Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Métapo infos - Page 1703

  • Les snipers de la semaine (9)

     

    sniper russe.jpg

     

    Au sommaire cette semaine :

    - sur Valeurs actuelles, Xavier Raufer descend l'angélisme des socialistes en matière de sécurité ;

    Le palais de dame Martine

     

    bisounours.jpg

     

     

    - sur Antibobards, Hervé Nathan se paie Dominique Strauss-Kahn en citant quelques uns de ses discours !

    Pour un observatoire du DSK

     

    DSK.jpg

     

    Lien permanent Catégories : Snipers 0 commentaire Pin it!
  • Fractures françaises...

    Christophe Guilluy, géographe, vient de publier Fractures françaises chez Bourin éditeur. L'auteur nous montre une France paupérisée, dont la classe moyenne est en train de sombrer. Il s'intéresse à ce peuple qu'on ne voit pas à la télévision et rappelle que 85% des ménages pauvres vivent non pas dans les quartiers "sensibles" mais dans les petites villes de province ou en zone rurale.

     

    Fractures françaises.jpg

     

    "Des banlieues aux zones rurales, des métropoles aux petites villes, dans quel état se trouvent les couches populaires, après vingt ans de mondialisation ? Dans Fractures françaises, Christophe Guilluy nous propose une leçon inédite de géographie sociale. S'appuyant sur sa discipline, il révèle une situation des couches populaires très différente des représentations caricaturales habituelles. Leur évolution dessine une France minée par un séparatisme social et culturel. Derrière le trompe-l'oeil d'une société apaisée, s'affirme en fait une crise profonde du " vivre ensemble ". Les solutions politiques et une nouvelle attitude sont possibles, pour peu que les nouveaux antagonismes qui travaillent la société soient reconnus et discutés publiquement. Il y a urgence : si la raison ne l'emportait pas, les pressions de la mondialisation qui élargissent les fractures sociales et culturelles risqueraient de faire exploser le modèle républicain."

    Lien permanent Catégories : Livres 1 commentaire Pin it!
  • Une bonne question...

    Nous reproduisons ici la chronique "télévision" de Franck Nouchi, publiée dans le Monde du 10 décembre 2010. L'auteur y pose honnêtement une bonne question...

     

    marine_le_pen drucker.jpg

     

    Télé-empathie

    Le 6 novembre, sur le plateau d'"On n'est pas couché", Eric Zemmour s'interrogeait sur le "cas" Marine Le Pen : "Le problème aujourd'hui c'est que Marine Le Pen n'est pas antisémite, qu'elle ne fait pas de vanne à deux balles sur la seconde guerre mondiale, que sur la mondialisation, elle dit des choses pas très différentes de la gauche de la gauche. Et donc ça pose un vrai problème parce qu'elle est moins diabolisable que son père." "Pour l'instant, l'interrompit Laurent Ruquier, on a, j'ai choisi de ne pas recevoir Marine Le Pen. Et vous, Michel Drucker, vous la recevriez ?""Non, répondit l'animateur de "Vivement dimanche" présent, lui aussi, sur le plateau. Je n'ai pas reçu le père. La question ne se pose pas. Ce n'est pas d'actualité. On ne m'a rien demandé.""La question va se poser, Michel", prédit Eric Zemmour.

    Un mois plus tard, sur Radio Classique, Marine Le Pen expliquait que ces propos sont un "véritable scandale". "Il (Michel Drucker), ajoutait-elle, se permet d'exclure de son émission le représentant, ou la représentante d'ailleurs, de millions d'électeurs (...). M. Drucker, comme l'ensemble des autres journalistes qui travaillent sur le service public, ont un devoir."

    Sur son blog, notre confrère de L'Express, Renaud Revel, a pris la défense de Michel Drucker. "Il faut, écrit-il, faire preuve d'un bien grand cynisme et feindre de méconnaître le destin pour le moins bouleversant des Drucker, pour réagir de la sorte." Rappelant ce qu'écrit l'animateur sur son père juif, persécuté par les nazis pendant la guerre, dans Rappelle-moi (éditions Robert Laffont), Revel ajoute : "On peut aisément pardonner à Michel Drucker de ne pas vouloir donner suite à la demande d'une responsable politique de premier plan, à la droite de la droite, qui n'a jamais cru bon contester, même du bout des lèvres, les propos infâmes d'un père, Jean-Marie Le Pen, sur la Shoah."

