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12/07/2017

Terre et mer...

Les éditions Pierre-Guillaume de Roux viennent de rééditer un essai de Carl Schmitt, intitulé Terre et mer, qui avait été publié initialement en français par les éditions du Labyrinthe en 1985. Le texte est complété par une introduction d'Alain de Benoist. De nationalité allemande, juriste et philosophe du politique, ami d'Ernst Jünger, Carl Schmitt est l'auteur de nombreux ouvrages comme La notion de politique (1928), Le nomos de la terre (1950) ou Théorie du partisan (1963).

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" Terre et mer : ces données élémentaires de l’existence humaine déterminent à la fois le caractère spécifique des droits des peuples et de la façon de faire la guerre.

Les différentes conceptions que se font les nations et les hommes d’Etat de la politique, de la guerre, du droit, des rapports d’amitié et d’hostilité, sont, en effet, enracinées dans les modalités de leur relation à l’espace.

Paru pour la première fois en 1944, puis réédité en 1981, ce livre constitue une introduction à l’œuvre de maturité de Carl Schmitt et notamment à l’essai Der Nomos der Erde (1950), dans lequel se trouve abordé le problème de la paix. L’histoire nous est présentée ici comme une opposition entre « ceux qui vivent sur la terre ferme » et « ceux qui écument les mers », histoire qui a trouvé son expression la plus fascinante dans la lutte entre l’Angleterre et la France napoléonienne. Le dualisme existant entre terre et mer a marqué de son empreinte toute la période récente de l’histoire européenne. C’est à partir de lui en particulier, qu’ont été définies les notions modernes de politique, d’Etat, de droit et de travail. Mais ici, Carl Schmitt ne fait pas seulement œuvre de théoricien. Il expose aussi ses vues sous la forme d’un récit à sa fille Anima. Ce qui lui permet de parler de manière vivante aussi bien de l’atmosphère de la piraterie que des calculs stratégiques des grands chefs d’Etat-major. "

 

04/07/2017

L’idée européenne comme volonté de puissance...

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Gérard Dussouy, cueilli sur Metamag et consacré à l'urgence de relancer l'édification d'une véritable Europe-puissance... Professeur émérite à l'Université de Bordeaux, Gérard Dussouy est l'auteur d'un essai intitulé Contre l'Europe de Bruxelles - Fonder un Etat européen (Tatamis, 2013).

 

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L’européisme (l’idée européenne) comme volonté de puissance

Tout le monde connaît l’aphorisme de Nietzsche « l’Europe se fera au bord du tombeau » !

Hé bien, elle n’en est plus très loin, de ce bord ! De tous les points de vue, mais plus particulièrement de ceux de la démographie (la dimension qui conditionne toutes les autres) et de la culture. C’est, probablement, une affaire de trente à cinquante ans, compte tenu de la concomitance de la dénatalité européenne et de l’amplification continue de l’immigration (Cf. les dernières données de l’INED), pour que la civilisation européenne, engloutie ou ravagée, perde toute son authenticité !

Or, rien ne dit que les Européens ne vont pas y aller sans réagir, dans le tombeau de l’Histoire, les uns après les autres, faute d’une prise de conscience rapide, et faute de s’être unis, car il n’existe aucune réponse nationale possible, sauf pour les Tartarins du souverainisme, aux défis du monde du XXI° siècle. Sans une volonté de puissance de leur part, leur destin, commun et funeste, est scellé.

La revitalisation de l’idée européenne, qui a perdu tout son sens, dénaturée et dévaluée qu’elle a été, toutes ces dernières années, par l’idéologie libérale et mondialiste, est le dernier espoir. Après avoir permis l’instauration de la paix entre les Européens, l’européisme est désormais la condition de leur survie. Conçu sous la forme d’une volonté de puissance qui permet d’articuler prise de conscience et praxis.

Nous entendons ici, par volonté de puissance, deux choses

D’abord, la volonté d’être et de durer, de rester soi-même dans l’Histoire d’un monde devenu connexe et synchrone, en se donnant pour cela les moyens politiques adaptés, ceux de la puissance continentale.

Ensuite, et cela va de pair, la volonté de déclencher, à l’échelle du continent, un processus de convergence. Celui par lequel des forces ou des configurations de forces donnent sens à une action, à une politique, en permettant de créer une autre configuration que celle que l’on subit. Pour tout dire, en rendant possible une métamorphose, celle  de l’Europe, bien entendu.

C’est, autrement dit, la volonté de rassembler les forces vives du continent pour re-construire l’Europe sauvegarde (comme entité politique souveraine, protectrice de ses nations et de leur civilisation singulière) et pour réinventer l’Europe des esprits libres (ceux qui sont débarrassés de toute anxiété métaphysique ou moraliste) qu’elle a été.

