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Métapo infos - Page 922

  • Russophobie et haine de Poutine : les chiens aboient...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Guillaume Faye, cueilli sur son site J'ai tout compris et consacré au déferlement de russophobie provoqué dans les médias occidentalistes par les succès de la stratégie russe au Proche-Orient.

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    Russophobie et haine de Poutine : les chiens aboient

    En effet ”les chiens aboient, la caravane passe ”, c’est-à-dire que Moscou ne se laisse pas impressionner. La majorité des médias occidentaux a présenté l’intervention russe en Syrie comme une entreprise criminelle et impérialiste. C’est dans la logique stratégique de la diabolisation de Poutine ; le but est d’entraver le rétablissement de la Russie comme puissance internationale. Inventer une menace militaire russe, répéter que la Russie vit sous une dictature, prétendre que la Crimée a été annexée et l’Ukraine agressée – prétexte des sanctions occidentales, totalement contre–productives – tout cela fait partie d’une politique pensée dès 2011 pour relancer la guerre froide mais aussi pour contrer le ”mauvais exemple” idéologique que donne la Russie de Poutine : patriotisme, restauration des valeurs traditionnelles, refus de l’idéologie gaucho– libertaire, populisme, défense de l’identité nationale, etc. La nouvelle Russie incarne tout ce que qu’abhorrent les classes dirigeantes occidentales, oligarchies coupées de leurs peuples. (1)

    L’intervention russe en Syrie : mensonges et réalités.

    La reprise d’Alep par les troupes et les alliés chiites de Bachar el–Assad, aidés de manière décisive par l‘aviation et des détachements russes, a donné lieu à des accusations de « crimes de guerre » contre des populations civiles ; Vladimir Poutine a été accusé d’être le premier responsable, en tant que principal soutien d’ Assad. Ce dernier n’est certes pas un enfant de chœur mais il n’est pas pire que d’autres grands amis d’un Occident qui ferme par exemple les yeux sur les massacres que commet l’Arabie au Yémen. Les médias occidentaux ont exagéré, mensonges à l’appui, les exactions d’Assad, au cours de cette guerre civile, et caché des faits gênants.

    La propagande anti-russe a dissimulé que les massacres de civils, femmes et enfants, commis à Alep, ne l’ont pas été par les troupes d’Assad et ses alliés ou par l’aviation russe, mais par des tirs d’artillerie des ”gentils rebelles”, qui sont en réalité des islamistes fanatisés. Ils sont armés par les Américains, les Saoudiens et les monarchies du Golfe. Les assassins ne sont pas ceux qu’on croit.

    La Russie est clouée au pilori, alors que tout le monde sait bien que toute opération militaire aérienne – y compris celles que mène la France, sous le commandement du suzerain américain – donne lieu à des dégâts collatéraux. On n’a jamais accusé de « crimes de guerre » les dirigeant américains, alors que, depuis un peu plus de 70 ans, l’USAF a, au nom de la ”guerre juste”, commis le plus grand nombre de massacres de civils et de destructions de toute l’histoire. Les derniers en date concernaient la Serbie et l’Irak.

    Dans cette affaire, les États–Unis et le gouvernement français qui lui obéit prennent objectivement le parti de l’islamisme sunnite terroriste, qui devrait être l’ennemi principal. Il l’est en parole – par la bouche de M. Le Drian – mais pas dans les faits. Ivan Rioufol remarquait justement et courageusement : « la menace que fait courir aux démocraties le totalitarisme islamique mériterait une riposte qui ne vient pas. Au contraire : les ”rebelles” islamistes d’Alep–Est (Syrie), soutenus par Al–Qaida, le sont aussi par les États–Unis et la France, qui se désolent de leur défaite. Cette inconséquence hisse Vladimir Poutine, protecteur des chrétiens d’Orient ciblés par les djihadistes, en leader respectable » (Le Figaro, 16/12/2016).     

    Quant à l’ ASL (Armée syrienne libre) qui combat Assad, financée par l’Occident, il s’agit de troupes très louches, à la frontière du terrorisme islamiste, susceptibles de changer de camp comme de chemise. En voulant maintenir (pour l’instant…) Assad et les Alaouites au pouvoir en Syrie, la Russie joue la carte de la stabilité.

    Si les Russes n’étaient pas intervenus pour empêcher la chute d’Assad, la Syrie serait devenue un enfer islamiste. Assad aurait été remplacé par Dae’ch et le chaos fondamentaliste se serait installé. Avec toutes les conséquences que l’on devine en Occident.

    Provocations occidentales contre la nouvelle Russie

    Ce sont d’ailleurs les interventions américaines en Irak, qui ont déstabilisé le Moyen–Orient et favorisé l’islamisme. C’est depuis la chute de Saddam Hussein que les chrétiens d’Orient sont éradiqués. L’Occident, suicidaire, a allumé le feu, là où la Russie veut l’éteindre. À ce propos, il faut rappeler la genèse de la nouvelle guerre froide (voulue) entre les gouvernements européens et leur suzerain d’outre Atlantique et la Russie de Poutine.