    Sur le site Causeur, Elisabeth Lévy défend un point de vue différent : "Drucker et Ruquier n'aiment pas Marine Le Pen, c'est leur droit. Mais je ne savais pas que les invités de leurs émissions étaient choisis en fonction du goût des animateurs. On fait du divertissement, on invite qui on veut, disent-ils. Ben voyons ! Sauf que, nous divertissant avec des politiques, ils participent au débat public et doivent en respecter les règles."

    A partir du moment où Michel Drucker reconnaît lui-même qu'il ne veut pas rendre Marine Le Pen "sympathique" en l'invitant, toute la question est de savoir s'il est légitime d'inviter des personnalités politiques dans des émissions de pur divertissement qui, de fait, sont devenues de véritables lieux de promotion d'image. Si l'on pense que oui, alors se pose la question de savoir à qui il revient de lancer les invitations pour participer à de telles émissions de "télé-empathie". Comme disait Zemmour, ces questions vont se poser. Elles se posent déjà.

    Franck Nouchi (Le Monde, 10 décembre 2010)

    Lien permanent Catégories : Points de vue 0 commentaire Pin it!
  • Après la démocratie...

    Publié en 2008, Après la démocratie, l'essai d'Emmanuel Todd, ressort en collection de poche, chez Folio. Historien, démographe et sociologue, l'auteur est un observateur lucide et non-conformiste de notre société. Il a, notamment, publié deux essais remarquables sur l'économie, L'illusion économique (Gallimard, 1999), et sur les Etats-Unis, Après l'Empire - essai sur la décomposition du système américain (Gallimard, 2004).

    Après la démocratie.gif

    "L'élection de Nicolas Sarkozy semble avoir placé la France en état d'apesanteur : cadeaux fiscaux aux plus riches, socialistes passés à droite, atlantisme, exhibitionnisme présidentiel, désignation de boucs émissaires immigrés ou musulmans, etc., etc.
    Dénoncer l'action de Nicolas Sarkozy ne suffit pas. C'est en partie grâce à ses défauts qu'il a été élu. Sous la diversité des symptômes, c'est d'une véritable crise de la démocratie qu'il s'agit. Pour la comprendre, il faut identifier, au présent et dans la longue durée de l'histoire, ces facteurs lourds que sont le vide religieux, la stagnation éducative, la nouvelle stratification sociale, l'impact destructeur du libre-échange, l'appauvrissement des classes moyennes, l'égarement des classes supérieures. Emmanuel Todd ne ménage personne, dans aucun camp.
    Son approche permet de comprendre pourquoi la société française hésite entre ethnicisation et retour de la lutte des classes. Elle oblige à se demander si les hommes politiques, incapables de manipuler plus longtemps notre «démocratie d'opinion», ne vont pas devoir purement et simplement supprimer le suffrage universel. À moins que, cédant à la pression de la société, ils n'acceptent d'envisager une nouvelle politique économique, protectionniste à l'échelle européenne."

    Lien permanent Catégories : Livres 0 commentaire Pin it!
  • Autour de la Russie...

    La revue Livr'arbitres, animée par un groupe d'étudiants messins, sort son quatrième numéro avec un dossier consacré à la Russie. On pourra aussi y lire , notamment, un entretien avec Erik L'Homme recueilli par Romain Lecap, des articles de Patrick Gofman et Francis Bergeron et des nouvelles de Serge Ayoub et Xavier Eman.  

     

    livr'arbitre n°4.jpg

     

     

    Livr’arbitres
    36 bis, rue Balard, 75015 Paris
    livr-arbitres@voila.fr

    http://livr-arbitres.over-blog.com/

    Un numéro : 6 euros
    Abonnement : normal 22 euros, étranger 35 euros, soutien 50 euros

    Lien permanent Catégories : Revues et journaux 0 commentaire Pin it!
  • Les doigts dans la marmite diplomatique...

    Nous reproduisons ci-dessous la chronique hebdomadaire de Philippe Randa consacrée à Wikileaks et publié sur son blog.

    Wikileaks.jpg

    Les doigts dans la marmite diplomatique...

