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Points de vue

  • Le droit international, cette fiction qui ne s’applique qu’aux peuples soumis...

    Nous reproduisons un excellent éditorial d'Armand Le Gall cueilli sur Breizh-Info et consacré à la fiction pour enfants sages qu'est devenu le droit international...

     

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    USA, Venezuela… Le droit international, cette fiction qui ne s’applique qu’aux peuples soumis

    On invoque le droit international comme un catéchisme. Comme une morale universelle. Comme une frontière sacrée entre le chaos et la civilisation. Pourtant, à l’épreuve des faits, ce droit n’est ni universel, ni contraignant, ni même respecté par ceux qui prétendent l’incarner. Il est devenu un instrument politique, manié à géométrie variable, toujours contre les mêmes, jamais contre les puissants.

    Les États-Unis violent le droit international depuis des décennies. Guerres préventives, interventions sans mandat, frappes ciblées, changements de régime assumés ou déguisés. Cela n’a jamais empêché les capitales occidentales, avant Donald Trump comme après, d’applaudir, de justifier, de rationaliser. Hier en Serbie, Irak, en Libye, en Syrie. Aujourd’hui encore ailleurs. Quand Washington agit, le droit se tait. Ou se plie.

    Israël, de son côté, agit selon une logique strictement nationale et sécuritaire, en dehors de tout cadre juridique international contraignant. La Chine fait de même, en mer de Chine comme dans sa politique intérieure. La Russie aussi. Les puissances agissent. Les textes suivent, ou sont contournés. C’est la règle réelle du monde.

    La nouveauté n’est donc pas la violation du droit international. La nouveauté, c’est l’effondrement du discours hypocrite qui prétendait encore le sacraliser.

    Les frappes américaines au Venezuela, l’enlèvement d’un chef d’État étranger, l’intervention directe sur le sol d’un pays souverain sans mandat international, ne sont pas un accident. Elles signent le retour de l’histoire avec un grand H. Celle des rapports de force, des blocs, des nations qui décident pour elles-mêmes. Le droit international n’est plus qu’un décor de théâtre que l’on replie quand il gêne l’action.

    Pendant ce temps, l’Europe parle. Elle ne fait que cela. Valeurs. Inclusion. Indignation. Égalité. Normes. Procédures. Déclarations. Mais regardez le personnel politique bon sang : vous avez vu notre ministre des affaires étrangères ? Nos derniers présidents ? Ils ressemblent à quoi par rapport à ceux qui pèsent dans le monde ?

    La diplomatie européenne parle pendant que les autres agissent.
    Elle moralise pendant que les autres imposent.
    Elle se félicite de son impuissance pendant que le monde se réorganise sans elle.

    Personne ne craint l’Europe. Personne ne l’écoute. Personne ne la respecte.

    Elle est devenue la risée diplomatique du monde et, pire encore, sa zone de décharge : migratoire, industrielle, normative, idéologique.

    Le cœur du problème est là : aucun peuple européen n’a jamais voté pour l’ordre juridique international qui le contraint. Aucun n’a choisi les traités qui limitent sa souveraineté militaire, énergétique, migratoire, économique. Aucun n’a validé cette dépossession progressive au nom d’un universalisme abstrait, coupé des réalités historiques, culturelles et civilisationnelles.

    Le droit international n’est plus le fruit d’un consentement des nations. Il est devenu une camisole idéologique, appliquée uniquement aux peuples faibles, jamais aux puissants. Une arme contre la souveraineté, jamais contre l’hégémonie.

    Face à cela, continuer à invoquer le droit international comme une boussole morale relève soit de la naïveté, soit de la soumission. Les autres blocs ont choisi. Ils défendent leurs intérêts, leurs peuples, leur continuité historique. Ils ne demandent la permission à personne.

    L’Europe, elle, s’interdit d’exister.

    Il est temps que nos peuples se libèrent de cet asservissement juridique qui ne protège plus rien, sinon l’impuissance de ceux qui l’invoquent. Il est temps de rompre avec les valets de traités qui nous enchaînent, nous désarment et nous condamnent à l’effacement.

