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10/12/2017

Feu sur la désinformation... (165)

Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés, consacrée au décryptage des médias et dirigée par Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia, avec le concours d'Hervé Grandchamp.

Au sommaire :

  • 1 : Johnny-d’Ormesson collision d’hommages
    Johnny Hallyday meurt au lendemain de la mort de Jean d’Ormesson. Collision, embouteillage d’hommages pour les chaines d’info en continu. Deux messes françaises qui ont totalement occulté le reste de l’information.
  • 2 : Le Zapping d’I-Média
    Barack Obama encore et toujours une star. Alors que le président américain Donald Trump est toujours autant critiqué dans les médias, malgré ses dernières victoires politiques (immigration , réforme fiscale), l’ancien président américain reste le chouchou des médias. Voix enjouée, œil pétillant, le lancement de l’émission « l’œil de Salhia » sur BFM est digne d’une pop star : « Il était là ce week-end, en chair et en os, le 44ème président américain ».

  • 3 : Mélenchon et les médias : contre, tout contre
    Jean-Luc Mélenchon lance une pétition pour créer un « tribunal des médias ». Au lendemain de son passage dans l’émission politique de France 2, le président du mouvement La France Insoumise reproche à la presse de manipuler l’information ; pour lui, « Léa Salamé est une personne sans foi ni loi ». Un désamour qui relève d’abord de la stratégie politique.
  • 4 : Les tweets de la semaine
    Une vidéo sur l’immigration, postée sur le compte du ministère de l’intérieur polonais a subi une censure de Youtube. La plateforme de vidéo a déréférencé la vidéo : impossible de trouver la vidéo, ni dans les résultats de recherche, ni dans les vidéos suggérées.
  • 5 : France Télévisions : la normalisation continue
    France Télévisions dans la tourmente : coupes budgétaires, motion de défiance contre Delphine Ernotte, Les journalistes de France Télévisions sont en colère ; une colère ravivée par la dernière déclaration du président Macron : « l’audiovisuel public est la honte de la République ».

 

                                    

09/12/2017

Seiz Breur... Pour un art moderne en Bretagne !

Les éditions Locus Solus viennent de publier une monographie de Pascal Aumasson intitulée Seiz Breur - Pour un art moderne en Bretagne 1923-1947. Conservateur du musée des beaux-arts de Brest, Pascal Aumasson avait déjà co-signé l'épais volume Ar Seiz Breur (Terre de Brume, 2000).

 

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Le Seiz Breur (« Sept Frères » en breton) est un mouvement artistique majeur de l’entre-deux guerres, dont René-Yves Creston, Jeanne Malivel ou Pierre Péron sont de grands noms. Mais ce mouvement a réuni au final près de cinquante artistes dans diverses disciplines : architecture, art du bois, musique, sculpture, céramique, etc.
Avec cet ouvrage, Pascal Aumasson, ancien directeur du Musée des Beaux-Arts de Brest, renouvelle en profondeur notre regard sur ce courant, en y cherchant ses influences universelles et ses apports graphiques, qui font encore vibrer notre œil contemporain. Car le Seiz Breur fut résolument moderniste, tourné vers les arts décoratifs, redécouvert ici grâce à des pièces en grande partie inédites, issues de collections privées et de musées.

Libéral, réactionnaire, populiste ? La Nouvelle Vague du conservatisme...

Dans cette émission du Plus d’Éléments, diffusée par TV Libertés, l'équipe de la revue, autour d'Olivier François, revient sur certains des sujets abordés dans le nouveau numéro, consacré, notamment, au retour en force du conservatisme, mais nous livre aussi ses coups de cœur du moment et pousse quelques coups de gueule ! On trouvera sur le plateau David L'Epée, Pascal Esseyric, Christophe A. Maxime et François Bousquet, qui sort sa bouteille de vitriol pour s'occuper de l'écriture inclusive..

 

                                    

08/12/2017

Ellul l'intraitable...

Les éditions Lemieux viennent de publier un essai d'Edouard Schaelchli intitulé Ellul l'intraitable. Enseignant puis berger, Edouard Schaelchli est l'auteur de Jean Giono - Pour une révolution à hauteur d'homme (Le passager clandestin, 2013), une anthologie consacrée au grand écrivain de Manosque,  dont il est un spécialiste.

