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communication

  • Communiquer à tout prix ?...

    Les éditions L'échappée viennent de publier un essai de Nicholas Carr intitulé Communiquer à tout prix - Une histoire (très) critique des réseaux sociaux.

    Nicholas Carr est considéré comme l’un des penseurs critiques majeurs du numérique aux États-Unis. Il est notamment l'auteur de Internet rend-il bête ? (Robert Laffont, 2011) et de Remplacer l’humain. Critique de l’automatisation de la société (L’échappée, 2017).

    Carr_Communiquer à tout prix.jpg

    " Depuis l’invention du télégraphe et du téléphone au XIXe siècle, jusqu’à l’arrivée d’Internet et l’essor fulgurant des réseaux sociaux, les systèmes de communication ont toujours été perçus comme des symboles de modernité, parés de toutes les vertus. Cette vision utopique repose sur le principe selon lequel plus nous disposons d’outils techniques pour partager des informations, plus la société prospère. Pourtant, au lieu de rapprocher les peuples en favorisant la compréhension mutuelle, les nouveaux médias semblent avoir contribué à semer le chaos. Et, paradoxe ultime, il se pourrait même qu’ils aient fait surgir ce qu’il y a de pire en nous.
    Telle est la thèse au cœur de cet essai, qui offre une lecture indispensable pour remettre en cause les croyances profondément ancrées au sujet de la communication, de la liberté d’expression et de la démocratisation des médias. S’appuyant sur une multitude d’exemples historiques révélateurs et d’études scientifiques de premier plan, l’auteur montre notamment comment les applications de messagerie ôtent toute nuance à nos conversations, comment la démultiplication des échanges en ligne favorise les comportements agressifs, ou encore comment les derniers « progrès » de l’IA brouillent dangereusement la frontière entre fantasme et réalité. Il explique aussi pourquoi notre psyché est foncièrement inadaptée au déferlement continu d’informations.
    En donnant une vue d’ensemble de l’influence des anciens et des nouveaux médias sur la société, Nicholas Carr nous alerte sur le sort tragique qui nous attend si nous n’en prenons pas conscience."

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  • Manuel de résistance au goulag mental...

    Les éditions de La Nouvelle Librairie viennent de publier un court essai de Jean-Yves Le Gallou intitulé La société de propagande - Manuel de résistance au goulag mental.

    Ancien haut-fonctionnaire et homme politique, président de la Fondation Polémia, Jean-Yves Le Gallou a, notamment, publié La tyrannie médiatique (Via Romana, 2013),  Immigration : la catastrophe - Que faire ? (Via Romana, 2016), Européen d'abord - Essai sur la préférence de civilisation (Via Romana, 2018) et Manuel de lutte contre la diabolisation (La Nouvelle Librairie, 2020).

     

    Le Gallou_La société de propagande.jpg

    " Si la propagande est un mot aujourd’hui difficilement assumable, cédant la place au terme poli de « communication », elle n’en demeure pas moins un des leviers de pouvoir les plus importants pour assurer l’unité et la cohésion des sociétés modernes. Ne disposant pas des mêmes moyens de coercition que les totalitarismes du XXe siècle, la société post-moderne doit assurer sa cohésion au moyen de dispositifs idéologiques de plus en plus efficaces, d’une propagande totale qui touche tous les aspects de la vie, du berceau au tombeau, à travers l’actualité, la publicité, les films, les séries, les jeux vidéo, les spectacles sportifs, les programmes scolaires, les fêtes officielles ou associatives, l’enseignement, etc. La société occidentale contemporaine peut à bon droit être qualifiée de « société de propagande », une société où la propagande est massive et se trouve être le premier déterminant de contrôle du comportement social. Le présent ouvrage s’attache à examiner ce goulag mental imposé aux Européens afin d’y résister. "

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  • La communion dans la communication...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous une chronique d'Edouard Chanot sur Radio Sputnik, datée du 29 août 2017 et consacrée à la nomination du "journaliste" Bruno Roger-Petit comme porte-parole du président de la République...

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  • Le jargon pour tous...

    Les éditions Berg viennent de publier un petit dictionnaire de Pascal Maccioni intitulé Les 111 mots incontournables de la communication - Le jargon pour tous. L'auteur est haut-fonctionnaire et a effectué l'essentiel de sa carrière dans la diplomatie.

     

    Jargon.jpg

    " Aujourd'hui, dans les médias, dans les discours politiques, dans le monde de l'entreprise, nous sommes abreuvés de mots à la mode. Qui n'a jamais entendu les termes "impacter", "gouvernance", "efficient", "méthodologie", utilisés à toutes les sauces ? Néologismes ou déviations sémantiques, ils constituent le "jargon" de la communication actuelle que Pascal Maccioni, en tant que diplomate et haut fonctionnaire, connaît bien. Il fait ici une recension amusante de 111 mots qu'il juge "incontournables" à la lumière de notre société, en les décortiquant sans concession, revenant aux étymologies pour mieux en révéler leur "customisation". Chacun pourra ainsi apprécier s'il est un bon communicant, un bon politique, voire même un beau parleur. Enfin, comme le dit Pascal Maccioni "nous laissons au lecteur improbable le soin jubilatoire de constituer, dans une optique holistique, sa propre liste incontournable...". Un petit dictionnaire décapant qui nous fait entrevoir l'immense pouvoir des mots, pouvoir de manipulation et de séduction. "

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  • Les snipers de la semaine... (98)

    Russian sniper.jpg

    Au sommaire cette semaine :

    - sur le site de Minute, Julien Jauffret dézingue l'hystérie du « Je suis Charlie »...

