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  • Les violences de la Jeune Garde : Rétrospective sur six ans...

    Après le meutre en réunion du jeune militant nationaliste Quentin, tabassé à mort par une meute de nervis antifas appartenant à la mouvance de la Jeune Garde, dont Raphaël Arnault, député LFI, est le porte-parole, nous reproduisons ci-dessous un article de l'Observatoire des violences politiques sur les violences et les agressions commises par cette milice gauchistes choyée par Jean-Luc Mélenchon et ses adeptes...

     

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    Clément Mickael Bal alias Cem Yoldas, Raphaël Arnault et Safak Sagdic, les chefs de la Jeune Garde.

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    Raphaël Arnault, nervis gauchiste et député de la République...

     

    Les violences de la Jeune Garde : Rétrospective sur six ans

    On ne cesse aujourd’hui de parler de la Jeune Garde, qui est progressivement devenue le visage de l’antifascisme de rue en France dans les grands médias, supplantant la traditionnelle mouvance antifa. Cette arrivée sur le devant de la scène à trouver son apogée lors de l’élection de Raphaël Arnault (de son vrai nom Archenault) à la fonction de député sous l’étiquette la France Insoumise en 2024. Née à Lyon en janvier 2018, dans le sillage de la campagne Fermons les locaux fascistes, une fédération des syndicats et organisations de gauche communistes et anarchistes traditionnelles contre l’implantation locale du Bastion Social et de Génération Identitaire, la Jeune Garde s’est très rapidement imposée comme un groupe actif et dynamique sur l’ensemble du territoire national, particulièrement remarquée pour sa violence.

    Le but assumé de la Jeune Garde, héritière des Voraces, un précédent groupe de cogneur antifa lyonnais, c’est de rompre avec les traditionnelles pratiques militantes du milieu antifa-autonome, à savoir le squat, les black blocks en manifestation, la casse, pour se concentrer sur la violence de rue contre les opposants d’extrême droite. De l’aveu du fondateur de la Jeune Garde, Safak Sagdic, l’activité des Voraces était déjà « beaucoup d’affrontements, beaucoup de nettoyage, beaucoup d’attaques contre les locaux de l’extrême droite [1] ». L’engagement violent de Safak ne se limitera pas d’ailleurs à ses actions dans la rue : il combattra en effet dans les milices de la YPG au Kurdistan syrien, de 2015 à 2016, un engagement qu’il revendique ouvertement.

    La rupture avec la sous-culture antifa se traduit également par une simplification du discours. Bien que le groupe conserve ses fondamentaux marxistes, la problématique de la lutte contre l’extrême droite est réduite par lui à sa plus sommaire expression : la société est infestée de « racistes » et de « nazis » qui « sont en roue libre » à cause du RN et des « médias de Bolloré » et il faut agir préventivement avant que ceux-ci ne se livrent à des exactions à grande échelle contre les populations immigrées. Ainsi la Jeune Garde présente ostensiblement son combat comme purement défensif.

    On constate pourtant que la très grande partie de ces violences sont revendiquées ouvertement et ne rentrent aucunement dans le cadre de la légitime défense. Sur cinq années d'activité, de 2019 à début 2025, on recense pas moins de 52 faits d'agressions et de menaces, dont 27 à Lyon. La plupart des cibles, présentées « nazis » ou a minima nationalistes ne peuvent être identifiées et très souvent leur désignation est purement unilatérale par la communication de la Jeune Garde. Enfin, Raphaël Arnault (Archenault) est également clairement reconnaissable dans plusieurs de ces revendications d'attaque, ce qui ne l’a pourtant pas empêché d’être considéré comme suffisamment respectable pour être investi comme candidat par la France insoumise et pour être élu dans la première circonscription du Vaucluse.

    Sur le canal Telegram Antifa Squads, page lancée à l'origine par Raphaël Arnault et Safak Sagdic sur Facebook, où les violences antifas au niveau national sont souvent revendiquées en toute décomplexion, le nom de la Jeune Garde est cité à ce jour… soixante-deux fois depuis 2021 ! Preuve en est de l’activité prolifique du groupe. Le vocabulaire laisse peu d’équivoque, le conflit est recherché en permanence, et les opposants qui refusent de jouer le jeu de la violence avec la Jeune Garde sont régulièrement moqués pour leur lâcheté. En revanche, la plupart de ces mêmes revendications donnent lieu à un double discours quand on les compare avec leurs équivalents sur le canal principal de la Jeune Garde, ou ceux de ses porte-paroles (Raphaël Arnault et Cem Yoldas). Un discours consensuel et défensif pour plaire au public de gauche modéré, et un discours offensif et vindicatif pour la gauche radicale.

    On notera que suite à une brouille de trop avec l'AFA (représentée par Mehdi Daddane, lui aussi cofondateur d'Antifa Squads), la Jeune Garde revendique à présent ses violences sur un canal portant le nom de Youth Antifa.

