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Livres - Page 238

  • Raskar Kapac, l'anthologie...

    Les éditions du Rocher ont eu l'excellente idée de publier une anthologie de la jeune revue littéraire Raskar Kapac, dirigée par Maxime Dalle, Yves Delafoy et Archibald Ney. Elle permettra à un public plus nombreux de découvrir ses textes.

     

     

    " La première Anthologie de Raskar Kapac regroupe les dix premiers numéros de cette gazette artistique et inflammable parus entre 2016 et 2018. Vous y découvrirez une tribu élective de dix écrivains et aventuriers intempestifs qui retrouvent vie grâce à la plume acérée de prestigieux collaborateurs (Eric Neuhoff, Gabriel Matzneff, Pierre Arditi, Michka Assayas, Christian Dedet, Olivier Maulin, Alain de Benoist, Romaric Sangars...), à de nombreux textes et photographies inédits (Jean-René Huguenin, Maurice Ronet ou Henry de Monfreid), mais aussi par l'intermédiaire d'entretiens de haute volée (Jean-Paul Kauffmann, Michael Lonsdale, Michel Maffesoli, Guillaume de Tanoüarn, Olivier Renault ou encore Benoît Heimermann).
    Chaque numéro de Raskar Kapac enclenche une nouvelle éruption, de nouvelles découvertes. La bande que constitue Raskar est animée par le désir ardent de vous conduire vers des continents inexplorés où la création radicale et le risque règnent en maîtres. D'Huguenin à Mishima, ces dix coeurs aventureux sont allés, à leur manière, au bout de leur impérialisme et de leur destin d'artiste. Raskar Kapac, dans cette Anthologie, s'emploie à les ressusciter ! "
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  • L'énigme Pierre Pucheu...

    « Mort superbe et ressemblante. Tant qu'il reste un souffle de vie, rien n'est fini : tel est le message de Pucheu. Car ses derniers gestes reprennent et magnifient les grands thèmes de sa vie. Quand face au peloton, il commande le feu, il est, comme dans son bureau de ministre, le chef qui prend sur lui les responsabilités. La mort qui nous saisit d'ordinaire au plus bas de notre courbe, le fixe à ce sommet. » Alfred Fabre-Luce, Journal de France

     

    Les éditions Nouveau Monde viennent de publier une étude historique de Gilles Antonowicz intitulée L'énigme Pierre Pucheu, avec une préface de Jean-Marc Berlière. Déjà biographe, notamment, de l'avocat Jacques Isorni, Gilles Antonowicz revient avec ce livre sur le parcours complexe de ce normalien, esprit brillant et homme d'action, engagé dans l'industrie puis dans la politique active, qui finit broyé par la raison d'état. Il en profite, dans la lignée des travaux de son préfacier, pour tordre le cou à quelques mensonges forgés par le résistancialisme communiste, et pour rappeler les conditions particulièrement indignes dans lesquelles le procès de Pierre Pucheu, premier procès de l’Épuration, s'est déroulé.

     

     

    " « Allemands et collabos me haïssent pour ma réalité, tandis que gaullistes et Anglais me détestent sur ma légende »… Pierre Pucheu, ministre de l'Intérieur du gouvernement de Vichy de juillet 1941 à avril 1942, nourrit les controverses : a-t-il réellement désigné lui-même les otages fusillés à Châteaubriant, dont Guy Môquet, comme il en est systématiquement accusé ? A-t-il organisé les crimes judiciaires perpétrés par la section spéciale de la cour d'appel de Paris et le tribunal d'Etat, condamnant à mort des communistes pour avoir distribué quelques tracts ? Ou est-il au contraire le ministre qui, en zone libre, a permis l'arrestation de plusieurs centaines d'agents ennemis ? Celui qui adjura Pétain de partir pour Alger en octobre 1942 de manière à y appeler les Américains, rompre l'armistice et reprendre la guerre contre l'Allemagne ? Alors qu'il rejoint le camp allié dès novembre 1942 pour aller se battre en première ligne contre les Allemands avec l'aval du général Giraud, Pierre Pucheu est arrêté à son arrivée en Afrique du Nord, incarcéré, jugé, condamné, fusillé.
    Son procès, le premier de l'épuration, préfigure tous les autres. De Gaulle, tout en refusant sa grâce pour "raison d'Etat", fait cependant savoir qu'il lui « garde son estime ». Symbole de cette contradiction, voire de ce regret, Pierre Pucheu est, avec le maréchal Ney, le seul condamné à avoir été autorisé à commander le peloton chargé de l'exécuter…