Ceci implique la réfutation du nationalisme, parce qu’il est source de repli et de dispersion et par conséquent d’affaiblissement, et qu’il ne permet pas de lutter contre le mondialisme, qu’il soit libéral et affairiste, tel qu’on le connaît aujourd’hui, dominant et arrogant, ou qu’il procède du vieil internationalisme marxiste qui aspire à une « autre mondialisation », mais qui reste un melting pot idéalisé. Car dans ces deux cas les intérêts et les identités des peuples européens sont sacrifiés au nom d’une vision millénariste du monde qui les invite à disparaître. Et puis, ce n’est pas l’heure de rouvrir des querelles entre Européens. Ce que pourraient être tentés de faire des partis populistes-nationalistes parvenus au pouvoir, dont les programmes économiques démagogiques auraient aggravé les problèmes qu’ils prétendaient résoudre.

L’européisme est donc la volonté de penser le monde tel qu’il est, sans illusion, et de permettre aux Européens d’affronter ses défis en créant pour cela de nouvelles formes politiques, en donnant à l’Europe l’instrument étatique indispensable à sa continuité. Et dans ce but, la volonté d’organiser la configuration de forces qui permettra de forger cet instrument.

Etre et durer en changeant l’Union européenne

L’Europe politique, ou l’État européen, fédéral, régional et multinational, est une nécessité historique.

La mondialité a sonné le glas des États-nations, tous aussi impuissants les uns que les autres. Leur cycle s’achève, et les peuples en ont bien conscience qui, au cours des dernières consultations électorales en Autriche, aux Pays-Bas et en France ont, finalement, refusé leurs suffrages aux partis séparatistes, à ceux qui préconisent la sécession, soit avec la zone euro, soit avec l’Union européenne.

Le cycle moderne des États-nation est en train d’être remplacé par le cycle postmoderne des hégémonies. Celui des puissances qui ne se limitent pas à  contrôler de vastes territoires, comme au temps pré-moderne des empires, mais qui détiennent des positions dominantes dans les sphères économique, financière, technologique, et idéelle. Celles qui ont accès au pouvoir mondial et qui fixent les normes.

Comme parler de pouvoir, c’est parler de domination, les nations européennes sont désormais face à un dilemme :

– ou bien elles s’accrochent à leurs États nationaux respectifs, et alors, elles demeureront ou passeront sous l’influence de l’une des grandes hégémonies ;

-ou bien, elles se sauveront ensemble en abandonnant l’État national pour se retrouver dans un autre Etat , un Etat de taille continentale, à la mesure de ceux qui mènent déjà le monde. Dans cette perspective, répétons le, les derniers échecs électoraux des populistes n’impliquent pas une adhésion ferme des Européens à l’UE telle qu’elle existe, et surtout pas à sa politique, mais ils révèlent un sentiment, même implicite, de solidarité européenne face aux périls et aux expansionnismes.

Certes, l’hégémonie américaine qui a imposé le libre-échange et le règne de la finance sur toute la planète, semble sur le recul. Surtout que Donald Trump a promis à ses électeurs d’en finir avec les traités de libre-échange contractés par les États-Unis. Ce qui met un terme à la négociation du traité transatlantique, et ce qui est toujours cela de gagné. Mais, il faut rester méfiant, parce qu’il ne pourrait s’agir que de velléités du nouveau président qui, dans bien domaines, est déjà revenu sur ses positions électorales. Il faut s’attendre à d’autres volte-face de sa part. Et, de toutes les façons, un mandat de quatre ans, cela ne représente rien dans la longue durée, celle à laquelle appartient la politique interventionniste américaine, inchangée depuis Théodore Roosevelt.

Cependant, la mondialisation est maintenant de plus en plus chinoise

La montée en puissance de la Chine est irrésistible. Il faut avoir conscience que son niveau actuel correspond à la modernisation, d’à peine, oserait-on dire, 300 à 400 millions de Chinois. Et il en reste plus d’un milliard en réserve ! D’ailleurs le plan 2049 (en l’honneur du centenaire de la révolution) arrêté par Pékin ne cherche pas à dissimuler ses intentions de permettre à la Chine de prendre le leadership mondial. Les Européens n’ont pas encore compris que la réorganisation des affaires planétaires se fait à partir de l’Asie orientale.

Non seulement le monde a basculé, du mauvais côté pour les Européens, mais il est aussi le champ des expansionnismes démographiques et culturels, issus du monde musulman et d’Afrique, dont l’Europe commence, seulement, à ressentir les premiers effets. Il est probable que la conjonction des crises politiques, économiques, climatiques et alimentaires, inéluctables, va les renforcer, de manière quasiment mécanique.

Ni l’Union européenne, parce que ses dirigeants ne veulent pas connaître la nouvelle donne mondiale lourde d’adversités, ni les États-nation, parce qu’ils ne le peuvent pas, sont en mesure de faire face. Il faut dire qu’un grand nombre de ces derniers, parce qu’ils sont mal gérés depuis longtemps, et qu’ils se sont fortement endettés, sont passés sous le contrôle des oligopoles financiers et bancaires auprès desquels ils ont emprunté sans discernement. Les abus de l’État-providence (le laxisme social dans beaucoup de pays européens) ont abouti à l’épuisement et au démantèlement de la puissance publique.