    La stratégie de la Jeune Garde n’est d’ailleurs pas exempte de critiques au sein de la mouvance antifa traditionnelle, pourtant elle-même pas fâchée avec la violence. Ainsi un militant de l’AFA Toulouse leur reproche ouvertement une agression contre un jeune fan de métal mineur en juillet 2022, qu’il qualifie « d’aberration » dont il a « du mal à voir comment ça va populariser l’antifascisme politique. Et si demain Raphaël Arnault obtient un poste, c’est le genre de dossier qui sera facile à ressortir pour des adversaires : des membres de l’organisation dont il a été porte-parole tabassent des adolescents et le revendiquent. [1] »

    Enfin les violences de la Jeune Garde sont loin de ne cibler que d’hypothétiques « nazis » mais touchent aussi des opposants politiques à gauche et au centre, et parfois des passants identifiés à tort comme d'extrême-droite. On peut par exemple souligner leur règlement de compte largement documenté avec leurs rivaux de la GALE, groupe antifa lyonnais, en 2022. Ou encore en 2023, l'agression de militants des Jeunes avec Macron par la section parisienne de la Jeune Garde.

    S’il ne reste plus de traces des premières actions violentes de la Jeune Garde, marquées par des attaques de locaux contre le Bastion Social et l’Action française à Lyon comme Marseille, il est encore possible de retrouver les faits suivants :

    - 9 mai 2019 : Attaque de la terrasse du restaurant le Charivari dans le 6e arrondissement de Paris par un commando d’antifas menés par Raphaël Arnault (dans lequel on compte également Alix Manga des Supras Auteuil et Amaï Goudiaby des Rapaces Paris).

    - 17 janvier 2020 : Très violente rixe de presque 10 minutes à Lyon entre les membres de la Jeune Garde, dont Raphaël Arnault, et des opposants nationalistes dans le quartier du Vieux Lyon.

    - 1er juin 2020 : Attaque revendiquée d’Audace Lyon, petit groupuscule nationaliste, par un commando de la Jeune Garde mené par Raphaël Arnault et Luc Bawa, le dernier étant poursuivi pour apologie du terrorisme, la Jeune Garde revendique le « passage aux urgences » des cibles qui finiront dépouillées de leurs vêtements.

    - 19 août 2020 : Une vingtaine de membres de la Jeune Garde Lyon attaque le bar The Big White, six d’entre eux sont interpellés.

    - 30 septembre 2020 : Attaque revendiquée d’un collage de l’Action française par la Jeune Garde à Strasbourg.

    - 17 octobre 2020 : Tentative d'agression revendiquée par un groupe de la Jeune Garde mené par Raphaël Arnault en marge de l'ouverture de la librairie de droite Les Deux Cités à Nancy, interrompue par l'intervention de la police.

    - 20 octobre 2020 : Agression revendiquée d’un skinhead d’extrême droite par trois membres de la Jeune Garde à Lyon dont Raphaël Arnault, reconnaissable à ses bagues et ses vêtements.

    - 19 février 2021 : Agression revendiquée d’un « leader jeune » nationaliste par un groupe d’une dizaine de membres de la Jeune Garde à Lyon.

    - 23 avril 2021 : Agression revendiquée d’un jeune homme présenté comme militant nationaliste par la Jeune Garde à Lyon.

    - 24 avril 2021 : Raphaël Arnault est condamné pour des faits d'agression de ce jour en bande à 6 contre un jeune homme à Lyon.

    - 5 mai 2021 : Attaque revendiquée d’un « leader Lyon Populaire » par quatre antifas de la Jeune Garde.

    - 15 juin 2021 : Raphaël Arnault, accompagné de plusieurs membres de la Jeune Garde Lyon, se rend sur la place Carnot afin de provoquer des personnes identifiées comme nationalistes qui buvaient un verre. Très vindicatif, il multiplie les insultes et appelle ouvertement à la confrontation physique. Sur la vidéo, il est celui qui parle et qui invective.

    - 10 juillet 2021 : Attaque revendiquée du local identitaire La Traboule à Lyon par la Jeune Garde, présence de Luc Bawa.

    - 4 septembre 2021 : Attaque revendiquée d’un cortège antipass par les militants de la Jeune Garde à Lyon. Un habitant du quartier pris par erreur pour un nationaliste subira 30 jours d’ITT et perdra 4 dents. Un membre de la Jeune Garde sera interpellé et déferré suite à ces faits.

    - 20 novembre 2021 : Attaque du service d’ordre de Némésis durant une manifestation féministe organisée par Nous Toutes à Paris, présences d’Antoni Salamone, Raphaël Arnault, Maia Sniezek et Maxime Bon.

    - 16 décembre 2021 : Agression revendiquée et vol de matériel de militants de l’Action Française par la Jeune Garde à Lille.

    - 6 février 2022 : Les antifas de la Jeune Garde Lille se mobilisent l'occasion d'un meeting d'Éric Zemmour dans la ville. Ils revendiquent le fait d'avoir « repéré et recadré » plusieurs « militants d’extrême droite » qui se rendaient à la réunion politique dans le cadre de l'élection présidentielle.

    - 23 février 2022 : À l’occasion d’une conférence de Raphaël Arnault à la faculté Rennes 2, des militants de la Jeune Garde, dont Safak Sagdic et Lucas Labaj dit Faucon, ont frappé et séquestré un des participants à la conférence, identifié comme militant de droite à cause de sa coque de téléphone qui arborait une fleur de lys. Une plainte a été déposée.