    Un bloc civilisationnel qui renonce à sa souveraineté est un bloc condamné.
    Un peuple qui ne décide plus est un peuple administré.
    Un continent qui ne défend plus ses intérêts est un continent voué à disparaître.

    Le monde a changé. Il l’a fait sans nous.
    À nous de choisir : continuer à réciter des textes morts, ou s’en affranchie enfin totalement, se servir des traités et des lois internationales comme on se sert du papier toilette, et redevenir des acteurs de l’histoire. De notre histoire.

    Armand Le Gall (Breizh-Info, 4 janvier 2026)

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  • France qui cause, France qui sombre...

    " Au commencement était le verbe ? Non, au commencement était l'action. "

    Goethe, Faust

     

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Michel Geoffroy cueilli le site de Polémia et consacré à la maladie des hommes politiques français qui parlent plutôt que d'agir...

    Ancien haut-fonctionnaire, Michel Geoffroy a publié le Dictionnaire de Novlangue (Via Romana, 2015), en collaboration avec Jean-Yves Le Gallou, ainsi que plusieurs essais, dont La Superclasse mondiale contre les Peuples (Via Romana, 2018), La nouvelle guerre des mondes (Via Romana, 2020), Immigration de masse - L'assimilation impossible (La Nouvelle Librairie, 2021), Le crépuscule des Lumières (Via Romana, 2021), Bienvenue dans le meilleur des mondes (La Nouvelle Librairie, 2023) et, dernièrement Occident go home ! - Plaidoyer pour une Europe libre (Via Romana, 2024).

     

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    France qui cause, France qui sombre

    En France, on cause. On n’agit plus. C’est le propre des époques de déclin. Les Byzantins, nous dit-on, spéculaient sur le sexe des anges pendant que les mahométans les encerclaient. Mais Byzance avait quand même duré 1 000 ans. Il n’est pas sûr que nous fassions aussi bien désormais pendant que nous dissertons, nous, sur la réalité du sexe des hommes. Car nous sommes descendus en dessous de la ceinture.

    La France macrone

    La France cause car elle sort de l’histoire. Elle s’enivre de mots, de bruits et d’images pour tenter d’oublier qu’elle est devenue la risée et le paillasson du monde.
    L’exemple, il est vrai, vient de haut.
    Les Ukrainiens ont inventé un verbe pour désigner cette impuissance verbeuse : macroner. C’est-à-dire faire comme Emmanuel Macron : parler, communiquer, causer en permanence sur tous les sujets possibles, gesticuler, voyager et embrasser tout le monde, tout en ne faisant rien de concret et surtout rien de positif.
    C’est la différence entre le verbe gaullien et le verbe français actuel : le verbe gaullien anticipait ou accompagnait l’action.
    Le verbe français actuel, lui, entend se substituer à l’action. Comme si les mots pouvaient changer la réalité des rapports de force. Comme si la com’ pouvait transformer en paradis l’horrible déclin français.
    Mais cela ne marche plus.

    Le serpent médiatique qui se mord la queue

    Tout le monde cause : dans les médias, devant les caméras, lors des conférences de presse, lors des commémorations, sur Internet et sur son portable.
    Aujourd’hui, même les écrivains doivent communiquer, et malheur à celui que l’on n’invite pas dans un média : ses livres seront invisibilisés.
    La palme revient évidemment à notre classe médiatique qui glose à longueur d’antenne sur des propos des politiques : donc qui se borne à commenter des mots, en boucle. Comme dans ces horribles débats où l’on s’efforce de nous faire croire que la réalité n’existerait finalement que sous forme de points de vue divergents. « Qu’est-ce que la vérité ? », disait Pilate…
    Ces débats médiatiques sont un peu l’équivalent de la crème à la crème, le plat préféré des Vikings dans les bandes dessinées de Goscinny. C’est l’ouroboros, le serpent médiatique qui se mord la queue en se regardant le nombril.