    La fin d'un monde 

    Charlie Hebdo après.jpg

     

    - sur Nouvelles de France, H16 flingue Hollande et sa politique réduite à de pitoyables opérations de communication...

    Hollande ou la dissolution de la réalité dans la communication

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  • Notre samizdat...

    Nous reproduisons un point de vue intéressant de Bertrand Renouvin, cueilli sur son blog et consacré au contournement de l'oligarchie et de ses intellocrates chiens de garde par les nouveaux moyens d'expression et de diffusion.

    bertrand renouvin,hétérodoxes, communication, dissidence, intelligentsia, Jacques Sapir, médias

    Notre samizdat

     

    En Union soviétique, dans les trente dernières années, les écrits des dissidents circulaient sous forme de dactylographies, dupliquées au papier carbone. Cette auto-édition (samizdat) clandestine a joué un rôle significatif dans le mouvement d’opposition au régime et dans son retentissement à l’étranger.

     

    En France et en Europe de l’Ouest, les adversaires de l’ultralibéralisme ont leur propre  samizdat, au sens strict du terme (1). Je m’empresse d’ajouter qu’ils ont, par rapport aux citoyens soviétiques, des avantages incomparables : ils peuvent publier leurs textes en toute liberté et les diffuser massivement. Cette transformation des moyens de diffusion constitue un évènement majeur, que Jacques Sapir illustre en publiant les statistiques de son blog (2). Pour le mois de novembre, le carnet RussEurope a reçu 194 221 visites, provenant de 75 688 visiteurs uniques. Comme les articles sont repris sur plusieurs blogs français et étrangers, il faut compter en moyenne 100 000 visiteurs mensuels. D’autres blogs ont également un retentissement considérable – ceux de Paul Jorion, de Frédéric Lordon, d’Olivier Berruyer – si bien qu’on peut établir l’existence et la vitalité d’un mouvement d’opinion hétérodoxe qui se manifeste hors des cadres partisans.

    Ce mouvement est d’autant plus impressionnant que les textes publiés sont d’un abord difficile et exigent de lecteurs qui ne sont pas tous bardés de diplômes – les commentaires postés en témoignent – un véritable travail. Jacques Sapir montre que ses lecteurs viennent chercher des informations factuelles, introuvables dans les médias traditionnels, et qu’ils demandent des analyses de fond.  Cette volonté de savoir et de comprendre est le signe d’une double défaite :

    Défaite des médias officiels (radio, télévision, quotidiens nationaux) et de l’idéologie de la communication dont ils sont les vecteurs. La Pensée correcte diffusée par formules-chocs, le moralisme compassionnel et les arguments des experts médiatiques ne parviennent pas à « formater » l’opinion publique. Preuve manifeste : le débat sur le prétendu « traité constitutionnel » et son rejet par référendum à la suite de la première bataille politique menée sur la Toile. Depuis 2005, un nouveau système d’information critique s’est développé et le débat public n’a cessé de s’enrichir, sans pour autant tuer le livre et la presse sur papier qui est en train de se renouveler – je pense à « Causeur » – comme elle l’a toujours fait.

    Défaite des puissances financières, propriétaires de quotidiens, d’hebdomadaires et de chaînes de télévision qui perdent chaque année un peu plus de leur influence. Face à ces médias déclinants, un citoyen peut créer un blog sans grandes compétences techniques et presque gratuitement puis se lancer dans le débat démocratique national et international. Sa notoriété sera fonction de ses qualités éditoriales, et d’elles seulement. Ce n’est pas un changement, c’est une révolution dans la médiasphère : elle contribue au discrédit des dirigeants et des partis politiques qui vivent en osmose avec les médias de la fin du 20ème siècle ; elle fait des intellectuels médiatiques – Bernard-Henri Lévy, Jacques Attali – des colosses aux pieds d’argile qui ne savent pas à quel point leurs postures et impostures sont brocardées.

    D’où une situation paradoxale : les intellocrates et les oligarques se croient au centre du monde alors qu’ils sont marginalisés par une nouvelle génération intellectuelle. Ses représentants s’appuient sur des convictions profondes, récusent le Capital et n’ont nul besoin de capitaux. Cette nouvelle intelligentsia savante n’a pas seulement disqualifié les « experts » : elle est la référence du prolétariat intellectuel méprisé et réduit au chômage par l’oligarchie, de militants de tous bords et de nombreux Français qui cherchent à s’engager en politique. Cet ensemble, que j’évoque à gros traits, peut former une contre-société à vocation révolutionnaire…

    Je ne dis pas que notre samizdat vole vers la victoire car notre crise peut aussi trouver des issues violentes qui ruineraient ses projets. Mais les nouveaux mouvements qui se manifestent dans la rue ou dans les urnes en Italie, en Grèce, en Espagne, en Belgique… nous incitent à persévérer dans l’effort afin que nous puissions dire à notre tour : Bien creusé, vieille taupe !

    Bertrand Renouvin (Blog de Bertrand Renouvin, 16 décembre 2014)

     

    Notes :

    (1)     Samizdat se traduit par auto-édition à partir du pronom réfléchi sam et de izdatiélstvo, édition – donc sans référence à l’idée de clandestinité.

    (2)    Cf. RussEurope et les visiteurs : http://russeurope.hypotheses.org/3095

    (1)     Samizdat se traduit par auto-édition à partir du pronom réfléchi sam et de izdatiélstvo, édition – donc sans référence à l’idée de clandestinité.

    (2)     Cf. RussEurope et les visiteurs : http://russeurope.hypotheses.org/3095

    - See more at: http://www.bertrand-renouvin.fr/#sthash.Xuvk0SyM.dpuf
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