banque de France sans les coffres forts ; la circulation automobile sans code de la route. En exergue de ce livre, l'auteur exposait ce qu'il estime être les quatre thèses fondatrices de la cyber-criminologie :

Diagnostic 1 - dans l'ensemble "cyber-crime", crime domine. Scruter le monde cybercriminel révèle que celui-ci n'a rien inventé d'original. Dans leur "monde ambiant" et jusqu'à présent, les cybercriminels se bornent à reproduire les variantes de la criminalité physique.

Diagnostic 2 - La cybercriminalité ne régressera pas grâce à plus encore de haute-technologie, mais par volonté politique. Une simple fuite en avant type blindage-et-canon provoquerait, dans ce domaine, un désastre analogue à celui de l'inepte guerre high-tech d'Irak.

Traitement, 1 - Il faut au cybermonde un code de la route, comme en son temps, la société de l'automobile suscita le sien. Ce code devra être conçu et imposé par une coalition de nations puissantes, dans l'espoir raisonnable qu'il s'imposera mondialement. Autre image possible pour l'indispensable superstructure normative : celle de la tour de contrôle.

Traitement, 2 - Le code de la route vaut pour tout véhicule, luxueux ou modeste : de même, seul un code du cybermonde sanctionnera-t-il efficacement les prédateurs, financiers maraudeurs, géants du net, etc. qui, aujourd'hui, le pillent impunément ou exploitent ses usagers.

Au-delà du monde éthéré des principes, en matière de cyber-sécurité, les sombres présages s'amassent depuis des mois sans que le concert des nations (G7 et autre) dépasse le stade des communiqués affligés ou inquiets :

- La Banque centrale du Bangladesh subit un "cyber-braquage" de 81 millions de dollars (coupable avéré inconnu à ce jour).

- Toujours plus sophistiqués et vicieux, les cyber-pirates ciblent les distributeurs de billets, les entreprises et même - vive l' "internet des objets" - les ours en peluche de nos bambins.

- En 2016, le Japon subit 128 milliards de cyber-attaques petites ou grandes - 350 millions par jour, 14,6 millions par heure !

- En 2016 toujours, des logiciels pirates type Wanna Cry ont fait en France 250 000 victimes. Logiciels "toujours plus agressifs, destructifs et imprévisibles" (Dark Reading, 13/02/2017)

- En Grande-Bretagne, la fraude informatique est devenue l'infraction la plus courante ; un Britannique sur 10 en a subi une en 2016 (plus de 6 millions de victimes).

Dans les motifs du drame, la culture d'ingénieurs des responsables de la cyber-sécurité. Excellents savants et techniciens, Ils ignorent le monde du crime. Or c'est de criminalité dont il s'agit - et même de criminalité grave, des experts (Dark Reading, 13/03/2017)  estimant désormais que certaines entités cybercriminelles accèdent désormais à la puissance d'Etats-nations, et annonçant notamment une préoccupante "mutation" du milieu cybercriminel du Nigeria.

Second souci en matière de cyber-protection et de high-tech : confier les affaires de sécurité à des ingénieurs a ses limites. L'histoire de la fameuse "Ligne Maginot" le prouve. Souvenons-nous : le nez sur leur règle à calcul, de brillants ingénieurs français décidèrent alors que le problème fondamental relevait de hydraulique (du fait de l'aviation en piqué, il fallait permettre la sortie et le repli rapide des canons, depuis les blockhaus) ; ils dotèrent donc de pompes et vérins d’avant-garde une ligne Maginot bien plus high-tech que sa germanique contrepartie, la Ligne Siefgried. Cette technologique excellence impressionna fort le (futur) maréchal von Rundstedt : plutôt que d’y sacrifier ses troupes, il décida sagement de contourner le chef-d’œuvre... Or les cyber-pirates font-ils autre chose aujourd'hui ?

Xavier Raufer (Atlantico, 19 mai 2017)