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france - Page 27

  • Une guerre des nomades contre les sédentaires ?...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous une chronique d'Éric Zemmour sur RTL, datée du 26 janvier 2016 et consacrée à la question de l'afflux massif d'immigrants clandestins à Calais...

     


    Migrants : "À Calais, c'est la guerre des... par rtl-fr

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  • Merkel, l'Allemagne et la France...

    Nous reproduisons ci-dessous entretien avec Alain de Benoist, cueilli sur Boulevard Voltaire et consacré à la question de l'Allemagne et de sa chancelière...

     

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    « Le couple franco-allemand repose sur des malentendus que rien n’a jamais pu lever »

    Angela Merkel a été élue « personnalité de l’année » par le magazine Time. Mais qui est-elle vraiment ? Incarnation du capitalisme rhénan ? Des vieux démons pangermaniques ? Ou juste mère fouettarde des élégances budgétaires ?

    Angela Merkel est à l’image de l’Allemagne d’aujourd’hui : excessivement morale, grassouillette et sans enfants. Élue chancelière il y a tout juste dix ans, elle s’est imposée à bas bruit, triomphant peu à peu de tous les scepticismes, jusqu’à jouer un rôle de premier plan, comme on l’a vu dans l’affaire ukrainienne, la crise grecque ou plus récemment l’ouverture des frontières aux migrants. Elle s’est imposée d’une façon paisible, figure exemplaire du Muttistaat, « l’État maternel » qui rassure les Allemands (“Keine Experimente!”, disait-on déjà de l’autre côté du Rhin dans les années 1960). La main onctueuse, les lèvres pincées, la paupière lourde, elle incarne à la perfection cette femme sans qualités, au sens que Robert Musil donnait à cette expression, qui se pose tantôt en gardienne de l’orthodoxie monétaire et de l’austérité budgétaire, tantôt en vestale de l’accueil humanitaire.

    Lisse, opaque, se dérobant aux affects, cette fille de pasteur a fait basculer encore un peu plus son pays vers les valeurs du protestantisme. L’Allemagne, depuis la réunification, pèse d’un poids grandissant plus que d’une réelle volonté. Elle assume un leadership dont elle n’a pas vraiment envie – ce que le Britannique William Paterson a appelé le “reluctant hegemon”, l’hégémonie à contrecœur.

    Avec l’affaire des migrants, sa popularité est quand même retombée ?

    Elle a été entamée, puisque après une phase d’euphorie orchestrée, une partie de son électorat commence à s’effrayer sérieusement de l’afflux des « réfugiés » : 16 % seulement des Allemands considèrent aujourd’hui les migrants comme autant de « chances » pour leur pays. C’est surtout vrai dans l’ancienne RDA, moins marquée que les länder de l’Ouest par l’idéologie libérale et « occidentale », mais aussi dans l’« État libre de Bavière », aujourd’hui en première ligne face au flot des migrants et dont le ministre de l’Intérieur, Joachim Hoffmann, vient d’annoncer (dans un entretien au Welt am Sonntag passé totalement inaperçu dans la presse française) qu’il assurera désormais lui-même le contrôle de ses frontières, tournant qui revient à mettre en cause un aspect essentiel du principe fédéral.

    Angela Merkel n’en reste pas moins à un niveau de popularité que lui envieraient bien d’autres chefs d’État ou de gouvernement, à commencer par le nôtre puisque 60 % des Allemands pensent qu’aucun autre dirigeant politique ne gérerait la situation mieux qu’elle. Personne ne voit, d’ailleurs, par qui la remplacer, à commencer ceux qu’on présente imprudemment comme ses compétiteurs, qu’il s’agisse du social-démocrate Sigmar Gabriel, du ministre des Finances Wolfgang Schäuble ou du président des chrétiens-démocrates de Bavière Horst Seehofer.

    Et le fameux « couple franco-allemand », qu’on a toujours décrit comme le moteur de l’Europe, il en est où ?