Comment, dans ces conditions, peut-on, renouer avec la souveraineté qui, en termes concrets, réalistes, signifie la levée des contraintes extérieures les plus lourdes, et se traduit par la possibilité de s’auto-organiser en fonction de ses propres valeurs, de ses identités, de ses préférences éthiques, sociales, et de ses traditions ? Sinon qu’en envisageant la chose dans un cadre politique autonome parce que puissant, suffisamment vaste et riche en ressources pour conduire des politiques de restructuration et des stratégies impossibles à mener à l’échelle nationale. La seule option réaliste est la prise du pouvoir dans l’Union Européenne, avec comme but sa transformation en un Grand Régulateur.

La volonté de réunir la configuration de forces favorable au changement

La politique de la table rase, prônée par certains, comme le voie du repli, choisie par d’autres, sont des impasses. Il est toujours difficile de reconstruire sur des ruines, surtout quand la convergence des volontés est faible.

Malgré l’euro-pessimisme écrasant, l’alternative reste « l’Europe ou la mort », comme le stipulait, dans un livre déjà ancien, Michel Poniatowski. En dépit de tout ce qui peut être dit et écrit, il n’en existe pas d’autres. C’est bien pourquoi, l’européisme se comprend comme la volonté d’organiser la configuration de forces capable d’obtenir le changement en Europe.

Il ne faut pas détruire Bruxelles, mais s’en emparer. Et dans cet objectif, il convient de fédérer toutes les forces éclairées qui entendent sauvegarder les identités et les intérêts des peuples européens, à quel qu’échelon territorial que ce soit. La dispersion et la prétention à faire bande à part sont des faiblesses rédhibitoires. Au contraire, le regroupement des forces populaires dans un même faisceau et dans la même direction est la seule force qui, d’ores et déjà, ferait pâlir de peur la Commission européenne, et l’obligerait à revoir sa politique.

Pour inspirer confiance aux électeurs européens, ces forces identitaires doivent montrer qu’elles sont responsables, qu’elles sont en prise avec le réel, celui du monde globalisé, sans nostalgie. Et qu’elles sont capables d’innover, de créer des formes politiques adaptées au monde d’aujourd’hui. C’est par l’agrégation de leurs moyens, par l’agglutination de leurs déterminations que les partisans européens pourront se réapproprier l’Union.

Le mot d’ordre est à la convergence, au rassemblement

Face à un environnement mondial plein de risques et de menaces, l’État communautaire est le seul cadre de survie des nations européennes. Cela les mouvements protestataires ne l’ont pas encore compris. Et s’ils ne le comprennent pas, Ils sont condamnés à n’être que les témoins d’une désespérance à laquelle ils n’ont pas les moyens de répondre. La solution n’est pas dans le retour aux frontières intérieures de l’Europe, mais dans le renforcement de la frontière extérieure de l’Europe.

L’Histoire est une succession de contextes et tout reste possible

L’Histoire n’a aucun sens obligatoire. Elle est une succession de configurations dont chacune est héritière de la précédente, sans jamais être une réplique de ce qui a déjà existé. Et chaque configuration n’est pas autre chose que le résultat de l’interaction des hommes. Autrement dit, ceux d’entre eux qui le veulent et qui s’en donnent les moyens, peuvent toujours recontextualiser leur monde, le refaire. Rien n’est jamais acquis, mais rien n’est jamais perdu. Rien n’est prescrit, et il n’y a pas de complot.

Certes, la situation actuelle de l’Europe est déprimante, plus par la léthargie des Européens et par la résignation qui semble les avoir gagnés. La crise sociale qui frappe une partie des populations européennes épargne tous ceux que le système libéral mondialisé favorise et tous ceux qui vivent sur les acquis d’un système qui n’est plus finançable. Dès lors, les élites qui dirigent ce système fondent son maintien sur l’approfondissement du marché et la libération totale des flux humains, matériels et immatériels.

Mais cette politique engendre une endogamie sociale de plus en plus aiguë, entre les élites mondialisées et leurs peuples originaires, et communautaire, de moins en moins lisse, entre les populations autochtones et les différents groupes ethnoculturels allogènes.

Dans ces conditions, le contexte historique pourrait vite devenir un contexte de crises. A commencer par un nouvel accès de fièvre dans la crise migratoire non-stop, compte tenu des masses de migrants qui se pressent sur la rive sud de la Méditerranée. La France, plombée par ses déficits jumeaux(public et commerce extérieur), évitera-t-elle encore longtemps la faillite ? Et combien de temps le colosse économique allemand, où la précarisation sans fin de l’emploi pallie au drame du chômage, tiendra-t-il sur son pied d’argile démographique ? Selon les réponses apportées, ou pas, à ces questions cruciales et à bien d’autres encore résulteront, peut-être, des situations favorables au changement.

Dans cette perspective, deux types d’acteurs existent, qui sont compatibles et qui pourraient converger dans leurs actions : certains des États existant et des mouvements de partisans européens. En effet, parmi les Etats, quelques uns comptent des gouvernants qui ont pris acte de toutes les dérives de l’Union européenne, de toutes ses orientations politiques nocives pour les peuples européens, de l’insignifiance ou de l’indifférence à la cause européenne de ceux qui la dirigent, et qui tentent déjà de changer le cours des choses. On pense ici aux États du groupe dit de Višegrad.