    Après la chute de l’URSS en 1991, la Russie, dirigée par le faible Eltsine, en perte de puissance, a été dominée par les États–Unis qui cherchaient à la neutraliser et à la vassaliser. Le réveil russe, opéré grâce à Poutine, n’a pas été accepté par les dirigeants occidentaux. On a donc inventé une ”menace russe”. La stratégie choisie, élaborée par la CIA et les planificateurs de l’Otan – américains et européens obéissants– fut celle de la provocation. Avec deux cibles : la Géorgie et l’Ukraine. En promettant à ces deux pays, contrairement aux engagements pris envers les Russes en plein désarroi lors de disparition de l’URSS, de les intégrer dans l’Union européenne et dans l’Otan, en sachant que ces deux hypothèses étaient absurdes économiquement et stratégiquement.

    Le but de la provocation occidentale était seulement d’amener les Russes à réagir violemment, afin de créer un espace conflictuel. Mais cette stratégie a échoué, non seulement à cause de la mollesse et de l’indécision du président Obama qui devait gérer une situation décidée par d’autres que lui, mais aussi parce que le gouvernement de Poutine, contrairement à celui de Eltsine, a procédé à un redressement de la puissance russe et a décidé de ne pas se laisser impressionner et de ne pas céder.

    Trump et la Russie : promesses et contradictions

    Normalement, lorsque Donald Trump entrera en fonction fin janvier 2017, il rompra avec cette politique sournoisement pro–islamique, anti–israélienne et russophobe de l’administration Obama. Mais, il faut surtout espérer que, suivant son programme révolutionnaire de politique étrangère, il osera une convergence USA–Russie, en rupture complète avec la politique des États–Unis depuis 1945. Si Donald Trump tient parole et résiste aux puissantes forces qui veulent infléchir sa politique, ce rapprochement avec la Russie, virage à 90°, sera un bouleversement majeur dans la géopolitique mondiale. Très hostile à Pékin, le nouveau président américain, s’il est bien conseillé – car il ne brille pas par sa subtilité – peut créer un séisme : une alliance Washington–Moscou (Trump–Poutine) constituerait une redistribution mondiale de toutes les cartes. Avec, à la clé, la fin de l’atlantisme. Les castes politiques et médiatiques européennes seraient déstabilisées, ne sachant plus à quel saint se vouer. Un axe Amérique–Europe–Russie est au bout de cette logique qui passe au dessus des petits calculs des dirigeants européens qui seraient complètement dépassés. L’Europe est le maillon faible. Les promesses de Trump – comme je l’ai déjà dit dans ce blog– sont tellement porteuses de bouleversements fondamentaux qu’on se demande si elles sont sérieuses et si elles pourront être tenues.     

    Le sérieux problème auquel se heurtera Trump après sa prise de fonctions le 20 janvier est qu’il devra concilier sa volonté affichée de se rapprocher de la Russie avec l’implication de cette dernière aux côtés de l’Iran : coopération dans la guerre en Syrie, livraisons d’armes, etc. bref, relations au beau fixe. Car Trump, tout comme le gouvernement israélien, veut rompre avec la politique d’Obama favorable à Téhéran et dénoncer l’accord sur le nucléaire. Cette contradiction  – s’allier avec l’ami d’un ennemi – sera très difficile à gérer.

    Vladimir Poutine a récemment déclaré, voulant réinstaurer la Russie comme très grande puissance : « Nous devons renforcer le potentiel militaire de nos forces nucléaires stratégiques, en particulier avec des installations de missiles qui puissent pénétrer tous les systèmes de défense anti–missiles existants et futurs. » Allusion au ”bouclier anti–missiles” installé par les Américains en Europe centrale… Peut-être Poutine a–t–il voulu répondre à son imprévisible ”ami”, le futur président Trump, qui avait fait savoir, quelques jours auparavant, prenant le contrepied des positions d’Obama : « Les États–Unis doivent considérablement renforcer et étendre leurs capacités nucléaires, en attendant le moment où le monde deviendra raisonnable ». Il aurait confié à Mika Brzezinski de MSNBC : « Qu’il y ait donc une course aux armements ! On les surpassera à tous les coups et on leur survivra tous. » Bref, les choses ne sont pas claires.

    Le déshonneur du gouvernement français

    Les médias et le gouvernement français considèrent Poutine comme un affreux autocrate. En refusant de le recevoir à l’inauguration de la cathédrale orthodoxe de Paris, M. Hollande a commis une très grave faute diplomatique, obéissant probablement à un ordre venu d’outre Atlantique. Le président français n’a même pas humilié M. Poutine ou la Russie, c’est la France et son indépendance qu’il a humiliées. 

