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Métapo infos - Page 1347

  • 2013 : fin des rêves militaires

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue du général Vincent Desportes sur les faiblesses de la politique militaire de notre pays... Le général Desportes est l'auteur de nombreux essais consacrés à la stratégie comme Comprendre la guerre (Economica, 2000) ou La guerre probable (Economica, 2008).

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    2013 : fin des rêves militaires

    2013 aura été « très militaire ». Deux interventions majeures, Serval au Mali pour lancer l’année, Sangaris en République Centrafricaine pour l’achever, avec, à mi-parcours, une opération en Syrie restée sans nom pour avoir été bloquée au dernier instant. En miroir, deux textes fondateurs : le 29 avril, officialisation du Livre Blanc dont la traduction budgétaire - la Loi de Programmation Militaire -, est approuvée par les deux chambres au cours du dernier trimestre.

    La puissante contradiction entre les faits – les interventions – et le discours – les deux textes – qui organisent parallèlement la dégradation progressive mais certaine de nos capacités militaires, ne peut que frapper les esprits. Interventionnisme, parfaitement légitime dans les trois cas, et incohérence… jusqu’à l’absurde. De cette « année stratégique » forgée de contradictions, plusieurs leçons peuvent être tirées.

    Leçon n°1 : l’évidence des inadéquations. Inadéquation d’abord entre notre politique extérieure, qui s’appuie à juste titre sur nos capacités militaires, et notre politique militaire qui tend à réduire ces mêmes capacités selon des logiques parfaitement déconnectées de leurs raisons d’être. Inadéquation ensuite entre les modèles de forces vers lesquelles nous nous dirigeons inexorablement - des forces réduites de haute sophistication, de plus en plus aptes à remporter les batailles et de moins en moins capables de gagner les guerres, adaptées surtout aux conflits que nous ne voulons pas mener – et les guerres combattues qui exigent des formats et des moyens dont nous nous dépouillons allégrement.

    Leçon n°2 : nous ne pouvons fuir nos responsabilités et nos intérêts, ils nous rattrapent. En particulier, nous ne pouvons pas échapper à l’Afrique. Cette politique, initiée dès les années 1990, n’a pas su se donner les moyens du succès. Le pire pour le monde, pour la France, serait une Afrique profondément déstabilisée, faible économiquement, qui aurait le plus grand mal à faire face à l’inexorable mais prochain  - 20 ans - doublement de sa population. Des Etats baroques que nous lui avons laissés, nous n’avons pas su l’aider à faire des Nations. Dès lors, pour un moment, nous devons nous réengager fermement, militairement en particulier, pour construire des structures fiables de sécurité panafricaines et rebâtir des armées qui constituent souvent l’indispensable ossature de ces Etats fragiles.

    Leçon n°3 : la fin du rêve européen. Plus que beaucoup d’autres, les Français ont été européens, en matière militaire en particulier. 2013 nous contraint au réalisme. Allons vers l’Europe, mais arrêtons de nous départir des moyens nécessaires à l’exercice de nos responsabilités et à la protection de nos intérêts ; l’Europe elle-même en a besoin pour que soient remplies les missions dont seules les armées françaises sont capables. Tant qu’il n’y aura pas de vision stratégique commune il n’y aura pas de défense commune, car le sentiment de solidarité n’est pas assez fort pour imposer le risque politique. Alors, pour longtemps encore, ne pourront être partagées que les capacités, aériennes et navales, dont l’engagement ne constitue justement pas un risque politique. L’intervention de troupes au sol est trop dangereuse pour dépasser les égoïsmes nationaux : préservons les nôtres si nous voulons maîtriser notre action extérieure.

    Leçons n°4 : nous ne pouvons pas commander à la guerre. Le rêve du politique, c’est l’intervention puissante, rapide, ponctuelle, qui sidère. C’est le mythe cent fois invalidé du « hit and transfer », du choc militaire qui conduirait directement au résultat stratégique et, dans un monde parfait, au passage de relais à quelques armées vassales immédiatement aptes et désireuses d’assumer elles-mêmes les responsabilités. Las ! Les calendriers idéaux sont toujours infirmés par la « vie propre » de la guerre. De la première bataille à « la paix meilleure » qu’elle vise, il y a toujours un long chemin chaotique qui ne produit le succès que dans la durée, l’effort et la persévérance.

