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30/04/2017

Tour d'horizon... (127)

Soldat allemand_première guerre mondiale.JPG

Au sommaire cette semaine :

- sur le site de France Culture, dans le cadre d'un cycle des Chemins de la philosophie consacré à la guerre, Jean-François Kervégan présente la pensée de Carl Schmitt...

Carl Schmitt : comment éradiquer nos ennemis ?

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- sur le site de la revue Accattone, Fabrizio Tribuzio-Bugatti revient sur la dimension nietzschéenne du film de Stanley Kubrick, 2001 : l'Odyssée de l'espace

2001, l'odyssée nietzschéenne

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Feu sur la désinformation... (135)

Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés, consacrée au décryptage des médias et dirigée par Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia, avec le concours d'Hervé.

Au sommaire :

  • 1 : Soirée électorale, le sacre de Macron
    Mise en scène et intronisation de Macron comme nouveau président. Entre favori du premier tour et futur président, pour les médias, le pas est franchi. Pour le journaliste politique de France 2, Jeff Wittenberg il n’y a pas de doute « on a l’impression de voir un président élu, et c’est assez impressionnant ». Cette impression, il en est l’auteur, il l’a fabriquée via les images diffusées : Les motos étaient de sortie pour suivre Emmanuel Macron. Ce type d’escorte était jusqu’alors réservé au vainqueur du second tour de la présidentielle.
  • 2 : Le zapping d’I-média
    France inter s’enfonce un peu plus dans le politiquement correct : pour le journaliste Bruno Donnet, la chaine C8 a apporté son soutien à Marine Le Pen en diffusant, un spectacle des Chevaliers du Fiel, à 48 heures du 1ertour de l’élection présidentielle. Le comédien a fait huer par les spectateurs l’ensemble des candidats, sauf… Marine Le Pen. Pour les journalistes de France inter, la dénonciation est facile et le diable se cache dans les détails.
    Pierre Emmanuel Barré quant à lui est privé d’Antenne. L’humoriste de France inter désirait défendre le point de vue des abstentionnistes. Nagui producteur et animateur de l’émission a tout simplement refusé le billet car : « encourager l’abstention, c’est faire le jeu du FN ».

  • 3 : Macron à Whirlpool : BFM sauve la mise
    Whirpool, sujet de l’attention des candidats, Marine Le Pen comme Emmanuel Macron ont rendu visite à l’usine en cours de fermeture. L’accueil des ouvriers s’est avéré houleux pour le candidat du mouvement en Marche, heureusement BFM est là pour sauver la mise.
  • 4 : Les tweets de la semaine
    La presse papier s’engage et vous donne des consignes de votes : Pour le premier et le second tour de l’élection présidentielle, les journaux y sont allés de leurs avis. Pour le Figaro : François Fillon est le seul candidat à avoir un bon programme. Pour Libération il faut lutter contre le « poison du FN ». Enfin, le Parisien vend le candidat d’En Marche, comme la « sensation Macron ». Sensation, un mot très largement utilisé par les publicitaires.
  • 5 : Facebook et Google à l'assaut de l'information
    Festival international du journalisme à Peruse, les 2 sponsors novateurs, Google et Facebook, ont annoncé des mesures importantes pour contrôler l’information. Place à la moraline, adieu neutralité du net !

 

                               

29/04/2017

Le sens de l'écologie politique : une vision par-delà droite et gauche...

Les éditions Sang de la Terre viennent de publier un essai signé par Antoine Waechter et Fabien Niezgoda et intitulé Le sens de l'écologie politique - Une vision par-delà droite et gauche. Antoine Waechter, ancien dirigeant des Verts et candidat à la présidence de la République en 1988, est fondateur et président du Mouvement écologiste indépendant (MEI). Membre de ce mouvement, Fabien Niezgoda est professeur d'histoire-géographie et collabore à diverses revues , dont Eléments.