    - 5 mars 2022 : Agression revendiquée de militants de GZ qui finissent dépouillés de leur matériel militant par une dizaine de membres de la Jeune Garde, dont Thomas Soliva, à Lyon.

    - 5 mai 2022 : Série d’agressions filmées sur des militants nationalistes à Lyon, à chaque fois seuls contre une bande de militants de la Jeune Garde.

    - 1er mai 2022 : Bagarre entre la Jeune Garde et son rival, le Groupe Antifasciste Lyon et Environ (aujourd’hui dissous) au local de Radio Canut à Lyon.

    - 29 juin 2022 : Agression revendiquée de 5 membres de GZ à Paris en marge d’une soirée de l’Institut de Formation Politique par un groupe de la Jeune Garde mené par Antoni Salamone.

    - 9 juillet 2022 : Agression revendiquée (puis finalement effacée) d’un jeune homme habillé en fan de blackmetal par les militants de la Jeune Garde à Aubervilliers, menés par Antoni Salamone.

    - 14 décembre 2022 : Agression revendiquée de deux ultras du Paris Saint-Germain à Paris par la Jeune Garde en marge du match France-Maroc.

    - 4 mars 2023 : Deux membres de la Jeune Garde, dont Thomas Soliva, tatoueur sous le pseudo « Casual Ink » agressent un ultra du Kop of Boulogne dans les rues de Paris.

    - 28 mars 2023 : Violente bagarre revendiquée entre la Jeune Garde et leurs opposants nationalistes en marge du blocus de la fac Lyon 3. Les militants de la Jeune Garde retiennent ensuite un opposant et filment son tabassage.

    - 14 avril 2023 : Attaque revendiquée de la sortie du local de l’Action française à Paris par les militants de la Jeune Garde.

    - juin 2023 : Agression revendiquée d’un homme présenté comme un soutien du régiment ukrainien Azov par trois militants de la Jeune Garde dans les rues de Paris.

    - 2 septembre 2023 : la Jeune Garde Lille traque les identitaires de la Citadelle durant tout un week-end et revendique le fait d’avoir « attrapé » plusieurs militants.

    - 21 septembre 2023 : Agression des membres des Jeunes avec Macron par la Jeune Garde sur le campus de la faculté de Nanterre.

    - 29 septembre 2023 : Agression revendiquée des militants du groupe Luminis par la Jeune Garde en terrasse du restaurant Au Vieux Colombier à Paris.

    - 3 octobre 2023 : Agression d'un militant de Génération Zemmour à Lyon par Arnaud Monteiro, membre de la Jeune Garde et du service d'ordre de la CGT.

    - 16 octobre 2023 : Durant un hommage à Dominique Bernard à Lyon, Raphaël Arnault a intimidé Mila et menacé mort Alice Cordier, la directrice du collectif Némésis.

    - 23 novembre 2023 : Cinq antifas de la Jeune Garde Strasbourg, dont Clément Mickael Bal alias Cem Yoldas, agressent un nationaliste qui vient de sortir d’une église.

    - 17 décembre 2023 : Raphaël Arnault menace des personnes âgées qui ont tracté pour le Rassemblement national à Lyon, dans le quartier de Croix-Rousse.

    - 22 décembre 2023 : Bagarre revendiquée entre les militants de la Jeune Garde et des opposants nationalistes à Lyon.

    - 26 janvier 2024 : Nouvelle attaque revendiquée de la Jeune Garde sur le local de l’Action française à Paris.

    - 4 mars 2024 : Nasrollah Marouf, qui accompagne la Jeune Garde Strasbourg dans ses agressions, est arrêté par la BAC avec quatre autres antifas pour l’agression d’un jeune homme de 18 ans qui sortait d’une conférence organisée par le Cercle Mercure.

    - Avril 2024 : Dans le Pays d'Aix, deux antifas de la Jeune Garde, dont Malek Medjani, agressent le porte-parole de Tenesoun et ancien collaborateur parlementaire RN Raphaël Ayma.

    - 19 avril 2024 : à Lyon, les militants de la Jeune Garde Alexandre Lele et Arnaud Monteiro ont lynché un militant RN qui sortait du métro. Ils seront jugés le 11 septembre 2025 au tribunal correctionnel de Lyon pour violence aggravée par deux circonstances.

    - 27 avril 2024 : Cinq antifas de la Jeune Garde, dont Florian Cuntreri, revendiquent d’avoir attaqué trois militants nationalistes à Marseille, dont deux ont été mis « KO ».

    - 9 mai 2024 : Un jeune homme de 19 ans est passé à tabac par une vingtaine de militants de la Jeune Garde à Lyon. Un coup de béquille lui provoquera une double fracture de la mâchoire.

    - 12 mai 2024 : Agression revendiquée de deux militants nationalistes dépouillés de leurs affiches et vêtements dans le métro par la Jeune Garde à Lyon.

    - 22 mai 2024 : Attaque revendiquée de la terrasse du bar « Le Danois » à Lyon par la Jeune Garde.

    - 27 mai 2024 : À Lyon, Raphaël Arnault, accompagné de militants de la Jeune Garde, agresse un homme identifié comme étant un militant identitaire. Plus tard dans la soirée, un autre homme est agressé par la Jeune Garde.

