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Livres - Page 199

  • Révolte contre l'esprit bourgeois...

    Les Amis de la Culture européenne viennent de rééditer un opuscule de Karl Höffkes intitulé Wandervogel - Révolte contre l'esprit bourgeois, qui présente de façon sensible ce mouvement identitaire, écologiste et anti-bourgeois de la jeunesse allemande d'avant la première guerre mondiale, auquel appartint, par exemple, Ernst Jünger, et qui reste mal connu en France.

    Pour aller plus loin sur ce sujet, on pourra utilement consulter le site Wandervogel - Histoire des mouvements de jeunesse: scouts, camping, auberges de jeunesse...

     

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    " « Imaginons une nuit froide de janvier. Sur les champs abandonnés, sur les branches des pins mutilés qui jalonnent le chemin, il y a encore de la neige.
    Un poteau indicateur, taillé à la main, semble perdu au milieu de ce paysage sans vie. Il leur a souvent servi de point de rassemblement et indique : « Zum Fichteberg : 1 km ».
    Après tant d’années de vagabondages joyeux, les voilà qui entreprennent la dernière marche en commun. Demain, déjà, l’un des deux jeunes gens qui suivent ce chemin durci par le gel, quittera la ville pour séjourner pendant des années à Constantinople. Et les voilà qui atteignent le sommet où trône un imposant château d’eau… »

    L’histoire étonnante du réveil au début du siècle dernier de toute une jeunesse allemande éprise de liberté. Le monde bourgeois des instituteurs et des parents devra être proscrit et ne vaudra pas les grandes randonnées entre jeunes à travers tout le Reich. "

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  • Métamorphoses de la ville...

    Les éditions La Barque d'or viennent de rééditer dans une version actualisée un essai de Pierre Le Vigan intitulé Métamorphoses de la ville - De Romulus à Le Corbusier. Urbaniste, collaborateur des revues Eléments, Krisis et Perspectives libres, Pierre Le Vigan a notamment publié Inventaire de la modernité avant liquidation (Avatar, 2007), Le Front du Cachalot (Dualpha, 2009), La banlieue contre la ville (La Barque d'Or, 2011), Écrire contre la modernité (La Barque d'Or, 2012), Soudain la postmodernité (La Barque d'or, 2015) et dernièrement Achever le nihilisme (Sigest, 2019).

     

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    " Nous sommes de plus en plus nombreux à vivre dans des villes. Mais sont-elles encore des villes ? L'immense majorité des urbains vit en fait en banlieues ou dans le périurbain. Tandis que la France tue ses villes moyennes, celles de "la France périphérique", le monde devient un immense bidonville. Ville-musée, ville-marché, les villes sont faites pour des hommes interchangeables. Ces villes hyper-modernes et hypertrophiées connaissent une croissance sans fin. Les terres artificialisées se développent jusqu'à consommer tout le sol. Cette croissance sans limites mène à des catastrophes. Il y a pourtant d'autres solutions que la ville grands ensembles ou la ville pavillonnaire. L'habitat groupé, des éco-quartiers peuvent être créés. La relocalisation des villes dans leur contexte historique est possible. Des villes différentes selon les peuples. La condition est de sortir du libre échangisme mondial, de la marchandisation à outrance, et des modèles internationaux. Mégalopoles ou cités humaines ? Il est encore temps de choisir. "

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  • Manières d'être vivant...

    Les éditions Actes sud viennent de publier un essai de Baptiste Morizot intitulé Manières d'être vivant - Enquêtes sur la vie à travers nous. Agrégé et docteur en philosophie, maître de conférences à l'université d'Aix-Marseille, Baptiste Morizot mène un travail singulier de réflexion sur le vivant, nourri des sciences et de sa pratique du pistage de loups. Il a notamment publié Les diplomates - Cohabiter avec les loups sur une autre carte du vivant (Wildproject, 2016) et Sur la piste animale (Actes sud, 2018).

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    " Imaginez cette fable : une espèce fait sécession. Elle déclare que les dix millions d’autres espèces de la Terre, ses parentes, sont de la “nature”. À savoir : non pas des êtres mais des choses, non pas des acteurs mais le décor, des ressources à portée de main. Une espèce d’un côté, dix millions de l’autre, et pourtant une seule famille, un seul monde. Cette fiction est notre héritage. Sa violence a contribué aux bouleversements écologiques. C’est pourquoi nous avons une bataille culturelle à mener quant à l'importance à restituer au vivant. Ce livre entend y jeter ses forces. En partant pister les animaux sur le terrain, et les idées que nous nous faisons d’eux dans la forêt des savoirs. Peut-on apprendre à se sentir vivants, à s’aimer comme vivants ? Comment imaginer une politique des interdépendances, qui allie la cohabitation avec des altérités, à la lutte contre ce qui détruit le tissu du vivant ? Il s’agit de refaire connaissance : approcher les habitants de la Terre, humains compris, comme dix millions de manières d’être vivant. "

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  • Le mythe de la contre-culture...