    La classe discutante

    La gauche, c’est-à-dire en France la bourgeoisie, ne cesse de jacasser depuis 1789. Ce n’est pas pour rien que l’écrivain conservateur espagnol Juan Donoso Cortés l’appelait, au XIXᵉ siècle, la classe discutante.
    La gauche a en effet imposé le monopole de sa parole pour tenter de faire accepter ses folies, la plupart du temps sanguinaires, pour un incontestable progrès. Tel Robespierre, elle doit croire ce qu’elle dit et donc nier la réalité la plus évidente. Et malheur à ceux qui ne partagent pas ses mots : hier, direction la guillotine ; aujourd’hui, la censure, le tribunal et la fermeture du compte bancaire.
    Mais c’est vrai aussi, hélas, d’une certaine droite qui, dans les médias alternatifs, commente d’autant plus doctement ce qu’il faudrait faire qu’elle ne l’a pas fait hier ou qu’elle n’est pas en mesure de le faire aujourd’hui, sinon demain, de toute façon.

    Arrêtez de parler ! Agissez

    « Tu causes, tu causes », disait Zazie dans le métro.
    En France, tout le monde cause mais plus personne ne croit la parole publique, tellement galvaudée. Pas plus que la parole médiatique, trop compromise.
    Les Français n’écoutent plus les bavards. A fortiori quand ils mentent.
    Ils ne veulent plus que l’on communique ou qu’on leur fasse de la pédagogie, comme disent les oligarques. Ils en ont assez des éléments de langage et des leçons de morale des nantis de la mondialisation heureuse.
    Ils n’attendent pas qu’on leur explique pourquoi cela n’a pas marché : ils veulent des politiques qui agissent pour que cela marche.
    Ils veulent des résultats, pas des mots.

    Michel Geoffroy (Polémia, 27 décembre 2025)

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  • Hausse de la criminalité : constater n’est pas comprendre...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Balbino Katz, le chroniqueur des vents et des marées, cueilli sur Breizh-Info et consacré à la hausse spectaculaire des homicides et des tentatives d'homicides en France...

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    Hausse de la criminalité : constater n’est pas comprendre

    Sous le titre explicite « En France, une année 2025 marquée par la violence et les homicides », Le Figaro publie une longue enquête signée Jean-Marc Leclerc. Le travail est sérieux, documenté, nourri de chiffres officiels. Il dresse un tableau sombre de l’état sécuritaire du pays. Il s’arrête pourtant à la lisière de l’analyse.

    Les données sont, à elles seules, accablantes. Sur douze mois glissants, la France a recensé 1 268 homicides, soit un meurtre ou un assassinat toutes les huit heures, en hausse de 8 pour cent sur un an. Rapporté à 2017, le bond atteint plus de 43 pour cent. Certains mois pulvérisent des records, 125 faits en mai, 123 en novembre. Les tentatives d’homicide suivent une trajectoire encore plus spectaculaire, 2 259 faits en 2016, 4 290 en 2024, soit + 89 pour cent en moins d’une décennie. L’augmentation est continue et structurelle .

    La violence ordinaire n’est pas en reste. Plus de 250 000 violences intrafamiliales recensées sur l’année, 680 faits par jour, 210 000 violences hors cadre familial, 570 par jour, 130 000 infractions sexuelles, en hausse de 8 pour cent. Ces chiffres ne concernent que les faits déclarés, ce que l’article rappelle sans s’y attarder. Même l’efficacité de l’État recule. Le taux d’élucidation des homicides passe de 80 à 65 pour cent entre 2017 et 2023, celui des tentatives de 84 à 68 pour cent. La violence progresse, la réponse pénale s’émousse.

    L’article note également des éléments plus sensibles, qu’il se garde bien d’interpréter. 18 pour cent des mis en cause pour homicide sont de nationalité étrangère, pour environ 8 pour cent de la population. 9 pour cent sont ressortissants de pays africains, alors que ces nationalités représentent 4 pour cent des résidents. Pour les tentatives d’homicide, la part des étrangers monte à 20 pour cent. Ces chiffres sont livrés tels quels, puis aussitôt enveloppés de précautions de langage qui neutralisent leur portée.

