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Métapo infos - Page 32

  • Macron à l’ONU : le discours d’un roi fainéant...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Daoud Boughezala cueilli sur le site de la revue Éléments et consacré à la reconnaissance par Emmanuel Macron, à la tribune de l'ONU, d’un État palestinien.

     

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    Macron à l’ONU : le discours d’un roi fainéant

    Too late. Le général MacArthur répétait que toutes les erreurs s’abreuvaient à la même source : trop tard. En revêtant ses habits de roi fainéant replié sur la scène internationale, Emmanuel Macron renouvelle la loi du genre. Sa reconnaissance d’un État palestinien fantomatique mardi à la tribune de l’ONU arrive soit trop tôt, soit trop tard. Trop tôt pour ceux qui ne veulent pas de la solution à deux États ; trop tard au goût des partisans d’un État palestinien qui voient la boucherie se poursuivre à Gaza et la colonisation s’intensifier en Cisjordanie. En diplomatie, le « en même temps » ne paie pas. Impuissant, notre monarque républicain est condamné à égrener les vœux pieux : il faudrait des territoires palestiniens débarrassés du Hamas, une bande de Gaza pacifiée et une Autorité palestinienne renforcée.

    Une contradiction majeure

    Louable dans son principe, cet effet d’annonce ne sera suivi d’aucun effet tangible. Certes, le président de la République peut se targuer du soutien d’une majorité écrasante de l’Assemblée générale des Nations-Unies. Mais ce vote ne reflète aucune réalité concrète, d’autant qu’Emmanuel Macron subordonne la reconnaissance pleine et entière du futur État palestinien à deux conditions : la libération des otages que détiennent le Hamas, le Jihad islamique et des familles à Gaza ; l’arrêt des combats dans l’enclave palestinienne. C’est là une première contradiction. Les soutiens inconditionnels de l’État hébreu auraient beau jeu de la relever : si l’Autorité palestinienne n’a rien à voir avec les massacres et les rapts du 7 octobre 2023, si le Hamas sera mis sur la touche du futur État, pourquoi conditionner sa reconnaissance à la libération de ces civils israéliens du reste parfaitement innocents ? À moins que l’éternelle pusillanimité du président Macron, plus proche de son immédiat prédécesseur qu’il ne veut bien l’admettre, le pousse à vouloir satisfaire tout le monde… au risque de ne contenter personne.

    Emmanuel Macron a déclaré que l’État palestinien n’existerait véritablement que le jour où son voisin – et actuel occupant – israélien le reconnaîtra. À la bonne heure. Il sait sans doute que Benyamin Netanyahou ne souhaite ni la libération des otages ni l’arrêt des opérations militaires à Gaza, l’une servant de prétexte à l’autre pour justifier son maintien au pouvoir en toute impunité. En violation quotidienne du droit international, le Premier ministre et ses alliés suprémacistes Ben Gvir et Smotrich (qui feraient passer les militants du Ku Klux Klan pour des colombes apprivoisées…) pratiquent le coup d’État permanent. Pilonner la population civile de Gaza, harceler les Palestiniens de Cisjordanie au nom d’une prétendue souveraineté juive sur la « Judée-Samarie », y étendre les blocs de colonies pour endiguer le moindre embryon de futur État palestinien : tout est bon pour faire avancer leur cause au mépris du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

    Mahmoud Abbas, le con écarté du dîner

    Face au règne de la force, la France et les pays qui se rangent derrière sa position approuvent le principe d’un État sans frontières reconnues (Gaza, Cisjordanie, Jérusalem-Est ?), sans population clairement définie (quid du droit au retour des Palestiniens de la diaspora ?) ni la moindre once de souveraineté. Aux yeux de la rue arabe, Mahmoud Abbas, injustement privé de visa par l’administration Trump, apparaît comme le con d’un dîner auquel il n’est même pas convié. Humiliation suprême. Abbas a beau respecter les accords de sécurité signés dans les années 1990, Israël ne lui accorde plus la moindre autonomie, sinon sur un périmètre de plus en plus restreint de la Cisjordanie qui ressemble à un bantoustan. Ayant explicitement condamné les attaques du 7 octobre dans son discours onusien prononcé depuis son bureau de Ramallah, l’ancien fidèle d’Arafat passe pour l’obligé de la puissance occupante. En guise de rétribution, le gouvernement israélien ne veut même pas entendre parler du retour de l’Autorité palestinienne dans la bande de Gaza si d’aventure la guerre s’achevait. On peut au moins reconnaître à Emmanuel Macron le mérite d’essayer de réanimer cette Autorité palestinienne corrompue, cacochyme et moribonde. On ne sait pas vraiment quelle alternative voudraient les actuels dirigeants d’Israël, dont les harangues jettent dans le même sac Hamas et Autorité palestinienne. Souhaitent-ils employer des mercenaires à leur botte, telle l’Armée du Liban-Sud (1982-2000) qui passa avec armes et bagages dans les coffres de Tsahal pour laisser place au Hezbollah ?