    Fruit d’un mariage de raison, le couple franco-allemand repose sur une série de malentendus que rien n’a jamais pu lever, tant l’histoire et la culture politique des deux pays sont différentes depuis que le traité de Verdun (843) a divisé en deux l’ancienne Francie en une partie romane et une partie tudesque. D’un côté, un État-nation, où la politique s’ordonne toujours à des initiatives spectaculaires prises par de grands acteurs, de l’autre un pays de tradition impériale-fédérale, où l’on n’a jamais très bien compris quelle est l’essence du politique (on y prône la dépolitisation par le droit) et où l’on considère qu’après la parenthèse jacobine du IIIe Reich, il importe avant tout de garantir le respect des normes afin de se prémunir contre tout événement dramatique. D’un côté, des fonctionnaires et des énarques, de l’autre, des parlementaires et des juristes. Ne nous étonnons pas que la mentalité allemande reste aussi incompréhensible pour les Français que les institutions politiques françaises pour les Allemands !

    Quoique voisins, Français et Allemands se connaissent peu et se comprennent mal. Quant au traité d’amitié franco-allemand dont le général de Gaulle avait pris l’initiative en 1963, ses dispositions en faveur d’une meilleure compréhension entre les deux peuples sont restées lettres mortes. La règle, vue en France comme une limite et une contrainte, est perçue en Allemagne comme un facteur d’ordre et de liberté. Un Français est français grâce à l’État, un Allemand est allemand grâce à sa culture. La France privilégie son marché intérieur et son pouvoir d’achat, l’Allemagne sa compétitivité et ses exportations. La première a d’abord un Président, la seconde un Parlement. De l’Europe, l’une et l’autre se font des idées opposées – l’une l’utilise comme levier pour cacher sa faiblesse, l’autre comme couverture pour cacher sa force -, ce qui explique pourquoi le souverainisme et le populisme n’ont pas, en Allemagne, le succès qu’ils ont en France.

    Bref, le divorce n’est pas en vue, mais le couple bat de l’aile : dans le train européen, la locomotive est en panne. Ce qu’il faut retenir, c’est que le déséquilibre franco-allemand ne vient pas d’une Allemagne trop forte, mais d’une France trop faible. La nouvelle germanophobie façon Mélenchon, qui veut voir dans Merkel la réincarnation de Bismarck, tombe de ce point de vue totalement à plat.

    Alain de Benoist, propos recueillis par Nicolas Gauthier (Boulevard Voltaire, 4 janvier 2016)

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  • Voyage dans la France d'en bas...

    Les éditions du Seuil viennent de rééditer dans leur collection de poche Point un essai d'Aymeric Patricot intitulé Les petits Blancs - Un voyage dans la France d'en bas. Agrégé de lettres et professeur en banlieue parisienne, Aymeric Patricot a notamment publié Autoportrait du professeur en territoire difficile (Gallimard, 2011).

    Métapo infos avait reproduit un entretien que l'auteur avait donné au Figaro à l'occasion de la sortie de son livre en 2013 : Le malaise de la France des « petits Blancs ».

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    " Moi, je peux toujours crever dans mon quartier pauvre. Et plus ça va aller, plus mon quartier va s'appauvrir parce que les bourgeois blancs vont partir et les bourgeois noirs et arabes aussi et il ne restera que les déchets de la France, avec moi dedans. " Comment vivent les petits Blancs des quartiers pauvres de la République ? Les Américains utilisent, pour désigner ces oubliés du progrès social, méprisés d'être plus pauvres encore que les Noirs ou les Latinos, l'expression white trash. Se vit-on, dans la France métissée d'aujourd'hui, comme un " déchet blanc " ? Une conscience raciale est-elle en train de se substituer à la conscience de classe ? Un communautarisme blanc est-il en voie de se forger ? Loin des préjugés, ou de la frayeur, qui empêchent de s'intéresser à ces hommes et ces femmes, Aymeric Patricot est allé à leur rencontre. Récits, analyses, portraits, conversations libres, approfondies, sans tabous : il trace le tableau précis et vivant d'une réalité plus diverse que l'idée qu'on en a, une réalité certes brutale, parfois cynique, souvent désespérée, mais qu'éclairent la générosité et la lucidité de certains de ses interlocuteurs. Le racisme, la violence, la haine de soi et du monde sont une tentation permanente quand, pauvre et sans horizon, on se sent relégué. Beaucoup s'y abandonnent, d'autres non. Tous offrent, sous le regard acéré d'Aymeric Patricot, un visage inattendu de notre société, qu'il est urgent de regarder en face.

