Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Livres - Page 193

  • Les chroniques stratégiques de Jacques Sapir...

    Les éditions L'esprit du temps publient cette semaine un recueil de textes de Jacques Sapir consacrés à la stratégie et intitulé Chroniques stratégiques - Des grandes questions de la stratégie à ses symboles. Economiste hétérodoxe bien connu, Jacques Sapir est également un spécialiste des questions stratégiques auquel on doit notamment La Mandchourie oubliée - Grandeur et démesure de l'art de la guerre soviétique (Rocher, 1996).

    Sapir_Chroniques strategiques.jpg

    " Ces chroniques couvrent une série de problèmes fondamentaux qui, réorganisées, dessinent une logique.
    Les questions militaires et stratégiques ne s’opposent pas à l’économie, bien au contraire car cette dernière est bien un espace de rapports de force.
    Et quand on parle des unes, on évoque l’autre ; et inversement.
    Au fil de ces textes, véritables chroniques littéraires, le XXe siècle qui a vu tous les visages de la stratégie se mettre en place, c’est une nouvelle approche du fait stratégique qui se dévoile.

    Les principaux chapitres portent sur:
    - L’économie à la lecture de la stratégie ainsi que treize chroniques de stratégie
    - Aux origines de la mobilisation économique.
    - Le Journal de Guerre du Général Buat : évolutions et transformations du haut-commandement pendant la guerre de 1914-1918
    - L’adaptation, clef de la victoire?
    - La question des victimes civiles françaises des bombardements alliés et le piège du point de vue « doloriste ».
    - De quelques mythes urbains concernant la seconde guerre mondiale.
    - Guerre, religion et politique: la trajectoire de l’Amiral d’Argenlieu.
    - L’armée rouge au travers des yeux de l’armée française.
    - Le 80e anniversaire du Pacte Germano-Soviétique.
    - Staline, Hitler et l’opération Barbarossa.
    - La bataille de Koursk: un point de vue allemand.
    - La marche à la guerre en Asie et la question de l’Indochine.
    - Le symbole de Bir Hakeim.
    - Du Front Populaire à la Résistance: Suzanne Cointe.
    - Le Covid-19 et l’impératif stratégique "

    Lien permanent Catégories : Livres 0 commentaire Pin it!
  • Les censeurs contre la république...

    Les éditions Jeanne viennent de rééditer, sous le titre de Les censeurs contre la république, une version actualisée et augmenté de l'essai de Jean Bricmont, paru en 2014, La république des censeurs. Professeur et chercheur en physique théorique, Jean Bricmont s'est fait connaître dans le monde des idées par un livre, Impostures intellectuelles (Odile Jacob, 1997), écrit avec Alan Sokal dans lequel il étrillait quelques pontes (Gilles Deleuze, Julia Kristeva, Bruno Latour, ...) de la pensée socio-philosophique française...

     

    Bricmont_Les censeurs contre la république.jpg

    " Parler de démocratie n’a de sens que lorsque le débat est libre. Et il ne peut être libre que si l’expression des idées, des opinions, des contestations est libre. Aussi iconoclaste pourrait-elle paraître, aussi éloignée du consensus, des « valeurs » mêmes de l’époque dans laquelle elle s’insère, cette libre parole est garante de la liberté tout court. Or aujourd’hui, où la démocratie est pourtant érigée en idéal absolu, servant même d’alibi à toutes sortes de guerres, médiatiques, judiciaires ou de guerres tout court, le débat est de moins en moins libre. Encadrée par des lois qui prétendent mettre fin aux discriminations, protéger les minorités ou sacraliser certains faits historiques, réprimée sur les réseaux sociaux au nom de la lutte contre la « haine », mise sous pression par diverses associations jusqu’au sein des universités, la liberté d’expression est souvent réduite à n’être qu’un étendard qu’on agite lorsque le peuple descend dans la rue au cri de « Je suis Charlie ».

