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  • L'alternative...

    Les éditions Ars Magna viennent de publier un essai d'Oswald Mosley intitulé L'alternative. Pour découvrir le parcours politique d'Oswald Mosley, on pourra se plonger dans Du fascisme au nationalisme européen (Ars Magna, 2019), un recueil de textes, de discours et d'entretiens, et dans le livre de Rémi Tremblay, Oswald Mosley - L'Union fasciste britannique (Synthèse éditions, 2018).

     

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    " Ce livre parut pour la première fois, en langue anglaise, en 1947. Il n’avait, jusqu’à ce jour, jamais été traduit en français. Son auteur, Oswald Mosley, qui dirigeait l’Union des fascistes britanniques avant la Deuxième Guerre mondiale avait passé celle-ci dans les geôles anglaises, il rêvait maintenant de revenir sur le devant de la scène politique et il rédigea donc un texte qui est à la fois une réflexion sur ce qui s’était passé et sur ce qu’il espérait voir advenir.
    Daté par certains côtés (crainte d’une invasion de l’Europe par l’URSS, réflexions sur les débuts de la décolonisation), L’Alternative est cependant, dans son ensemble, étonnamment actuel. En effet Mosley y aborde le sens de la prétendue « vérité historique », y traite de la morale en politique, y débat du devenir de l’Afrique, y propose un nouveau mode de gouvernement pour l’homme du XXIe siècle, etc.
    Passionnant et intellectuellement revigorant, L’Alternative devrait éclairer ses lecteurs français sur les enjeux de notre monde et sur son avenir. "

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  • Futurologie ou fumisterie ?...

    Dans cette émission du Plus d’Éléments, diffusée par TV Libertés, une partie de l'équipe de la revue, autour d'Olivier François, évoque, à l'occasion de la sortie du nouveau numéro, la question du transhumanisme, ainsi que la sortie récente du pamphlet de Bruno Lafourcade, Une jeunesse les dents serrées (Pierre-Guillaume de Roux, 2019).... On trouvera sur le plateau Pascal Esseyric, directeur de la rédaction, David L’Épée, Christophe A. Maxime, et Bruno Lafourcade.

                                          

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  • Français malgré eux...

    Les éditions du Toucan viennent de publier dans leur collection L'Artilleur un essai de Sami Biasoni et Anne-Sophie Nogaret intitulé Français malgré eux - Racialistes, décolonialistes, indigénistes : ceux qui veulent déconstruire la France. Normalien, Sami Biasoni est professeur à l'ESSEC. Anne-Sophie Nogaret, professeur de philosophie, a publié Du mammouth au Titanic (Toucan, 2017).

     

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    " Racisme d’état, néo-colonialisme, discriminations institutionnelles, un certain nombre de citoyens français accusent aujourd’hui la France de fautes graves, voire de crimes. Dans leurs discours, la notion de « race » fait son retour à tel point qu’en quelques années, il est devenu normal d’évoquer « blancs » et « racisés », y compris dans les lieux de décision et d’influence les plus respectables.
    S’intéressant à la filiation de ce phénomène, Sami Biasoni remonte aux sources historiques et théoriques du discours racialiste implanté en France par la mouvance indigéniste, dite «antiraciste et décoloniale ».
    Anne-Sophie Nogaret, par les témoignages et verbatim qu’elle a recueillis lors de colloques, de sessions universitaires ou de rassemblements associatifs, dresse un état des lieux inquiétant : derrière l’idéologie affleure de plus en plus nettement la rancœur, et même la haine, ne laissant rien présager de bon pour l’avenir du pacte républicain. Au point qu’il est temps de se poser la question : que reste-t-il de l’universalisme qui a politiquement fondé la France ? "
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  • L’Eurasie : le nouveau Far East économique et stratégique pour la France et l’UE ?...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Caroline Galactéros, cueilli sur le site de Geopragma et consacré à la question de l'Eurasie. Docteur en science politique, Caroline Galactéros est l'auteur de  Manières du monde, manières de guerre (Nuvis, 2013) et de Vers un nouveau Yalta (Sigest, 2019). Elle a créé en 2017, avec Hervé Juvin, entre autres, Geopragma qui veut être un pôle français de géopolitique réaliste.