    Mais, dans le même temps, Ségolène Royal, ministre représentante de l’État, aux obsèques de Fidel Castro, a fait officiellement l’éloge de ce tyran assassin, petit Staline tropical. Donc Poutine est infréquentable pour l’État français, pas le criminel Castro.

    Le record de gaffes détenu par Mme Royal n’est pas en cause ; toutes les semaines, elle en commet une sur tous les sujets. Ce qui est en cause, c’est que la France, les gouvernements européens et l’UE, qui diabolisent le Kremlin, entretiennent d’étroites relations (intérêts financiers et corruption obligent) avec des monarchies du Golfe absolutistes et tyranniques, en fermant les yeux sur leurs exactions : notamment l’Arabie saoudite et le Qatar. L’adoration des ”droits de l’homme” est un culte à géométrie variable.

    Ambiguïtés et reculades de François Fillon

    François Fillon, qui espère être élu président, commence déjà à se démarquer de Poutine, après avoir pris une position pro–russe en demandant l’arrêt des sanctions et la reprise d’un dialogue avec Moscou. Il a été très gêné que le président russe fasse son éloge. Poutine avait qualifié Fillon, de « grand professionnel qui se distingue fortement des hommes politiques de la planète ».  François Fillon avait pris partie pour la Russie en reconnaissant que c’est le parlement ukrainien qui refuse de voter l’accord sur l’autonomie des parties orientales russophones de l’Ukraine. Mais très rapidement, il a reculé. Passer la marche arrière est une habitude chez ce ”pilote de course” autoproclamé.  

    Son porte–parole et conseiller, Jérôme Chartier, a cru bon préciser le 18 décembre : « ils se connaissent et se respectent mais ce ne sont pas des amis ». Être l’ ”ami” de Poutine est infâmant. Si M. Fillon est élu, on peut parier qu’il trouvera un prétexte pour changer d’option et ne pas exiger une levée des sanctions de l’UE contre la Russie.

    Le gagnant de la primaire a fait cette déclaration d’allégeance humiliante à Washington, empreinte d’une russophobie bas de gamme : « l’intérêt de la France n’est évidemment pas de changer d’alliance en se tournant vers la Russie plutôt que les États–Unis. […] Nous sommes les alliés des États–Unis, nous partageons avec les États–Unis des valeurs fondamentales que nous ne partageons pas avec les Russes et nous avons une alliance de sécurité avec les États–Unis, donc nous n’allons pas la remettre en cause » (débat télévisé du 24 novembre l’opposant à Alain Juppé). Quelle soumission… Et en même temps, le pseudo pilote de course parle de « retisser un lien avec la Russie et l’amarrer à l’Europe ». Il juge la politique de Hollande « absurde » qui « conduit Moscou à se durcir, à s’isoler, à actionner les réflexes nationalistes ». Il affirme  que la Russie, puissance nucléaire, est « un pays dangereux si on le traite comme nous l’avons traité depuis cinq ans . Propos contradictoires, où l’on change d’avis comme de chemise sans affirmer une véritable position

    Victoire géostratégique de la Russie

    Le 20 décembre, réunis à Moscou, les ministres des Affaires étrangères et de la Défense russes, iraniens et turcs ont déclaré conjointement que « le combat contre le terrorisme » était leur objectif et non pas de renverser le régime de Bachar el–Assad. C’est un camouflet pour les États–Unis et l’Union européenne, pour qui l’expulsion d’Assad est un préalable, et qui n’ont même pas été invités à la réunion de Moscou. La victoire du Kremlin est totale puisqu’il a réussi à faire renoncer la Turquie à sa volonté d’éliminer Assad. Seul Poutine décidera de son sort. Sergueï Shoïgou, ministre russe de la Défense, a déclaré que les Occidentaux avaient tout faux, ayant totalement échoué au Moyen–Orient et « n’avaient plus d’influence sur le terrain ».

    La victoire de la stratégie de Poutine en Syrie et au Moyen Orient enrage les Occidentaux, d’autant plus que la Russie, par ce biais, a réussi à redevenir une puissance internationale pour tous les pays du monde. « Les Russes se substituent aux Américains comme grande puissance de référence de la région », note Renaud Girard en parlant du Moyen–Orient (Le Figaro, 20/12/2016).

    Les relations ”amicales ” entre la Russie et la Turquie sont factices et calculées. Les deux puissances sont rivales depuis des siècles, les Sultans contre les Tzars. Le Kremlin joue une carte machiavélienne vis–à–vis de la Turquie du néo-sultan Erdogan qui voudrait ressusciter la puissance ottomane. La Russie s’est réconciliée avec la Turquie malgré l’incident aérien où un avion russe a été abattu. Et l’assassinat d’Andreï Karlov, ambassadeur à Ankara, le 19 décembre, a peut-être des causes très louches et tortueuses, dans lesquelles le pouvoir turc est impliqué pour faire pression sur la Russie. Il est possible aussi qu’il s’agisse tout simplement d’une négligence du pouvoir turc, qui n’a pas su repérer le policier tueur. Ce qu’il faut retenir de cette partie d’échecs, c’est que la Russie a pu rallier à sa stratégie un pays pilier de l’Otan, la Turquie. Ce qui inflige un douloureux revers à la politique mondiale américaine. Le Kremlin a arraché à Washington un de ses alliés, pardon, un de ses vassaux.

