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Livres - Page 124

  • Le mythe de Thulé...

    Les éditions des Amis de la culture européenne viennent de publier un essai d’Émile Hinnerk intitulé Le mythe de Thulé dans la littérature européenne.

     

    Hinnerk_Le mythe de Thulé.jpg

    " Thulé, Hyperborée, Atlantide… Consonances mystérieuses. Elles éveillent les souvenances d’aurores triomphales ou la poésie de crépuscules sans fin. Sonorités hors d’âge, elles évoquent le crépitement des flammes d’un feu dressé dans la nuit des temps. Nous puisons-là aux tréfonds d’un monde blanc, lustral, originel, quasi englouti. Quelques îlots, quelques archipels, quelques terres aux attraits fascinants surgissent encore, conservés par notre mémoire primordiale.

    Ces noms de la géographie mythique européenne se dressent comme des fanaux pour les pèlerins en quête de vérités authentiques. Pour ceux dont la boussole spirituelle indique le Nord, Thulé est la clairière solaire sur le chemin du recours aux forêts. Thulé est une issue du labyrinthe, au terme d’une déambulation initiatique sur des sentes peu fréquentées que Knut Hamsun nommait « chemins où l’herbe repousse ». Thulé est une histoire de Belle au Bois Dormant que l’on se met en demeure d’aller délivrer de sa catalepsie dans l’enchevêtrement du buisson des siècles. Une recherche mue par la nostalgie de la patrie perdue, quand l’origine s’encombre de brumes et se retire. Une saine rébellion, lorsque les scories de la civilisation souillent la pureté des commencements. C’est une réponse fidèle, une constance, face à l’appel insistant de l’Âge d’or que nous transmettent les gouttes de sang pur qui irriguent nos veines. C’est un recours éclairé à l’harmonie et au simple, aux dépens de l’insignifiance et du fallacieux. C’est un retour volontaire instinctif aux sources du chant profond : un Graal païen.

    Peu étonnant, dès lors, que le langage pour décrypter Thulé soit celui de la spiritualité, du mythe et de la métaphysique ; de la poésie, de la littérature et de l’imaginaire à partir d’un socle historique. Thulé hante littéralement l’imaginaire d’une Europe secrète et intime. Thulé – âme de l’Europe – surgit et se manifeste d’âge en âge tel un lancinant leitmotiv musical, pour nous rappeler ce que nous devons redevenir.

    C’est à ce minutieux travail de recherche et d’histoire généalogique que s’est livré Emile Hinnerk dans ce mémoire enfin édité. "

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  • Un manifeste conspirationniste du Comité invisible...

    Les éditions du Seuil viennent de publier un Manifeste conspirationniste qui émane très probablement du Comité invisible. Ce groupe, créé à l'orée des années 2000 et qui appartient à la mouvance d'ultra-gauche, est connu pour être à l'origine de plusieurs textes importants comme L'insurrection qui vient (La Fabrique, 2007) et  A nos amis (La Fabrique, 2014).

     

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    " Le conspirationnisme procède de l'anxiété de l'individu impuissant confronté à l'appareil gigantesque de la société technologique et un cours historique inintelligible. Il ne sert donc à rien de balayer le conspirationnisme comme faux, grotesque ou blâmable ; il faut s'adresser à l'anxiété d'où il sourd en produisant de l'intelligibilité historique et indiquer la voie d'une sortie de l'impuissance.
    On peut bien s'épuiser à tenter d'expliquer aux "pauvres en esprit" pourquoi ils se trompent, pourquoi les choses sont compliquées, pourquoi il est immoral de penser ceci ou cela, bref : à les évangéliser encore et toujours. Les médias peuvent bien éructer d'anathèmes. C'est le plus généralement sans effet, et parfois contre-productif. La vérité est qu'il y a dans le conspirationnisme une recherche éperdue de vérité, un refus de continuer à vivre en esclave travaillant et consommant aveuglément, un désir de trouver un plan commun en sécession avec l'ordre existant, un sentiment inné des machinations à l’œuvre, une sensibilité au sort que cette société réserve à l'enfance, au caractère proprement diabolique du pouvoir et de l'accumulation de richesse, mais surtout un réveil politique qu'il serait suicidaire de laisser à l'extrême-droite.