    Leçon n°5 : le volontarisme ne remplace pas les moyens. Dès lors que, pour de multiples raisons, le « paradigme de destruction » ne peut plus être le paradigme central de la guerre, dès lors qu’il faut agir dans des contextes où le facteur multiplicateur de la technologie est très réduit, dès lors que la légitimité de la bataille ne peut se mesurer, ex-post, qu’à l’aulne du résultat politique, l’instantanéité et la « foudroyance » ne fonctionnent plus. La capacité à durer, les volumes déployables, les contrôles des espaces, redeviennent des données essentielles, ce qui remet d’autant en cause les évolutions de nos armées et ce terrible « manque d’épaisseur stratégique » qui les caractérise aujourd’hui.

    La France est, et se veut, à juste titre, une grande nation, ce qui suppose des capacités d’action, militaires en particulier. En nous montrant clairement à la fois ce que sait faire notre appareil militaire et ses évidentes limites, 2013 nous réveille et nous rappelle que le premier devoir du stratège est de proportionner l’enjeu et les moyens.

    Vincent Desportes (Revue Défense Nationale, 28 janvier 2014)

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  • Les snipers de la semaine... (77)

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    Au sommaire cette semaine :

    - sur Causeur, Jean-Paul Brighelli exécute François Hollande pour son comportement minable dans l'affaire Trierweiler-Gayet...

    Casse-toi, pauv' conne !

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    - sur Polémia, Didier Beauregard dézingue les Bedos, Guy et Nicolas, comiques officiels du PAF, de père en fils...

    De quoi Bedos est-il le nom ?

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  • Génération BHL : et ça continue encore et encore...

    Nous reproduisons ci-dessous un excellent article de Pascal Eysseric, rédacteur en chef d’Éléments, cueilli sur le blog de la revue et consacrés à Bruno Roger-Petit et à Caroline Fourest, deux chiens de garde du système, élevés dans le chenil de l’ineffable Bernard-Henri Lévy...

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    Bruno Roger-Petit et Caroline Fourest entourent le maître Bernard-Henri Lévy

     

    Bruno Roger-Petit, Caroline Fourest, les ravages de la génération BHL

    Il y a plus de trois décennies ans, le 3 octobre 1980, à 18 h 38, une bombe d'une forte puissance explosa devant la synagogue de la rue Copernic, à Paris, provoquant la mort de quatre passants. Le lendemain, Jean Pierre Bloch, le président de la LICRA déclara au journal de 13 heures de TF1 :
    «Les assassins, ce sont aussi ceux qui ont créé le climat. (…) Je dis que cet article prête à l'attentat et crée l'antisémitisme. Malgré ce que dira M. Pauwels — il versera sans doute comme beaucoup d'autres de larmes de crocodiles sur les victimes — , je dis que le responsable de l'assassinat, c'est cette presse ».

    Trois jours plus tard, lundi 6 octobre 1980, Bernard-Henri Lévy écrit dans Le Quotidien de Paris :
    «C’est toujours délicat d’établir des liens de cause à effet entre les discours et les actes. Mais il ne me paraît pas absurde de dire que tout le ramdam qu’on a fait récemment autour des thèses élitaires, indo-européennes, parfois eugénistes, des sous-développés de la nouvelle droite, par exemple, a préparé le terrain à la situation d’aujourd’hui. »

    Dans son viseur : Jean-Claude Valla, le jeune rédacteur en chef du Figaro Magazine, l'un des journalistes les plus brillants de sa génération, et l'une des figures les plus importantes et attachantes de la Nouvelle Droite. Ce dernier dut démissionner. La thèse du «climat » venait de faire sa première victime. Dans ses Mémoires — hélas inachevés —, que vient de faire paraître la vaillante maison d'édition Alexipharmaque, Jean-Claude Valla rappelle à toutes fins utiles :

    «On sait aujourd’hui qu’il s’agissait de Palestiniens appartenant à un petit groupe dissident du FPLP de Georges Habache, le «Palestinian Liberation Front Special Command » dont le chef s’appelait Salim Abou, et que l’explosif avait été acheminé par une valise diplomatique libanaise. »

    Dans une belle et émouvante préface qu'il consacre à son ami, Michel Marmin explique : « Meneur d'hommes qui savait allier la délicatesse à la fermeté, Jean-Claude Valla était un grand journaliste, doublé d'un historien non conformiste et scrupuleux. Ses mémoires, dont sa disparition prématurée interrompit malheureusement la rédaction, restituent pleinement sa personnalité lumineuse. Pour être incomplets, ils n'en constituent pas moins une magnifique leçon de conviction et de courage, deux vertus que les jeunes Européens ne sauraient trop aujourd'hui cultiver. »

    Trente ans ont passé, Jean-Claude Valla est mort à Pau le 25 février 2010, Bernard-Henri Lévy est toujours vivant. À ce jour, le faussaire n'a formulé aucun remords ni présenté aucune excuse. Trente ans ont passé, la thèse du «climat » a fait école, gangrenant le journalisme français, désormais en danger de mort.