    Les explications avancées demeurent convenues. Une société plus irritable, des impulsions plus rapides, des tensions diffuses, l’effet amplificateur des réseaux sociaux. Le narcotrafic est évoqué pour être aussitôt relativisé, les « narchomicides » reculant en 2025. La violence serait donc partout, mais sans cause précise, comme un brouillard moral flottant au-dessus du pays.

    C’est ici que la presse dite de référence révèle sa limite. Elle constate, elle empile, elle décrit, elle se refuse à relier. Le Figaro n’échappe pas à ce réflexe. Il admet la dégradation sécuritaire, tout en refusant d’interroger sérieusement les transformations démographiques, culturelles et territoriales qui accompagnent cette montée de la violence. Le grand remplacement demeure une thèse raciste par définition, donc hors champ. L’immigration, dans ce cadre, ne peut être que bénéfique, enrichissante, et certainement pas un facteur de désorganisation.

    Cette posture conduit à une forme d’aveuglement poli. Les quartiers ghettoïsés sont décrits, jamais pensés. Les rixes de masse, les guerres de bandes, les homicides entre jeunes hommes sont énumérés, sans que soit posée la question de la coexistence de normes incompatibles sur un même territoire. On parle de radicalisation des comportements, jamais de rupture civilisationnelle.

    L’article de Jean-Marc Leclerc dit pourtant beaucoup, malgré lui. Il montre un pays plus violent, plus brutal, moins capable de se protéger. Il révèle surtout une presse qui, tout en regardant la réalité en face, se refuse encore à en tirer les conclusions qui s’imposent. Combien de statistiques faudra-t-il encore pour que l’on cesse de confondre constat et compréhension. À force de refuser de nommer les causes, on finit toujours par subir les effets.

    Balbino Katz, chroniqueur des vents et des marées (Breizh-Info, 24 décembre 2025)

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  • La Remigration : un projet fou ou le seul moyen de sauver l'Europe ?...

    Dans cette nouvelle vidéo, Ego Non évoque la question de la remigration, question politique essentielle s'il en est, telle qu'elle  est pensée et théorisée par son principal promoteur en Europe, l'Autrichien Martin Sellner.

     

                                             

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  • Dénatalité : peut-on en vouloir à nos contemporains ?...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue d'Audrey d'Aguanno, cueilli sur Breizh-Info et consacré à la baisse de la natalité en France.

     

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    Dénatalité : peut-on en vouloir à nos contemporains ?

    Depuis mai 2025, en France, le nombre de décès dépasse celui des naissances. Fatigue collective, individualisme exacerbé, injonctions féministes ou délires écolos, bien des raisons ont été données pour tenter d’expliquer ce désastre démographique. Et si tous ces facteurs ne sont pas à écarter, la mission d’information parlementaire sur les causes et les conséquences de la baisse de la natalité en France, lancée en juin 2025, offre un tableau plus nuancé de la situation.

    30 000 personnes ont répondu à la consultation, c’est au moins le double des sondages réalisés par l’Insee. Mais contrairement à la vulgate et surtout aux attentes des promoteurs du malthusianisme, ses conclusions ne sont ni révolutionnaires, ni surprenantes : les Français et les Françaises restent attachés à la famille, et la majorité des consultés retardent l’arrivée du premier enfant pour des raisons économiques et logistiques.

    La famille nombreuse, un idéal

    La famille nombreuse fait encore rêver : 52 % des sondés voudraient ou auraient voulu trois ou quatre enfants, 32 % en désirent deux, 7 % un seul. De ce sondage, il ressort donc que plus du trois quarts des Français consultés désirent une famille avec plusieurs enfants. On est loin de la stérilité volontaire prônée par les écolo-bobo-parisiens, qui, rappelons-le, ne sont qu’une minorité surmédiatisée et qui, comme l’illustrent les résultats de cette consultation, ne parviennent pas à convaincre que faire des enfants, c’est polluant, contraignant et un peu dégueulasse aussi. Seuls 5 % des sondés ne désirent aucun enfant.

