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05/08/2018

Feu sur la désinformation... (196)

Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés, consacrée au décryptage des médias et dirigée cette semaine par Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia, avec le concours d'Hervé Grandchamp.

Au sommaire :

  • 1 : Affaire Benalla : le gouvernement orchestre la réplique médiatique
    Après une semaine de silence, Alexandre Benalla réplique dans les médias, 3 médias en 3 jours. Barbe rasée, mains croisées docilement sur la table, c’est le retour du favori de Macron médiatrainé.
  • 2 : Le Zapping d’I-Média 
    Août, Paris va accueillir les « Gay Games », la ville la plus « gay friendly » va accueillir une sorte de jeux olympiques de la « diversité » « prônant le respect à l’égard de tous les participants ». Une communautarisation du sport mettant en avant les tendances sexuelles n’ayant aucun rapport avec une quelconque performance sportive.

  • 3: Audiences radio, c’est l’heure du mercato
    Retour sur les audiences radios. Depuis 1 an Europe 1 creuse le trou. Le mercato des journalistes pourra-t-il amener un vent de frais à la radio de Lagardère ?
  • 4 : Les tweets de la semaine
    Le Monde désire-t-il un nouveau référendum sur le Brexit ? le 27 juillet, le journal de « référence » publiait un article : « Une majorité de Britannique en faveur d’un nouveau référendum ». En réalité cette majorité est bien contestable, 42 % des britanniques désirent un nouveau vote, Ils sont presque autant à ne pas le désirer. Peut-être, demain, Le Monde publiera un article sur un deuxième vote pour confirmer l’élection d’Emmanuel Macron ?

 

                                        

29/07/2018

Feu sur la désinformation... (195)

Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés, consacrée au décryptage des médias et dirigée cette semaine par Michel Geoffroy, membre de la fondation Polémia, avec le concours d'Hervé Grandchamp.

Au sommaire :

  • 1 : Affaire Benalla : Scandale d’Etat ou hystérie médiatique ?
    Affaire Benalla, Une semaine de rebondissement médiatique. Un scandale d’Etat sur fond de crise politique.
  • 2 : Le Zapping d’I-Média 
    Retour de la grossophobie dans les médias, en application du principe de Lagardère de Renaud Camus « si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère viendra à toi ». Le principe de grossophobie qui permet de culpabiliser les personnes non grosses, plutôt que d’incriminer la malbouffe.

  • 3: Faut-il sauver les casques blancs ?
    Les casques blancs évacués de la Syrie. Une organisation soutenue par les occidentaux et présentée par les médias comme « humanitaire », bien qu’elle comporte de nombreuses zones d’ombres.
  • 4 : Les tweets de la semaine
    Omar Sy pourrait jouer Arsène Lupin dans une prochaine série Netflix. Après le docteur Knock, l’acteur à succès pourrait interpréter le gentleman cambrioleur de Maurice Leblanc. Une certaine réécriture de l’histoire pour faire correspondre le cinéma à une vision du monde « métissé »
  • 5: Charline Vanhoenacker, l’humour au service du militantisme
    Portrait piquant de Charline Vanhoenacker, la journaliste belge qui se prend pour une humoriste.

                                   

 

22/07/2018

Feu sur la désinformation... (194)

Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés, consacrée au décryptage des médias et dirigée par Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia, avec le concours d'Hervé Grandchamp.

Au sommaire :

  • 1 : Casse et pillage : La France championne du monde
    La France championne du monde de football. La fête a été gâchée par des émeutes sur les champs Elysées, des émeutes bien masquées par les médias.
  • 2 : Le Zapping d’I-Média 
    Festival d’Avignon, festival théâtral, mais aussi festival de propagande. La « question du genre » était au cœur de l’édition 2018, une douzaine d’œuvres se concentraient sur le travestissement, ou encore la « transition sexuelle ». Pour Olivier Py, directeur du festival, « il appartient peut-être au théâtre de changer les stéréotypes de genre ».