    L’argument de ceux qui n’en ont pas

    Reste l’argument massue de ceux qui n’en ont pas : l’antisémitisme. Reconnaître un État palestinien signifierait souhaiter l’effacement d’Israël, sinon son éradication, par des hordes déchaînées, dans une répétition à grande échelle du 7 octobre. À ce compte-là, la frange, certes minoritaire, mais active, des Israéliens favorables à deux États serait antisémite. Or, des personnalités patriotes aussi éminentes que les anciens ambassadeurs israéliens Nissim Zvili et Élie Barnavi se prononcent depuis longtemps pour la création d’un État palestinien. Dès 2014, Zvili me déclarait dans les colonnes de Causeur : « En accusant en permanence Mahmoud Abbas d’inciter à la violence, Israël commet une erreur à dessein : montrer qu’il n’y a pas de partenaire palestinien […] Au lieu de condamner les décisions des Parlements européens, je les encourage à reconnaître l’État palestinien car Israël doit comprendre qu’il ne vit pas isolé. Notre pays veut bien appartenir à la communauté internationale et en retirer tous les avantages, mais Israël est le premier à ne pas en respecter les décisions et les résolutions. »

    Reconnaître un cimetière

    Son homologue Élie Barnavi, autre figure de la gauche israélienne, appelle aujourd’hui à des sanctions contre le gouvernement israélien dont la guerre sans fin de Gaza n’obéit plus à aucune nécessité militaire. Antisémite, Élie Barnavi ? Tant les amis d’Israël que ceux de la Palestine devraient écouter l’avertissement qu’il a lancé dans les colonnes du Monde : si les exactions se poursuivent à Gaza, Emmanuel Macron finira par reconnaître un cimetière. Il faut faire taire les armes avant de se perdre en proclamations. Croire l’inverse serait prendre le problème à l’envers.

    Daoud Boughezala (Site de la revue Éléments, 24 septembre 2025)

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  • Tour d'horizon... (289)

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    Au sommaire cette semaine :

    - sur Histoire et Odyssée, une émission de France-Culture de 2014 consacrée à Ernst Jünger, avec la participation  de Julien Hervier,  Gilbert Merlio, Georges-Arthur Goldschmidt et Danièle Beltran-Vidal.

    Ernst Jünger : Une vie, une œuvre

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    - sur le site de l'Observatoire de l'immigration & de la démographie, une solide étude sur l'Aide médicale d'état destinée aux immigrés, même entrés illégalement en France...

    L’aide médicale de l’État : une singularité française en Europe

    AME

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  • Feu sur la désinformation... (531) : France TV, le service public en roue libre...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés consacrée au décryptage des médias et animée par Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin.

     

                                                 

    Au sommaire cette semaine :

    L'image de la semaine : Le procès Claire Geronimi, victime d'un viol par un clandestin sous 3 OQTF
    Un procès et un drame très symbolique du traitement médiatique de l’insécurité dès lors qu’elle a un lien avec l’immigration. En effet, ce matin il n’y avait que les médias de droite qui avaient évoqué le premier jour du passage à la Cour criminelle de Paris de Jordy Goukara, un Centrafricain de 27 ans au profil ultraviolent, déjà condamné 11 fois par la justice.

    Le dossier du jour : Le service public des profiteurs !                     Malgré les 2,6 milliards d'euros d'argent public versés par les contribuables, les révélations du rapport accablant de la Cour des comptes sur France Télévisions nous apprennent qu’ils sont déficitaires de 40 millions d’euros. En cause, des salaires absolument mirobolants pour les près de 9 000 salariés à temps plein et des frais de fonctionnement accablant… avec votre argent.