    L’auteur, dans une édition actualisée et augmentée de La République des censeurs paru en 2014, et précédée d’une préface importante d’Étienne Chouard, analyse, à l’aide de nombreux exemples concrets, les moyens mis en œuvre pour restreindre le droit à la parole, de la dénonciation publique du « dérapage » aux poursuites devant les tribunaux, en passant par les carrières avortées de ceux qui ont cru que la raison était, depuis les Lumières, au-dessus des dogmes. "

     

     

    Lien permanent Catégories : Livres 0 commentaire Pin it!
  • La haine de la culture...

    Les éditions Armand Colin viennent de publier un essai de Konrad-Paul Liessmann intitulé La haine de la culture. Philosophe et essayiste autrichien, professeur à l'Université de Vienne, Konrad-Paul Liessmann est l'auteur de plusieurs ouvrages sur la théorie de la culture et des médias. 

     

    Liessmann_La haine de la culture.jpg

    " Tout le monde parle de culture, de formation, d'éducation. C'est devenu une doctrine laïque du salut permettant de résoudre tous les problèmes – de la lutte contre la pauvreté à l'intégration des migrants, du changement climatique à la lutte contre le terrorisme. Mais alors que la culture est un slogan omniprésent dans notre société, les revendications culturelles sérieuses sont  ressenties comme des provocations élitistes issues d'un âge révolu.

    Konrad Paul Liessmann dénonce la barbarie intellectuelle engendrée par le primat de l'économie et de la technologie, particulièrement dévastateur depuis l'avènement du réseau informatique mondial. Réfléchissant au discours moralisateur du politiquement correct, qui confond instruction et compétences, il pointe un renversement des valeurs – mortel pour l'Europe et la liberté – conduisant à une véritable haine de la formation classique du citoyen. "

    Lien permanent Catégories : Livres 0 commentaire Pin it!
  • Imperium...

    Les éditions Ars Magna viennent de rééditer l'essai de Francis Parker Yockey intitulé Imperium. Américain, mais européen de cœur, influencé par Nietzsche et par Spengler, Francis Parker Yockey a été un penseur et un militant qui a combattu après la fin de la guerre civile européenne, pour une grande Europe libre et indépendante.

     

    Yockey_Imperium.jpg

    " Francis Parker Yockey (18 septembre 1917 - 16 juin 1960) est un penseur nationaliste-révolutionnaire d'origine américaine. Après avoir été proche de Sir Oswald Mosley, il fonde, en 1949, le Front européen de libération, considéré par le FBI comme "un nouveau mouvement politique avec une orientation favorable à l'Est - recommandant le neutralisme et l'activité anti-américaine extrémiste" . Imperium, paru en 1948, est son ouvrage le plus connu et le plus abouti dont il a lui-même résumé le contenu en ces termes : « L'erreur de la géopolitique fut de penser que l'extérieur pouvait déterminer l'intérieur.
    Mais l'âme est toujours primordiale, et l'utilisation du matériel ou de la situation géographique est un simple reflet d'un type d'âme. L'avenir de la géopolitique sera la réadaptation de toute la structure de celle-ci aux orientations spirituelles fondamentales du monde ». "

    Lien permanent Catégories : Livres 0 commentaire Pin it!
  • Le raisin et les ronces...

    Les éditions Pierre-Guillame de Roux viennent de publier un essai de Laurent Fourquet intitulé Les raisins et les ronces. Normalien, énarque, agrégé de sciences sociales, Laurent Fourquet a déjà publié L'ère du consommateur (Cerf, 2011).

     

    Fourquet_Le raisin et les ronces.jpg

    " Cet ouvrage prolonge la réflexion engagée par l’auteur depuis son premier livre, L’ Ère du consommateur, sur le fonctionnement des sociétés occidentales contemporaines dans lesquelles l’obsession de l’intérêt personnel, ce qu’il nomme la consommation du monde, a peu à peu dévoré toute autre considération, alimentant ainsi un nihilisme généralisé.

