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occident

  • Groenland, la nouvelle frontière stratégique de l’Arctique...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Daniele Di Vuono, cueilli sur Euro-Synergies et consacré à l'intérêt géopolitique du Groenland dans le Grand Jeu des empires...

     

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    Groenland. La nouvelle frontière stratégique de l’Arctique

    Le Groenland n’est plus seulement une grande île reléguée dans les marges des cartes géographiques. Il est devenu l’un des points où se mesure le retour de la géopolitique dans l’Arctique. Pendant des décennies, il a été perçu comme une périphérie lointaine, froide, peu peuplée et éloignée des centres de décision du monde. Aujourd’hui, il apparaît pour ce qu’il a toujours été: une plateforme stratégique située entre l’Amérique du Nord, l’Atlantique nord et l’Europe.

    Le changement ne concerne pas seulement le climat, même si le climat en est l’une des causes profondes. La fonte des glaces, l’ouverture progressive de nouvelles routes, l’accès aux ressources minières et la militarisation croissante du Grand Nord transforment l’Arctique d’un espace extrême en un espace disputé. Dans ce contexte, le Groenland prend une valeur supérieure à son poids démographique ou économique. Sa position suffit à le rendre décisif.

    Le point central est géographique. Le Groenland se trouve sur le flanc nord de l’Alliance atlantique, dans une zone qui relie la défense de l’Amérique du Nord à la sécurité de l’Europe. C’est là que transitent des intérêts militaires, des systèmes de surveillance, des routes aériennes, des lignes maritimes et des projections de puissance. Celui qui ne considère le Groenland que comme un territoire autonome du Royaume du Danemark ne voit qu’une partie de la réalité. Celui qui regarde la carte stratégique y voit un seuil de l’Atlantique.

    Pour les États-Unis, le Groenland est important car il se trouve sur la trajectoire la plus courte entre le territoire américain et l’espace arctique-eurasiatique. Dans un monde revenu à des logiques de dissuasion, de missiles, de surveillance et de défense avancée, cette position devient essentielle. Ce n’est pas un hasard si Washington continue de considérer l’île comme un élément de sa propre sécurité nationale. L’enjeu n’est plus seulement la présence militaire, mais l’accès opérationnel stable à un espace qui pourrait devenir de plus en plus central dans la compétition entre grandes puissances.

    Pour le Danemark, le Groenland est à la fois une responsabilité, une ressource et une vulnérabilité. Copenhague doit défendre la souveraineté du Royaume, maintenir la relation avec Nuuk, préserver la cohésion avec ses alliés et, en même temps, éviter que l’île ne devienne l’objet de pressions extérieures trop fortes. C’est une position difficile: le Groenland amplifie le poids géopolitique du Danemark bien au-delà de son échelle habituelle, mais expose aussi Copenhague à des tensions qui dépassent largement la dimension danoise.

    La question de l’autonomie groenlandaise complique encore la donne. Le Groenland n’est pas un simple avant-poste militaire ni une case vide sur laquelle d’autres peuvent dessiner leurs stratégies. Il a une population, des institutions propres, une identité politique et une trajectoire historique marquée par son rapport avec le Danemark. Le désir d’une plus grande autonomie, et à terme d’indépendance, coexiste avec une réalité matérielle difficile : un territoire immense, des coûts élevés, une dépendance économique et un besoin d’investissements extérieurs. Cela rend l’île plus visible mais aussi plus exposée.

    C’est précisément dans cet espace entre autonomie et vulnérabilité que s’insère la compétition internationale. Les États-Unis voient dans le Groenland une garantie stratégique. La Russie considère l’Arctique comme le prolongement naturel de sa profondeur septentrionale, renforcée par des bases, des flottes et des infrastructures le long de ses côtes. La Chine, bien que n’étant pas une puissance arctique au sens géographique, cherche depuis des années un accès, une influence économique, une présence scientifique et une place dans les chaînes minières du Grand Nord. Le Groenland se retrouve donc au centre d’intérêts différents, pas toujours compatibles.

    La valeur des ressources contribue à accroître la pression. Terres rares, minerais critiques, graphite, molybdène, énergie, pêche, infrastructures portuaires et aéroportuaires ne sont plus de simples dossiers économiques. Ce sont des éléments de la nouvelle géographie du pouvoir. Les transitions énergétiques et technologiques ont rendu stratégiques des matériaux autrefois confinés aux relations industrielles. Qui contrôle l’accès aux ressources critiques contrôle aussi une partie de la capacité productive future. C’est aussi pour cette raison que le Groenland intéresse Washington, Bruxelles et Pékin.

