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Livres - Page 375

  • Une guerre hybride de l'OTAN...

     « Il faut faire comprendre qu'avec l’exemple de Maïdan, l'OTAN a expérimenté une forme de « guerre hybride » qui pourrait être appliquée à d'autres pays et notamment à la France si, par exemple, le peuple français votait « mal » aux prochaines élections. Ré-informer les Français sur l'Ukraine c'est prévenir le même type d'évènements en France... » - Lucien Cerise

    Les éditions Le Retour aux sources viennent de publier un essai de Lucien Cerise intitulé Retour sur Maïdan - La guerre hybride de l'OTAN. Penseur indépendant et non-conformiste, Lucien Cerise est l'auteur de Gouverner par le chaos (Max Milo, 2010), d'Oliganarchy (Le Retour aux Sources, 2013) et de Neuro-pirates - Réflexions sur l'ingénierie sociale (Kontre Kulture, 2016).

     

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    " Les événements qui se sont déroulés à Kiev, capitale de l’Ukraine, pendant l’hiver 2013-2014 ont une portée mondiale. La révolution de Maïdan, présentée tout d’abord comme une insurrection spontanée possédant la légitimité des luttes d’émancipation nationale – par-delà Washington et Moscou – s’est avérée finalement n’être qu’une nouvelle opération coloniale de Washington et de l’OTAN. Or, si l’ingérence étrangère en Ukraine ne fait plus débat pour la révolution orange de 2004, elle relève encore du tabou pour l’EuroMaïdan de 2014. En l’espace de dix ans, les méthodes putschistes anglo-saxonnes se sont affinées, et surtout radicalisées dans leurs objectifs, de la « révolution colorée », soit le coup d’État ponctuel, à la « guerre hybride » conçue pour durer et se répandre partout. Ce processus de chaos contrôlé lancé par l’OTAN en Ukraine vient s’ajouter à toutes les menaces qui planent sur la civilisation européenne et au-delà. Cultivant le pluralisme de l’information et puisant à des sources occidentales mais aussi ukrainiennes et russes, cet ouvrage fait partie de l’arsenal défensif.

    Maïdan : place centrale de Kiev, dont le nom complet est Place de l’Indépendance (Майдан Незалежності, Maïdan Nézalejnosti).
    Étymologie : du persan « میدان », via le turc « meydan », signifie « la place ». "

     

                                        

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  • Traditions indo-européennes et patrimoines folkloriques...

    Les éditions L'Harmattan viennent de publier Traditions indo-européennes et patrimoines folkloriques, un recueil de textes rassemblés par Alain Meurant en hommage à Bernard Sergent, un des grands spécialistes français des Indo-européens. Docteur en histoire ancienne et archéologie, chercheur au CNRS et président de la Société de mythologie française, Bernard Sergent est l'auteur de nombreuses études, comme Les Indo-Européens - histoire, langue, mythes (Payot, 1995), Celtes et Grecs - Le livre des héros et Le livre des dieux (Payot, 2000 et 2004) ou Le dieu fou - Essai sur les origines de Siva et Dionysos (Belles Lettres, 2016).

     

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    " Spécialiste unanimement reconnu de la lecture des mythes et des légendes, Bernard Sergent a consacré sa carrière de chercheur au CNRS à un examen aussi fin qu’approfondi des traditions issues du patrimoine indo-européen, tout en s’intéressant à celles du monde amérindien et à la mythologie populaire des différents terroirs français. Ses intérêts multiples, variés et de haute valeur scientifique lui ont permis, au cours des années, de construire une œuvre riche de plusieurs ouvrages et d’un foisonnant catalogue d’articles. Synthèses d’envergure et analyses éclairées d’une thématique plus pointue s’y côtoient, alimentées par le développement d’une pensée foisonnante mise au service d’une recherche forte de résultats marquants, pertinents et qui ont souvent fait date en ce qu’ils renouvelaient les points de vue de la communis opinio et ouvraient des perspectives inédites. C’est à ce savant de haute stature que ses collègues ont voulu adresser un témoignage de reconnaissance amplement mérité en lui offrant ce volume d’hommages où chacun, selon sa spécialité, étudie une question dans un des domaines que Bernard Sergent maîtrise avec autant de rigueur que de talent. "

     

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  • A propos de la Nouvelle droite...

