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etats-unis - Page 2

  • Le droit et la finance au service de la politique étrangère américaine...

    Les éditions L'Artilleur viennent de publier un essai d'Edward Fishman intitulé La nouvelle guerre économique - Le droit et la finance au service de la politique étrangère américaine. Diplômé de Yale et de Stanford, Edward Fishman a travaillé au cœur de la haute administration américaine, au Département d’État, au Pentagone et au Département du Trésor. Il enseigne à l’université Columbia et ses analyses paraissent dans le New York Times et le Wall Street Journal. 

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    " Conflit en Ukraine, émergence de la Chine et guerre en Iran, le livre qui dévoile la dimension « invisible » des affrontements : la guerre économique. Autrefois, pour mettre à genoux l’économie d’un pays, il fallait installer un blocus. Aujourd’hui, une simple déclaration publiée en ligne par le gouvernement américain suffit à déstabiliser lourdement un adversaire, qu’il soit russe, chinois ou iranien. Ancien haut responsable du Département d’État américain, Edward Fishman s’appuie sur son expérience personnelle, ses recherches et ses entretiens avec les plus importants dirigeants occidentaux, pour révéler comment les sanctions, les droits de douane et le contrôle des leviers stratégiques que sont le dollar, les semi-conducteurs et les chaînes d’approvisionnement énergétiques, sont devenus les armes principales de la géopolitique du XXIe siècle. Voici l’histoire secrète des décisions qui ont permis aux États-Unis de transformer l’économie en arme, et comment la Chine, l’Europe et la Grande-Bretagne font désormais de même."

     

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  • Groenland, la nouvelle frontière stratégique de l’Arctique...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Daniele Di Vuono, cueilli sur Euro-Synergies et consacré à l'intérêt géopolitique du Groenland dans le Grand Jeu des empires...

     

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    Groenland. La nouvelle frontière stratégique de l’Arctique

    Le Groenland n’est plus seulement une grande île reléguée dans les marges des cartes géographiques. Il est devenu l’un des points où se mesure le retour de la géopolitique dans l’Arctique. Pendant des décennies, il a été perçu comme une périphérie lointaine, froide, peu peuplée et éloignée des centres de décision du monde. Aujourd’hui, il apparaît pour ce qu’il a toujours été: une plateforme stratégique située entre l’Amérique du Nord, l’Atlantique nord et l’Europe.

    Le changement ne concerne pas seulement le climat, même si le climat en est l’une des causes profondes. La fonte des glaces, l’ouverture progressive de nouvelles routes, l’accès aux ressources minières et la militarisation croissante du Grand Nord transforment l’Arctique d’un espace extrême en un espace disputé. Dans ce contexte, le Groenland prend une valeur supérieure à son poids démographique ou économique. Sa position suffit à le rendre décisif.

    Le point central est géographique. Le Groenland se trouve sur le flanc nord de l’Alliance atlantique, dans une zone qui relie la défense de l’Amérique du Nord à la sécurité de l’Europe. C’est là que transitent des intérêts militaires, des systèmes de surveillance, des routes aériennes, des lignes maritimes et des projections de puissance. Celui qui ne considère le Groenland que comme un territoire autonome du Royaume du Danemark ne voit qu’une partie de la réalité. Celui qui regarde la carte stratégique y voit un seuil de l’Atlantique.

    Pour les États-Unis, le Groenland est important car il se trouve sur la trajectoire la plus courte entre le territoire américain et l’espace arctique-eurasiatique. Dans un monde revenu à des logiques de dissuasion, de missiles, de surveillance et de défense avancée, cette position devient essentielle. Ce n’est pas un hasard si Washington continue de considérer l’île comme un élément de sa propre sécurité nationale. L’enjeu n’est plus seulement la présence militaire, mais l’accès opérationnel stable à un espace qui pourrait devenir de plus en plus central dans la compétition entre grandes puissances.

    Pour le Danemark, le Groenland est à la fois une responsabilité, une ressource et une vulnérabilité. Copenhague doit défendre la souveraineté du Royaume, maintenir la relation avec Nuuk, préserver la cohésion avec ses alliés et, en même temps, éviter que l’île ne devienne l’objet de pressions extérieures trop fortes. C’est une position difficile: le Groenland amplifie le poids géopolitique du Danemark bien au-delà de son échelle habituelle, mais expose aussi Copenhague à des tensions qui dépassent largement la dimension danoise.