    Mais bien entendu, le Kremlin n’a pas commis l’erreur de céder, comme l’UE, au chantage des Turcs pour admettre sur son territoire des centaines de milliers de réfugiés !   

    Pour le système, la menace russe est d’abord idéologique

    La Russie de Poutine est devenue l’ennemie (bien plus que la Russie soviétique !) parce qu’elle restaure et incarne des valeurs et des principes de patriotisme, d’enracinement et de traditions, honnies par l’idéologie dominante à l’Ouest. Poutine est détesté parce qu’il semble s’inspirer du Tzar Alexandre III, qui s’appuyait sur l’Église orthodoxe et le populisme (c’est–à–dire l’esprit du peuple) et pratiquait l’autorité souveraine. Les oligarchies occidentales ont la hantise de la démocratie directe ou ”césarisme”, ou encore ”populisme” – dont le bonapartisme et le vrai gaullisme furent des déclinaisons – qui menacent leur pouvoir.     

    Donc, la russophobie des castes politiques dirigeantes et des médias occidentaux s’explique pour des raisons idéologiques et non pas pour des raisons géostratégiques de menace militaire – totalement inventée– de la Russie. Ce dont ils ont peur, c’est que l’exemple du régime russe actuel, les valeurs qu’il défend n’influencent les opinions publiques occidentales, lassées par le décadentisme, et les dangereux partis ”populistes”. Le FN et d’autres abominables partis d’ ”extrême–droite” ne sont-ils pas pro-russe ? Paradoxe suprême : de même que pour l’ancien pouvoir soviétique, l’exemple du capitalisme occidental du ”monde libre” représentait un péril, de même, pour les pouvoirs occidentaux actuels, l’exemple du patriotisme et de l’idéologie identitaire de la Russie de Poutine constitue un très grave danger d’influence et d’encouragement des mouvements ”populistes” honnis.   

    Poutine dérange parce qu’il défend une idéologie patriote qui est détestée par l’hyperclasse médiatique, politique, ”intellectuelle” et culturelle occidentale, idolâtre du cosmopolitisme. Poutine et le gouvernement russe ne sont pas du tout ciblés par les oligarchies parce qu’ils représentent un régime tyrannique ou qu’ils risqueraient de déclencher une agression militaire contre leurs voisins. Personne ne croit à cette hypothèse stupide, même la propagande de l’Otan qui la diffuse pourtant en permanence. C’est encore moins crédible que l’attaque de l’Occident par l’URSS, menace agitée du temps de Brejnev. Poutine essaie de restaurer la dimension spirituelle de la souveraineté, héritée de l’ère tsariste, associant orthodoxie religieuse et pouvoir patriote fort. Avec le recours aux grandes figures historiques russes, comme le prince Vladimir, équivalent chez nous de Jeanne d’Arc. On comprend que cela soit diabolique aux yeux de la majorité de nos journalistes et politiciens.

    Guillaume Faye (J'ai tout compris, 29 décembre 2016)

    (1) Voir autres articles de ce blog sur les rapports entre la Russie et l’Occident.

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  • Feu sur la désinformation... (118)

    Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés, consacrée au décryptage des médias et présentée cette semaine par Hervé.

    Au sommaire :

    • 1 : Anis Amri portrait médiatique
      Portrait médiatique du terroriste de Berlin : Les médias ont dressé le portrait du terroriste abattu à Milan le 22 décembre dernier, à travers 2 angles médiatiques : « désislamisation » et "sentimentalisme inversée ". Bobard pour Jean Quatremer qui affirme que le « Front National s’est planté » puisque Anis Amri n’est pas un migrant, et Charles Consigny pour qui « le risque de terrorisme en « Europe est quasi nul »
    • 2 : Le zapping d’I-média
      Séquence de propagande à propos des "réfugiés" : sur France Culture dans une émission « #J’accueille un réfugié chez moi ». France 24 diffuse un grand reportage dans un centre d’accueil de "migrants" et ouvre le sujet sur des enfants alors que la plupart des "migrants" sont de jeunes hommes.

      Interdiction des châtiments corporels finalement adoptée par le Parlement. France info tv fait une comparaison des législations européennes « la Suède est le premier [pays] à les avoir bannis ». La chaine du canal 27 illustre le sujet avec des images d’un parc d’attractions. Une manière d’exprimer que l’interdiction des châtiments corporels amène au bonheur.