Au plan des mouvements de partisans, tout reste à faire. Peut-être que les échecs répétés des populistes-nationalistes ouvriront bien des yeux ? Il n’est pas impossible, en tout cas risquons l’analogie, que ce qui s’est passé dans la Chine subjuguée et en partie démembrée de la fin du 19ème siècle, où la révolte des Boxers a abouti à la révolution nationaliste de 1911, se répète dans une Europe en crise et ouverte à toutes les pénétrations étrangères. Le souci, par rapport à cette expérience historique victorieuse, est l’absence, dans le Vieux continent, de générations conséquentes de jeunes adultes, homogènes parce qu’ouvrières et paysannes, comme il en existait au siècle dernier. La résignation guette les peuples vieillissants.

Quoi qu’il en soit, le processus à engager est celui d’une agrégation  de tous les acteurs potentiels. Il faut inventer des organes politiques transnationaux dont l’objectif, à terme, est l’investissement coordonné du Parlement européen. Car le Parlement a les pouvoirs de changer l’Union européenne de l’intérieur, dès lors qu’existerait en son sein un bloc nettement majoritaire de députés solidaires dans leur vision d’une Europe émancipée de ses vieux tabous idéologiques, et conscients de la précarité de son avenir.

Le changement est toujours possible, à la condition qu’il soit voulu, quand le contexte lui devient favorable. Et c’est l’organisation de la lutte qui permet de garder l’espoir.

Gérard Dussouy (Metamag, 29 juin 2017)

 

22/06/2017

Pour en finir avec un certain libéralisme...

Les éditions Avatar viennent de publier un essai de Michel Soriano intitulé Pour en finir avec ce libéralisme qui fabrique les crises et désespère les peuples. Chef d'entreprise, Michel Soriano a exercé dans la métallurgie, l’automobile et les énergies nouvelles, notamment, mais il a aussi dirigé un syndicat professionnel. Il connaît donc les égarements de l’économie libérale et de la finance ainsi que les processus qui conduisent à la spéculation, aux délocalisations et à la globalisation des flux de marchandises et de capitaux.

 

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" Non, l’élection de Trump, le Brexit, la montée des « populismes » et des « extrémismes » en Europe, ne sont pas des accidents de l’histoire… le malaise est profond ! 

Les populations occidentales n’acceptent plus un libéralisme sans règles ni lois qui engendre les délocalisations, l’endettement colossal des états, l’accroissement des inégalités et de la précarité, les outrances de la finance, l’insécurité au quotidien…

Après avoir chiffré et analysé les dérives économiques, sociales et financières du système, l’auteur nous propose les règles pour redonner des valeurs et du sens à l’économie libérale. Un système financier assaini et une économie de proximité libérale et ouverte permettraient de refabriquer chez nous les produits que nous consommons !… Il ne serait plus possible de s’enrichir impunément par la spéculation pendant que nos agriculteurs se suicident, que nos usines ferment et que nos technologies s’en vont. Une Europe fédérale verrait ainsi le jour, indispensable et puissant contrepoids face aux Etats-Unis et à la Chine. Une Europe qui trace le chemin, qui décide, forte mais apaisée, où le travail serait à nouveau source de richesse pour construire enfin le « rêve européen » que nous attendons tous ! "

Vivre en Européen !...

Nous vous proposons de découvrir la nouvelle vidéo réalisée par l'Institut Iliade et intitulée Vivre en européen...

 

                                    

 

" L’Institut Iliade pour la longue mémoire européenne lance une nouvelle vidéo : « Vivre en Européen : nature, excellence, beauté ». Face aux menaces mortelles qui pèsent sur la civilisation, les peuples et les nations d’Europe, et à l’incapacité des mouvements populistes à imposer en l’état un nouveau rapport de force politique, ce film richement illustré propose en quelques minutes un ressourcement dans la vision du monde propre aux « Vieux Européens ». Il expose ce que les « murs porteurs » de notre civilisation peuvent apporter comme réponse concrète et stimulante aux défis du moment, autour du triptyque proposé par Dominique Venner : « La nature comme socle, l’excellence comme but, la beauté comme horizon ». Il constitue en cela une alternative au risque de perte de confiance et d’espoir dans l’avenir qui guette nos compatriotes : « Quand l’esprit se souvient, le peuple se maintient ! »."

16/06/2017

Les dernières années de la démocratie en Europe ?...

Nous reproduisons ci-dessous un excellent texte de réflexion de Laurent Ozon consacré à l'épuisement de la forme démocratique face aux enjeux actuels. Chef d'entreprise et essayiste, Laurent Ozon est l'auteur de France, années décisives (Bios, 2015).

 

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Les dernières années de la démocratie en Europe ?