    La question de l’autonomie groenlandaise complique encore la donne. Le Groenland n’est pas un simple avant-poste militaire ni une case vide sur laquelle d’autres peuvent dessiner leurs stratégies. Il a une population, des institutions propres, une identité politique et une trajectoire historique marquée par son rapport avec le Danemark. Le désir d’une plus grande autonomie, et à terme d’indépendance, coexiste avec une réalité matérielle difficile : un territoire immense, des coûts élevés, une dépendance économique et un besoin d’investissements extérieurs. Cela rend l’île plus visible mais aussi plus exposée.

    C’est précisément dans cet espace entre autonomie et vulnérabilité que s’insère la compétition internationale. Les États-Unis voient dans le Groenland une garantie stratégique. La Russie considère l’Arctique comme le prolongement naturel de sa profondeur septentrionale, renforcée par des bases, des flottes et des infrastructures le long de ses côtes. La Chine, bien que n’étant pas une puissance arctique au sens géographique, cherche depuis des années un accès, une influence économique, une présence scientifique et une place dans les chaînes minières du Grand Nord. Le Groenland se retrouve donc au centre d’intérêts différents, pas toujours compatibles.

    La valeur des ressources contribue à accroître la pression. Terres rares, minerais critiques, graphite, molybdène, énergie, pêche, infrastructures portuaires et aéroportuaires ne sont plus de simples dossiers économiques. Ce sont des éléments de la nouvelle géographie du pouvoir. Les transitions énergétiques et technologiques ont rendu stratégiques des matériaux autrefois confinés aux relations industrielles. Qui contrôle l’accès aux ressources critiques contrôle aussi une partie de la capacité productive future. C’est aussi pour cette raison que le Groenland intéresse Washington, Bruxelles et Pékin.

    Mais la partie ne se limite pas aux ressources. Le vrai nœud, c’est la transformation de l’Arctique en un espace militaire et logistique. Longtemps, le Grand Nord a été présenté comme une région de coopération scientifique, d’équilibres délicats et de gouvernance multilatérale. La guerre en Ukraine a changé cela aussi. La confiance envers Moscou s’est réduite, l’OTAN porte une attention accrue au flanc nord, la Finlande et la Suède ont modifié l’architecture de sécurité européenne et l’Arctique est entré dans une phase moins coopérative et plus stratégique.

    Dans ce contexte, le Groenland devient un test pour l’OTAN. Non seulement parce qu’il s’agit de la défense de l’Atlantique Nord, mais aussi parce que cela met à l’épreuve la relation entre alliés. Lorsque la sécurité d’une grande puissance rencontre la souveraineté d’un allié plus petit, l’équilibre de l’Alliance devient plus délicat. La défense collective ne peut se transformer en pression asymétrique. Si cela arrivait, le problème ne serait pas seulement groenlandais ou danois: il concernerait la crédibilité politique de l’ensemble du système atlantique.

    Pour l’Europe, la question est encore plus large. L’Union européenne parle de plus en plus d’autonomie stratégique, de sécurité des chaînes d’approvisionnement et de défense de ses intérêts. Mais le Groenland montre à quel point il est difficile de traduire ces formules en capacités réelles. L’Arctique est proche de l’Europe, concerne directement un pays membre de l’Union comme le Danemark, même s’il s’agit d’un territoire qui n’est pas dans l’UE, et touche des ressources critiques et la sécurité militaire. Pourtant, le centre de gravité de la discussion reste souvent entre Washington, Copenhague et Nuuk.

    Le Groenland illustre ainsi l’une des contradictions du présent européen: l’Europe est impliquée dans presque tous les dossiers décisifs, mais elle en détermine rarement seule la trajectoire. En Méditerranée, elle subit les crises d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Au Sahel, elle enregistre les effets de sa perte d’influence. Dans l’Arctique, elle risque d’observer une partie stratégique qui se joue sur son propre flanc nord. La distance géographique ne suffit plus à définir la distance politique.

    L’avenir de l’île dépendra de la capacité à maintenir ensemble trois dimensions : la sécurité occidentale, la souveraineté danoise et le droit des Groenlandais à décider de leur propre destin. Si l’une de ces dimensions écrase les autres, le Groenland deviendra une fracture. Si, au contraire, elles sont intégrées, il pourra devenir un espace d’équilibre dans un Arctique de plus en plus compétitif.

    La grande île blanche, longtemps restée aux marges de l’histoire visible, est revenue au centre de la carte. Non parce que sa position a changé, mais parce que le monde autour d’elle a changé. Et lorsqu’une périphérie devient indispensable, elle cesse d’être une périphérie : elle devient une frontière stratégique.

    Daniele Di Vuono (Euro-Synergies, 7 juin 2026)

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  • Éric Branca : « Les services américains ont mené une guerre secrète contre De Gaulle »...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous l'entretien donné à Rodolphe Cart, pour Omerta, par Éric Branca, journaliste et historien, dans lequel il évoque les relations tumultueuses entre le général de Gaulle et les États-Unis. Sur cette question, Éric Branca  a publié un ouvrage remarquable intitulé L'ami américain - Washington contre De Gaulle 1940-1969 (Perrin, 2017).