    La thèse du «climat », l'effroyable plaie du journalisme français

    Pas une semaine ne s'écoule sans que cette détestable méthode inventée par Bernard-Henri Lévy ne soit reprise par un arriviste pour éliminer un concurrent. Il est vrai que depuis trente ans, la méthode béhachélienne d'intimidation comme moyen de promotion a fait ses preuves. La cible du moment s'appelle Frédéric Taddeï, le présentateur de l'émission «Ce soir ou jamais » (France 2).
    Adepte de la prétérition lourde et répétitive, de la double négation qui en dit long sur l'état d'esprit de son auteur, le journaliste de télévision Bruno Roger-Petit a remis au goût du jour la méthode behachelienne. Il ne s'agit pas ici de dénoncer la responsabilité dans un attentat, mais celle du succès surprise de la manifestation «Jour de Colère ». Les procédés stylistiques sont exactement les mêmes. L'absence totale d'honnêteté intellectuelle aussi.

    Dans son billet, Bruno Roger-Petit écrit : «Il n'est pas question ici de pratiquer le jeu de l’œuf et de la poule. Il n'est pas question d'accuser Taddeï (et d'autres) d'avoir engendré la manifestation «Jour de colère » et ceux de ses participants qui font un usage repoussant de ce qu'ils considèrent relever de la liberté d'expression. En revanche, on ne peut pas ne pas s'interroger sur le point de savoir si, à force d'avoir tendu le micro à divers vecteurs de divisions et d'oppositions entre Français, ils n'ont pas contribué, et Taddeï le premier, au dévoiement de la liberté d'expression transformée en arme contre la République et les droits qu'elle offre à chacun d'entre nous. »

    De là ou il est, Jean-Claude Valla me pardonnera d'avoir pensé à lui, en lisant ce passage d'un journaliste si médiocre. Il est pourtant emblématique de la tournure d'esprit d'une certaine école journalistique qui tient le haut du pavé en France (Renaud Dely, Joseph Macé-Scaron, Caroline Fourest, Nicolas Demorand, etc.). Cette génération perdue pour le journalisme a fait de la théorie du «climat » une religion. Le «climat» avant les faits. Le «climat» comme explication totalitaire du monde. Le «climat» pour mieux éliminer un adversaire idéologique. C'est Caroline Fourest qui explique à propos de l'affaire «Abdelhakim Dekhar », et avant même de connaitre l'identité du tueur, que ce n'est un «simple fait divers», mais bien un «climat particulier» qui est en cause. Fervente militante de la méthode behachélienne d'intimidation, Caroline Fourest lâche ses coups :
    « La plus grande responsabilité, aujourd'hui, est à droite, où l'absence de complexe et la surenchère ont libéré une parole mortifère. On entend décidément trop peu la droite républicaine. Où est-elle? Quand des gens de son propre camp dérapent et tiennent des propos à droite de l'actuel Front national».

    La méthode béhachélienne d'intimidation peut connaitre des ratés. Journaliste aux Inrockuptibles, David Doucet a démonté avec beaucoup de rigueur et d'à-propos les mensonges de Caroline Fourest sur Frédéric Taddeï. L'agenda de carrière ou de promotion leur tenant lieu de pensée, il est assez facile de suivre les adeptes de la méthode BHL à la trace. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, les victimes ne sont pas toutes de droite, loin s'en faut. Les petits meurtres se pratiquent également entre amis. Longtemps au service de la coterie strauskhanienne, Bruno Roger-Petit a utilisé la méthode béhachelienne contre Manuel Valls, quand en 2009 ce dernier cherchait à prendre ses distances avec son mentor, ou contre Benoît Hamon, le remuant représentant l'aile gauche du parti socialiste (quand il était dans l'opposition).