    • 3 : Noël médiatique : entre déni et dénigrement
      Zoom sur le traitement médiatique de la fête de Noël, Noël ce mot interdit. France inter champion hors catégorie du dénigrement cathophobe avec les « humoristes » Guillaume Meurice et Antoine Bueno. Jean-Pierre Pernault reste le gardien des traditions en lançant 2 sujets sur les crèches, dans son journal « au cœur des régions ».
    • 4 : Les tweets de la semaine
      Bobard par occultation pour BFMTV : En Allemagne, 6 syriens et un libyen tentent d'incendier un SDF. BFMTV va cacher les nationalités : « Allemagne : sept individus tentent de mettre le feu à un sans-abri ».

     

     

                                       

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  • 2017, année décisive !...

                                                        

     

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    Bonne année 2017 à tous les lecteurs de Métapo infos !

    Que 2017, année décisive, soit celle du Grand Basculement !

    Le soleil reviendra !

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  • Nietzsche, médecin de la modernité...

    Nous reproduisons ci-dessous un texte de Jonathan Daudey consacré à Nietzsche, cueilli sur le site Front de la Contre-subversion et initialement publié dans la revue Krisis (n°44, juin 2016).

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    Nietzsche, médecin de la modernité

    « Serait-ce que notre culture moderne manquerait de "philosophie" ? », questionne Nietzsche. La philosophie n'est pas absente, elle est même sur-représentée, mais utilisée à mauvais escient. Ce qui manque, c'est une philosophie puissante, affirmatrice de la positivité de la vie et affirmatrice de valeurs. La foi du dernier homme en un relativisme forcené, ce nihilisme comme étendard de l'époque, marque assurément une chute, ou plutôt un effacement progressif de la philosophie au profit d'un pessimisme redoutable. Nous comprenons « le pessimisme comme première forme du nihilisme », car à vrai dire « son nom devrait être remplacé par celui de nihilisme ». Qui est le « dernier homme » nietzschéen ? C'est précisément celui qui défend la grande trinité des -ismes : pessimisme, relativisme, nihilisme. Ces symptômes de la maladie que diagnostique Nietzsche, en tant que philosophe-médecin, décrivent le désastre dans lequel baigne le monde actuel. La « pensée » du dernier homme pourrait se résumer à dire que tout n'est que décadence, tout se vaut et rien n'a de valeur. Cette posture constitue le symptôme de « la faiblesse de personnalité qui caractérise l'époque moderne ». La faiblesse nihiliste traduit l'inaptitude de l'homme moderne à s'affirmer, à prendre position, à faire valoir sa volonté de puissance. La trinité du dernier homme constitue la preuve d'une puissance amoindrie et affaiblie. Ceci entraîne Nietzsche à exposer deux causes du nihilisme, intimement liées : l'absence d'une race d'hommes supérieurs (une forme d'aristocratie de l'humanité) et l'avènement du « troupeau », du « peuple » ou de la « masse ». Ces travers viennent enfoncer l'humanité dans le nihilisme le plus féroce, provoquent la décadence de toute supériorité, de toute possibilité du surhumain.


    Cette prise de position se traduit pour Nietzsche par un grand « Oui » à la vie ─ un dire oui et un faire oui. Il écrit à propos de La naissance de la tragédie que « ce livre est anti-pessimiste : il enseigne une force antagoniste à tout dire non, faire non, un remède contre toute lassitude ». Le philosophe-médecin prodigue des potions pour arracher les hommes à leur pessimisme, ainsi qu'éveiller « tout ce qui est riche et veut donner, et comble, et dore, et éternise, et divinise la vie ─ la puissance entière des vertus transfigurantes... tout ce qui approuve, dit oui, fait oui ». Le « Oui » est la figure du dépassement ou du surpassement de la simple négation pessimiste, permettant d'appuyer une discrimination claire entre une attitude positive et une attitude négative.

    C'est la figure prophétique de Zarathoustra qui vient annoncer le diagnostic et le traitement à poursuivre pour s'élever au-dessus de cette période désastreuse de l'humanité. Nietzsche adopte une attitude circonspecte envers la modernité. Une forme de prudence s'articule dans ses propos, dans la mesure où il considère que le sol est peut-être encore assez riche pour que nous puissions nous sauver du nihilisme dans lequel la civilisation européenne notamment se trouve embourbée. Il y a là comme une dernière chance pour l'Europe, putréfiée sous l'action mortifère du dernier homme, le philistin par exemple, qui se pense orgueilleusement en pleine « santé » alors qu'il est malade, parce qu'il a tout nivelé autour de lui. Le philosophe-médecin sait que, pour proposer un remède adapté aux maux dont nous souffrons, nous devons a contrario hiérarchiser, et remettre nos symptômes à leur juste place, en les désignant sans crainte comme des pathologies de la modernité.