  • 3: Zemmour censuré Taddeï réfugié
    Le journaliste Eric Zemmour évincé de RTL sous prétexte d’un avertissement du CSA. L’animateur Frédéric Taddeï viré de France télévision trouve refuge sur la chaine russe Russia Today. La liberté d’expression est-elle passée à l’est ?
  • 4 : Les tweets de la semaine
    La France championne du monde, pour certains médias, les joueurs ne représentent pas que la France mais aussi l’Afrique (Paris Match) il faut donc célébrer « l’excellence noire » (Washington post).
  • 5: Frédéric Haziza le journaliste ex nihilo
    Ancien technicien en informatique, le journaliste Frédéric Haziza jongle entre agression verbale, physique et même sexuelle.

 

                                 

 

15/07/2018

Feu sur la désinformation... (193)

Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés, consacrée au décryptage des médias et dirigée par Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia, avec le concours d'Hervé Grandchamp.

Au sommaire :

  • 1 : Les Bleus : équipe de France ou équipe africaine ?
    « Vive la France, la sixième équipe africaine du Mondial ». A l’occasion de la coupe du monde de football, la presse française et étrangère se réjouit des « origines migratoires » des joueurs de l’équipe de France.
  • 2 : Le Zapping d’I-Média 
    Russia Today répond au CSA : le gendarme français de l’audiovisuel reproche à la chaine d’information russe de ne pas avoir reflété avec fidélité dans sa traduction les propos de témoins syriens. La chaine d’information conteste tout traitement déséquilibré de l’information et reconnait une « erreur technique » : le texte prononcé par le doubleur avait bien été dit par les personnes interrogées mais ne correspondait pas au l’extrait passé en antenne.

  • 3: Bataille au parlement européen : droit d’auteur ou liberté d’expression ?
    La réforme du droit d’auteur au Parlement européen cristallise les tensions entre éditeurs de presse et de produits culturels d’un côté, partisans de la liberté sur internet de l’autre. Devinez quel camp a choisi la presse !
  • 4 : Les tweets de la semaine
    « Devant quels programmes télés abandonner ses enfants cet été pour avoir la paix ». C’est le titre de l’article ubuesque publié par 20 minutes. Alors que toutes les études montrent les ravages causés par la télévision particulièrement chez les jeunes enfants, le journal gratuit insiste à « abandonner » ses enfants pour « avoir la paix ». Demain, peut-être, le journal titrera : « quel poison donner à ses enfants pour avoir la paix ? »
  • 5 : Daphné Bürki reine de la boboïtude
    C’est une des animatrice les plus prisées du moment, enchainant les émissions et les plateaux bobos, portrait piquant de Daphné Bürki, la parisienne trentenaire tatouée et libérée.

 

 

                                      

24/06/2018

Feu sur la désinformation... (190)

Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés, consacrée au décryptage des médias et dirigée par Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia, avec le concours d'Hervé Grandchamp.

Au sommaire :

  • 1 : Trump et les enfants clandestins : l’émotion au service de l’immigration
    « Insensible, sans âme, lâche », les médias ne mâchent pas leurs mots sur Donald Trump depuis la découverte de l’enregistrement d’un enfant de clandestin pleurant dans un centre de rétention.
  • 2 : Le Zapping d’I-Média 
    Beaucoup de séquences immigrationnistes et …festival de novlangue : les clandestins africains deviennent dans la bouche des journalistes des « évacués », des « exilés », des « réfugiés », sauvés d’un « bateau en perdition ». Alors que l’Aquarius n’a jamais menacé de faire naufrage. On notera aussi l’aveu de cet Albanais racontant comment il avait menti pour tenter d’obtenir de l’OFPRA le statut de réfugié politique. Le mensonge, l’arme absolue de 95 % des demandeurs d’asile !

  • 3: Censure de TV Libertés : petit meurtre en silence
    Jeudi 14 juin la chaine Youtube de TVlibertes a été fermée de manière unilatérale. La chaine avait 100 000 abonnés. Alors que la fermeture relève de la censure et de l’atteinte à la liberté de la presse, les médias restent silencieux.
  • 4 : Les tweets de la semaine
    Vous reprendrez bien un petit coup de novlangue ? Pour l’Associated Press une agression au cri de « Allah Akbar » est faite au nom de « God is great ». Quant à l’AFP, elle titre sur « la menace grandissante du terrorisme d’extrême droite en Grande Bretagne ». Brr...
  • 5 : Salvini et Trump victimes de bobards sur l’immigration
    Donald Trump aurait dit une « Fake news » en affirmant que la délinquance avait augmenté en Allemagne, Salvini, le ministre de l’intérieur italien aurait appelé à une épuration de masse. Salvini, Trump, deux victimes de bobards immigrationnistes.