Les dernières élections marquent un nouveau recul de la participation au processus électoral. Les citoyens ont compris que leur vote n’a plus le pouvoir de transformer leur monde et que d’autres pouvoirs travaillent notre environnement et influent sur notre vie de quartier, familiale, professionnelle, etc. Ces autres pouvoir ne sont pas démocratiques. Face à eux, le pouvoir politique semble  impuissant et le vote comme acte politique, encore davantage. Le peuple qui est théoriquement la puissance agissante et simultanément, le destinataire de cette puissance, est transformé en profondeur par l’action de ces pouvoirs non démocratiques. Ce constat aboutit logiquement à un désengagement massif des citoyens à l’endroit du processus électoral. 

La démocratie est un principe de gouvernement défini habituellement comme le « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ». « Gouvernement du peuple » signifie que le pouvoir tient sa légitimité du peuple qui l’incarne et est souverain. « Pour le peuple » signifie que les choix politiques sont dédiés aux intérêts du peuple ; et « par le peuple », qu’il exerce lui-même ce pouvoir par des mécanismes de décision, participation, délégation, contrôle, élection et de révocation.

Dans les faits, cette définition, souvent invoquée pour définir le fonctionnement démocratique, est issue du discours de Gettysburg d’Abraham Lincoln. La démocratie athénienne accorde cette légitimité non au peuple mais au citoyen, qui ne l’est pas automatiquement du fait de son lieu de résidence ou de son appartenance à l’espèce humaine, mais le tient de son appartenance à la « Cité », c’est –à-dire à une institution politique selon des critères variables (naissance, fidélité supposée à l’institution, services rendus, âge, sexe, etc.). En synthèse, la démocratie définit, dans un processus récursif, les contours d’un acteur politique (le peuple, constitué par la somme de ses citoyens) qui est en lui-même la finalité de sa propre action et simultanément le moyen de la réaliser. 

Cet idéal démocratique est dans les faits, contraint ou limité par trois paramètres :  1 - les compétences réelles des acteurs (peuvent-ils, par l’expression de leur volonté, réaliser leurs intérêts ?), 2 - leur nature (selon quels critères sont-ils admis à en être acteurs et donc décisionnaires et à en déterminer les finalités) et 3 - leurs moyens (par quels moyens exercent-ils leur volonté). 

Le système démocratique présente un certain nombre de défauts bien identifiés depuis des siècles et sur lesquels je ne m’étendrai pas. Le premier d’entre eux est son caractère acompétent et donc d’un certain point de vue, irrationnel, dans la mesure où il institue le pouvoir d’une majorité, non d’une compétence ou d’une connaissance. D’autre part, les confrontations de pouvoir et d’influence, la recherche de l’assentiment des citoyens, favorisent logiquement la démagogie et/ou la trahison des promesses faites en période de campagne pour se faire élire. Enfin, comme les autres formes de gouvernement, sa corruptibilité introduit de nombreux biais dans son mode de fonctionnement. La démocratie ne fonctionne pas non plus de la même façon dans une société simple, homogène et de petite taille que dans une société complexe pour des multitudes hétérogènes. Dans une société complexe, la multiplication des institutions, des contre-pouvoirs, des lois et des règles rend l’exercice des institutions inaccessible au plus grand nombre et entraîne une professionnalisation de l’exercice du pouvoir et de fait aussi, un ralentissement de la prise de décision et de la mise en œuvre de ces décisions. C’est à cette tendance que semble répondre le processus de dé professionnalisation  de la vie politique engagé par Emmanuel Macron.

Une fois énumérés ces reproches, il reste encore deux arguments lourds à l’encontre de la démocratie occidentale.

Pour définir le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple, encore faut-il définir ce qui fait pouvoir. La population votante est aujourd’hui travaillée par des pouvoirs sur lesquels elle n’a pas prise. De fait, le « pouvoir » évoqué par Lincoln est devenu une partie de plus en plus faible des formes de pouvoir en concurrence dans la société complexe industrielle moderne. La plupart des autres formes de pouvoir ne subissent pas la contrainte des principes démocratiques.

Les régimes démocratiques sont en principe organisés selon le principe de la séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, théorisé par Montesquieu, afin d’éviter leur concentration entre les mains d’une seule personne. Certaines Constitutions privilégient la stricte séparation des pouvoirs ; d’autres leur permettent, tout en étant distincts, de disposer de moyens de contrôle les uns à l’égard des autres. Ces trois pouvoirs se neutralisent d’ailleurs souvent entre eux.

La démocratie dans une société complexe impliquant la représentation et la délégation, ne donne pas d’autre pouvoir au peuple que celui de choisir des représentants. Mais ceux-ci sont triés et littéralement "vendus" par d’autres pouvoirs (médiatiques, financiers  etc.) à un corps électoral dans un processus qui ressemble plus à celui de The Voice qu’à celui de l’Agora.