    - 6 juin 2024 : Un commando d’une dizaine de militants de la Jeune Garde Strasbourg attaque deux personnes faussement identifiées comme étant membres du groupe nationaliste « Gargouilles ». Une plainte a été déposée et quatre jours d’ITT prescrits. La plainte mentionne le nom de Clément Mickael Bal dit Cem Yoldass, porte-parole de la Jeune Garde comme Raphaël Arnault.

    - 7 juin 2024 : Agression revendiquée de membres de l’Action française à Lyon par la Jeune Garde.

    - 7 juin 2024 : Des militants de GZ, la branche jeunesse de Reconquête, collent leurs dernières affiches avant les élections européennes à Lyon. Au cours du collage, ils sont alpagués par un homme en scooter et qui porte donc un casque : « On va vous crever […] On va revenir […] Une balle dans la tête ». Les militants identifient clairement Raphaël Arnault. Une plainte a été déposée.

    - 13 juin 2024 : Raphaël Arnault, inquiet pour son intégrité physique car il aurait « été reconnu dans le train » au départ de Paris, a sollicité l’adjoint au maire de Lyon chargé de « la Sûreté, de la Tranquillité et de la Sécurité », Mohamed Chihi, afin que celui-ci envoie une patrouille de policiers municipaux à son arrivée à Lyon. Finalement, ce sont les membres de la Jeune Garde qui agressent un homme soupçonné d’être « nationaliste ». Le meneur est Jacques-Élie Favrot, l’assistant parlementaire de Raphaël Arnault. La Jeune Garde s'est en effet jetée sur la victime, qui a été lynchée. Tandis que Jacques-Elie donnait des coups de pieds, un autre portait des coups avec une matraque télescopique. Une plainte a été déposée.

    - 16 juin 2024 : À Annecy, des membres de la Jeune Garde, armés de barres de fer, ont tenté d’agresser le responsable des Jeunes du RN en Haute-Savoie, sans y parvenir.

    - 27 juin 2024 : Huit membres de la Jeune Garde Paris ont été mis en examen après avoir agressé un juif de quinze ans dans le métro. Celui-ci était accusé d’appartenir à la Ligue de défense juive.

    - 13 janvier 2025 : À Montpellier, un jeune étudiant de 18 ans et membre de la Cocarde s’est fait lyncher au sol par quatre membres de la Jeune Garde, dont Adrien Ghisolfi, Yaël Legouhy et un certain Lucas, surveillant au collège du Jeu de Mail à Montpellier, parce qu’il venait de retirer un de leur autocollant à la sortie d'un restaurant universitaire. Une plainte a été déposée et sept jours d'ITT ont été prescrits.

    - 22 janvier 2025 : Alors qu’ils tractaient à la faculté de Strasbourg, quatre membres du syndicat étudiant La Cocarde ont été repérés par des membres de la Jeune Garde Strasbourg, dont Nasrollah Marouf, qui ont suivi le groupe, avant de les insulter puis de les frapper. Quatre jours d’ITT ont été prescrits à chaque membre de la Cocarde, une plainte a été déposée.

    - 28 janvier 2025 : Nasrollah Marouf, étudiant à l'université de Strasbourg, a été surpris en train de surveiller une conférence de l’Action française. Repéré, il a fui, tandis que les militants de la Jeune Garde, qui attendaient une rue plus loin, ont été dispersés par la police. La Jeune Garde prévoyait d'attaquer les militants d'AF.

    - 6 avril 2025 : La Jeune Garde Lyon a tenté d'attaquer des participants à La Marche pour la Vie à l’issue de celle-ci. Ils ont été repérés alors qu’ils étaient en train de se cagouler et de s’armer. Ils ont alors été repoussés et deux d’entre eux ont même été interpellés par les forces de l’ordre.

     

    Observatoire des violences politiques (Observatoire des violences politiques, 8 avril 2025)

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  • Immigration : La gauche face au réel...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Balbino Katz, le chroniqueur des vents et des marées, cueilli sur Breizh-Info et consacré à l'incapacité persistante de la gauche à ouvrir les yeux sur la réalité de l'immigration...

     

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    Immigration. La gauche face au réel, ou la noble impuissance de Philippe Bernard

    Le vent devait venir du sud-ouest, sans doute, car la mer se levait en nappes sombres et sonores tandis que je tentais de marcher sur la digue de Lechiagat. À chaque rafale, j’avais l’impression d’être soulevé par la bourrasque comme un brin de varech. Renonçant à cette entreprise héroïque, je me suis réfugié au café des Brisants, ce repaire de demi-silence où les pêcheurs observent la météo comme on consulte une oracle capricieuse. Dehors, un vrai temps de chiottes, un rideau de pluie comme un mur liquide. Dedans, un peu de chaleur, une odeur de café brûlant, et Le Monde posé sur le comptoir.

    C’est là que j’ai lu la chronique de Philippe Bernard, « Immigration : sortir la gauche du silence », publiée dans Le Monde du 22 novembre 2025 . Je ne lis pas souvent les chroniques du quotidien du soir sans y percevoir quelque gauchisme de confort, ce mélange de bonne conscience et d’aveuglement moral dont la gauche française s’est tant nourrie. Pourtant, il faut reconnaître ici à Bernard une qualité devenue rare : la probité. Il tente ce que si peu tentent encore, c’est-à-dire une critique interne, exigeante, presque douloureuse de son propre camp.