 

                                 

18/06/2018

La vérité avec garantie du gouvernement ?...

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de François-Bernard Huyghe, cueilli sur son site Huyghe.fr et consacré aux dernières annonces gouvernementales concernant la lutte contre les "fausses nouvelles". Spécialiste de la guerre de l'information, François Bernard Huyghe, auteur de nombreux livres, a récemment publié La désinformation - Les armes du faux (Armand Colin, 2015) et Fake news - La grande peur (VA Press, 2018).

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L’État garant de la vérité

En Indonésie, l’honnêteté de l’élection présidentielle de 2019 sera garantie par une fatwa des grands oulémas condamnant théologiquement la désinformation et une loi prévoit jusqu’à six ans de prison pour fausses nouvelle. Moins que les dix ans infligés au blogueur Ahmed Mansoor aux Émirats Unis pour fake news. Au Vietnam, dix mille employés patrouillent sur le Net pour faire la chasse aux « visions erronées ».... On voit que la vérité est en de bonnes mains.

Ce serait de l’amalgame que de rapprocher tout cela de la future loi « relative à la lutte contre la manipulation de l’information » en discussion à l’Assemblée Nationale au moment où nous écrivons. Et en même temps, cette loi apparaît dans un contexte de panique, où l’on soutient que les résultats du Brexit, de l’élection de Trump ou du referendum catalan ont été faussés par des fakes en ligne. Comme si toutes les autres élections jusqu’en 2016 avaient ignoré la démagogie, le mensonge, les ingérences idéologiques étrangères (public diplomacy disait-on pendant la guerre froide), les rumeurs sur la sexualité des politiciens et leurs comptes cachés, etc. Comme si un tweet disant que le pape soutenait Trump avait une force rhétorique supérieure à des centaines d’heures d’antenne et à des milliers de journaux qui le démentaient, en riaient et appelaient à un vote de raison. Et comme si les réseaux sociaux dont on disait au moment du printemps arabe qu’ils allaient partout instaurer la démocratie en donnant la parole au peuple, devenaient l’écosystème du mensonge contagieux et le champ de manœuvres des services secrets, russes et antilibéraux, apparemment plus efficaces qu’à l’époque où un quart de l’humanité adhérait au marxisme léninisme.

La lutte contre les fausses nouvelles (au sens de récit ou représentation d’événements imaginaires) ne peut se faire que de deux manières : en les rendant inaccessibles ou en les réfutant. La première -s’attaquer au message- se prête à de nombreuses dérives liberticides : que l’État décide ce qui est avéré ou ce qui ne l’est pas, ou a fortioti ce qui est vraisemblable ou non comme dans la présente loi, voilà qui peut gêner. D’autant que, si l’on prend des cas récents de l’affaire Cahuzac à l’affaire Théo, des affirmations d’abord jugées infondées et idéologiquement suspectes (Cahuzac est coupable, les policiers sont innocents) peuvent se trouver vérifiées quelques mois plus tard. Gare au premier « faux positif » que produira la loi.

La seconde méthode - s’en prendre à la croyance- a, au contraire, tout pour plaire a priori. L’auteur de ces lignes qui a créé un site de fact checking en 2004, ne va pas protester contre l’idée de confronter les sources, de déceler les trucages et les contradictions. Voire d’éduquer les écoliers à vérifier ce qu’ils apprennent sur les réseaux sociaux.
Simplement, il existe environ 150 dispositifs de fact-checking, certains lancés par des médias « classiques », d’autres par des ONG, certains par les Gafa. Sans oublier la vigilance des internautes eux-mêmes pour qui il n’y a rien de plus gratifiant que de découvrir une photo truquée. La probabilité qu’une fausse nouvelle (document visuel truqué, fausse déclaration, sources inventées..) survive plus d’une heure est très faible. Alors, d’où vient cette petite gêne quand, dans une conférence de presse, la ministre de la Culture annonce le lancement d’une plateforme commune de décryptage des fausses nouvelles des médias du service public ? La vérité avec garantie du gouvernement, est-ce si bonne idée ?

François-Bernard Huyghe (Huyghe.fr, 5 juin 2018)