La surdétermination des pouvoirs médiatiques, économiques ou technoscientifiques, soumet les citoyens à des rapports de force contre lesquels les lois, polices ou armées sont largement inopérantes. La transformation des sociétés est le fait de pouvoirs non-démocratiques et les systèmes démocratiques s’adaptent à des contraintes sur lesquelles ils n’ont pas prise mais qui eux, exercent leur puissance sur la source de la légitimité : le peuple. De fait, l’impératif de souveraineté à la base du principe démocratique (peuple souverain) est vidé de sa substance. Si la somme des pouvoirs qui impriment leurs capacités de transformation sur notre société ne sont pas démocratiques, la société démocratique, ne pouvant plus compenser ses faiblesses endogènes (loi du nombre, corruptibilité, lenteur, irrationalité, compétences, démagogie) expose les « citoyens » à toutes les expérimentations sociales, économiques, culturelles ou normatives. Le processus électif n’est alors plus que la courroie de transmission des véritables pouvoirs, de ceux qui les détiennent, et des objectifs de ceux qui les déterminent.Il est à peine exagéré de dire que la démocratie parlementaire est la forme de gouvernement qui abandonne le plus de puissance aux pouvoirs non-démocratiques.

Le deuxième argument qui peut nous faire sérieusement douter des vertus de la démocratie parlementaire occidentale est plus définitif. Dans la mesure où elle fait du peuple en état de voter, la source légitime et la destination de son action, elle est devenue un processus de légitimation perpétuel d’un existant anthropologique « travaillé" par des pouvoirs non-démocratiques.

Explications. Chaque critère (essence : qui est le peuple ? projet : quelle est sa volonté ? méthode : comment réalise-t-il cette volonté ? outils : via quelles institutions ?) rétroagit sur l’autre. C’est dans ce processus de rétroaction facilité que se situe la spécificité du système démocratique. Et nous avons vu que le mode de gouvernement démocratique occidental, est récursif puisqu’il définit les contours d’un acteur politique (le peuple, constitué par la somme de ses citoyens) qui est en lui-même la finalité de sa propre action et simultanément le moyen de la réaliser. 

De fait, les transformations affectant l’un de ces quatre paramètres (essence, projet, méthode et outils), modifient les autres et justifient des adaptations permanentes sous la pression des rapports de forces. Cette capacité d’adaptation des formes de gouvernement démocratiques à leurs contraintes historiques (épidémies, transformation de la composition de la population, évolution culturelles, économie, etc.) peut être perçue comme une force mais forge par ailleurs une instabilité de nature particulière. 

Les redéfinitions de ce qui constitue le « peuple », les « nationaux » ou « citoyens » sont permanentes, soit du fait de l’évolution naturelle de sa composition, soit du fait des manipulations par des représentants politiques de la composition de la population en attribuant le statut de citoyen ou « national » selon leurs objectifs électoraux ou leurs visions idéologiques. L’immigration massive modifiant la composition du « peuple », a bien transformé simultanément la nature de ses besoins, l’expression de sa volonté et ainsi, les moyens de parvenir à le servir.

Winston Churchill évoquait la démocratie comme « la pire forme de gouvernement à l'exception de toutes celles qui ont été essayées au fil du temps » ; elle est aujourd’hui le paravent de toutes les autres formes de gouvernement de l’histoire et de nouveaux pouvoirs, dissimulés derrière le masque de la souveraineté populaire. Ces pouvoirs en s’exerçant, « travaillent » en profondeur le peuple, et modifient en profondeur la source initiale de la légitimité. La démocratie est un mécanisme de gouvernement rétroactif qui assure la continuité de ses institutions et de ses méthodes de gouvernement en les adaptant à une population changeante ou en sacrifiant ses méthodes, ses principes et ses populations initiales au rapport de force majoritaire, et ce qui en découle. 

De ce fait, le système démocratique occidental ne peut constituer un système de gouvernement protecteur pour la population qui l’institue. Ceci pour une raison simple : ce système redéfinit ce qui constitue le peuple, la nature des pouvoirs sur lesquels il a prise, et les moyens de ses institutions.

Une population ainsi modifiée décide inévitablement de changer la définition de ce qui le constitue. Le changement de définition de ce qu’est le peuple est le processus auto-correctif par lequel les institutions, leurs représentants qualifiés et la masse du corps électoral modifié assoit les transformations et même le remplacement du peuple autochtone, par une masse votante, dirigée par des élites triés par des pouvoirs non-démocratiques. 

En conclusion, la démocratie occidentale est l'exercice du droit du plus fort (les plus riches et / ou les plus nombreux) et non un mode de gouvernement capable d’assurer la continuité d’un projet civilisationnel, d’une culture ou d’une population initiale. Elle est simultanément la plus corrompue par les influences des pouvoirs non-démocratiques et la moins conservatrice sur le plan des fondamentaux anthropologiques, civilisationnels et culturels. Les institutions démocratiques présentent l’avantage d’être dynamiques, récursives et auto-correctrices et l’inconvénient de ne pas protéger l’humus des sociétés : les populations qui les ont fait advenir dans l'histoire..

Sapée par l’élargissement et la complexification des sociétés, la démocratie ne pourra retrouver sa pertinence comme mode de gouvernement que dans des formes d’organisations relocalisées et simplifiées. Compte-tenu de la nature des enjeux prioritaires auxquels nombre de peuples devront faire face en Europe dans les années à venir, la démocratie parlementaire, devenue une cybernétique sociale à l’usage de l’Etat profond occidental, laissera probablement la place à des formes de gouvernement plus adaptées aux enjeux et aux besoins des Européens.