    Les obstacles majeurs à la natalité invoqués – retard de maternité,  renoncement, ou limitation du nombre d’enfants – sont des craintes bien concrètes et bien réelles, telles que  la vie trop chère, les difficultés pour faire garder son enfant, le délai dérisoire du congé maternité, loin derrière les injonctions idéologiques.

    La chute de l’indice de fécondité à 1,62 enfant par femme en 2024 est donc à imputer principalement à des causes externes à la seule volonté de nos contemporains.

    Idéologie vs réalité

    Les freins à la maternité ne sont que très peu genrés : difficulté de logement, pouvoir d’achat, logistique, etc. Et ceux qui le sont, comme le suicide social et l’impact négatif sur la vie professionnelle pour les femmes, sont un fait pour la majorité des Françaises. Que cela soit largement insufflé par le féminisme-idiot-utile-du-capital ou pas ne change rien à la donne (d’autant plus que toutes les femmes aimant leur boulot ne sont pas toutes des carriéristes ou des féministes) : nous évoluons dans une société qui ne pousse pas à la maternité, et dénigre les « pondeuses », comme l’a magistralement illustré Eve Vaguerlant dans son essai « L’effacement des mères ». Mais, là encore, pas besoin d’être acquis à un quelconque courant de pensée, l’appauvrissement matériel des mères, les difficultés qu’elles rencontrent suffisent. Et la seule évocation des mots « politique nataliste » vaut immédiatement un procès en « heures les plus sombres de notre histoire ».

    Injonction contradictoire

    Mais alors, à qui la faute ? Sans pour autant dédouaner entièrement nos contemporains qui se complaisent volontiers dans l’individualisme et ne conçoivent guère plus ni l’effort, ni le dévouement – toutes choses nécessaires à la fondation d’une famille – , entendre nos dirigeants parler de « réarmement démographique » est insupportable.

    Car on le sait déjà, les « outils de réarmement démographique » promis par le premier président sans enfant de France seront des chiures de mouche à côté du vaste chantier nécessaire pour que les Français qui désirent fonder une famille puissent y parvenir (et sur lequel nous reviendrons). L’argument « vous n’aviez qu’à faire des enfants » est tellement pratique pour accuser nos contemporains de l’explosion du système de retraite obligatoire par répartition (spoiler : il en existe d’autres), et justifier une immigration de masse sans précédent…

    Sur le plan culturel, c’est toute la société qui transpire la mentalité no kids. Entre les « études » et les tonnes d’articles publiés chaque année prétendant qu’un enfant coûte autant que l’achat d’une villa, les efforts insidieux déployés pour faire apparaître le couple comme le haut lieu de la domination et du conflit, et les injonctions au divertissement et aux études longues (qui, débouchent rarement sur un emploi à la hauteur des espérances), ce qui est étonnant, c’est plutôt que nos contemporains aient encore envie de fonder une famille.

    Même l’individualisme, qui a transformé tout lien en une insupportable contrainte et a ainsi sapé les bases du couple et de l’institution familiale, n’est pas parvenu à entraîner sa disparition. Malgré les tentatives pour l’étouffer, l’élan vital, la pulsion de vie demeure ancrée chez la plupart des hommes et des femmes de notre pays.
    Alors ?
    Cette consultation, bien loin d’être le constat d’un désastre, est une lumière au bout du tunnel. C’est la preuve que l’élan vital persiste chez des Français, meurtris par le coût de la vie, la précarité, la fragilisation des rapports humains, différentes réalités pratiques sur lesquelles nous nous devons de travailler.

    Tout n’est pas perdu. Après avoir identifié les raisons de la baisse de la natalité, il est crucial de s’engager activement et de plaider pour la mise en place de solutions appropriées. Et virer cette clique de dirigeants politiques muent par la pulsion de mort qui nous gouverne.