     

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    L’Eurasie : le nouveau Far East économique et stratégique pour la France et l’UE ?

    « Celui qui domine le Heartland commande « l’ile-monde » (l’autre nom de l’Eurasie) ; celui qui domine « l’ile-monde » commande le monde. » 

    Ainsi parlait le géographe- stratège britannique Mackinder …en 1904 ! L’Amérique a fait son mantra géopolitique de cet oracle et le grand Z. Brezinski conseiller de bien des présidents américains jusqu’à Barack Obama, l’a candidement expliqué dans son remarquable « Grand échiquier » en 1997.

    Eh bien nous y sommes ! La hantise de la géopolitique américaine a toujours été l’unification de l’Eurasie et l’émergence d’une puissance continentale la contrôlant. Les Etats-Unis s’appliquent à dominer cet espace géopolitiquement concurrent par l’éparpillement et l’affaiblissement des souverainetés étatiques européennes et eurasiatiques. Via l’embrigadement otanien, l’extraterritorialité juridique, les sanctions contre la Russie, les intimidations et chantages de tous ordres, etc… Divide et impera. C’est la raison de toute la pression exercée depuis 60 ans sur l’UE – comme de toutes les politiques antirusses -, afin que jamais l’Europe de l’Ouest n’ose se tourner vers l’est du continent. Car, sans même parler d’union ou d’intégration, un simple rapprochement tactique assumé entre l’UE et l’Eurasie amoindrirait mathématiquement l’influence américaine globale et régionale, y compris face désormais à la puissance chinoise.  

    A l’autre bout du monde, le nouveau « deuxième Grand » du duopôle stratégique, la Chine, via les Nouvelles routes de la Soie, cherche à prendre l’Europe en sandwich. Et que dit la malheureuse proie ? Elle s’insurge mollement, se laisse faire et se croit même maligne en jouant la Chine contre la Russie. La tenue en 2016 du Forum de « l’initiative des Trois mers » (Baltique, Adriatique, Mer noire) a vu s’ébaucher le raccordement de 12 pays d’Europe centrale et orientale au projet des Routes de la Soie…mais contre la Russie. En 2020 doit se tenir 1er forum UE-Asie centrale, qui sera lui aussi dirigé indirectement contre la Russie. L’UE veut donc bien collaborer avec l‘Asie centrale…. Mais en en excluant la puissance centrale et stratégiquement pivot ! Elle voit l’Eurasie…. à moitié. Ce n’est évidemment pas un hasard, mais c’est une erreur stratégique lourde qui procède d’un aveuglement atlantique. Encore une fois, nous faisons le jeu américain sans voir que nous en sommes la cible. 

    Pourtant, si l’UE (et ses acteurs économiques petits ou grands) se rendaient compte du potentiel économique, géopolitique et sécuritaire qu’un dialogue institutionnel et une coopération étroite avec l’Eurasie au sens large (Asie centrale plus Russie) recelait, elle sortirait ipso facto de sa posture si inconfortable entre USA et Chine et constituerait une masse stratégique-économique considérable qui compterait sur la nouvelle scène du monde. 

    Or, ce sujet n’est quasiment jamais abordé dans son potentiel véritable et est totalement absent des radars de l’UE et de celle de la plupart de nos entreprises. Par anti-russisme primaire, inhibition intellectuelle, autocensure, aveuglement.  

    Les parties orientale et occidentale du continent eurasiatique sont les 2 plus grandes économies mondiales : UE et Chine. Pour ne parler que de l’UEE  -pendant de l’UE- : un marché de plus de 180 millions d’habitants (sans parler de tous les accords de partenariat en cours de négociation). L’Organisation de Coopération de Shangaï (OCS) représente 43% de la population mondiale mais est dominée par la Chine. La force de l’Eurasie tient à son capital en matières premières et ressources minérales. 38% production mondiale d’uranium sont notamment concentrés au Kazakhstan. 8% du gaz et 4% du pétrole aussi, pour les seuls pays d’Asie centrale, sans compter naturellement la Russie. La construction d’infrastructures gigantesques à l’échelle continentale de l’Eurasie est la grande affaire du 21 siècle. Avec le passage des corridors et routes de transit, on est face à un gigantesque hub de transit eurasiatique. 