    Ni réquisitoire ni plaidoirie, cette captivante biographie conçue comme une enquête « comble – enfin ! – un trou noir de l'historiographie concernant Vichy, l'Occupation et la "collaboration" » (Jean-Marc Berlière). "

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  • Le retour de Jean Lafargue...

    Les éditions Terres de l'Ouest viennent de publier un roman de Bruno Lafourcade intitulé Saint-Marsan, dans lequel on retrouve le héros de L'ivraie (Léo Scheer, 2018). Ayant enchainé des expériences professionnelles variées, dont celle de l'enseignement, Bruno Lafourcade est l'auteur de plusieurs romans, et dernièrement, d'un pamphlet, Les Nouveaux Vertueux (Jean-Dézert éditeur, 2018).

     

    " Jean Lafargue, quinquagénaire désabusé et écrivain sans succès, revient à Saint-Marsan, en Chalosse. Ce village natal, que Jean a fui très tôt, avec l'existence médiocre qui lui était promise, il le trouvait mort, désert. Aujourd'hui, il comprend que c'est à sa désertification, à l'absence de supermarchés, de lotissements, d'usines, que le village doit d'avoir survécu, de ne pas avoir été défiguré, dénaturé. Or voilà que les autorités se sont mis en tête de le repeupler, de « redynamiser le tissu économique » en y accueillant plusieurs dizaines de migrants. Du curé à l'instituteur, tout le Marsanais s'enthousiasme pour ce projet. Seul Jean s'en inquiète, car « c'est une chose, pense-t-il, que de recevoir, dans une France prospère et conquérante, quelques milliers d étrangers, conscients de leur chance ; c'en est une autre que d'en accueillir, dans un pays appauvri et déclinant, des centaines de milliers, d'une culture et d'une religion différentes, et qui n'éprouvent pas de reconnaissance particulière pour leurs hôtes. » "

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  • Benoist-Méchin, à l'épreuve du temps...

    Les éditions Perrin viennent de rééditer, dans la collection de poche Tempus, les souvenirs de Jacques Benoist-Méchin, intitulés A l'épreuve du temps. Écrivain, homme politique, historien et grand voyageur, réputé pour sa connaissance du monde arabe, Jacques Benoist-Méchin est l'auteur de vastes fresques comme son  Histoire de l'armée allemande et Soixante jours qui ébranlèrent l'Occident, de portraits inspirés de grands personnages, comme Mustapha Kémal, Ibn Séoud, Lawrence d'Arabie ou l'inoubliable Frédéric de Hohenstaufen ("Jamais plus l'Aigle de Souabe ne tracerait ses orbes dans le ciel."...), qu'on retrouve, pour certains, dans sa série Le rêve le plus long de l'histoire, et aussi de mémoires politiques, écrites à chaud, De la défaite au désastre, dont la lecture reste essentielle à qui s'intéresse à la période de Vichy.