    Audrey D’Aguanno (Breizh-Info, 19 décembre 2025)

    N. B. : S’agissant d’une consultation volontaire, il a été mentionné que les participants sont ceux qui sont le plus directement concernés par le sujet. Bien qu’il soit tout aussi légitime de penser que les activistes no kids, principalement actifs en ligne et souvent engagés politiquement, se soient tout autant mobilisés, cela n’a guère d’importance. Ce qui compte, c’est bien qu’il reste des Français et des Françaises déterminés à ne pas de disparaître. C’est sur eux que tout se jouera.

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  • Quand la stratégie de la peur remplace le bon sens...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue d'Alain de Peretti, cueilli sur Polémia et consacré à l'épizootie qui frappe le cheptel bovin français.

    Alain de Peretti est vétérinaire et a notamment publié Vérités sur la viande halal (Godefroy de Bouillon, 2014) et L'islam sans voile (Institut Iliade/La Nouvelle Librairie, 2021).

     

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    Dermatose nodulaire contagieuse : quand la stratégie de la peur remplace le bon sens

    Il y a des maladies qui tombent du ciel. Et il y a celles qui tombent à pic. La dermatose nodulaire contagieuse (DNC) appartient à cette seconde catégorie : une épizootie réelle, certes, mais dont la gestion politique révèle bien davantage que le simple souci sanitaire. Elle agit comme un révélateur brutal d’une époque où le vivant — animal aujourd’hui, humain demain — est administré, rationalisé, sacrifié au nom d’un Bien supérieur devenu indiscutable. Cet épisode n’est pas sans rappeler la crise COVID, avec les mêmes narratifs imposés (protéger les autres…). Pourtant, tout est simple. Un virus de la famille de la variole. Des insectes vecteurs par piqûre. Une maladie bovine non transmissible à l’homme. Une mortalité généralement faible (1 à 2 % des cas cliniques), mais une morbidité visible de 10 à 20 % du cheptel (cas cliniques). Une guérison spontanée en un mois, facilitée par des soins classiques (antibiotiques, anti-inflammatoires, ivermectine, traitements naturels). Donc essentiellement des pertes économiques. Et donc, au nom du principe de précaution, une réponse radicale : l’abattage total, y compris d’animaux sains, parfois vaccinés, parfois sans symptômes. Pourtant, dès que l’on cesse de regarder la situation par le trou de serrure technocratique, une autre lecture s’impose.

    Une maladie ancienne, une réponse nouvelle

    La DNC n’est pas une maladie inconnue. Elle est décrite depuis des décennies, principalement en Afrique, puis au Moyen-Orient, avant de gagner certaines régions d’Europe, notamment les Balkans. Elle a été contenue ailleurs par la vaccination, parfois éradiquée sans abattage massif, parfois intégrée dans une gestion sanitaire classique.

    Mais en Europe occidentale, et singulièrement en France, la réponse est immédiate, brutale, sans nuance : stamping out, « dépeuplement », élimination totale du troupeau, verrouillage territorial, communication anxiogène.

    Pourquoi une telle radicalité pour une maladie non zoonotique (non transmissible à l’homme), à mortalité généralement limitée, pour laquelle existent des vaccins à virus atténué ayant fait leurs preuves, et dont la transmission dépend largement de facteurs environnementaux, notamment en hiver, où les insectes piqueurs sont peu actifs ?

    La question mérite d’être posée, même si elle dérange.

    Le retour du réflexe sacrificiel

    Depuis quelques années, un schéma se répète :
    Covid : confinement massif, suspension des libertés, QR codes.
    Climat : culpabilisation permanente, interdictions, restrictions.
    Agriculture : normes, charges, mise à mort économique des exploitations.
    Élevage : réduction des cheptels, pression réglementaire, décroissance imposée.

    On ne peut que remarquer la multiplication des abattages de masse de canards ou de dindes en raison de la grippe aviaire, de porcs en raison de la peste porcine, de bovins en raison de la tuberculose.

    À chaque fois, le même logiciel : la peur justifie l’urgence, puis l’obéissance, et enfin l’irréversibilité.

    La DNC s’inscrit parfaitement dans cette logique.
    Elle permet d’imposer, sous couvert de science, une politique du fait accompli : des élevages détruits en quelques heures, des années de travail anéanties, des paysans sommés de se taire au nom de la biosécurité.