    L’Eurasie est donc l’espace naturel du maintien de la puissance économique européenne et de son renforcement stratégique à court, moyen et long terme.Bref, c’est le socle du futur dynamique de l’Europe. Nous devons nous projeter vers cet espace plutôt que de nous blottir frileusement en attendant que Washington, qui poursuit à nos dépens ses objectifs stratégiques et économiques propres, consente à nous libérer de nos menottes. 

    On retorquera que rien n’est possible sans le règlement des questions de l’Ukraine et de la Crimée ? C’est faux ! Ce sont des freins largement artificiels et gonflés pour les besoins d’une cause qui n’est pas la nôtre et nous paralyse. Ce syndrome de Stockholm nous affaiblit et justifie les sanctions interminables pour limiter les capacités économiques et financières russes face à Pékin et neutraliser le potentiel économique européen. Tout cela saute aux yeux. Pourquoi, pour qui se laisser faire ? Il nous faut prendre conscience d’une communauté d’intérêts et d’une urgence à changer drastiquement d’approche en y associant des partenaires européens parfois contre-intuitifs, tels la Pologne, pont logistique idéal entre les deux espaces.

    Comme la Russie, l’Europe est en effet prise entre USA et Chine. Le point de rencontre -et de concurrence- Russo-chinois est l’Asie centrale. Certes il existe depuis 2015 un accord d’intégration de l’UEE dans les projets de la Routes de la Soie conclu entre les présidents Poutine et Xi Jing Ping. Mais c’est un accord inégal, du fait des masses économiques et financières trop disparates entre Moscou et Pékin qui avance à grands avec l’OBOR et au sein de l’OCS pour contrôler l’Asie centrale, pré carré russe, puis se projeter vers l’UE.

    Nous avons en commun avec la Russie tant de choses, mais certainement une commune crainte d’un engloutissement ou du dépècement chinois. Ainsi, l’Eurasie est prise entre deux poids lourds et promise à la dévoration si UE et Russie ne se rapprochent pas autour d’enjeux économiques industriels et sécuritaires notamment. La Russie est en conséquence, n’en déplaise à tous ceux qui la voient encore comme une pure menace, l’alliée naturelle de l’UE dans cette résistance qui ne se fera ni par le conflit, ni par l’intégration stricte, mais par la coopération multilatérale et multisectorielle. Il faut en conséquence ne pas craindre d’initier des coopérations économiques, politiques, culturelles, scientifiques et évidemment sécuritaires entre ces deux espaces. 

    L’intégration continentale eurasiatique en tant que coopération des sociétés et des économies à l’échelle du continent eurasiatique tout entier doit devenir une priorité pour l’UE et la nouvelle Commission européenne. La modernisation et la puissance économique sont en train de changer de camp. L’Europe s’aveugle volontairement par rapport à cette révolution. Ses œillères géopolitiques et l’incompréhension dans laquelle elle demeure, face à la Russie qui est pourtant son partenaire naturel face à la Chine comme face aux oukases américains extraterritoriaux, l’empêchent de tirer parti des formidables opportunités économiques, énergétiques, industrielles, technologiques, intellectuelles et scientifiques qu’une participation proactive aux projets d’intégration eurasiatique lui permettrait. Il faut en être, projeter nos intérêts vers cet espace d’expansion et de sens géopolitique si proche et si riche, et cesser de regarder passer les trains en attendant Godot.

    Caroline Galactéros (Geopragma, 3 février 2020)

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  • L'Iran au prisme de son passé...

    Les éditions Balland viennent de publier un essai historique de Thomas Flichy de la Neuville intitulé Histoire de la puissance persane - L'Iran au prisme de son passé. Agrégé d'histoire, diplômé de l'Institut National des Langues et Civilisations orientales, docteur en droit, Thomas Flichy de La Neuville, qui a été professeur à l'École Spéciale Militaire de Saint-Cyr et intervient dans de nombreuses universités étrangères, a notamment publié 2030 - Le monde que la CIA n'imagine pas (Bernard Giovanageli, 2015) et Les loups sont de retour (TerraMare, 2017).

