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droite - Page 23

  • Une histoire des idées et des valeurs non conformistes...

    Les éditions Pierre-Guillaume de Roux publient cette semaine un essai important d'Arnaud Imatz intitulé Droite - Gauche : pour sortir de l'équivoque. Fonctionnaire international à l’O.C.D.E. puis administrateur d’entreprise, spécialiste de l'Espagne, Arnaud Imatz a notamment publié  La Guerre d’Espagne revisitée (Economica, 1993), Par delà droite et gauche (Godefroy de Bouillon, 1996) et José Antonio et la Phalange Espagnole (Godefroy de Bouillon, 2000).

     

    " Qui aurait prophétisé, il y a moins de trente ans, la « droitisation » économique des gauches et la « gauchisation » culturelle des droites ? Qui aurait prédit le collapsus du « Nouvel ordre mondial » et le développement de courants transversaux, anti-oligarchiques et populistes ?

    Devant cette évolution rapide et inattendue, activée par la crise financière, les vagues migratoires et les attentats islamistes, la plupart des acteurs et observateurs politiques réagissent en gardiens jaloux de la pensée unique. Mais le mur se lézarde : l’homme moderne se révolte contre l’uniformisation qui l’enchaîne. La division droite / gauche, présentée comme « l’horizon indépassable de la pensée démocratique », apparaît pour ce qu’elle est : un mythe incapacitant destiné à brider la résistance populaire, une mystification antidémocratique dont l’effet est de perpétuer la rupture peuple / élite. Un nouveau clivage politique, désormais tangible, oppose les partisans de l’enracinement aux adeptes du mondialisme.

    Cette Histoire des idées et des valeurs non conformistes du xixe au xxie siècle est une introduction aux courants de pensée qui luttent contre l’homogénéisation consumériste, le multiculturalisme et la gouvernance globale au nom de la diversité culturelle, de la souveraineté populaire et du bien commun. Elle dévoile une histoire méconnue, caricaturée et refoulée. "

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  • Sur l'immigration, les électeurs de droite et de gauche votent-ils mal ?...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Julien Rochedy, cueilli sur son blog Rochedy.fr et consacré aux choix politiques paradoxaux des électorats de droite et de gauche sur la question de l'immigration...

     

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    Sur l'immigration, droite et gauche votent mal

    Le paradoxe des électorats

    Je discutais la semaine dernière avec un intellectuel qui s’apprête à sortir un important livre d’enquête sur la crise identitaire Française. Débattant ensemble pour les besoins de son étude, je lui évoquai ce qui me paraissait être un sacré paradoxe de notre vie politique. Ce paradoxe est celui du vote des électorats de droite et de gauche au sujet de l’immigration.

    Le désir de l’électorat de droite et de gauche

    En simplifiant les choses et en grossissant les traits, on pourrait diviser l’électorat français en deux au sujet de l’immigration : l’un veut la séparation, l’autre l’unité.

    Celui qui veut désormais la séparation est l’électorat que l’on pourrait appeler « de droite ». En somme, c’est le parti des gens qui râlent, qui n’en peuvent plus, qui ne veulent plus du « vivre-ensemble ». Leurs désirs est de se séparer des populations d’origine immigrée, en les fuyant géographiquement quand ils le peuvent, et en souhaitant les réduire (volonté d’arrêter l’immigration, ou même d’en « réémigrer » un maximum), sinon de les contraindre violemment. Cet électorat vote Front National ou pour un candidat de la droite classique quand celui-là veut bien tenir un discours « dur » sur la question (comme Sarkozy durant ses deux dernières campagnes présidentielles).

    Celui qui veut l’unité est l’électorat de gauche. Il s’agit de l’électorat français qui croit au respect, à l’égalité et à la fraternité entre les hommes et qui souhaite par dessus tout un métissage heureux. Il nie les fractures entre les populations (et lorsqu’il les voit quand même, il les attribue aux prêcheurs de haine, qu’ils soient d’extrême-droite ou salafistes). Son but, son rêve, est l’unité d’une population française quelles que soient ses bigarrures et sa diversité. Cet électorat vote généralement pour le Parti Socialiste ou le Front de Gauche

    Les conséquences inverses de leur vote

    Pourtant, il apparaît que le vote de l’électorat de gauche et celui de droite se portent sur des candidats et des discours qui, malgré les apparences, conduisent à l’inverse de leur volonté première.