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  • Kippa et communautarisme juif...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous une chronique d'Éric Zemmour sur RTL, datée du 14 janvier 2016 et consacrée à la question du communautarisme religieux au travers de la question du port de la kippa par les membres de la communauté juive...

     


    "La kippa est une sorte de selfie religieux... par rtl-fr

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  • Etats-Unis, France : ne pas désespérer des citoyens de la base...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Jean-Paul Baquiast, cueilli sur son site Europe solidaire et consacré à la contestation de l'oligarchie par les citoyens de la base, aux Etats-Unis comme en France...

    Jean-Paul Baquiast anime également le site d'information techno-scientifique Automates intelligents.

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    Etats-Unis, France. Ne pas désespérer des citoyens de la base

    On dit, et nous le répétons volontiers souvent tant le jugement paraît juste, qu'aux Etats-Unis, 1% de super-puissants gouvernent les 99% restant, ceux l'on pourrait nommer les citoyens de la base. La chose se retrouve dans tous les pays du monde, y compris en France. Cependant elle y est moins marquée chez nous et en Europe, vue la survivance de ce qui reste d'un ancien Etat-providence.

    Or le récent discours sur l'Etat de l'Union prononcé par Barack Obama devant le Congrès le 12 janvier, illustre bien cette domination des super-puissants, dont il est le représentant au plus haut niveau de l'Etat. Le discours n'a évidemment pas fait allusion à l'immense croissance des inégalités sociales, le démantèlement d'une partie de l'industrie, le déclin mondiale du capitalisme américain et la domination croissante d'une élite financière parasite et souvent maffieuse.

    Tous ceux qui écoutaient le Président ne pouvait pas se dissimuler que, malgré ses accents volontaristes, il ne dominait rien, laissant le pouvoir aux militaires les plus militaristes, aux agences de renseignement et à Wall Street. Concernant les relations extérieures, il n'a pas évoqué le fait qu'élu pour arrêter la guerre en Irak, il a amplifié la politique des ses prédécesseurs, en ajoutant à la guerre en Afghanistan de nouvelle guerre en Libye, Syrie et Irak, en multipliant le recours à l'usage de drones destructeurs des populations et surtout en accumulant les provocations à l'égard de la Russie et de la Chine, pouvant conduire à de nouvelles guerres mondiales.

    A l'inverse, le thème essentiel de son discours a consisté à exalter la force militaire des Etats-Unis et sa volonté personnelle d'y recourir encore partout si nécessaire. Il a proclamé avec un cynisme incroyable “The United States of America is the most powerful nation on Earth. Period. Period. It's not even close. It's not even close. It's not even close. We spend more on our military than the next eight nations combined. Our troops are the finest fighting force in the history of the world. No nation attacks us directly, or our allies, because they know that's the path to ruin.” La presse française a traduit cela, sans d'ailleurs s'en indigner, par « Les Etats-Unis sont la nation la plus puissante du monde. Point final"

    Le bilan, pour une bonne partie des médias américains non-alignés, est tout au contraire la généralisation du passage à un Etat oppressif, multipliant l'espionnage, arrêtant les semeurs d'alerte, militarisant la police et protégeant en toutes occasions les meurtres accomplis par elle. Le bilan est représenté par les milliers de milliards de dollars consacrés à réparer les spéculations criminelles des banquiers de Wall Street responsables de la crise de 2008 et de ses suites, les économies imposées à ce qui reste de services publics sociaux et éducatifs, le vol des épargnes privées imposé aux « bénéficiaires » de la pseudo réforme de la Sécurité Sociale dite « Obamacare ».