 

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" Se plonger dans ­l' œuvre et la vie de Jacques Ellul, c'est emprunter mille chemins : aborder le résistant et le Juste, le ­compagnon de route de la décroissance, le porteur ­d'une ambition critique radicale qui impressionnèrent Bernanos et Debord, mais aussi le protestant ­converti et ­s'inventant un christianisme très particulier, le " rhinocéros intellectuel " qui fonce sur tout ce qui bouge, le pessimiste résolu dans une société qui veut le Bien à tout prix. Mais aussi le duo intellectuel et virtuose formé avec Bernard Charbonneau et celui, théologien, formé avec Jean Bosc. Edouard Schalchli campe (et discute) le portrait – surtout pas ­l'hagiographie – de ­l'un des philosophes les plus impressionnants du XXe siècle. Et surtout ­s'interroge : ­comment être ellulien après Jacques Ellul ? "

Braquages et cambriolages en France : mensonges officiels et médiatiques...

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Xavier Raufer, cueilli sur Atlantico et consacré à la présentation biaisée qui nous est faite par les autorités et les médias des statistiques de la délinquance.

Criminologue et auteurs de nombreux essais, Xavier Raufer a publié ces dernières années Les nouveaux dangers planétaires (CNRS, 2012) et Criminologie - La dimension stratégique et géopolitique (Eska, 2014) et a également coordonné l'ouvrage collectif intitulé La première cyber-guerre mondiale ? (Eska, 2015).

 

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Braquages et cambriolages en France : mensonges officiels et médiatiques 

Systématiquement (et de longue date) une coalition de tricheurs trafique les statistiques concernant les deux types de crimes les plus redoutés de la population française : cambriolages et vols à main armée.

Cette coalition comprend le service spécialisé du ministère de l'Intérieur et l'ONDRP (Observatoire national de la délinquance et de la réponse pénale) puis, juste en aval, l'AFP qui transmet aux médias la "ligne du parti".

"Ligne" ensuite pieusement reproduite, sans nulle critique et sous la dictée, par des journalistes bousculés n'enquêtant plus, réduits à mendier toutes leurs informations au ministère de l'Intérieur et hors d'état de les vérifier par eux-mêmes.

Le 8 novembre 2017, "papier d'angle" de l'Afp sur "le déclin continu des braquages en France". L'ONDRP l'affirme : "baisse généralisée", en s'appuyant sur le Service statistique de la sécurité Intérieure et l'Office central de lutte contre le crime organisé.

2 900 vols à main armée en 2016 - moins 24% en un an. Tout va bien alors ?

Non : car ce qui baisse n'est pas le nombre des braquages, mais bien plutôt ce que l'Intérieur considère comme tel, en maquillant la réalité criminelle.

Réalité publiée par l'ONDRP-même le 25 novembre écoulé, dans un silence de cathédrale.

Des chiffres que pas un journaliste-pavolvien n'a repris et que semble-t-il, ils ignorent : n'ayant pas été sifflés, ils sont restés au chaud à la niche.

D'abord, pourquoi ne publier que les braquages commis avec armes à feu ?

Un braquage commis avec une machette ou un poignard est-il moins effrayant pour ses victimes ? La protection due aux français par l'Intérieur est-elle sélective, revolver oui, couteau de boucher, non ?

Rétablissons donc la réalité des braquages (chiffres de l'ONDRP, insistons) :

- "Vols à main armée, ou avec armes blanches, contre des établissements industriels et commerciaux" : (3108+1028) : 4136

- "Vols à main armée, ou avec armes blanches, contre des particuliers à leur domicile" (717+681) : 1 398,

- "Autres vols à main armée" : 1 208,

- "Vols à main armée contre des établissements financiers" : 158,

- "Vols à main armée contre des entreprises de transports de fonds" : 26.

Total : 6 926.

Plus bien sûr, les vols à main armée escamotés par la justice : Toujours plus, ces braquages passibles de la Cour d'assises sont déclassés en simples délits, type "vol violent avec arme", ou "violences en réunion sous la menace d'une arme".