    Nietzsche pose une certaine ambiguïté du « symptôme » : est-il un signe de déclin ou de force ? Une expression de la maladie ou un viatique vers la guérison ? Cette ambivalence du terme impose un traitement différencié, local. Tout ne peux pas être mis sur le même plan. On retrouve ici une similitude avec la pensée de l'Aufhebung hégélien. Les symptômes sont simultanément la négation et le relèvement de cette négation. « Il faut porter encore en soi un chaos pour pouvoir mettre au monde une étoile dansante », dit Nietzsche. Cette idée montre qu'on doit assumer philosophiquement une mise en branle radicale de tout ce qui a été tenu pour vrai jusqu'à ce jour, si l'on veut dépasser la maladie. On doit soigner le mal par le mal. Ce motif cher à Hölderlin apparaît dans un vers presque aphoristique, et demeuré célèbre : « Wo aber Gefahr ist, wächst das Rettende auch » (« Mais aux lieux du péril croît / Aussi ce qui sauve »). Les propos de ce genre s'accordent parfaitement avec la pensée de Nietzsche, car les questions profondes ne sont pas du ressort d'une logique aristotélicienne, empêtrée dans le principe de non-contradiction, où une proposition ne peut affirmer simultanément une chose et son contraire : Nietzsche pense ici, en s'appuyant indirectement sur Hölderlin, une sorte de logique de la vie. Un vaste pan de la modernité, depuis Platon, pense que la contradiction et le paradoxe sont nuisible à l'homme. Or, le philosophe-médecin doit montrer quant à lui que la vie fonctionne sur la base de contradictions. La vie est un tumulte de paradoxes qui se font mutuellement la guerre.

    Tout homme doit en passer par une phase de déclin pour défier les valeurs et les vérités qu'il croyait les mieux établies, qu'il vivait immédiatement sans jugement : il doit dé-valuer ses propres valeurs pour les trans-valuer ensuite. De la négation, il gardera toujours quelque chose. C'est le moment nécessaire d'infanticide de soi, où il doit savoir s'arracher à un sol en train de perdre de sa fertilité, où il doit savoir se labourer lui-même comme un champ agricole. Pour Nietzsche, « l'homme moderne [...] ressemble à un serpent qui a avalé plus de lapins entiers qu'il ne peut en digérer » ; c'est pourquoi il doit réussir à éliminer tout ce qui encombre son estomac, l'a rendu lourd et a « gavé » son esprit, sa philosophie. L'homme moderne a les yeux plus gros que le ventre, et, à force de vouloir tout ingurgiter, finit par en être malade : « "Je ne sais de quel côté me tourner ; je suis tout ce qui ne peut trouver d'issue", gémit l'homme moderne... C'est de cette modernité-là que nous étions malades ─ de cette paix pourrie, de ce lâche compromis, de cette "vertueuse" malpropreté du "oui" et du "non" modernes. Cette tolérance, cette largeur de cœur, qui "pardonne" tout parce qu'elle "comprend" tout, produit sur nous l'effet du sirocco ! Plutôt vivre dans les glaces que parmi les vertus modernes, et autres vents du sud !... »

    Nietzsche accuse l'époque moderne, après avoir mis à mort Dieu, d'en avoir fini avec les hautes valeurs, d'avoir nivelé toutes les valeurs. Or, les valeurs sont comme les montagnes, elles nécessitent un dénivelé, pour offrir une position de surplomb, ainsi qu'une vue sur la profondeur d'une vallée. On comprend mieux dès lors cette définition efficace du nihilisme : « Nihilisme : le but fait défaut ; la réponse au "Pourquoi ?" fait défaut ; que signifie le nihilisme ? ─ que les valeurs suprêmes se dévalorisent ». Le nihilisme ne désigne pas une simple absence de croyance personnelle, ou une « croyance en rien ». Le « nihilisme est l'homme qui juge que le monde tel qu'il est ne devrait pas être, et que le monde tel qu'il devrait être n'existe pas. De ce fait, l'existence (agir, souffrir, vouloir, sentir) n'a aucun sens : de ce fait, le pathos du "en vain" est le pathos nihiliste ─ et une inconséquence du nihilisme ». C'est très justement que Nietzsche réduit l'interrogation qui porte la pensée nihiliste à cette formule : « la question du nihilisme : "à quoi bon ?" ». Ce nihilisme « correspond plus profondément à un processus historique et culturel collectif ». Lorsque Nietzsche, dans le §125 du Gai Savoir, fait dire au fou « Dieu est mort ! », il aborde la question de la fin de la transcendance. Dans un monde où le nihilisme est devenu la seule religion, l'immanence peut provoquer une tendance au nivellement, voire une indifférenciation des valeurs : le nihilisme croit en l'idée que « si Dieu n’existe pas, [...] alors tout est permis ». Comment penser les altitudes verticales dans l'horizontalité d'un plan d'immanence, pour parler comme Deleuze ? L'homme court le risque de devenir un malade incurable, qui ne saura plus dire qu'« à quoi bon ? », puisque tout se vaudra à ses yeux. Le philosophe-médecin, lui, cherche à préparer le bon élixir qui redonnera des cimes et des abysses à la modernité, dans l'immanence du réel, sans pourtant avoir recours à la vieille transcendance divine.