    Cela seul mérite d’être salué.

    En regardant les vagues heurter le musoir comme si elles voulaient en arracher les pierres, j’ai pensé que Bernard, lui aussi, frappe contre un mur dur, une fortification idéologique presque infranchissable : la gauche française et son incapacité quasi existentielle à regarder l’immigration en face.

    Son texte le dit à mots précautionneux, presque embarrassés, mais il le dit. Il note, par exemple, que les chiffres de l’immigration, qu’il récapitule avec honnêteté, hausse du taux d’étrangers depuis 1999, doublement des premiers titres de séjour entre 2007 et 2024  produisent dans une partie du pays un réflexe d’angoisse, de rejet, ou simplement de lassitude. Et il dit ce qui est insupportable à une partie de son lectorat: la gauche refuse de regarder ces données, et en refusant de les voir, elle abandonne les classes populaires à d’autres discours, parce qu’elles sentent déjà dans leur vie concrète ce que les rédactions parisiennes refusent d’admettre.

    Cette phrase pourrait être de Raymond Aron : « Ce n’est pas parce que les faits déplaisent qu’ils cessent d’être des faits. »

    Bernard ajoute, et c’est bien vu, que les responsables de gauche, au lieu de commenter sérieusement des enquêtes inquiétantes (par exemple, la proportion de musulmans jugeant que la loi religieuse prime sur la loi républicaine, page 3) , préfèrent répondre par des mantras, des messages de « fraternité », des incantations. C’est toute la politique française qui se résume là, en une scène minuscule : une question brûlante posée sur France Inter, et un député qui esquive, qui contourne, qui fuit, comme si le réel était un piège dressé par l’extrême droite.

    Ce réflexe révèle, plus profondément, une structure psychologique. La gauche française n’a jamais vraiment su penser la nation, encore moins sa continuité culturelle et historique. Jean Jaurès lui-même, que Bernard cite en évoquant sa phrase du 28 juin 1914 sur le « grave problème de la main-d’œuvre étrangère », avait dû composer avec cette tension interne entre internationalisme et responsabilité nationale. Sa clarté, aujourd’hui, n’est plus audible : ceux qui l’invoquent se gardent bien de lire réellement son œuvre.

    Je dois rendre à Philippe Bernard que son diagnostic est le bon. Il écrit avec une honnêteté presque mélancolique, dépouillée de ces indignations convenues qui servent d’habitude de feuille de vigne à la gauche morale. Il tente quelque chose qui, pour qui a lu l’histoire politique humaine, ressemble à une entreprise tragique : faire appel à l’intelligence d’un camp politique contre lui-même. Lui rappeler que nier le réel ne le dissout pas. Lui rappeler que refuser de nommer un phénomène l’amplifie. Lui rappeler que le silence n’est pas une posture, mais un abandon.

    C’est noble. Et c’est vain.

    Je regardais, en écrivant ces lignes, les gouttes de pluie fouetter sans relâche la vitre du café. Il y avait dans cette obstination quelque chose qui rappelait la chronique elle-même. Une sorte d’effort sincère, répétitif, butant contre un monde qui ne veut pas entendre. Un effort admirable chez celui qui l’accomplit, désespéré quant à ses effets.

    La gauche française ne souffre pas d’un déficit d’informations. Ni d’un manque de talents. Ni même d’un manque d’intelligence — il serait faux et injuste de le dire. Elle souffre d’une maladie plus grave : l’incapacité psychique à affronter la réalité lorsqu’elle contredit la vision morale qu’elle a d’elle-même. Hannah Arendt écrivait que « le mensonge est l’ultime refuge de ceux qui ne veulent pas affronter le poids du monde ». Le déni n’est pas une position politique : c’est une forme de fuite.

    Philippe Bernard a tenté d’ouvrir une fenêtre. Il n’est pas certain que quelqu’un, dans son camp, veuille s’en approcher.

    Dehors, le vent redoublait ; la mer aussi.

    Et la gauche, une fois encore, détournait les yeux.

    Balbino Katz, chroniqueur des vents et des marées (Breizh-Info, 24 novembre 2025)

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  • La gauche psychanalytique...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Roberto Pecchioli, cueilli sur Euro-Synergies et consacré à la gauche qui confond l'idée avec la réalité.

     

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    La gauche psychanalytique

     

    Psychanalytique parce qu’elle projette ses propres fantasmes sur la réalité, la déformant jusqu’à la nier : l’idéologie gauchiste dévoyée et l’aversion pour tout ce qui est normal.

    Arrêtez le monde, je veux descendre. Est-ce la vieillesse, ou l’altérité absolue face aux idées dominantes, mais je ne supporte plus les Bons, les Pacifistes, les Belles Âmes. Peut-être dois-je me faire soigner, car tout écart par rapport à la pensée magique progressiste de l’Occident comateux est considéré comme une maladie. Psychique, naturellement. De nouvelles phobies sont inventées chaque matin: xénophobie, homophobie, transphobie, technophobie, islamophobie. Plus on en trouve, mieux c’est. Il y a toujours de la place nouvelle dans l’idéologie gauchiste dévoyée. Si tu n’es pas comme moi, si tu penses différemment, raisonne le bon progressiste qui transpire la bonté par tous les pores, tu es rongé par la haine. Il faut donc punir par la loi un sentiment, selon le critère de la mélasse progressiste indigeste. Dans la mécanique mentale correctionnelle et rééducative, ce sont toujours les autres qui haïssent. Telle est la pédagogie de la normophobie, l’aversion pour tout ce qui est normal.