    Les éditions La Fille de la Forêt viennent de publier un essai de Sven-Erik Rosendal intitulé Nouvelle Droite - Un fascisme imaginaire. Né en Islande, Sven-Erik Rosendal, titulaire d'une thèse de sociologie, n'en est pas moins un fin observateur de la Nouvelle droite française. On notera, d'ailleurs, qu'il dédie son livre à Maurice Rollet, un des fondateurs du GRECE...

    Le livre est normalement disponible à la Librairie Facta, à Paris.

     

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    " La Nouvelle Droite est décriée ; d'aucuns veulent la comprendre comme la manifestation d'un fascisme qui avance masqué. Cet ouvrage prend e contrepied de cette affirmation. Face aux chiens de garde d'un ordre politique agonisant, il faut restituer la plénitude d'une pensée qui interroge nos représentations constituées d'a priori dont il faut ôter ses évidences. Diabolisée, la ND l'est. Cette diabolisation permet de ne pas penser l'originalité d'un courant de pensée qui si on veut l'aborder sans préjugés apporte une intelligence politique en attente d'un dialogue véritablement démocratique. Sonnant le glas du conformisme intellectuel, la ND nous interroge, intégrant un souci de vérité avec l'exigence d'une pensée qui met l'accent sur l'accueil d'une problématisation d'une société devenue inhumaine. La ND rend plus intelligent pour qui veut en saisir le propos. Le combat idéologique qu'elle mène se veut un pari sur ce qui, en nous, reste rebelle à toutes les bêtises d'une société qui promeut une société libérale délétère.. La nouvelle droite fait Acte de résistance. Son engagement ne peut qu'embarrasser les rentiers d'un ordre social qui veut annihiler les esprits forts. La nouvelle droite est donc une charge pour la pensée, créant les conditions pour l'advenue d'une politique de civilisation. Saisissons cette chance. "

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  • Des nouvelles du Big Fellow...

    Les éditions de La Table Ronde rééditent cette semaine Michael Collins, une biographie, l'excellent ouvrage de Pierre Joannon. Une très bonne initiative, donc, même si on peut rester réservé sur le choix de l'illustration de couverture... Historien spécialiste de l’Irlande, Pierre Joannon a déjà publié une Histoire de l'Irlande et des Irlandais (Perrin, 2005) et Il était une fois Dublin (Perrin, 2013).

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    " Pour les Irlandais, il est le «Big Fellow», l’homme qui a réussi à mettre en échec toutes les forces conjuguées d’un empire qui s’étend, au lendemain de la Première Guerre mondiale, jusqu’aux confins du globe. Pour les Anglais, qui ont mis sa tête à prix, Michael Collins est le stratège le plus diabolique d’une armée de l’ombre et de la nuit. Dublin est son royaume. Il y règne sans partage et sans peur. Sa ténacité a raison d’un régime colonial vieux de sept cents ans. Dans l’ultime et tragique affrontement entre frères ennemis, la guerre civile, Collins rencontrera à la fois la victoire et la mort, fusil au poing, au bord d’une route verdoyante de son comté natal.
    Cette vie pleine de bruit et de fureur, de sang et de larmes, de rires et d’espoir, a été portée à l’écran par Neil Jordan, dont le film Michael Collins, avec Liam Neeson, avait obtenu le Lion d’Or au Festival de Venise en 1996. "

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  • Quand une milice de paysans a fini par dominer le monde...