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    Pastilles de l’info:

    • L'affaire Thomas Legrand/Cohen : la défense touche le fond
    • La taxe Zucman et Emilie Tran Nguyen : la propagande du service public démasquée
    • Hidalgo la main dans le sac… à main de luxe !
    • Charlie Kirk : le traitement médiatique hallucinant à grand renfort de point Godwin
    • France TV tente un virage moins woke avec Slash

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    Portrait piquant (en partenariat avec l’OJIM) : David Pujadas, figure médiatique durable...

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  • XXIe siècle : le compte à rebours énergétique...

    Le nouveau numéro de la revue Éléments (n°216, octobre - novembre 2025) est en kiosque!

    A côté du dossier consacré à la question énergétique au XXIe siècle, on découvrira l'éditorial, les rubriques «Cartouches», «Le combat des idées» et «Panorama» , un choix d'articles variés, un entretien avec Eli Barnavi et un débat entre Fabien Bouglé et Philippe Charlez...

    Et on retrouvera également les chroniques de Xavier Eman, d'Olivier François, de Laurent Schang, de Nicolas Gauthier, d'Aristide Leucate, de David L'Epée, de Bruno Lafourcade, de Guillaume Travers, d'Yves Christen, de Bastien O'Danieli, d'Ego Non et de Bernard Rio...

     

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    Au sommaire :

    Éditorial
    Réflexions sur les guerres en cours? par Alain de Benoist

    Agenda, actualités

    L’entretien
    Élie Barnavi : « Israël se condamne à des guerres sans fin », propos recueillis par Daoud Boughezala

    Cartouches
    L’objet disparu : les vignettes Panini, par Nicolas Gauthier

    Une fin du monde sans importance, par Xavier Eman

    Cinéma : Dracula, cent ans de cinéma, par Nicolas Gauthier

    Curiosa Erotica : Don Juan et Calimero, les deux fanfarons, par David L’Épée

    Champs de bataille : au bonheur du fana mili (III/III), par Laurent Schang

    Uranie, la délivrance (VIII), par Bruno Lafourcade

    L’Inde britanique d’Abir Mukherjee, par Gérard Landry

    Le droit à l’endroit : la liberté d’expression ne peut pas être conditionnelle, par Aristide Leucate

    Économie, par Guillaume Travers

    Le cinéma à fleur de peau : Images d’Archibald Ney, par Olivier François

    Bestiaire : le don et le contre-don chez les cétacés , par Yves Christen

    Sciences, par Bastien O’Danieli

    Le combat des idées
    La démission européenne selon Peter Sloterdijk, chronique d’un continent sans nerf, par Thomas Hennetier

    Le capitalisme face à ses limites : deux visions des limites d’un système, par Guillaume Travers

    Le stade Qatar du capitalisme : oasis artificielle sous perfusion gazière, par Guillaume Travers

    Steak et châtiments : les viandards sont-ils des Bidochon ?, par David L’Épée

    Du Bureau ovale à Thucydide : le réalisme dans les relations internationales, par Olivier Battistini

    Loi Duplomb : quand la droite s’empoisonne elle-même, par François de Voyer

    OK Boomer ! Soixante-huitards à perpétuité, par Alexandre de Galzain

    Ardisson et lumières : mort d’un marquis voyageur, par Christophe A. Maxime

    Éloge de l’élégance masculine : en finir avec notre déchéance vestimentaire, par Nicolas Gauthier

    Serge Reggiani : l’art de jouer sans effet et de chanter sans artifice, par Thomas Hennetier

    Bardamu mon amour : Émeric Cian-Grangé, le Petit Futé du célinisme, par François Bousquet

    Les romans à lire ou à jeter : la sélection tranchée de la rédaction d’Éléments, par Anthony Marinier et Daoud Boughezala

    Paul Valéry l’Européen : un regard sur le monde actuel, par Jean Montalte

    Dossier
    XXIe siècle : le compte à rebours énergétique

    Vive les crises ! Les dilemmes énergétiques du XXIe siècle, par François de Voyer

    Fabien Bouglé et Philippe Charlez : deux iconoclastes contre l’idéologie verte, débat animé par Daoud Boughezala

    Transition écologique : la dernière ruse du capitalisme. Décroissance ou désastre, par Guillaume Travers

    La Chine, dragon vert ou ogre noir ? Entre productivisme aveugle et dépendance fossile, par Daoud Boughezala

    Europe : comment recharger nos batteries ? Penser la puissance autrement, par Vincent Renard