    Le Manifeste conspirationniste veut offrir, après deux ans de confusion politique et d'offensive "sanitaire" échevelée, une compréhension historique des événements. Il détaille et illustre onze thèses, qui forment aussi ses onze chapitres :

    1 - La « guerre au virus » est une guerre qui nous est menée.

    2 - Le conspirationnisme est le nom de la conscience qui ne désarme pas.

    3 - L’irréalité que nous vivons n’est pas celle d’une catastrophe qui sidère, mais celle d’un scénario que l’on déroule.

    4 - La contre-révolution de 2020 répond aux soulèvements de 2019.

    5 - La guerre froide n’a jamais pris fin.

    6 - Ce monde est dual, comme le sont ses technologies.

    7 - Le nudge est un nudge.

    8 - L’art de gouverner ne produit que des monstres.

    9 - La vie n’est rien de biologique.

    10 - L’enfer présent n’est que la réalisation du vieux projet positiviste.

    11 - Nous vaincrons parce que nous sommes plus profonds."

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  • Les derniers païens...

    Les éditions Passés Composés viennent de publier un essai historique de Sylvain Gouguenheim intitulé Les derniers païens - Les Baltes face aux chrétiens XIIIe - XVe siècles.

    Professeur d'histoire médiévale à l’École Normale Supérieure de Lyon, Sylvain Gouguenheim, qui a publié une étude sur les Chevaliers teutoniques, est également l'auteur de Aristote au Mont Saint-Michel - Les racines grecques de l'Europe chrétienne (Seuil, 2008), de Frédéric II - Un empereur de légende (Perrin, 2015) et de La gloire des Grecs (Cerf, 2017).

     

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    " Les habitants de l'espace balte actuel avaient quitté depuis longtemps le stade de la prédation lorsque les Européens de l'Ouest, les Scandinaves ou les Rus' les rencontrèrent, du IXe au XIIIe siècle. Ils travaillaient la terre, commerçaient avec leurs voisins slaves et scandinaves, utilisaient le bronze et le fer, tant pour des armes que des objets d'art, enterraient ou incinéraient leurs morts et entretenaient un panthéon de dieux foisonnant. Bien qu'ils aient été dépourvus d'écriture, leur histoire, fascinante et méconnue, se laisse appréhender grâce aux récits des conquérants et aux résultats de l'archéologie. C'est à la reconstituer que s'emploie Sylvain Gouguenheim. Pour ce faire, l'auteur ouvre la réflexion par les mythes et les images qui entourent les habitants et les lieux de cet espace « barbare », avant de s'intéresser aux conquérants, chevaliers Teutoniques notamment, et à l'édification d'un véritable État païen en Lituanie. Puis vient le temps de la christianisation et des luttes, souvent violentes, contre le paganisme. Un monde meurt, les dieux s'effacent, mais le paganisme survit dans la culture populaire, ce que l'auteur restitue avec finesse dans ce livre profondément original et novateur. "

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  • Protéger ou disparaître !...

    Les éditions Perspectives libres viennent de publier un essai d'Yves Perez intitulé Protéger ou disparaître - Le débat français sur le protectionnisme. Économiste, professeur émérite de l’Université catholique de l’Ouest à Angers, Yves Perez est déjà l'auteur d'un essai intitulé Vertus du protectionnisme (L’Artilleur, 2020).