    Ainsi ce livre parle de philosophie, et même de métaphysique, montrant comment l’oubli volontaire de la conscience tragique de la vie nous enferme dans un monde factice, occupé à nier la réalité de la mort, de la souffrance et du mal et vivant dans l’illusion qu’il peut tout contrôler et tout déterminer. A ce titre, c’est aussi une critique du modèle de connaissance que produit notre monde, persuadé qu’il connaît une chose lorsqu’il a opéré celle-ci de tout ce qui est vivant en elle pour la réduire à un objet inerte que l’on peut consommer.
    Ce livre est aussi l’ouvrage d’un moraliste qui traque la présence de l’intérêt partout, et en particulier là où notre monde veut nous faire croire qu’il est parfaitement désintéressé : la morale et l’art, par exemple. Cette omniprésence de l’intérêt égoïste conduit à aplatir les individus, effaçant toute singularité effective pour ne plus laisser subsister que des différences anecdotiques. Le livre oppose à la morale de l'intérêt une morale de l'estime de soi, figurée par les saints et les héros, où la recherche constante de l'estime de soi se fortifie. À la dissémination de la vérité, à sa privatisation sous la forme d’une multitude de petites vérités individuelles, il oppose les exigences de principe d’une vérité qui vaut pour tous.

    Enfin, ce livre est aussi l’ouvrage d’un styliste qui analyse l’esthétique du nihilisme contemporain, c’est-à-dire la traduction de ce nihilisme dans nos formes de pensées et d’actions, depuis le culte de la différence jusqu’à celui de l’opportunisme, mais aussi à travers notre pratique moderne de la politique et de la religion. Au style du nihilisme, il oppose les exigences d’un style résolument autre, se fondant notamment sur le christianisme baroque et l’Europe classique, où la création aristocratique de soi abolit le souci intéressé de soi.

    Parce que ce livre est à la fois un traité du style et une dénonciation du nihilisme moderne, il privilégie le fragment et l’aphorisme, opposant ainsi à la dispersion indifférenciée, caractéristique de notre modernité, l’unité de la pensée dans la diversité de ses expressions. "

    Lien permanent Catégories : Livres 0 commentaire Pin it!
  • Le Dit de l'ost d'Igor...

    Les éditions Inculte viennent de publier, dans une traduction d'André Marcowicz, Le Dit de l'ost d'Igor, le plus vieux poème épique russe. Son auteur, Vladimir de Tchernigov était un prince kiévien, qui a choisi pour nom de plume Khodyna qui signifie l'errant. 

     

    Tchernov_Le Dit de l'ost d'Igor.jpg

    " Le Dit de l’ost d’Igor, qui est le plus vieux poème russe (il date de la fin du XIIe siècle), est une œuvre malchanceuse. Malchanceuse, parce qu’on n’en a trouvé qu’une copie, publiée à la fin du XVIIIe siècle, et que cette copie a brûlé en 1812 dans l’incendie de Moscou. Et que, très vite, son éditeur, le comte Moussine-Pouchkine a été soupçonné de forgerie et accusé d’avoir imité Macpherson, qui avait inventé le barde national de l’Ecosse, Ossian…
    Aujourd’hui, deux siècles de recherches, de traductions et d’études, ont établi l’authenticité de cette œuvre, réellement unique : le récit d’un désastre, de l’expédition d’un prince russe, Igor, contre un peuple des steppes, les Polovtsiens ― de sa défaite, de sa captivité et de sa fuite, de son retour chez lui. Et l’œuvre elle-même, comme un soleil noir, traverse toute l’histoire russe, toute la littérature : innombrables, depuis Joukovski et Pouchkine et jusqu’à Mandelstam sont les poètes qui s’en sont inspirés, la traduisent ou la citent. "

    Lien permanent Catégories : Livres 0 commentaire Pin it!