    La vache n’est plus un animal. Elle devient une variable de risque, une ligne comptable, un problème à supprimer.

    Quand la biosécurité remplace le bon sens

    Personne ne nie la réalité de la maladie.
    Ce qui est en cause, c’est le dogme de l’éradication totale, hérité d’une vision industrielle du vivant.

    Dans cette vision : un animal infecté est un danger absolu, un troupeau est une entité homogène (une « unité bovine »), la complexité biologique est un obstacle à la gestion, le paysan est un pion.

    Peu importe que la vaccination protège, que certains animaux soient indemnes, que des alternatives existent. Le protocole prévaut sur le réel.

    Nous ne sommes plus dans la médecine vétérinaire, mais dans la gouvernance sanitaire.

    Une agriculture déjà condamnée

    Il serait naïf d’analyser la DNC hors contexte.
    Depuis des décennies, les cheptels européens diminuent, les exploitations ferment, les agriculteurs se suicident, la souveraineté alimentaire recule, les accords de libre-échange ouvrent les frontières à des productions étrangères aux normes laxistes.

    Dans ce paysage, chaque crise sanitaire agit comme un accélérateur. Un élevage abattu est rarement reconstruit. Un paysan brisé ne recommence pas.

    La DNC devient alors un outil opportun de restructuration agricole par la destruction.

    Une planification ancienne et efficace malgré les aléas politiques

    Cette guerre contre l’élevage et l’agriculture en général ne date pas d’hier. Dès les années 1960, Sicco Mansholt, commissaire européen à l’Agriculture, puis président de la Commission, lançait un vaste plan de restructuration visant à faire disparaître la petite paysannerie au profit d’une agriculture concentrée et industrialisée. Il suivait les préconisations du rapport Rueff-Armand de 1959, dévoilées dans un rapport sénatorial la même année (page 45), qui disait textuellement :
    « Ainsi le mécanisme des prix ne remplira son office dans le secteur agricole qu’en infligeant aux agriculteurs, presque en permanence, un niveau de vie sensiblement inférieur à celui des autres catégories de travailleurs. »

    Dans les années 1970, le Club de Rome instillait l’idée que la production, l’agriculture et l’alimentation devenaient des menaces pour la planète. La décroissance entrait dans le logiciel politique.

    Aujourd’hui, ce cadre idéologique se traduit par des politiques coercitives. Aux Pays-Bas, sous le gouvernement de Mark Rutte, désormais recasé à la tête de l’OTAN, un plan de réduction de près de 30 % du cheptel a déclenché en 2022 des révoltes paysannes sans précédent. En Irlande et en Belgique, des projets similaires sont à l’œuvre. Partout, la même logique : sauver le climat en supprimant les élevages.

    Il ne s’agit plus de protéger la nature, mais de changer de modèle anthropologique : moins d’animaux, moins de paysans, moins de ruralité, plus de contrôle.

    Le vivant sous administration

    La DNC pose une question centrale, qui dépasse largement le monde agricole :
    jusqu’où sommes-nous prêts à accepter que le vivant soit géré comme un stock constitué « d’unités bovines » (sic) ?

    Hier, des vaches. Aujourd’hui, des élevages entiers. Demain, des populations jugées « à risque », « non conformes », « non essentielles » ?

    La logique est la même : simplifier, standardiser, éliminer l’imprévu, gouverner par la peur.

    Refuser l’évidence fabriquée

    Il ne s’agit pas de nier la science, mais de refuser son instrumentalisation. Il ne s’agit pas de nier les maladies, mais de contester des réponses automatiques. Il ne s’agit pas de complot, mais de lucidité politique.

    Une société qui abat systématiquement ce qu’elle ne maîtrise plus est une société qui a renoncé à comprendre.

    La DNC n’est pas seulement une maladie bovine. C’est un symptôme de plus d’un monde qui préfère détruire le réel plutôt que de l’affronter.

    Et c’est précisément pour cela qu’il est urgent de ne pas se taire.

    Alain de Peretti (Polémia, 17 décembre 2025)

     
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