    Le programme et les discours du Front National et de la droite « dure » ont en réalité l’ambition de l’unité. Leur objectif est l’assimilation qui, précisément, est la praxis unitaire la plus accomplie. En régulant l’immigration, en punissant vraiment les délinquants pour dissuader leurs méfaits de tous les jours, en valorisant une culture française dans sa version universaliste et culturaliste (« est français celui qui respecte les mœurs et la culture française »), c’est à dire exactement  ce que se proposent de faire les « droites », alors et alors seulement la possibilité d’une unité prochaine se rendrait peut-être probable. Le vernis de l’assimilation appliqué à tous, toutes races et religions confondues, permettrait de différer, voire de supprimer, la dislocation de la société française prévue et déjà à l’œuvre.

    Premier paradoxe donc : l’électorat qui veut la séparation vote en réalité, sans le savoir, pour l’unité.

    Quant aux programmes dits « de gauche », tous concourent le plus surement à la séparation. Sous les discours des prétendues « valeurs de la République » et du métissage chantant et chanté en permanence, la gauche a abandonné l’assimilation pour l’idée d’une société multiculturelle dans laquelle tout le monde conserverait la fierté des racines et leur culture d’origine. Mieux que cela : les minorités et leurs spécificités sont défendues et promues en vertu – et en vertu seule – de leur condition de minorité. Et mieux encore, pour des raisons électorales, la gauche se permet de flatter les différentes communautés allogènes tout en exaspérant dans le même temps la communauté de souche, encore majoritaire et dépositaire depuis des siècles de la France. Rien ne pourrait, en définitive, plus générer de la séparation communautaire que ce type de politique. Pour preuve la crise identitaire violente dont nous ne vivons que les prodromes, conséquence directe de cette politique qui a présidé au traitement de l’immigration en France depuis plus de 30 ans.

    Deuxième paradoxe donc : l’électorat qui rêve sincèrement d’unité vote en fait, sans le savoir lui aussi, pour la séparation.

    Facéties quand l’Histoire pourrie

    Marx reconnaissait lui-même qu’à certaines périodes historiques, l’Histoire n’avance ni ne recule pas, elle pourrit. Ces moments sont des tourbillons d’incohérence, de velléités inconséquentes, de rêveries inutiles. Nous vivons cette époque-là. Sans doute, les choses sont plus compliquées que cela et ce paradoxe n’est pas aussi marqué qu’il semble l’être. Mais toutefois : se dire qu’un identitaire sérieux qui veut de toute sa colère la séparation, ferait mieux, parfois, de voter François Hollande, et qu’un idéaliste de gauche, plein de bons sentiments, ferait mieux de voter Marine Le Pen s’il souhaite véritablement qu’un jour des hommes de cent couleurs différentes soient main dans la main, est une facétie de l’Histoire qui mérite, sinon que l’on s’y attarde, au moins que l’on en sourit un peu. 

    Julien Rochedy (Rochedy.fr, 7 mai 2016)

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  • Un parti de masse à droite...

    Les éditions du CNRS viennent de publier sous la direction de Serge Berstein et de Jean-Paul Thomas un ouvrage collectif intitulé Le PSF - Un parti de masse à droite. Si l'on excepte la grosse biographie que Jacques Nobécourt avait consacré au fondateur et président du PSF, Le colonel de La Rocque ou les pièges du nationalisme chrétien (Fayard, 1996), il n'existait aucune monographie récente et conséquente consacrée à ce parti, dont la montée en puissance, bien réelle, a été brisée par la guerre.