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    Biberonné au lait de l'Idéologie française, le journaliste de connivence aboie quand des journalistes nuisent à leur client ou ne correspondent pas à leur plan de carrière. Toujours prêt, le journaliste de connivence pratique le contre-feu médiatique. À coup de  point d'interrogation et de basses insinuations. D'injures aussi. Il faut sauver le client. À tout prix.

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    Mais, c'est certainement dans l'art de l'insinuation que le journaliste de connivence peut le mieux déployer son art. Son domaine : la généralisation vague, la dénonciation globalisante de la droite, le retournement de veste, le commentaire venimeux. Ecrire tout est son contraire, mais toujours dénoncer. Faire son miel des ragots sur la vie privée sous un président de droite, et si possible en inventer, mais pour mieux dénoncer les atteintes à la vie privée sous un président de gauche. Tartuffe à l'heure d'internet. Bruno Roger-Petit y excelle.

     

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    Pascal Eysseric (Blog Eléments, 29 janvier 2014)

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  • Du socialisme au nationalisme...

    Le pôle d'édition de l'université de technologie de Belfort-Montbéliard vient de publier un essai de Christophe Maillard intitulé Pierre Biétry (1872-1918) - Du socialisme au nationalisme, ou l'aventure du leader des Jaunes à la Bellle Epoque.

    Le personnage de Pierre Biétry avait été tiré de l'oubli par Zeev Sternhell à l'occasion de la publication de son livre La droite révolutionnaire (1885-1914) - Les origines françaises du fascisme (Seuil, 1978).

    Le livre est disponible à la commande sur le site du Comptoir des presses d'université.

     

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    " Pierre Biétry (1872-1918) est un personnage oublié de la vie politique et syndicale de la Belle Époque. Originaire de l’Est de la France, ce simple ouvrier horloger devient un ardent polémiste républicain radical avant de rejoindre le monde socialiste et syndical. Figure de proue des grandes grèves de la région de Belfort-Montbéliard en 1899, il rejoint en 1901 le mouvement syndical jaune après son exclusion des rangs socialistes. C’est le début d’un parcours qui le mène sur les bancs de la Chambre des Députés (1906-1910) et fait de lui un infatigable promoteur du propriétisme et de la cogestion entre les patrons et les ouvriers. Défenseur d’une nouvelle théorie sociale et politique incarnée dans les idéaux jaunes, Pierre Biétry combat ardemment le socialisme, et devient vite la bête noire du monde ouvrier, maniant aussi bien l’antisémitisme que le nationalisme pour mobiliser les masses populaires et réformer la société française. Finalement, il échoue et meurt en Indochine en 1918.

    Tout en dressant un portait inédit du personnage, Christophe Maillard dépasse largement le cadre de la biographie, pour aller dans un premier temps à la rencontre du mouvement jaune, un courant syndical quelque peu délaissé par les historiens. Dans un second temps, sortant du seul champ syndical, il aborde avec force la dimension politique du personnage, qui, conforté par son mandat parlementaire de 1906, s’engage sur un chemin de crête entre national-socialisme et socialisme-national, une subtilité dans l’ordre des mots qui recouvre un réel questionnement. "

     

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  • L’Ukraine, nouvelle étape dans la stratégie de domination américaine ?...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous une analyse de la crise ukrainienne par Aymeric Chauprade, cueillie sur Realpolitik.

    Aymeric Chauprade a récemment publié une nouvelle édition de son ouvrage Chronique du choc des civilisations.


    L'Ukraine, nouvelle étape dans la stratégie de... par realpolitiktv

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  • Bienvenue à TV Libertés...

    TVLibertés – La liberté n'a pas de prix

    TV Libertés  a démarré ses émissions. Chaque soir à 19 heures, vous pourrez découvrir un journal de réinformation d'une heure, qui sera ensuite accessible en vidéo. Dans les prochains jours les émissions thématiques démarreront avec Robert Ménard pour la politique, Jean-Yves Le Gallou pour le décryptage de l'information, Gabrielle Cluzel pour les sujets de société, Philippe Conrad pour l'histoire, Arnaud Guyot-Jeannin pour le cinéma et Anne Brassié pour la culture et bien sûr de nombreux invités qui n'ont pas l'heur de plaire dans les médias du système...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous le journal du 30 janvier :


    Premier journal de TV Libertés par Pierre_Premier

     

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