     

                                              

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  • Guerre Iran/Etats Unis : le grand chambardement ?...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Patricia Lalonde, cueilli sur Geopragma et consacré au bouleversement diplomatique provoqué par la guerre des États-Unis contre l'Iran. Patricia Lalonde est vice-présidente de Geopragma.

     

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    Guerre Iran/États-Unis : le grand chambardement

    La guerre des États-Unis d’Amérique contre l’Iran est-elle le prélude à un nouvel ordre mondial ? Les évènements semblent s’accélérer…

    Et si elle favorisait enfin la constitution d’une Europe de pays souverains et soudés ? Qui ne dépendraient plus des États-Unis et qui ne seraient plus soumis au dictat israélien au Moyen Orient ?

    Le vote de la France, avec la Chine et la Russie, pour bloquer une résolution des Nations-Unies qui autoriserait le recours à la force pour débloquer le détroit d’Ormuz en a été un premier signe.

    L’Allemagne qui veut alléger les sanctions contre la Russie et réparer Nord Stream 2 ; l’Italie, le Danemark, l’Espagne, qui ont refusé le survol des avions militaires américains pour aller bombarder l’Iran…

    Les iraniens qui autorisent maintenant les cargos français à passer par le détroit d’Ormuz… Autant d’indications qui accréditent un sursaut de certains pays européens.

    Le leader de cette rébellion est sans conteste l’Espagne de Pedro Sanchez qui vient d’être reconnu par la Chine comme interlocuteur privilégié de l’Europe et qui annonce réouvrir son ambassade à Téhéran ; l’Italie de Georgia Meloni qui prend son indépendance en annonçant son souhait d’aller en Iran discuter elle-même avec les autorités afin d’obtenir la possibilité aux bateaux italiens de franchir le détroit d’Ormuz, et qui, elle aussi, souhaite réouvrir son ambassade à Téhéran.

    Les États-Unis d’Amérique qui jadis imposaient leurs sanctions au monde entier, semblent dorénavant de plus en plus exclus de la scène… Et non pas par leurs ennemis, mais par leurs propres alliés.

    L’ordre international dirigé par les États-Unis semble prendre fin… Il est temps de construire autre chose.

    L’Europe est face à un nouveau défi : la probable sortie des États-Unis de l’OTAN qui la contraint à pourvoir elle-même à sa propre sécurité.

    Mais ce n’est pas tout !

    L’empire hégémonique craque : Taiwan semble tourner le dos à ses disputes avec la Chine… Les deux Corées reprennent le chemin du dialogue.
Les BRICS émergent comme une nouvelle alternative pour les pays arabes du Golfe au deal « pétrole contre sécurité » avec les Etats Unis.

    La « dédollarisation » du monde est en route.

    Et il semblerait que le non-respect du cessez le feu par Israël concernant le Liban, qui a fait 300 morts et des centaines de blessés en une journée, ait participé à la prise de conscience.

    Qu’il devenait impossible de continuer à protéger Israël tant que Benjamin Netanyahu et l’extrême droite seraient au pouvoir.

    Le résultat des négociations entre les États-Unis et l’Iran à Islamabad devrait redistribuer les cartes… Les chiites et les sunnites avancent maintenant main dans la main en tenant les États-Unis à distance, et sous le regard attentif de la Chine.

    Il s’agit là d’un retournement inattendu…

    Si un accord était enfin trouvé entre l’Iran et les États-Unis à Islamabad, on ose espérer qu’un monde multipolaire, dans lequel le respect et la diplomatie primeraient sur le rapport de force, verrait enfin le jour.

    Mais la messe n’est pas dite.

    Patricia Lalonde (Geopragma, 13 mai 2026)

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  • Iran, Liban : le chaos de Trump ?...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous Le samedi politique de TV Libertés, diffusé le 9 mai 2026 et présenté par Élise Blaise, qui recevait Régis Le Sommier pour évoquer la situation géopolitique provoquée par la guerre des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran...

     

                                             

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  • Guerre Iran-USA : L’actualité dans le miroir de l’histoire...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous l'émission Passé présent de TV Libertés, diffusée le 22 avril 2026, dans laquelle Guillaume Fiquet reçoit Philippe Capron, auteur d'un Dictionnaire impertinent de la guerre paru chez Pierre de Taillac, pour évoquer avec lui la guerre des États-Unis contre l'Iran et les questions, pas nécessairement nouvelles dans l'histoire, qu'elle soulève...

     

                                                 

     

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