    Les citoyens de la base

    Mais qu'en pensent les premiers concernés, les citoyens de la base? Manifestement, le bel enthousiasme ayant accueilli Obama après son élection a presque totalement disparu. Ceci que ce soit autant parmi les électeurs républicains que parmi les électeurs démocrates. Chez les premiers, la popularité croissante de Donald Trump inquiète de plus en plus l'establishment. Issu lui même de cet establishment, Trump, pour des raisons qui ne sont pas simplement électoralistes, mais répondent sans doute à une conviction profonde, contredit toutes les « valeurs » et s'oppose à toutes les politiques défendues par ses rivaux républicains aux prochaines élections primaires.

    Et ceci lui acquière une popularité massive parmi ceux que nous nommions les citoyens de la base. Inutile d'y revenir ici. On peut espérer que, constatant le succès de ses propositions, il en ajoutera d'autres de la même eau. S'il est élu à la Maison Blanche, l'establishment aura plus de mal à le mettre en tutelle qu'il n'en a eu avec Obama.

    Mais du coté des Démocrates, se profilent d'autres évènements tout aussi porteurs d'espoirs. D'une part la « candidate incontournable » qu'était Hillary Clinton semble faire eau de toute part. Ce sera une excellent chose pour la paix du monde, car elle était bien partie pour déclencher la 3e guerre mondiale évoquée plus haut. N'y revenons pas.

    D'autre part, du coté opposé aux Républicains, la concurrence de Bernie Sanders au départ considéré comme un candidat marginal, s'est manifestée avant les primaires et n'a cessé de s'affirmer depuis. Sanders porte de plus en plus nettement un message anti-establishment qui convainc un nombre croissant des électeurs de la base. Même si ses objectifs sont encore mal précisés, et comportent en matière de politique étrangère des aspects très conservateurs, il est présenté partout comme socialiste, et de plus en plus prisé comme tel.

    Or même si le « socialisme » de Sanders n'est pas le même que celui généralement entendu par ce mot en Europe, il comporte cependant des mesures très révolutionnaires pour les Etats-Unis, le rapprochant dans une certaine mesure des premières ambitions de Roosevelt ou du Labour Party britannique à la fin de la 2e guerre mondiale. 1)

    Qu'en sera-t-il en France?

    En France, ceux qui commencent à ne plus supporter le conservatisme et la docilité vis-à-vis de l'establishment manifestés tant par le PS que les Républicains, se demandent quel(le) candidat(e) pourrait lors des prochaines élections présidentielles, incarner des ambitions à la Trump ou à la Sanders. Aucun n'apparait du côté de la gauche radicale, où continue à régner l'atonie alors que de nombreux thèmes « révolutionnaires » pourraient être défendus.

    A l'extrême-droite, on trouve bien évidemment le FN et sa candidate Marine Le Pen. Mais beaucoup s'interrogent sur la capacité du parti et de sa présidente à présenter des objectifs clairs et surtout à les mettre en oeuvre une fois au pouvoir, soumis qu'ils seront aux pressions formidables du grand capital international.

    Il faudrait dans tous les cas, comme d'une certaine façon le font Trump et Sanders, que les représentants de la gauche radicale et du FN, qui auraient un nombre considérable d'objectifs communs à présenter aux électeurs révoltés de la base, s'unissent clairement, derrière un candidat commun, pour le faire.

    Jean Paul Baquiast (Europe solidaire, 14 janvier 2016)

     

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  • Quand les "élites" ne parviennent plus à intimider le peuple...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous une chronique d'Éric Zemmour sur RTL, datée du 12 janvier 2016 et consacrée à la question de la déchéance de la nationalité et au débat que cette mesure suscite à gauche...

     


    "La nationalité française est d'abord une... par rtl-fr

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