 

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" Les auteurs de cet essai, spécialistes reconnus de l'écologie, reviennent sur le sens de l'écologie, notion cruciale et pourtant sujette à toutes les confusions. Ils retracent avec force et simplicité son origine historique et philosophique afin d'en saisir les enjeux politiques, économiques et urbains dans le monde d'aujourd'hui. Cette mise au point est l'occasion de redéfinir le sens du progrès ou de la modernité, à l'heure où la planète souffre d'une surexploitation de ses ressources par l'Homme. Cet ouvrage critique nous offre l'opportunité de redéfinir la place de l'Homme dans un monde où l'hégémonie d'un anthropocentrisme inconsidéré n'est plus viable. C'est enfin un hymne à la beauté du monde et une revendication : le droit de chacun à préserver ses racines et ses repères. L'écologisme politique doit s'opposer à l'effacement des signes naturels, culturels et historiques qui donnent aux territoires leurs personnalités et les ancrent dans une histoire. L'écologisme ne peut se résumer à une simple tendance : il s'agit d'un humanisme se souciant des générations à venir, qui s'attache à préserver et à transmettre un héritage commun à tous. "

Faire sécession avec Julien Rochedy... (2)

Vous pouvez découvrir ci-dessous un entretien donné par Julien Rochedy à Christopher Lannes sur TV Libertés, à la veille du premier tour des élections présidentielles, dans lequel il commente l'actualité politique mais réfléchit également à la constitution d'un socle doctrinal rénové pour la droite...

 

                      

 

Au sommaire :

Partie 1 :

– Macron, Fillon, Marine Le Pen, Mélenchon, Asselineau… carnet de campagne.
– Trump et la Syrie, la victoire des néocons ?

Partie 2 : Réflexion sur les leçons de l’Histoire.

Partie 3 : réponse aux questions des spectateurs.

28/04/2017

La France atlantiste ou le naufrage de la diplomatie...

Les éditions du Cerf viennent de publier un essai d'Hadrien Desuin intitulé La France atlantiste ou le naufrage de la diplomatie. Géopoliticien, ancien élève de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, Hadrien Desuin commente régulièrement l’actualité internationale dans Causeur, Conflits et Figarovox.

 

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" Comment, en dix ans, la France est-elle devenue la vassale de l’Amérique ? L’Élysée, le supplétif de la Maison-Blanche ? Le Quai d’Orsay, le sanctuaire du néoconservatisme ? Comment, sur deux quinquennats, Nicolas Sarkozy puis François Hollande ont-ils enterré la politique d’indépendance qu’avaient poursuivie Charles de Gaulle et François Mitterrand ? Comment Bernard Kouchner puis Laurent Fabius ont-ils imposé au ministère des Affaires étrangères l’idéologie atlantiste promue par des cercles libéraux et des intellectuels médiatiques ? Comment ce moralisme nous a-t-il conduits à l’impuissance et au cynisme ?
De 2007 à 2017, de l’Afghanistan à la Libye et à la Syrie, de Téhéran à Ryad et de Moscou à Kiev en passant par Washington, Bruxelles et Berlin, du Conseil de l’ONU et du Commandement de l’Otan à la Commission européenne, c’est la face cachée de notre démission diplomatique, faite de redditions historiques, d’erreurs stratégiques et de carences militaires, que révèle ici Hadrien Desuin.
Un essai magistral appelant à ce que la France retrouve enfin l’intégrité et la singularité que le monde attend d’elle. "

Le « développement » peut-il arrêter la migration africaine vers l’Europe ?...

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de l'africaniste Bernard Lugan, cueilli sur Breizh info et consacré à la migration massive des Africains vers l'Europe. Historien, spécialiste de l'Afrique, Bernard Lugan a publié de nombreux ouvrages, dont dernièrement Osons dire la vérité à l'Afrique (Rocher, 2015), Histoire de l'Afrique du Nord (Rocher, 2016) et Algérie - L'histoire à l'endroit (L'Afrique réelle, 2017).

 

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Le « développement » n’arrêtera pas la migration africaine vers l’Europe

On ne ment ni à la géographie, ni à la démographie. La première montre que l’Afrique est l’arrière-cour de l’Europe ; la seconde enseigne qu’un trop plein démographique se déverse automatiquement dans un vide démographique.

Face à cette double réalité, confrontés à une migration de masse qu’ils refusent de nommer, les dirigeants européens s’accrochent au mythe du « développement » postulé être un ralentisseur migratoire.

Or, comme je l’ai expliqué dans mon livre « Osons dire la vérité à l’Afrique », le développement est une illusion. Pour trois raisons principales :

1)      A supposer qu’il ait une efficacité, le « développement » ne pourrait avoir que des effets à très long terme ; or, il y a urgence.

2)      Tout a déjà été tenté en ce domaine. En vain, car, dans les Afriques, la démographie est plus forte que la croissance. Un exemple : depuis 1960, la production agricole y a augmenté de 45%, mais la démographie de 110%…

3)      Comme la croissance économique africaine (entre 1,4% et 1,6% en 2016), est inférieure à la croissance démographique (4%), comment, dans ces conditions prétendre « développer » un continent qui, d’ici à 2030, verra sa population passer de 1,2 milliard à 1,7milliard, avec plus de 50 millions de naissances par an ?