    Mais la partie ne se limite pas aux ressources. Le vrai nœud, c’est la transformation de l’Arctique en un espace militaire et logistique. Longtemps, le Grand Nord a été présenté comme une région de coopération scientifique, d’équilibres délicats et de gouvernance multilatérale. La guerre en Ukraine a changé cela aussi. La confiance envers Moscou s’est réduite, l’OTAN porte une attention accrue au flanc nord, la Finlande et la Suède ont modifié l’architecture de sécurité européenne et l’Arctique est entré dans une phase moins coopérative et plus stratégique.

    Dans ce contexte, le Groenland devient un test pour l’OTAN. Non seulement parce qu’il s’agit de la défense de l’Atlantique Nord, mais aussi parce que cela met à l’épreuve la relation entre alliés. Lorsque la sécurité d’une grande puissance rencontre la souveraineté d’un allié plus petit, l’équilibre de l’Alliance devient plus délicat. La défense collective ne peut se transformer en pression asymétrique. Si cela arrivait, le problème ne serait pas seulement groenlandais ou danois: il concernerait la crédibilité politique de l’ensemble du système atlantique.

    Pour l’Europe, la question est encore plus large. L’Union européenne parle de plus en plus d’autonomie stratégique, de sécurité des chaînes d’approvisionnement et de défense de ses intérêts. Mais le Groenland montre à quel point il est difficile de traduire ces formules en capacités réelles. L’Arctique est proche de l’Europe, concerne directement un pays membre de l’Union comme le Danemark, même s’il s’agit d’un territoire qui n’est pas dans l’UE, et touche des ressources critiques et la sécurité militaire. Pourtant, le centre de gravité de la discussion reste souvent entre Washington, Copenhague et Nuuk.

    Le Groenland illustre ainsi l’une des contradictions du présent européen: l’Europe est impliquée dans presque tous les dossiers décisifs, mais elle en détermine rarement seule la trajectoire. En Méditerranée, elle subit les crises d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Au Sahel, elle enregistre les effets de sa perte d’influence. Dans l’Arctique, elle risque d’observer une partie stratégique qui se joue sur son propre flanc nord. La distance géographique ne suffit plus à définir la distance politique.

    L’avenir de l’île dépendra de la capacité à maintenir ensemble trois dimensions : la sécurité occidentale, la souveraineté danoise et le droit des Groenlandais à décider de leur propre destin. Si l’une de ces dimensions écrase les autres, le Groenland deviendra une fracture. Si, au contraire, elles sont intégrées, il pourra devenir un espace d’équilibre dans un Arctique de plus en plus compétitif.

    La grande île blanche, longtemps restée aux marges de l’histoire visible, est revenue au centre de la carte. Non parce que sa position a changé, mais parce que le monde autour d’elle a changé. Et lorsqu’une périphérie devient indispensable, elle cesse d’être une périphérie : elle devient une frontière stratégique.

    Daniele Di Vuono (Euro-Synergies, 7 juin 2026)

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  • Le Système à tuer les peuples...

    Les éditions Moira viennent de rééditer le maître-livre de Guillaume Faye, depuis longtemps introuvable, intitulé Le Système à tuer les peuples. Il est précédé d'une introduction de Stefano Vaj.

    Figure de la Nouvelle Droite dans les années 70-80, auteur d'essais importants, servis par un style étincelant, comme L'Occident comme déclin (Le Labyrinthe, 1984) ou Nouveau discours à la nation européenne (Albatros, 1985), Guillaume Faye, après dix années d'errance dans les milieux de la radio et du show-business, est revenu au combat idéologique en 1998 avec L'archéofuturisme (L'Æncre, 1998) puis La Colonisation de l'Europe : discours vrai sur l'immigration et l'Islam (L'Æncre, 2000), notamment. Il est décédé le 6 mars 2019.

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    " Publié en 1981, traduit en plusieurs langues, cet essai fondateur reste d’une actualité brûlante. Guillaume Faye y analyse avec une lucidité prophétique le mécanisme implacable par lequel un système occidental sans visage – oligarchique, acéphale, cosmopolite et pervasif – dissout les identités culturelles, érode les souverainetés et conduit à l’ethnocide des peuples européens. Face à la globalisation marchande et à l’uniformisation planétaire, Faye oppose la nécessité vitale de préserver la diversité des cultures et des peuples. Il dénonce la collusion entre le pouvoir économique transnational, les élites politiques et la société de consommation qui, ensemble, imposent la fin de l’histoire et le règne du Dernier Homme nietzschéen.