Ce désengagement de l'Europe à l'égard de la forme démocratique parlementaire aura des conséquences importantes dans nombre de zones qui ont subi les influences de son hardpower puis de son softpower ces cent dernières années. En particulier les pays qui ont transposé, souvent sous la contrainte, le fétichisme organisationnel occidental. Ce désengagement, enfin, pourrait marquer le début d'une reprise de la digestion institutionnelle et politique du parlementarisme démocratique, par des pays qui disposent de leur génie politique propre. Car la condition sine qua nonde la renaissance du principe démocratique sous une forme modifiée  sera encore qu'il existe des peuples vivants pour le rendre possible...

Laurent Ozon (Century news, 13 juin 2017)

12/06/2017

Le ramadan, une école de la radicalisation ?...

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Michel Lhomme, cueilli sur Metamag et consacré au ramadan comme instrument sournois de la radicalisation de la communauté musulmane. Michel Lhomme est journaliste et enseignant.

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Le ramadan ou l’école de la radicalisation

De par le monde, la semaine du ramadan a commencé très fort : Double attaque à Londres, tuerie de Manchester, attentat suicide commis par un soldat de l’Islam, 14 policiers tués dans des attentats au Kenya, une ville des Philippines prise d’assaut par des djihadistes avec décapitations, attentats en Indonésie qui nous rappelle que c’est le plus grand pays musulman, massacre de chrétiens coptes en Egypte revendiqués officiellement par Daesh, tout cela quelques jours seulement avant le début du Ramadan qui s’annonce déjà sanglant.

Daesh vient de lancer sa campagne officielle spécial Ramadan. Elle ne fait pas dans l’œcuménisme ou l’ouverture d’esprit. Le ramadan c’est aussi la djihad mais plus pernicieuse, la djihad culturelle.

Dans l’inconscience la plus totale, les médias français y ont participé faisant ostensiblement de la surenchère socioculturelle qui, il faut bien le reconnaître, a atteint cette année des proportions de soumission assez incroyables et rarement atteintes auparavant. On a besoin du vote musulman. Qu’on en juge simplement par la liste non exhaustive suivante, Le Monde allant même jusqu’à présenter une vidéo pour expliquer à ses lecteurs ce qu’est le ramadan :

LCI : Ramadan : 5 conseils pour jeûner sans danger et rester en forme.
LCI :Ramadan : fumer, se maquiller, avaler sa salive… quels sont vraiment les interdits pendant le mois de jeûne ?
LCI :Le jeûne du ramadan expliqué en trois questions.
Europe 1: Ramadan 2017 : boire, manger, faire l’amour, les interdits du mois sacré de jeûne.
RTL :Le ramadan, mois sacré pour les musulmans, débute samedi.
L’Obs: Top départ pour le marathon du Ramadan.
Nice Matin – La Provence: Le ramadan débute ce samedi pour les cinq millions de fidèles en France.
Lyon Mag : Le Ramadan commence ce samedi pour les musulmans de Lyon

Et puis le plus beau peut-être, Manuel Valls rompant le jeune avec ses futurs électeurs.

Or, qu’est-ce que le Ramadan pour Daesh si ce n’est le mois propice du combat contre les infidèles

Daesh a d’ailleurs prévenu clairement les Occidentaux : pendant la période du mois sacré, « la guerre sera totale ». Le quotidien britannique The Independent a déclaré que l’État islamique avait publié un communiqué sur YouTube affirmant que tous les partisans de Daesh résidant en Occident et qui sont dans l’impossibilité de se rendre en Irak et/ou en Syrie doivent prendre pour cible les «infidèles dans leurs maisons, leurs marchés, leurs routes et leurs manifestations». « Redoublez d’efforts et intensifiez vos opérations», tel est le mot d’ordre. Le message posté sur la toile, intitulé, «où êtes-vous, lions guerriers ? » exhorte les admirateurs de l’État islamique à «ne pas sous-estimer» leur travail, affirmant que «cibler de prétendus innocents est très apprécié par les leaders ». Les lions de l’Islam sont donc appelés à devenir martyrs pendant le ramadan. Parmi les cibles potentielles, le message vidéo cite les «savants du mal et de la sédition», ainsi que «les politiciens». S’en suivent de longues explications sur les méthodes à adopter, provenant du magazine de Daesh, Rumiyah : attentat suicide, attaque au camion bélier, attaque au couteau sur des passants dans la rue etc. Une attention toute particulière devra être portée aux dix derniers jours du ramadan et en particulier au dernier vendredi, précédant l’Aïd, le sacrifice du Musulman ce jour-ci lui ouvrant le paradis en état de sainteté absolue.