     

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    " Fondé par le colonel de La Rocque en 1936 après la dissolution des Croix de Feu, le PSF (Parti social français) a connu un succès foudroyant, avant que le déclenchement de la guerre en 1939 ne brise son élan, puis ne provoque sa disparition. Avec plus d'un million d'adhérents à son apogée, il fut la formation politique la plus nombreuse jamais réunie depuis la naissance des partis. Paresseusement assimilé au " fascisme " par ses détracteurs, le PSF s'inscrit en réalité dans une généalogie bien différente, qui relève de l'histoire de la droite française et de ses mutations du XIXe siècle à nos jours. Les auteurs réunis dans cet ouvrage décryptent les influences croisées qui ont façonné l'idéologie du PSF, et en particulier l'héritage du catholicisme social, cherchant sa réintégration dans la cité après l'expérience de la Première Guerre mondiale, combiné à une version du nationalisme en voie de modération après l'expérience unanimiste de l'Union sacrée. Ce sont bien ces deux courants qui irriguent l'expérience du PSF et font de celui-ci l'aboutissement de l'évolution qui conduit du bonapartisme à la république autoritaire par le fil directeur de la démocratie plébiscitaire. Une analyse rigoureuse et dépassionnée pour comprendre l'origine de la droite moderne. "

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  • Le clivage droite / gauche a-t-il encore un sens ?...

    Nous reproduisons ci-dessous entretien avec Alain de Benoist, cueilli sur Boulevard Voltaire et consacré au clivage droite / gauche et à sa perte de sens...

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    Alain de Benoist : Droite et gauche : des mots qui ne signifient plus rien !

    Il vous est arrivé de vous définir comme un « homme de droite de gauche » ou comme un « homme de gauche de droite ». Si ce n’est pas une boutade, qu’est-ce que cela signifie ?

    Cela veut dire d’abord que je ne juge pas des idées en fonction de leur provenance, mais en fonction de leur justesse. La valeur de vérité d’une idée ne dépend pas de son étiquette. Subsidiairement, cela signifie aussi que je n’ai pas plus d’indulgence pour la bêtise de droite que pour le sectarisme de gauche. José Ortega y Gasset disait, dans La révolte des masses : « Être de gauche ou être de droite, c’est choisir une des innombrables manières qui s’offrent à l’homme d’être un imbécile ; toutes deux, en effet, sont des formes d’hémiplégie morale. » Pour ma part, j’ai toujours été surpris de constater que les hommes « de droite » n’ont en général aucune culture de gauche, et que les hommes « de gauche » n’ont en général aucune culture de droite. C’est la raison pour laquelle les uns et les autres se font de leurs adversaires une représentation qui est le plus souvent de l’ordre du fantasme.

    Chez une certaine « droite », il est coutumier de dénoncer la « fausse droite », tout comme à « gauche » on critique volontiers les « trahisons de la fausse gauche ». Ces querelles ne cacheraient-elles pas un problème politique de fond ?

    Il y a en effet un problème de fond, mais ce ne sont pas des opinions subjectives qui peuvent permettre de le cerner. Si l’on s’en tient à une approche scientifique, force est de reconnaître que les spécialistes de sciences politiques ne sont jamais parvenus à se mettre d’accord sur une notion qui pourrait servir de dénominateur commun à toutes les droites (ou à toutes les gauches). De multiples propositions ont été avancées (liberté ou égalité, conservatisme ou progressisme, ordre ou changement, perfectibilité ou imperfectibilité de la nature humaine, etc.), mais quel que soit le critère retenu, il y a toujours des exceptions.

    Sur le plan historique, on a pris l’habitude de dater le clivage droite-gauche de la Révolution française, mais en réalité – en France tout au moins -, ces termes ne se répandent dans le discours public que dans les toutes dernières années du XIXe siècle. Il ne serait jamais venu à l’esprit de Karl Marx, de Georges Sorel ou de Proudhon de se définir comme des « hommes de gauche » ! L’alliance du mouvement ouvrier et de la gauche progressiste n’est pas antérieure à l’affaire Dreyfus. Par ailleurs, loin d’être assignées à résidence, nombre d’idées n’ont cessé de se promener à travers le paysage politique : le libéralisme est passé de gauche à droite, le colonialisme a d’abord été défendu par la gauche avant de l’être par la droite, l’écologisme est passé de droite à gauche, etc.

    La vérité est qu’à toute époque et dans chaque pays, il y a toujours eu plusieurs droites et plusieurs gauches, certaines de ces droites ayant plus d’affinités avec certaines de ces gauches qu’avec les autres droites. Pour la France, tout le monde connaît la division proposée par René Rémond entre droite orléaniste, droite légitimiste et droite bonapartiste. Elle est loin d’épuiser le sujet.