Ce n’est donc pas de « développement » dont l’Afrique a besoin, mais d’une natalité raisonnable. A défaut, des dizaines de millions d’Africains continueront à rêver de venir s’installer en Europe où, par hédonisme, les femmes n’enfantent plus, où les hommes ont honte de leur virilité, où les vieillards sont désormais majoritaires et où les animaux de compagnie ont remplacé les enfants.

Explication.

Vu d’outre-Méditerranée, l’Europe est une terre à prendre. D’autant plus facilement que les migrations continentales sont facilitées en Afrique de l’Ouest par le passeport CEDEAO qui permet d’entrer librement au Niger, et de là en Libye. Une fois arrivés  dans l’espace Schengen, toute liberté est ensuite donnée aux migrants de circuler en Europe avec à peu près autant de chances de se voir expulsés que de gagner au loto.

La cause de ces migrations de grande ampleur est l’envolée démographique. Avec un taux de croissance de 4% la population africaine double en effet tous les 18-20 ans. Au Niger, pays désertique où le taux de fécondité est de 7 enfants par femme, la population était de 3 millions d’habitants en 1960 et elle sera de 40 millions en 2040, puis de 60 millions en 2050. En Somalie, le taux de reproduction est de 6,4 enfants par femme et en RDC, il est de 6,1.

Le phénomène ne touche pas que l’Afrique sud-saharienne. Ainsi, en Algérie le programme de planification familiale avait permis de faire baisser l’indice synthétique de fécondité de 4,5 enfants par femme en 1990, à 2,8 en 2008. Or, avec la réislamisation du pays, depuis 2014, il a rebondi à 3,03.

Résultat de cette démographie devenue folle, en 2100, avec entre 3,4 et 3,6 milliards d’habitants, le continent africain abritera 1/3 de la population mondiale dont les trois quarts au sud du Sahara. Le phénomène de déversement de la population africaine en Europe est inscrit dans ces chiffres car, localement, comme il sera impossible de nourrir et de donner du  travail à ces centaines de millions de jeunes africains, ces derniers n’auront d’autre issue que l’émigration.

D’autant plus que, contrairement à ce qu’affirment les tenants de la « méthode Coué », la situation économique de l’Afrique est de plus en plus mauvaise. La baisse du prix du pétrole et de presque toutes les matières premières a en effet eu des conséquences catastrophiques pour des pays tirant entre 75 et 98% de leurs recettes de ces productions. Phénomène aggravant, quand les cours étaient hauts, ces pays pensèrent que la manne était éternelle et ils dépensèrent alors sans compter. Résultat, aujourd’hui, ils se trouvent face à des échéances qui ne sont plus couvertes. Les voilà donc contraints de s’endetter pour continuer à financer des projets non soldés ou tout simplement pour acheter la paix sociale et éviter la révolution. A peine sortis de la mortelle spirale de l’endettement des années 1980-1990, ils y ont donc replongé.

Début 2017, la croissance économique dans les 45 pays de l’Afrique sud-saharienne a atteint son plus bas niveau depuis l’année 1999, passant de 5,1% en 2014 à 3,5% en 2015, pour atteindre entre 1,4% et 1,6% en 2016 (FMI, 24 octobre 2016). Les deux géants économiques de l’Afrique sud-saharienne sont quant à eux dans une situation préoccupante. En 2016, le Nigeria est ainsi entré en récession avec une croissance négative de -1,8%. Quant à la RSA, avec une croissance d’à peine 0,1%, elle échappe de justesse à la récession.

Résultat :

– 850 millions d’Africains sur une population totale de 1,2 milliard vivent dans la pauvreté et des dizaines de millions d’entre eux ne survivent que par l’assistanat. En 2015, l’APD (Aide pour le développement) pour toute Afrique a ainsi augmenté de 6,9%, soit 131,6 milliards de dollars.

– 150 millions sont à la limite supérieure de la pauvreté,

– 50 millions arrivent à subvenir à leurs besoins élémentaires,

– 20 à 30 millions constituent en quelque sorte la « bourgeoisie » et une poignée, à l’image des Black Diamonds sud-africains vit dans l’opulence.

Voilà pourquoi le « développement » tenté depuis les années 1960 n’est qu’un mythe, qu’une illusion, qu’un mirage et qu’un mensonge. Parce que rien ne pourra être entrepris sans une ferme et impérative politique de maîtrise de la démographie.

Bernard Lugan (Breizh infos, 23 avril 2017)