Or, la presse française ne voit dans les attentats que « des incidents ». Or, qu’est-ce que ce mois pour un musulman en particulier jeune et adolescent ? C’est le grand mois de sa formation, sans doute l’élément le plus formateur de sa conviction religieuse, pour d’autres forcément et c’est le cas dans nos banlieues, la grande opportunité de la radicalisation. Pourquoi, parce que dans ce mois, tout musulman jeûnant, comprend qu’à côté, il y a ceux qui mangent, boivent et forniquent c’est-à-dire tous les infidèles, non pas les sans patries, mais les sans-dieux et tous les apostats. Comment le jeune adolescent de banlieues  ne pourrait-il pas voir monter en lui la colère et la haine devant tant d’indélicatesses morales des non-musulmans qu’il côtoit et qui le contrôlent en permanence à l’école athée comme dans la rue ? Purement logique.

Que font nos autorités morales et politiques ?

Elles encensent le Ramadan au nom du différentialisme intégral et de la tolérance. Elles se couchent et vendent le jeune musulman dans une grande entreprise de pédagogie religieuse, un laïcisme soudain devenu « positif » parce que pro-musulman.

En fait, la France est déjà pré-islamisée. La fin du Politique et de l’État, la dislocation définitive des partis politiques a dynamité la démocratie . Mais voilà il faudra quand même les tenir. La religion musulmane – aux États-Unis et en Amérique latine, les évangélistes feront l’affaire – devrait pouvoir assurer la mission de la fin de la démocratie et de l’État. En tout cas, il est impératif qu’elle le fasse. La religion renforce et discipline. En France, les mondialistes pensent entre eux  que ce sera la fonction de l’Islam. On l’a entendu dans certains cercles ultralibéraux. L’État mondial en aurait presque décidé ainsi pour éviter demain les convulsions populaires. Il faut donc que le pouvoir se rassure par le ramadan. S’ils ne pouvaient que prier et méditer !

Mais le ramadan se termine le soir par des orgies alimentaires (au cours de ce mois sacré, les musulmans dépensent en moyenne 394 euros en alimentation, soit 40% de plus qu’en temps normal ) et dans les rues, c’est aussi le grand ramdam. On sent qu’en cette période par peur, les autorités morales et politiques du pays encensent la convulsion ramadanique mais pourquoi ?

Il faut reconnaître la grande habileté des autorités islamiques. Ils ontcompris la peur d’en haut et savent en jouer à fond. L’Islam de France devient ainsi petit à petit la religion du chantage : ils auront le voile en entreprise, les jours fériés de l’Islam et les mosquées sur tout le territoire. Il suffit alors de montrer que sinon l’Islam pourrait être violent.

Il y a une autre alternative et cette alternative, c’est l’Islam culturel, l’Islam “Musée de l’Institut du monde arabe” avec sa dernière exposition, « les trésors de l’Islam en Afrique » mais sans les chiffres du génocide noir pratiqué, ces millions de nègres battus, vendus  par les Arabes dans les caravansérails. Le chantage politique du ramadan, c’est la djihad soft : la djihad intellectuelle.

Il y a donc – c’est clair – avec la propagande du ramadan une alliance manifeste du libéralisme et de l’Islam en Europe. Le moment d’élévation spirituelle est surtout un moment de soumission politique. Après la rupture du jeune, on se rue dans les mosquées pour écouter des prêches mais dans quel état ? Dans l’état de celui qui fier de sa foi constate qu’autour de lui, on ne fait pas le ramadan. Ces sermons contre le pêché, contre ceux qui ne font pas le jeune sont des sermons qui diabolisent. Ce sont des discours non religieux mais essentiellement moraux et anti-transgressifs. Ils constituent l’essentiel de l’argumentaire du musulman militant, le conditionnement progressif de la future armée d’Allah. Les conditions sont physiquement idéales, jeune alimentaire et abstinence sexuelle sont psychologiquement propices au volontarisme et aux manipulations mentales. Le ramadan est de fait un puissant moteur de radicalisation du pays. Cette radicalisation sournoise reçoit donc ouvertement la bénédiction officielle de l’Etat français et de toutes ses autorités morales et politiques.

En attendant, le ramadan est une sacrée aubaine pour les commerçants, surtout pour les bouchers de Rungis et les tarifs de nuit de Uber. Pendant la période du Ramadan, la viande hallal représente 45% de chiffre d’affaires. On ne trouve plus d’Uber chaque soir après le coucher du soleil. Bonne mère. la compagnie a autorisé les chauffeurs qui travaillent à augmenter leur tarif : ne serait-ce pas de la discrimination anti-musulmane ?

Cette exaltation insolite d’un ramadan culturel fera-t-il prendre conscience aux Européens qu’ils ont une destinée commune ou, comme l’Église, s’aplatiront-ils devant l’œcuménisme au nom du cosmopolitisme évangélique en pleurant  leurs enfants ou leurs coptes massacrés ?

L’Islam ramadanique est peut-être alors une chance pour les Européens de revoir complètement leurs conceptions, de revenir complètement sur l’ordre social humaniste qu’ils ont pensé depuis des siècles et qui s’achève par la fin de l’État, la mort de la démocratie et la religion la plus totalitaire qui soit.

Michel Lhomme (Metamag, 5 juin 2017)