    Plan Mattei : la realpolitik énergétique gagnant-gagnant de Meloni, par Lionel Rondouin

    La ruée vers l’Arctique. Nouvel Eldorado, par Laurent Schang

    Les damnés du CO2. Transition écologique ou antisociale ?, par Xavier Eman

    Panorama
    La leçon de philo politique : Hans-Hermann Hoppe à l’assaut de la démocratie, par Ego Non

    Pourquoi une philosophie politique civilisationnelle ?, par Frédéric Saint Clair

    Un païen dans l’Église : excréments et sacrements à Notre-Dame à Grâces, par Bernard Rio

    À poil, Éléments ! Naturisme : réponse à David L’Épée, par Hubert Calmettes

    Éphémérides

     

     

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  • Pourquoi l’OMS déclare la guerre au vin ?...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous la chronique de David Engels sur Ligne droite, la matinale de Radio Courtoisie, datée du 22 septembre 2025 et consacrée à l'offensive de l'OMS contre le vin...

    Historien, essayiste, enseignant chercheur à l'Instytut Zachodni à Poznan, à l'Institut Catholique de Vendée ainsi qu'au Mathias Corvinus Collegium de Bruxelles, David Engels est l'auteur de trois essais traduits en français, Le Déclin - La crise de l'Union européenne et la chute de la République romaine (Toucan, 2013), Que faire ? - Vivre avec le déclin de l'Europe (La Nouvelle Librairie, 2024) et, dernièrement, Défendre l'Europe civilisationnelle - Petit traité d'hespérialisme (Salvator, 2024). Il a  également dirigé deux ouvrages collectifs, Renovatio Europae - Plaidoyer pour un renouveau hespérialiste de l'Europe (Cerf, 2020) et Aurë entuluva! (Renovamen-Verlag, 2023), en allemand, consacré à l’œuvre de Tolkien.

     

                                             

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  • La France allemande et ses journaux...

    Les éditions des Belles Lettres viennent de publier une étude historique de Pierre-Marie Dioudonnat intitulée La France allemande et ses journaux. Historien de la presse, Pierre-Marie Dioudonnat est notamment l'auteur d'un essai important intitulé Je suis partout, 1930-1944 - Les maurassiens devant la tentation fasciste (La Table Ronde, 1973).

     

    Dioudonnat_ La France allemande et ses journaux.jpg

    " Le 14 juin 1940, la Wehrmacht entre dans Paris. La capitale devient, pour quatre années, celle de la France allemande et le théâtre des rivalités entre les pouvoirs qui s’y installent au nom du vainqueur : administration militaire, services de propagande, polices et SS, ambassade. Le projet de l’Allemagne est d’exploiter le pays vaincu au mieux de ses buts de guerre et de le coloniser, la persécution antisémite s’y affirmant, au fil des mois, comme une préoccupation majeure.
    Foisonnante avant la guerre, la presse est une puissance que les occupants ciblent avec gourmandise. Le trust qu’ils bâtissent avec des concours quelquefois surprenants, dirigé par un fonctionnaire nazi, Gerhard Hibbelen, compte plus de vingt sociétés de droit français : liées par des participations croisées et gérées par un personnel d’hommes de confiance français, elles proposent une gamme étendue de publications dont Pierre-Marie Dioudonnat débrouille minutieusement l’écheveau.
    Son analyse fine du monde de la presse et de ses personnages aux destins contrastés ouvre le propos sur l’histoire globale du XXe siècle français. Elle montre que la période de l’Occupation n’est pas une parenthèse dans l’histoire de la France mais s’inscrit dans son continuum. Elle permet de dresser un tableau coloré de l’entre-deux-guerres, où Pierre Laval se positionne déjà comme l’homme de tous les possibles, et qui connait une presse bouillonnante où le millionnaire franco-américain Raymond Patenôtre joue une partie singulière aux enjeux mystérieux, où une société change en profondeur par la modernisation des techniques, la transformation des modes de vie, le mouvement des idées et leur confrontation. Réinsérant dans le temps long l’histoire des années noires, Pierre-Marie Dioudonnat rappelle que, dans la France occupée, l’autonomie des pouvoirs autochtones se réduit comme peau de chagrin : c’est l’occupant qui fixe les règles, même si l’autorité suprême dont il est détenteur se fractionne entre centres décisionnaires concurrents. "

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