    Jonathan Daudey (Krisis n°44, juin 2016)

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  • La voie du samouraï...

    Les éditions du Seuil viennent de publier, dans leur collection de poche Point, un essai de Thomas Cleary intitulé La voie du samouraï - Pratiques de la stratégie au Japon. Docteur en langues et civilisations extrême-orientales de l’université Harvard, Thomas Cleary est spécialiste du boudhisme et du taoïsme et a vécu six années au Japon.

     

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    " À la lumière d’écrits de maîtres zen tels que Takuan et Shôsan, ou de samouraïs comme Musashi et Munemori, cet essai dense et clair introduit le lecteur au cœur de la psychologie et de la technique de la voie du guerrier - bushidô. L’éthique du combat et les modèles stratégiques qui s’en dégagent fournissent des clefs comportementales utiles à toutes les disciplines de l’action. Éclairant également ces pratiques au regard de l’histoire militaire du Japon et de la naissance de la caste des samouraïs, ce livre opère une véritable transmission de l’esprit du sabre, voie ultime et secrète de l’enseignement du zen. "

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  • Européanité...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Richard Dessens, cueilli sur Eurolibertés, le site de l réinformation européenne, et consacré à la construction d'une véritable Europe... Docteur en droit et professeur en classes préparatoires, Richard Dessens a notamment publié La démocratie travestie par les mots (L'Æncre, 2010).

     

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    Européanité

    L’article 49 du TUE (Traité de l’Union Européenne) de 1993 énonce les critères nécessaires pour faire partie de l’Europe. Le premier est d’être un État, c’est-à-dire posséder une organisation institutionnelle avec souveraineté. Le second est d’être « européen », sans plus de précision, mais dont l’esprit est géographique, avec les ambiguïtés qu’il recouvre tout de même à l’est et au sud-est de l’Europe, ambiguïtés souvent plus politiques que géographiques en réalité. D’ailleurs, certains prétendent (cf infra Rapport du Sénat) que la prétendue « culture européenne » est en réalité universaliste et s’étend à de nombreux autres États dans le monde.

    Le troisième critère repose sur l’attachement aux valeurs visées à l’article 2 du TFUE (Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne) : « L’Union est fondée sur les valeurs de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d’égalité, de l’État de droit, ainsi que de respect des droits de l’homme, y compris des droits des personnes appartenant à des minorités. Ces valeurs sont communes aux États membres dans une société caractérisée par le pluralisme, la non-discrimination, la tolérance, la justice, la solidarité et l’égalité entre les femmes et les hommes. »

    En fait, cette condition recouvre un ensemble de valeurs très généralistes, copie conforme de la DUDH (Déclaration universelle des droits de l’homme) de 1948, sans aucune spécificité européenne. Ce critère est d’ailleurs significatif du refus d’une identité européenne et en même temps d’un œcuménisme universaliste et mondialiste sans consistance mobilisatrice ni rattachement à une civilisation originale. Sans aucune démarcation avec d’autres cultures ou civilisations, ce critère fait de l’Europe une sorte d’attrape-tout de toutes les mixités en détruisant toute velléité de différenciation. L’esprit du TUE est celui du renoncement, son inspiration, la repentance.

    Le quatrième critère, postérieur au TUE, dit « critères de Copenhague », concerne des mesures qui sont essentiellement économiques et financières avec obligation de se plier aux exigences politiques, économiques et monétaires de l’Union européenne. Voilà le dernier clou du cercueil européen dont le contenu est donc uniquement constitué des vagues valeurs généreuses et cosmopolites des « droits de l’homme », complétées du seul enjeu de notre modernité : la financiarisation d’une économie mondialisée. L’idéal est splendide, le vivre-ensemble magnifié !

    Par ailleurs, le rapport Fauchon, de la Commission des Affaires Européennes du Sénat, en juin 2010, fait des États les seuls acteurs de l’Union en balayant toute possibilité d’une Europe des régions considérée comme une utopie et sans consistance. On comprend le poids des lobbies financiers dans de telles assertions. D’autant que les NUTS (nomenclature des unités territoriales) déterminées par l’Union recensent officiellement 98 régions de niveau 1 (grandes régions) et 274 de niveau 2 (sous-divisions du niveau 1), afin de décrédibiliser toute idée régionaliste européenne.