    Les éditions Tallandier viennent de publier un essai de Yann Le Bohec intitulé Histoire des guerres romaines - Milieu du VIIe siècle avant J.-C. - 410 après J.-C. Professeur à la Sorbonne, Yann Le Bohec est un des meilleurs spécialistes de l'histoire romaine. Il a déjà publié, notamment, César, chef de guerre (Rocher, 2001), une Histoire militaire des guerres puniques (Rocher, 2011), Alésia (Tallandier, 2012) et une Géopolitique de l'Empire romain (Ellipses, 2014).

     

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    " L’histoire de Rome est inséparable de l’histoire de ses guerres. De 509 à 338 avant J.-C., la cité fut en permanence menacée de disparaître : elle combattit parfois plusieurs ennemis à la fois, souvent des voisins, qui ne supportaient pas l’âpreté au gain de ses soldats et l’arrogance de ses dirigeants. Ce fut un dur « struggle for life » qui forgea les bases de sa future puissance. Car ne reconnaissant jamais aucune défaite, sans plan préétabli, elle s’empara, de 338 avant J.-C. à 106 après J.-C., pays après pays, de tout le bassin méditerranéen, et elle finit par contrôler un domaine immense, de l’Écosse au Sahara, de l’Atlantique à la Mésopotamie. Et puis, en 406/410 après J.-C., elle le perdit.
    Ce livre présente l’anatomie des guerres de Rome gagnées grâce à un outil militaire exceptionnel, à de grands capitaines, et à des règles sociales originales et fortes. Mais il présente aussi les guerres peu à peu perdues, les débâcles et les redditions. Il montre, à cet effet, comment la supériorité des techniques de combat, de l’armement, de l’organisation et d’un art du commandement sans faille s’est peu à peu usée, délitée, éteinte au sein d’un empire devenu trop vaste, confronté à de nouveaux ennemis, venus de très loin, plus féroces que jamais et inassimilables.
    Fidèle à sa méthode, Yann Le Bohec ramène le lecteur aux sources : par les textes des grands auteurs de l’Antiquité, mais aussi par l’épigraphie, et grâce aux dernières découvertes de l’archéologie, il exhume des batailles inconnues et des guerres oubliées.
    L’Histoire des guerres romaines, qui évoque la mort de tant de soldats et de grands chefs militaires qui les menèrent au combat, devient ainsi, par cette approche inédite, un texte vivant et passionnant.
    C’est l’histoire d’une milice de paysans qui a fini par dominer le monde. "

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  • La colère et les mots...

    Les éditions Avatar viennent de publier un essai de Nicolas Bonnal intitulé Louis Ferdinand Céline - La colère et les mots. Journaliste et essayiste, Nicolas Bonnal est notamment l'auteur de Tolkien, les univers d'un magicien (Les Belles Lettres, 1998) et de Le salut par Tolkien (Avatar, 2016) ainsi que de plusieurs livres sur le cinéma dont Ridley Scott et le cinéma rétrofuturiste (Dualpha, 2013), Les mystères de Stanley Kubrick (Dualpha, 2014) ou Le paganisme au cinéma (Dualpha, 2015).

     

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    " Ce livre sur Céline étudie notre auteur d’une manière originale et imprévue : on évoque Céline et tel politicien, Céline et tel thème (la santé, le sexe, l’argent, la médecine), et on laisse le plus possible la parole au maître ou à son excellente épouse. On ne prétend pas refaire la morale, ni au bombardier Céline ni au lecteur. Il insiste sur la force du rire, la rage chaude de l’expression et il cherche à expliquer ce siècle incompris né de la Grande Guerre et de ses tranchées.

    On prend des sujets culottés et on les met en scène avec lui, on le produit comme on produit une belle marionnette. Enfin il n’aura aucun ordre aucun plan c’est comme ça. Il nous a fallu la vie pour comprendre que Le Voyage n’avait pas de chapitre. On passe d’un continent à l’autre, d’une incontinence à l’autre, et puis c’est tout. Le Voyage est un fleuve sans écluses.

    Ce texte est un spectacle de marionnettes. Je suis le montreur et le guignol montré et tempétueux fait dérouiller la gendarmerie de toute la civilisation et c’est pointu. Bon appétit et grosse rigolade. "

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