    C’est Ben Laden qui ne doit pas être content ! La vedette lui est désormais ravie par Julian Assange, fondateur du site Wikileaks qui défraie les médias du Monde entier. C’est lui qui fait désormais trembler l’"Empire du Bien”… Ses publications de documents font moins de morts – aucun à ce jour –, mais tout autant sinon plus de ravages, semble-t-il, que les sanglants attentats des barbus de l’Oumma (communauté des musulmans).
    Le bi-mensuel Flash infos magazine lui a consacré sa dernière une. Il n’est pas le seul. Aucun media n’a passé sous silence les “faits et méfaits” de monsieur Assange, reconnaissons-le. Mais peu on fait remarquer comme Nicolas Gauthier dans son éditorial, qu’on attend toujours ces fameuses révélations contre lesquelles les gouvernements du Monde entier mettent en garde tout à chacun.
    Elles vont peut-être venir… mais celles qui ont été publiées par les grands quotidiens sélectionnés par le fondateur de Wikileaks pour trier et commenter les 400 000 documents mis à leur disposition ne sont que l’aveu de ce dont on se doutait concernant entre autres les pratiques de l’American way of life en Irak : utilisation de la torture, morts de civils irakiens, bavures des milices privées, pouvoir d’influence de l’Iran (l’actuel Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, soutenu par Washington, ayant dû être adoubé à Téhéran avant de commencer à former un nouveau cabinet)…
    Plus nouveau, mais tout aussi évident, les jugements émis par la diplomatie américaine sur les dirigeants européens. Silvio Berlusconi aimerait la galante compagnie… et Nicolas Sarkozy serait un perpétuel excité. L’un et l’autre ne serait guère “crédibles” comme chef d’État. Si ce sont les Américains qui le disent !
    Plus cocasse sans doute est l’officialisation que l’Arabie Saoudite ait voulu pousser à la guerre contre l’Iran. C’est sans doute le plus grave pour l’Oncle Sam qui tente de convaincre que les musulmans formeraient un bloc uni, obsédés par l’éradication de toutes les autres religions. Nombre d’islamophobes de circonstances y ont trouvé l’espoir d’exister politiquement. Patatras ! Les musulmans sont aussi divisés que les chrétiens, les haines entre branches rivales sont aussi tenaces qu’entre catholiques et protestants autrefois, voire encore actuellement… et le mépris des unes pour les autres vaut bien souvent celui des askénazes pour les sépharades, n’en déplaisent aux obsédés du fumeux “complot juif”.
    D’où les pressions pour empêcher les hébergements du site Wikileaks dans chaque pays. Chassé des serveurs d’Amazon basés aux États-Unis, le nouveau ministre chargé de l’Industrie, de l’Énergie et de l’Économie numérique Éric Besson a demandé l’expulsion du site web du territoire français.
    Dans la patrie auto-proclamée des Droits de l’homme, si prompte à dénoncer les atteintes à la liberté d’expression chez les autres, il fallait oser. Il a osé. Éric Besson est l’homme qui ose. Tout.
    Rappelons tout de même que personne ne met en doute l’authenticité des documents publiés par Julian Assange. Au contraire… et c’est même parce qu’ils sont vrais qu’ils font si peur à nos gouvernants, pris ainsi les doigts dans la marmite de leurs mensonges, exactions, bavures, stupidités, jugements à l’emporte-pièce et autres amabilités diplomatiques…
    Et plus encore de leur incompétence à protéger leurs vilains secrets. Car si un site internet peut se procurer ainsi de tels secrets d’État, nombre de services secrets en sont probablement tout aussi capables. Ce n’est donc pas cela qui est grave pour eux, c’est que ces secrets soient ainsi connus de leurs peuples, c’est-à-dire des électeurs.
    Quant à l’initiative d’Éric Besson, elle est pour le moins dangereuse pour sa respectabilité, si tant est qu’il lui en reste encore beaucoup… Et le danger d’un effet boomerang d’une telle initiative n’est pas à écarter.
    En effet, l’hébergeur français OVH, sommé d’expulser le site Wikileaks n’est pas officiellement son hébergeur, mais simplement “le prestataire technique de la solution technique que le client a demandé”. OVH a donc décidé de saisir le juge des référés “afin qu’il se prononce sur la légalité ou pas de ce site sur le territoire français”, rappelant, à cette occasion, que “ce n’est pas au monde politique ni à OVH de demander ou décider la fermeture, ou pas, d’un site, mais à la justice.
    Et chacun sait la Justice est indépendante du pouvoir politique qui n’a pas à lui donner d’ordre. Enfin, c’est que les gouvernements affirment, à moins que parmi les 400 000 documents de Wikileaks, on apprenne le contraire. Improbable, bien sûr.

     
    Philippe Randa (7 décembre 2010)



    Lien permanent Catégories : Points de vue 0 commentaire Pin it!