    Les éditions L'échappée viennent de rééditer un essai de deux auteurs canadiens, Joseph Heath et Andrew Potter, intitulé Révolte consommée - Le mythe de la contre-culture. Joseph Heath et professeur de philosophie à l'Université de Toronto et Andrew Potter enseigne la philosophie politique à l'Institut d'études canadiennes de McGill.

    On pourra trouver une présentation de cet ouvrage par David l'Epée sur le site de la revue rébellion :  Les illusions de la Contre-Culture

     

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    " « Dans ce livre, nous avançons l’idée que si des décennies de rébellion contre-culturelle n’ont rien changé, c’est parce que la théorie de la société sur laquelle elle repose est fausse. » À tel point que malgré tous ses efforts pour paraître subversive, la contre-culture n’a pas seulement été inefficace dans sa lutte contre le capitalisme, elle lui a fait faire ses plus grands bonds en avant : création de nouveaux segments de marché, triomphe de l’individualisme, dissolution des structures collectives, exaltation de toutes les formes de consumérisme, fabrication d’un conformisme rebelle... Les auteurs ébranlent de manière argumentée et précise, parfois provocatrice, nombre de certitudes sur la nature du capitalisme et le sens du combat contre celui-ci. Une lecture résolument à contre-courant. "

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  • Bucard et le francisme...

    Les éditions Pardès viennent de publier dans leur collection Qui suis-je ? un Bucard sous la plume d'Yves Morel. Diplômé de l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) et docteur en histoire, Yves Morel est l'auteur de divers ouvrages consacrés à l'étude du système éducatif français, d'une Histoire du parti radical (Via Romana, 2015) ainsi que, dans la même collection d'un Abel Bonnard.(2017) et un Codreanu (2019).

     

     

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    " Marcel Bucard prétendait avoir fondé, avec son Parti franciste, le seul parti français fasciste. Malgré son passé glorieux de combattant de la Grande Guerre et son nationalisme ancré dans les valeurs de la religion et de la famille, il ne parvint jamais à jouer un rôle majeur sous l'Occupation. Le fascisme italien et le national-socialisme étaient difficilement transposables en France, pays marqué par la rupture de la Révolution. Un fascisme français ne pouvait réussir qu'en se coulant dans le moule de 1789-1794 et en se présentant comme une refondation de la République, comme une synthèse de la France des Rois et celle de 1793, apparaissant alors comme un troisième âge de notre histoire nationale ; ce qu'avaient tenté de faire le bonapartisme, puis le nationalisme déroulédien et barrésien. C'est sur ce nationalisme suranné que Bucard, très français malgré son admiration pour Mussolini, prétendait greffer son fascisme. Le francisme était perçu comme passéiste et rétrograde, à la différence des partis de Doriot ou de Déat, dont les dimensions révolutionnaire et socialiste, l'ambition de créer un homme nouveau et de refaire la France, enthousiasmaient la jeunesse. La position médiane de Bucard entre le nationalisme de Vichy et le fascisme des collaborationnistes parisiens se révéla une faiblesse paralysante et fatale, qui l'empêcha de triompher de ses rivaux Doriot et Déat. Il sera fusillé le 19 mars 1946 dans les fossés du fort de Châtillon. "

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  • La Ruine de la civilisation antique...

    Les éditions Les Belles Lettres viennent de publier un essai historique de Guglielmo Ferrero intitulé La Ruine de la civilisation antique. Historien italien de la première moitié du XXème siècle, spécialiste de la Rome antique, Guglielmo Ferrero s'est également fait connaître par un essai de philosophie politique Pouvoir - Les génies invisibles de la cité (Livre de poche, 1988) et par un ouvrage remarquable sur la Révolution, Les deux révolutions françaises (Livre de poche, 1993).

     

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    " Dans La Ruine de la civilisation antique, publié après la Première Guerre mondiale, le grand historien et intellectuel italien Guglielmo Ferrero conduit son lecteur à prendre du recul vis-à-vis de l’histoire contemporaine par une relecture en profondeur de la Rome antique, au moment de sa chute. Par ce détour, Ferrero analyse les mécanismes politiques et culturels à l’oeuvre dans le temps long d’une histoire politique occidentale qui est avant tout celle de la civilisation européenne.
    Cet usage de l’histoire comme d’une lanterne éclairant le temps présent n’a rien perdu de son actualité et de sa finesse. Relire Ferrero aujourd’hui dans la crise que nous traversons, c’est écouter un européen convaincu, qui écrivait déjà que l’Europe se sauverait ou périrait tout entière et que, dans la bascule entre ces deux avenirs, la question de la forme des régimes politiques et de leur sincérité au regard des principes européens n’est pas anecdotique mais centrale. "

                                   

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