    Plus qu’une simple critique du mondialisme naissant, ce texte pose les bases d’une pensée radicale : celle de la volonté des peuples d’exister, d’affirmer leur différence et de maîtriser leur destin. Visionnaire, il anticipe les grandes lignes de force qui structurent aujourd’hui le choc entre l’universalisme homogénéisateur et les forces identitaires et archéofuturistes. Un classique indispensable de la pensée critique européenne, dont la force et la pertinence n’ont fait que croître avec le temps."

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  • Quand l'Occident pourrit par la tête....

    Vous pouvez découvrir ci-dessous un entretien donné par Xavier Raufer à Omerta dans lequel il évoque la corruption des élites occidentales.

    Criminologue et auteurs de nombreux essais, Xavier Raufer a publié ces dernières années Les nouveaux dangers planétaires (CNRS, 2012) et Criminologie - La dimension stratégique et géopolitique (Eska, 2014), Le crime mondialisé (Cerf, 2019) et Jeffrey Epstein - L'âme damnée de la IIIe culture (Cerf, 2023).

     

                                                   

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  • Le temps du Centaure...

    Les éditions Hétairie viennent de publier un nouvel essai de Julien Rochedy intitulé Le temps du Centaure.

    Publiciste et essayiste, Julien Rochedy, qui est une figure de la mouvance identitaire, a déjà publié plusieurs essais dont Nietzsche l'actuelL'amour et la guerre - Répondre au féminisme, Philosophie de droite, Surhommes et sous-hommes - Valeur et destin de l'homme (Hétairie, 2023) et dernièrement Qui sont les Blancs ? - Généalogie d'une identité interdite (Hétairie, 2025).

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    " De Peter Thiel à Nick Land, de René Girard à Curtis Yarvin, de Carl Schmitt à Donald Trump, de la critique radicale de la démocratie à l’avenir bionique, de la figure de l’Antéchrist à celle d’une invasion venue du futur, de la thermodynamique à l’anarcho-capitalisme, et du film Matrix à la société Palantir — en passant par l’occulte et la théologie chrétienne —, ce livre explore la grande mutation des maîtres du futur : ces milliardaires, ingénieurs, philosophes et stratèges qui ne croient plus que le progressisme libéral puisse encore porter le progrès. Pour eux, l’État doit être repris, la démocratie dépassée, le techno-capitalisme accéléré, l’Occident réarmé, l’Empire restauré.
    Le temps du Centaure est une traversée du nouvel imaginaire politique qui se forme sous nos yeux, et qui semble appelé à prendre en main le destin de l’humanité. Car le centaure, figure hybride, sauvage et redoutable, avance déjà. La seule manière de ne pas être piétiné par lui est peut-être de comprendre sa course."

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  • BSV...

    Les éditions Dutan viennent de publier un  recueil de nouvelles de Klaas Malan intitulé BSV... Né en 1970, Klaas Malan est diplômé en sciences politiques et en histoire contemporaine et collabore régulièrement à la revue Réfléchir & Agir. Il a publié en 2025 un recueil de nouvelles Et si ?  aux éditions Thebookedition.com et participé à l’ouvrage collectif Apologie de l’Antiquité publié chez Auda Isarn.

     

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    " Ouvrage au titre intrigant, BSV est un recueil de seize nouvelles qui s’étirent sur plus de trente-cinq ans, montrant – dénonçant – crûment la déchéance multidimensionnelle de la civilisation occidentale.

    Désigner l’Ennemi est pour Carl Schmitt ce qui caractérise l’Essence du Politique, et Klaas Malan le désigne clairement, c’est l’Occident, le pays du Couchant, lorsque le Soleil termine sa course sur les rives de l’océan Pacifique, quelque part du côté de Los Angeles… Déchéance morale, sociale, physique…

    Mais au cœur de la nuit, l’espoir existe. La transmission, la Fidélité, puis enfin la sécession, et le retour de la Grande Europe, l’Europe des peuples enracinée dans sa Communauté de Destin et dans le retour des dieux… De l’uchronie afrikaner aux rites païens occitans et à la Fédération européenne, la plume de Klaas Malan n’est pas trempée dans l’eau tiède… Europe contre Occident… Le retour des Titans…"

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  • Qui mourra en premier : l’Occident ou le corps des occidentaux ?...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous sur TV Libertés  la suite de la conversation entre Paul-Marie Coûteaux et Hervé Juvin, économiste de formation et ancien député européen, qui est notamment l'auteur de deux essais essentiels, Le renversement du monde (Gallimard, 2010) et La grande séparation - Pour une écologie des civilisations (Gallimard, 2013) et qui a également publié un manifeste localiste intitulé Chez nous ! - Pour en finir avec une économie totalitaire (La Nouvelle Librairie, 2022).

    Première partie : Le monde a déjà basculé...

     

                                                 

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