Le nouveau braquage arrive au Parquet selon sa "nature d'affaire" (NATAF). Mais il en sort selon une "nature d'infraction" (NATIF) qui l'escamote, bonneteau judiciaire faisant statistiquement baisser des infractions qui, dans les rues, augmentent toujours.

Si des journalistes consciencieux lancaient une minutieuse enquête sur les braquages au quotidien, ils verraient qu'en réalité, ces vols avec armes sont en France, plus près de 10 000 par an que de 7 000.

Mais bien sûr, "Décodeurs", "Décryptages" & co. préfèrent harceler leurs ennemis de droite.

Trucages encore pour les cambriolages, si éprouvants pour la population. L'Intérieur ne publie d'usage que ceux "d'habitations principales", balayant tout le reste sous le tapis, avec la poussière.

Voici donc sur ce point les récents chiffres de l'ONDRP : cambriolages (habitations principales, résidences secondaires ; locaux industriels, commerciaux ou financiers, autres lieux) plus, logiquement, les violations de domicile en France :

2016 : 577 461 (1 580 par 24h, 66 par heure, plus d'un par minute...)

2015 : 553 243,

2014 : 549 194 (+ 5% encore, de 2014 à 2016...)

Voilà ce que les médias taisent ou ignorent.

Sont-ils plus affutés en matière de crime organisé ? Hélas non.

Le 2 décembre écoulé, Libération publie un article sur les mafias italiennes, où tout est faux.

Non, malgré son trompeur qualificatif, le procès Mafia capitale n'avait rien à voir avec la mafia. Preuve : il existe en Italie un crime d'appartenance mafieuse et nul des prévenus dans cette histoire (d'authentiques escrocs par ailleurs) n'a été condamné de ce chef.

Et non, chers "Décodeurs", les "clans mafieux d'Ostie" n'ont rien non plus à voir avec les mafias du Mezzogiorno. Les Spada sont un clan Tzigane ; or y a-t-il un seul Gitan, Tzigane, Rom ou autre, dans les mafias du sud de l'Italie ? Aucun.

Pour savoir cela, pas besoin d'enquêter sur le terrain, tout figure sur Internet. Mais peut-être est-ce encore trop demander à ces Uber-journalistes...

Xavier Raufer (Atlantico, 5 décembre 2017)

07/12/2017

Qui était vraiment Abraham Lincoln ?...

Les éditions Fol'Fer viennent de publier un essai d'Alain Sanders intitulé La désinformation autour d'Abraham Lincoln. Journaliste et ancien professeur de lettres, Alain Sanders est notamment l'auteur de biographies du marquis de Morès et du général Robert E. Lee (Pardès, 2015) ainsi que de Centurions - Trente baroudeurs de l'Indochine française (Atelier Fol'Fer, 2015) et de Mercenaires - Soldats de fortune et d'infortune (Fol'Fer, 2017).

Sanders_La Désinformation autour d'Abraham Lincoln.jpg

" Le 22 septembre 1862, Lincoln, qui sent que sa guerre d'invasion lui échappe, émet la Proclamation d Émancipation. Un « coup de com » (comme on dirait de nos jours) de la part de celui qui, le 4 mars 1861, déclarait : « Je n'ai aucunement l'intention, ni directement ni indirectement, d'intervenir à propos de l'esclavage dans les États où il existe ».

Lincoln, « Grand Émancipateur » des esclaves ? Interrogé par un de ses ministres sur l'avenir des esclaves affranchis, il répondra en chantonnant un air alors à la mode : « Débrouille-toi, goinfre-toi ou meurs. » Sa proclamation de 1862 n'est rien d'autre qu'un tour de passe-passe politique, une « mesure militaire » comme il le reconnaîtra cyniquement.

« Qui que ce soit qui s'embarque dans une étude sur Lincoln doit d'abord mettre fin au mythe Lincoln. Les efforts qui sont faits pour briser la croûte qui entoure la légende Lincoln relèvent à la fois d'un travail formidable et intimidant. » (Robert W. Johannsen)

Alors ne nous laissons pas intimider ! "