     

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    " Protéger ou disparaître, plusieurs décennies que la France s'interroge sur la problématique des frontières. Fermer ? Ouvrir ? Face à qui ? Quand ? Avec quelles conséquences ? C'est cette passionnante histoire que nous raconte Yves Perez, économiste spécialiste du protectionnisme. Entre duels techniques, visions politiques, justes ou erronées, grandioses ou catastrophiques portés par un siècle d'économistes, d'entrepreneurs ou de politiques français, il pose les bases du débat actuel alors que la désindustrialisation de la France menace son avenir et qu'il va falloir affronter le choix de protéger ou disparaître. "

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  • Une histoire du Parti communiste français...

    Les Presses universitaires de France viennent de publier une Histoire du Parti communiste français de Stéphane Courtois et Marc Lazar.

    Historien, spécialiste du communisme, Stéphane Courtois, qui reste l'homme qui dirigé la publication du Livre noir du communisme (Fayard, 1997), ouvrage au retentissement mondial a récemment publié Lénine, l'inventeur du totalitarisme (Perrin, 2017). Marc Lazar est professeur d’histoire et de sociologie politique à Sciences Po.

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    " Depuis 1920, date de sa naissance à la suite de la prise du pouvoir par les bolcheviks en Russie, le Parti communiste français a suscité des passions contradictoires, allant de l’enthousiasme pour ceux et celles qui espéraient des lendemains qui chantent, à la peur voire à la haine chez ses adversaires qui redoutaient qu’il instaurât le même régime qu’en Union soviétique. Des décennies durant, ce parti lié au système communiste mondial se voulait révolutionnaire. Il a fortement influencé la vie politique nationale, s’est profondément enraciné parmi les ouvriers, les paysans, les immigrés et les intellectuels et a marqué de son sceau notre société. Cette empreinte demeure perceptible dans notre culture politique actuelle en dépit d’un considérable déclin électoral et militant depuis les années 1980. Le Parti communiste, ses dirigeants, ses militants et ses adhérents ont toujours suscité la curiosité des sciences humaines et sociales. Ce livre reconstitue plus d’un siècle de communisme en France, sans jamais perdre de vue la dimension internationale qui lui est consubstantielle. Fondé sur d’importants fonds d’archives et de documentations accessibles aussi bien à Moscou qu’en France, il présente une synthèse complète qui s’efforce de comprendre l’importance du PCF comme son effondrement spectaculaire et qui contribue à dissiper l’énigme communiste. "

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  • Nietzsche et l'Europe...

    Les éditions Perspectives libres, viennent de publier un court essai de Pierre Le Vigan intitulé Nietzsche & l'Europe.

    Urbaniste, collaborateur des revues Eléments, Krisis et Perspectives libres, Pierre Le Vigan a notamment publié Inventaire de la modernité avant liquidation (Avatar, 2007), Le Front du Cachalot (Dualpha, 2009), La banlieue contre la ville (La Barque d'Or, 2011), Écrire contre la modernité (La Barque d'Or, 2012), Soudain la postmodernité (La Barque d'or, 2015) et dernièrement Achever le nihilisme (Sigest, 2019).

     

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    " Quand Nietzsche pense à l’Europe, à quoi pense-t-il ? Certainement pas au mépris de ce qui n’est pas européen. Ce que Nietzsche aime dans l’Europe, c’est avant tout sa diversité. Or, celle-ci lui semble alors menacée par les nationalismes étroits, nombrilistes, qu’il oppose aux grandes entreprises des géants de l’histoire, tel Napoléon. Le deuxième danger qui menace l’Europe, c’est la société de masse dite démocratique. Ces dangers nous font dévaler la pente du nihilisme, consistant à ne plus nous hisser vers le haut grâce à un imaginaire qui nous fait défaut après la mort de Dieu. Pour s’extraire de ce gouffre, une grande politique – donc une politique de la grandeur – est nécessaire : une politique qui élève, qui montre des exemples, qui ennoblit, qui créé de l’art, qui tranche dans les médiocrités avec le glaive acéré de la lucidité. Loin des slogans simplistes sinon menteurs, une mise au point était nécessaire. "

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