    En fait, les 98 régions recensées en NUTS 1 délimitent parfaitement les contours d’une organisation européenne fondée sur des grandes régions souveraines équilibrées. L’idée entêtante et récente des États-Nations reste contraire au principe du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » tant développée à la chute des Empires en 1918. Ces Empires européens qui avaient su créer un embryon d’Europe moderne en rassemblant des nationalités diverses en leur sein. Leur échec final pour de nombreuses raisons ne doit pas pour autant faire dédaigner le concept d’un nouvel « empire européen » unifié, sur fond d’identités régionales et d’une nouvelle européanité fédératrice. Les disparités des peuples européens sont une richesse qui constitue l’âme européenne, et non une entrave supposée. Avant de vouloir étendre l’Europe à la Méditerranée, à Israël ou à la Turquie, commençons par fédérer les peuples européens… Ce que l’Union est déjà incapable de réaliser sans idéal, sans objectif, sans contenu charnel, sans vision civilisationnelle.

    Ceux (conclusion du rapport Fauchon) qui considèrent que l’Europe est à la fois un espace et une puissance qui a vocation à s’étendre au-delà de ses contours géographiques, entraînent l’Europe vers une dislocation inéluctable et la fin de sa civilisation, dans une envolée de modernité mondialiste suicidaire.

    Rappelons que la « ligne de l’Oural » a été définie par le géographe de Pierre Le Grand, Vassili Tatichtchev, afin de faire apparaître la Russie comme une puissance européenne, en situant pour cela en Europe une partie importante du territoire et largement majoritaire de la population de l’Empire. Choix politique, la « ligne Tatichtchev » correspond aussi à une rupture culturelle au sein de la Russie entre les peuples d’Asie à l’Est et européens à l’Ouest.

    Les Varègues, descendant de Scandinavie, fondent Kiev au IXe siècle et essaiment dans toute la zone de la future « Russie blanche » dont l’Oural est bien symboliquement la limite. Les Russes sont le rempart de l’Europe contre les Mongols aux XIIIe et XIVe siècles, comme Vienne stoppera la déferlante musulmane de l’Empire Ottoman pour la seconde fois, en 1683, grâce à une armée de secours composée de Polonais, d’Allemands et d’Autrichiens.

    L’avenir de la Russie est en Europe. Mais dans une Europe unifiée et puissante de 500 millions d’habitants face aux 130 millions de Russes, et capable de traiter un projet commun d’Europe « dilatée ».

    Mais, pour cela, il faut donner l’idéal d’une « nouvelle frontière » à l’Europe. Pas l’idéal économico-financier de l’Union européenne, mais une nouvelle frontière comme celle que Kennedy sut impulser en 1961 aux Américains, en lançant son « Go to the Moon », et montrant qu’aucun défi n’était insurmontable pour un pays qui se fabrique son devenir et sa puissance.

    Notre nouvelle frontière est certes d’abord géographique et repose sur une volonté politique de solidarité européenne et de nos intérêts communs. Que les États sans convictions autres que les profits de la manne financière européenne, quittent l’Europe, ou en soient éjectés. Le cordon sanitaire de nos frontières doit ensuite être assuré par une armée européenne et non par les seuls moyens inefficaces des États-frontière actuels.

    Notre nouvelle frontière, c’est la conscience de la richesse de notre civilisation occidentale et de la modernité de nos racines. C’est être fier de nos identités, de notre histoire, de nos combats pour survivre jusqu’à aujourd’hui. Que ceux qui ne sont pas prêts à donner leur sang, comme leurs ancêtres l’ont fait partout en Europe, pour que vive notre civilisation, quittent l’Europe où ils n’ont rien à faire. C’est être fier de nos différences pour mieux respecter celles des autres civilisations. Les enjeux géopolitiques modernes peuvent se traiter de puissances à puissances, dans le respect plutôt que dans la confusion des genres et la volonté d’uniformiser le monde… à notre image délétère. Mais il y faut une volonté politique radicale et révolutionnaire pour inverser un système de pensée et de valeurs qui nous mène dans le sillage des intérêts des USA pour conserver leur leadership mondial, à notre déclin définitif.

    Notre nouvelle frontière n’est pas de nous renfermer sur nos États moribonds, mais d’avoir une ambition pour l’Europe, plus vaste, plus unie, plus puissante, et enfin respectée. Cette nouvelle frontière est celle des valeurs de notre immense Europe, Eurussie, qui refusent celles de la mondialisation telle que celle qu’on veut nous imposer, et son uniformisation destructrice, au profit des peuples nombreux qui, eux, ont encore conscience de leurs identités et de leurs systèmes de valeurs.

    Les horreurs de la déstabilisation des Proche et Moyen Orient auraient-elles pu atteindre un tel paroxysme avec ses déclinaisons terroristes, avec une Europe unifiée, fière de ses convictions, puissante et déterminée, et des USA isolés ? D’autres horreurs nous attendent si l’Europe persiste dans sa mollesse épicurienne, sans but ni idéal, et en plus sans même apporter l’aisance économique à ses peuples désarmés et appauvris.

    Richard Dessens (Eurolibertés, 26 et 27 décembre 2016)

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