    La gauche moderne autoproclamée – normophobe – est psychanalytique en tant qu’idéalisme. Au sens philosophique du terme: elle confond l’idée avec la réalité. Vieille histoire, inaugurée par le vieux Hegel, qui toutefois n’aurait pas aimé la frénésie du changement thématisée par Marx. Psychanalytique parce qu’elle projette ses propres fantasmes sur la réalité, la déformant jusqu’à la nier. La projection, selon Freud, est le mécanisme de défense inconscient qui consiste à attribuer à autrui ses propres pensées, sentiments ou qualités inacceptables ou déplaisants, afin d’éviter le conflit et l’angoisse de les reconnaître. Raccourci parfait pour nier la réalité: par exemple, ils croient à l’égalité en dépit de l’évidence de son inexistence dans la nature. Ou que le mariage n’est pas l’union d’un homme et d’une femme, et que donc le prétendu mariage homosexuel (un oxymore évident) est un acte bienfaisant d’égalité.

    Personne n’y avait jamais pensé: merveilles du progrès, l’œuf de Christophe Colomb qui tient debout parce qu’il est écrasé. L’obsession pour l’égalité déclinée en termes d’équivalence, d’homologation, d’interdiction de constater les différences et les faits. Contra factum non valet argumentum, disaient les Latins. Vieillerie! L’idéalisme (l'idéisme) malade, onirique, est la négation de la biologie elle-même: masculin et féminin sont des constructions sociales des classes dominantes. Nous ne sommes pas ce que nous sommes, seule compte l’autoperception; aujourd’hui, je me sens chat, donc je le suis, demain, je me considèrerai femme. Personne ne peut me juger ni me demander de me regarder dans le miroir. Au diable la réalité.

     

    La gauche psychanalytique ? Psychanalytique parce qu’elle projette ses propres fantasmes sur la réalité, la déformant jusqu’à la nier.

    Les gauchistes y croient toujours, mordent à l’hameçon des menteurs et des agitateurs auxquels leurs pères et grands-pères n’auraient jamais prêté l’oreille, eux qui maniaient la faucille et le marteau pour faire vivre la famille, dite "traditionnelle" pour la discréditer. Tradition signifie transmission: inutile de rappeler que qui ne transmet pas détruit. «Bien creusé, vieille taupe», commenta Marx à propos de la révolution qui agit en sous-main comme les rongeurs, qui ne songent guère à construire. Belles âmes, désaccoutumées à l’ordre mental, pensent à la fois que le pouvoir naît du canon du fusil, «mais aussi » (copyright Walter Veltroni) qu’il suffit, pour arrêter les guerres, d’arborer un drapeau arc-en-ciel et proclamer la nécessité du «dialogue», remède universel. Étrange qu’Héraclite, le philosophe du changement (panta rhei, tout coule) ait écrit que « pōlemos (le conflit) est le père de toutes choses, de tout le roi ; et il révèle certains comme dieux, d’autres comme hommes, les uns il fait esclaves, les autres libres». La notion de pōlemos indique le principe fondamental du devenir du monde et de l’harmonie de la réalité. Trop compliqué: pour éviter le mal de tête, la seule guerre qui indigne ces messieurs et compagnons – alors qu’il y en a des dizaines en cours – est celle de Palestine, à laquelle ils appliquent immédiatement le même critère de jugement unique, estampillé conforme: opprimé contre oppresseur. La logique dualiste du plus facile, ici coïncidant avec la vérité.

    Le progressiste collectif est sincèrement persuadé que la manifestation, la mobilisation et la grève résolvent tout. D’ailleurs, le mythe de la grève générale, ferment de révolte et de révolution sociale, théorisé par Georges Sorel, est plutôt démodé et Sorel lui-même a ensuite suivi d’autres voies idéales. Le vacarme progressiste actuel sur Gaza est exemplaire: ils vivent la juste cause palestinienne comme un psychodrame à réparer en agitant des drapeaux ou en bloquant – ici, pas là-bas – gares, autoroutes, transports. Jamais de grèves proclamées pour se défendre contre les factures d’énergie, la hausse des dépenses militaires, pour condamner la fuite de Fiat hors d’Italie, pour les malversations bancaires, pour soutenir ceux qui ont été licenciés pour refus de vaccin.

    Le vide décrit par Eugenio Montale: «ne nous demande pas le mot qui scrute de tous côtés notre âme informe», pour conclure «cela seulement aujourd’hui nous pouvons te dire / ce que nous ne sommes pas, ce que nous ne voulons pas». Un siècle plus tard, nous voilà revenus au point de départ. Ils savent ce qu’ils ne veulent pas, mais ignorent à quelle société ils veulent tendre. Hurleurs sans idées. Autrefois, ils étaient communistes et luttaient pour quelque chose. Les grèves d’hier rassemblaient des foules dignes qui exigeaient la justice sociale, défendaient le travail et une répartition plus équitable des richesses. Peut-être aspiraient-ils à devenir petits-bourgeois, comme le pensaient les francfortistes qui niaient la nature révolutionnaire du prolétariat industriel, mais c’étaient des générations concrètes avec des objectifs précis.