     

    " Jeune écrivain, ivre de musique, admirateur de Marcel Proust, Jacques Benoist-Méchin (1901-1983) cède au vertige de son époque. En 1936, les jeux Olympiques de Berlin marqueront le début de sa fascination pour le national-socialisme, à tel point que, cinq ans plus tard, il prendra part au gouvernement de Vichy en tant que secrétaire d’État chargé des rapports franco-allemands. Il relate ensuite sa descente aux enfers durant les années 1943-1947, au terme desquelles il sera condamné à mort par la Haute Cour de justice. Gracié et libéré en 1954, il ne cessera, dès lors, de parcourir le monde arabe, dont le premier il devina l’éveil.
    Benoist-Méchin est l’un de ces personnages de l’Histoire qui suscitent les controverses les plus passionnées. Mais la valeur de cette confession, d’une écriture magistrale et plus captivante que maints romans, est incontestable et capitale notamment pour comprendre le phénomène totalitaire. "

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  • Discriminer ou disparaître ?...

    Les éditions Pierre Guillaume de Roux, en liaison avec l'Institut Iliade, viennent de publier un essai de Thibault Mercier intitulé Athéna à la borne - Discriminer ou disparaître ? . Avocat au barreau de Paris, Thibault Mercier a cofondé le Cercle Droit & Liberté.

     

     

    " « Discriminer ou disparaître » est une alternative douloureuse dans une société où la simple constatation d’une différence nous est interdite sous couvert de lutte contre les discriminations. Sexisme, racisme, homophobie ou encore « grossophobie » sont autant de concepts incapacitants nous imposant de nier la réalité et la diversité des individus.  

    Ce fétichisme de l’anti-discrimination entraîne ainsi la création d’un être indifférencié et interchangeable, vidé de sa substance, sans sexe, sans couleur, sans famille ni histoire. L’individu, alors réduit à sa simple qualité de producteur et de consommateur en devient une pièce fabriquée à la chaîne par la science ou l’industrie, un objet de commerce de masse qui s’achète et se vend comme au marché aux esclaves, et se retrouve finalement sans aucune défense face au Big Brother étatique et économique.

    Prenant à rebrousse-poil cette nouvelle idéologie de l’anti-discrimination qui nous contraint de proclamer – contre l’évidence - la parfaite identité de tous les hommes (mais aussi de tous les peuples), l’auteur se propose de revenir sur cette notion de discrimination qui signifie simplement distinguer, choisir, tracer des frontières ou encore définir des limites. Alors que toute culture, toute religion, toute pensée est fondée sur une différenciation, la discrimination serait finalement un outil nécessaire à la cohérence historique des peuples et à la préservation de la personne humaine. "

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  • La force de l'imaginaire...

    Les éditions Liber viennent de publier un essai polémique de Michel Maffesoli intitulé La force de l'imaginaire - Contre les bien-pensants. Penseur de la post-modernité, Michel Maffesoli est l'auteur de nombreux ouvrages marquants comme La violence totalitaire (1979), L'ombre de Dionysos (1982), Le temps des tribus (1988), La part du diable (2002),  Les nouveaux bien-pensants (Editions du Moment, 2014) ou, dernièrement Être postmoderne (Cerf, 2018).

     

    Maffesoli_La force de l'imaginaire.jpg

    " La polémique n’est pas toujours bonne conseillère. Mais son piment n’est pas inutile pour donner quelque saveur à ces plats fort peu ragoûtants que l’on confectionne trop souvent dans les insipides arrière-cuisines universitaires. Elle est même parfois fort utile quand elle s’emploie à redynamiser un débat intellectuel languissant ou par trop conformiste. Débat et non critique ad hominem, ainsi que le réclamait Karl Marx lorsqu’il voulait invalider un de ses ennemis. Et il est fréquent dans la décadence contemporaine que certains continuent d’une manière adolescente à se poser en s’opposant. D’où les médisances, les calomnies, les à-peu-près, en bref l’agressivité de plus en plus répandue dans ces garderies d’enfants que sont devenues nos pauvres universités. Un essai corrosif et stimulant de Michel Maffesoli contre la bien-pensance intellectuelle et les lieux-communs de notre époque qui nous plombent dans un fatras idéologique, mélange indigeste d’individualisme, de rationalisme et d’inévitable utilitarisme. "

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