     

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    " Quel est le moteur de la puissance persane sur la longue durée ? Le plateau iranien se présente comme un espace géographique aux contraintes naturelles suffisamment exigeantes pour que la vie ne puisse s'y développer que de façon circonscrite. Des îlots de culture originaux, favorisés par l'isolement relatif, ont pu naître dans cet espace très particulier. L'Iran s'est ainsi doté d'une puissance imaginative, spirituelle et militaire. Il lui était toutefois impossible de rayonner sur le Moyen-Orient en restant confiné sur le territoire isolé qu'il occupe. Sa puissance régionale ne devint effective qu'à la condition que le cerveau imaginatif persan, sis sur le haut plateau, prenne possession du ventre babylonien, nombril de la puissance agricole puis maritime. Lorsque ce couplage du cerveau et du ventre devenait effectif, l'Iran pouvait aller s'emparer d'un moteur secondaire situé sur la côte méditerranéenne. Celui-ci associait les riches provinces de Syrie et d'Égypte, siège d'une agriculture florissante et portes sur une autre mer. À l'inverse, lorsque les pôles iranien, babylonien et syrien étaient dissociés, la puissance créatrice persane se détournait du champ politique pour se tourner vers la science ou la poésie. Dans le contexte actuel au Moyen-Orient ce livre a l'avantage de donner des clefs de lecture enracinées dans l'histoire longue. "

     

     

     

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  • Une introduction à l'oeuvre d'Oswald Spengler...

    Nous reproduisons ci-dessous un texte d'Alain de Benoist, cueilli sur le site de l'Institut Iliade et initialement publié dans la revue Nouvelle Ecole, consacré à Oswald Spengler et à son oeuvre dans le domaine de la philosophie de l'histoire.

    Ceux qui veulent aller plus loin, avant d'aborder le livre essentiel de cet auteur, Le déclin de l'Occident, pourront se plonger avec intérêt dans le dossier de Nouvelle Ecole (n°59, décembre 2010) mais également dans l'essai d'Alain de Benoist, Quatre figures de la Révolution Conservatrice allemande (Les amis d'Alain de Benoist, 2014) et dans celui de Gilbert Merlio, Le début de la fin ? (PUF, 2019).

     

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    Oswald Spengler : une introduction
     
    En 1925, André Fauconnet pouvait écrire : « Depuis la fin de la guerre mondiale, aucune oeuvre philosophique n’a eu, dans l’Europe centrale, un retentissement comparable à celle de Spengler »1. Le propos est à peine exagéré. La parution du premier volume du Déclin de l’Occident, en avril 1918, quelques mois avant la fin la Première Guerre mondiale, fit l’effet d’un coup de tonnerre2. L’écho rencontré en Allemagne, en particulier, fut phénoménal, ainsi qu’en témoigne le nombre de livres et de brochures publiés à leur tour pour lui répondre, le commenter, l’encenser ou le critiquer. L’une des raisons de ce succès, comme le remarqua Ernst Cassirer, fut incontestablement le titre du livre, qui avait été inspiré à Spengler par un ouvrage d’Otto Seeck paru à la fin du XIXe siècle3.
     
    Violemment critiqué par Heinrich Rickert et Otto Neurath4, traité de « trivial cochon » (triviale Sauhund) par Walter Benjamin et de « Karl May de la philosophie » par Kurt Tucholsky, Spengler fut au contraire salué par Georg Simmel, à qui il avait envoyé un exemplaire de son livre, comme l’auteur de la « philosophie de l’histoire la plus importante depuis Hegel », ce qui n’était pas un mince compliment5. L’ouvrage fit aussi grande impression sur Ludwig Wittgenstein, qui approuvait le pessimisme de Spengler, ainsi que les grandes lignes de sa méthode, sur l’économiste Werner Sombart, ainsi que sur l’historien Eduard Meyer qui, après une discussion de cinq heures avec l’auteur du Déclin de l’Occident, devint son admirateur et son ami6. Max Weber fut moins impressionné, mais n’en invita pas moins Spengler à prendre la parole dans le cadre de son séminaire de sociologie à l’Université de Munich en décembre 1919. Quant à Heidegger, qui cite souvent Spengler, mais ne lui a jamais consacré d’étude exhaustive, il prononça en avril 1920, à Wiesbaden, une conférence sur Le déclin de l’Occident7.

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