    L’exemple parfait de la dissonance cognitive progressiste sont les flash mobs – rassemblements spontanés, brefs, chorégraphiés – réalisés dans de nombreux hôpitaux italiens pour soutenir la Palestine. Outre l’inanité évidente du moyen utilisé, le choix du lieu frappe, typique de ceux qui n’ont aucun rapport avec la réalité. Dans les hôpitaux, on souffre; patients et familles attendent des soins, pas des manifestations. Dans ce cas, comme dans les blocages routiers et des transports, il est probable que le résultat soit contraire aux attentes, mais l’idéalisme à bon marché qui se moque des faits est plus facile. Cela coûte peu, comme la foire à l’indignation sourcils froncés et moralisme verbeux. Le progressisme adore le mot droits, dont il use chaque jour, passé du champ social (travail, salaire, santé, éducation, sécurité) à celui de l’individualisme amoral, libertin et consumériste.

    L’archétype progressiste contemporain est un éternel adolescent, un Peter Pan immature dont l’aspiration est des vacances éternelles (c’est-à-dire, étymologiquement, des absences) auxquelles tout lui est dû. Il y a « droit » et chaque nouveau droit devient invariablement une « loi de civilisation ». Donc le passé, tout passé, doit être interprété comme barbarie, dont on sort en se confiant à la mystique du progrès: après, c’est toujours mieux qu’avant. Dans un monde où le capitalisme est vraiment devenu «destruction créatrice» (J. Schumpeter), c’est le binôme étrange, maîtres universels et progressistes, qui l’emporte. Ils ne veulent pas l’admettre, mais la conscience malheureuse des plus réfléchis sait que c’est la vérité. La solution, tout aussi facile, est la préférence pour les gestes symboliques, le bavardage pensif où l’on se lave la conscience et où l’on donne libre cours à l’émotivité, dernier refuge de l’esprit, par nature passager, trouble éphémère, petite larme légère qui certifie la bonté, l’appartenance granitique à l’armée du Bien.

    Les gauchistes se divisent en trois catégories principales: ceux d’origine catholique croient à un humanitarisme larmoyant, fraternité abstraite d’une religion sans Dieu. La couleur rose. Le gros du corps central, ex-, post-, néo-communiste, s’est adapté à une sorte de marxisme light, épuré de l’abolition de la propriété privée. La couleur rouge. Troisième secteur, la couleur fuchsia de la bourgeoisie libérale, globaliste, dévouée au Marché, à la Technique, à l’Innovation. Toutes convergent dans le Progrès et les Droits tout en détestant Dieu, la patrie et la famille. Ce n’est plus la religion l’opium du peuple, mais plutôt l’opium des dépendances et des modes qui est la religion des peuples. Leur idole est toujours l’Autre, la Victime. Ils ont la manie du défilé, du nombre, qui ne produit pas de force mais du poids. Enfant, je me demandais pourquoi ils «prenaient toujours parti pour l’équipe adverse». Maintenant je le sais, c’est la haine pour la comparaison insoutenable, la rancœur pour ce qui est plus élevé et plus beau.

     

    L’idéologie gauchiste dévoyée et l’aversion pour tout ce qui est normal : l’archétype progressiste contemporain est un éternel adolescent, un Peter Pan immature dont l’aspiration est des vacances éternelles où tout lui est dû.

    J’exagère ? Peut-être, mais parfois il faut laisser parler ses tripes. Lors des manifestations pro-Pal à Rome, une bonne cause – mais qui, pour beaucoup, n’était qu’une occasion de se défouler contre le gouvernement – a aussi été ternie par des jets d’œufs, de pierres et d’insultes contre le siège du mouvement ProVita. Un signal révélateur. D’autres hommes vertueux (ou dames) ont souillé la statue du pape Wojtyla, traité de fasciste de m... Les voyous et les crétins ne sont pas ennoblis par les drapeaux qu’ils brandissent. J’exagère encore ? Alors j’insiste: la haine, les visages livides de rage, la rancœur de gens mal dans leur peau, la négligence personnelle, sont filles du nihilisme de ceux qui ne croient qu’à la destruction. Orphelins de père et de mère, enfants naturels d’idéologies rances, ils trouvent dans l’aversion une raison de vivre.

    Le sempiternel dualisme: ils ont besoin de l’ennemi, à leurs yeux toujours absolu. Un sondage a révélé que plus d’un quart de la faction la plus progressiste américaine approuve la violence et l’assassinat politique, contre sept pour cent du monde ultraconservateur. Il s’agit, c’est la justification gramscienne, de violence « progressive », destinée à l’édification d’une société meilleure. Meilleure? Fichez-moi la paix, dirait Totò, qui était tout de même le prince De Curtis. Un autre élément psychanalytique est la fascination – qui devient mode de vie – pour les instincts les plus bas, présentés comme spontanéité, sincérité, naturalisme. Dans la gauche psychanalytique, c’est le Ça qui gagne, les pulsions et besoins primitifs. Et l’emportent même sur le vieux rouge, le violet de la rancœur et le jaune de l’envie, autre thème freudien. Charlie Kirk avait tort de défier ses adversaires: prove me wrong, prouve-moi que j’ai tort. Impossible. L’évangile apocryphe progressiste est une séquence de dogmes sectaires, indiscutables, aussi durs que les Commandements. Pour Moïse le radical-progressiste, génération perdue de l’Occident terminal, le divan du psychanalyste ne servira à rien.