    À date récente, nombre de facteurs ont accéléré la dissolution du clivage droite/gauche, qu’il s’agisse de la quasi-disparition des familles sociologiques où l’on votait de la même façon de père en fils (aujourd’hui, on « zappe » d’un parti à l’autre comme on essaie divers produits au supermarché), de la crise de la représentation ou de l’extraordinaire recentrage des programmes des partis qui nourrit le rêve d’un « consensus au centre ». La droite a abandonné la nation pour ne pas déplaire aux multinationales, la gauche a abandonné le peuple en se ralliant à la société de marché. Tous sont partisans des droits de l’homme et de la libéralisation des capitaux, tous mènent des politiques convergentes quand ils arrivent au pouvoir.

    Le résultat est que les gens ont de plus en plus de mal à comprendre ce qui distingue encore la droite et la gauche. Emmanuel Macron est-il un homme de gauche ? Alain Juppé, un homme de droite ? Et où classer Marine Le Pen, qui campe sur une ligne ni droite ni gauche ? Natacha Polony vient de déclarer : « Quand je regarde les représentants de la droite, je ne me sens pas une seule seconde de droite. Idem à gauche, où je ne trouve pas ma place non plus. » De plus en plus de gens sont dans le même cas.

    Si le clivage gauche/droite s’efface, quel est celui qui le remplace ?

    Aujourd’hui, le clivage fondamental est la mondialisation et, derrière elle, le rapport à l’idée de progrès, à l’ordre libéral (qu’il soit économique ou sociétal) et au système de l’argent. Il y a d’un côté ceux qui profitent de la mondialisation, qu’ils soient de droite ou de gauche, et de l’autre ceux qui en sont les victimes, qu’ils soient eux aussi de droite ou de gauche (la « France périphérique »).

    C’est ce qu’ont bien compris, à des degrés divers, les mouvements populistes. Le populisme, dont on s’entête à ne pas comprendre la véritable nature, consiste à articuler les demandes sociales qui s’expriment « en bas » de manière à susciter une contre-hégémonie à l’hégémonie d’« en haut ». Les classes moyennes et populaires peuvent ainsi se poser en représentantes du tout social, sur le modèle de ce qui s’était passé en 1789 lorsque le tiers état s’était proclamé, sur la base des « cahiers de doléances », comme le véritable dépositaire de la légitimité nationale. Ainsi peut s’amorcer la déconstruction graduelle du système en place. Mais à l’inverse, c’est aussi ce qui explique que, dans la classe dominante, l’idée d’une union nationale entre les « partis de gouvernement » ne cesse de progresser pour neutraliser les « récalcitrants » des deux bords. La clarification naît de ce que ces deux phénomènes se renforcent mutuellement.

    Alain de Benoist, propos recueillis par Nicolas Gauthier (Boulevard Voltaire, 16 avril 2016)

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  • Tour d'horizon... (105)

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    Au sommaire cette semaine :

    - sur Theatrum Belli, Caroline Galactéros, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique, nous livre un panorama de la rébellion syrienne, sur laquelle la diplomatie française fonde tant d'espoirs...

    Camaïeu de vert… foncé : l’instructif panorama des “rebelles” syriens

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    - sur le blog de Monde & vie, Bruno Larebière, ancien rédacteur en chef du Choc du Mois et de Minute, livre son analyse de la situation à droite...

    La réclamation lancinante des Français ne trouve aucun représentant crédible

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    - sur Contrepoints, Thierry Berthier évoque l'avance qu'est en train d'acquérir Google dans le domaine stratégique de la robotique...

    Google, grand gagnant du monde des robots ?

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  • Arguments pour contrer la gauche...

    Vous pouvez ci-dessous découvrir un entretien avec le politologue Marc Crapez, réalisé le 23 février 2016 par Martial Bild et Élise Blaise pour TV Libertés, dans lequel il propose un petit manuel de survie pour contrer définitivement la gauche et dénonce, sans langue de bois, le racisme anti-blancs....

    Marc Crapez a récemment publié Éloge de la pensée de droite (Jean-Cyrille Godefroy, 2016).

     

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