    Roberto Pecchioli (Euro-Synergies, 7 octobre 2025)

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  • François Bégaudeau : l'anarchisme et le vitalisme de la casse...

    Dans cette nouvelle vidéo, Ego Non, évoque l'idéologie défendue par François Bégaudeau, qui est aujourd'hui l'une des figures intellectuelles de gauche les plus en vue. Romancier et essayiste, Bégaudeau s'inscrit dans le courant anarchiste, tout en reprenant à son compte une bonne partie de la grille d'analyse marxiste. Voyant dans l'ensemble de l'ordre social des structures de domination insupportables, sa pensée conduit, au nom d'un pseudo-vitalisme, à la subversion radicale de toute institution et, partant, des fondements mêmes de la société.

    À partir du "cas Bégaudeau", Ego Non montre les impasses auxquelles conduisent les principes de la gauche. Contrairement à ce qu'estime Bégaudeau, l'ordre n'est pas un carcan qui amoindrit la "joie" et la puissance de vivre, mais le biotope qui augmente la puissance réelle.

     

                                               

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  • Quand la gauche protège les meurtriers et diabolise les victimes...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous la chronique de David Engels sur Ligne droite, la matinale de Radio Courtoisie, datée du 15 septembre 2025 et consacrée au curieux traitement par les médias de gauche américains du meurtre raciste d'une jeune ukrainienne par un individu d'origine africaine et de l'assassinat d'un influenceur conservateur par un jeune gauchiste...

    Historien, essayiste, enseignant chercheur à l'Instytut Zachodni à Poznan, à l'Institut Catholique de Vendée ainsi qu'au Mathias Corvinus Collegium de Bruxelles, David Engels est l'auteur de trois essais traduits en français, Le Déclin - La crise de l'Union européenne et la chute de la République romaine (Toucan, 2013), Que faire ? - Vivre avec le déclin de l'Europe (La Nouvelle Librairie, 2024) et, dernièrement, Défendre l'Europe civilisationnelle - Petit traité d'hespérialisme (Salvator, 2024). Il a  également dirigé deux ouvrages collectifs, Renovatio Europae - Plaidoyer pour un renouveau hespérialiste de l'Europe (Cerf, 2020) et Aurë entuluva! (Renovamen-Verlag, 2023), en allemand, consacré à l’œuvre de Tolkien.

     

                                              

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  • Notre amie la gauche...

    Les éditions Via Romana viennent de publier un essai de Jean-François Chemain intitulé Notre ami la gauche, avec une préface de Mathieu Bock-Côté.

    Agrégé et docteur en Histoire, Jean-François Chemain enseigne en établissement supérieur. Il a publié notamment Tarek, une chance pour la France ? (Via Romana, 2017) et Bellum iustum - Aux origines de la conception occidentale de la guerre juste (Apopsix, 2018).

     

    Chemain_Notre amie la gauche.jpg

    " Depuis la Révolution française, où la notion de « gauche » est apparue, une caste de clercs prétend exercer sur la démocratie un magistère intellectuel et moral. Elle était à l’origine essentiellement issue du clergé, mais s’est élargie à de nombreuses autres fonctions, c’est pourquoi on parlera plutôt de « cléricature ». Ces fonctions ont plusieurs points communs : une autorité, un statut privilégié, un financement public, et se répartissent les tâches visant à éduquer un peuple considéré comme incapable, intellectuellement et moralement, de prendre les bonnes décisions. La cléricature enseigne, éduque, informe, distrait le peuple, elle lui dit le Vrai, le Bon et le Bien, et elle le punit quand il s’en écarte. Elle a pris la place du clergé d’Ancien Régime dans sa prétention à dominer l’État, et sa conception de la laïcité consiste moins dans une séparation que dans une absorption par l’État de la mission moralisatrice de l’Église.
    Volontiers utopique, la gauche considère que tous les moyens, même les plus coercitifs, sont bons pour marcher vers les lendemains radieux qu’elle promet. Les innombrables crimes de masse qu’elle a pu commettre ne sont à ses yeux que les inévitables douleurs de l’accouchement d’un monde meilleur. Elle ne se les reproche jamais, tant, pétrie de morale cléricale, elle ne voit dans ses opposants que pécheurs et hérétiques à corriger ou éliminer.
    On peut être inquiet quand on la voit, aujourd’hui, sans cesse souffler sur les braises des incendies qui couvent, mettre du sel sur les plaies des blessures de la société.
    La Révolution n’est pas terminée, répète-t-elle à l’envi. Mais elle ne le sera que quand le tiers-état se sera enfin délivré de la tyrannie de cet avatar du clergé qu’est la cléricature. "

     

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