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Métapo infos

  • Tour d'horizon... (301)

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    Au sommaire :

    - sur Le Grand Continent, Stéphane Audrand dresse le bilan de l'année 2025 dans le conflit russo-ukrainien, véritable laboratoire de la guerre moderne...

    Guerre en Ukraine : les 10 tendances lourdes de 2025

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    - dans la Lettre de Comes Communication Christophe Assens pointe les règles d'incitation au conformisme qui pèsent sur les réseaux sociaux et qui empêchent l'esprit critique...

    Souveraineté en péril, la mécanique des réseaux au sein d'une France sous influence

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  • Feu sur la désinformation... (553) : La "nouvelle France" de LFI en piste !...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés consacrée au décryptage des médias et animée par Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin.

     

                                               

    Au sommaire :

    L'image de la semaine : Les Duhamel, père, mère, oncle et fils, sur tous les plateaux. Quand le népotisme médiatique devient caricatural !

    Le dossier du jour : la “nouvelle France” aux municipales !

    Après le premier tour des élections municipales, tout le monde ne parle plus que de la “nouvelle France”, expression labelisé par les élus de LFI. Entre Nathalie Saint-Cricq prise en flagrant défi de "off" contre Éric Ciotti, Bally Bagayoko, élu dès le premier tour à Saint-Denis, la ville des rois et du “peuple vivant”, sans oublier une curiosité à Arcis-sur-Aube avec Charles Hittler en tête face à Zielinski, ces élections municipales étaient pour le moins renversantes !

    Les pastilles de l’info :

    • Libération / StreetPress : la chasse aux "brebis galeuses" du RN, une délation persistante
    • Débat du second tour à Paris : Chikirou exclue puis réintégrée !
    • Près de 100 agents du périscolaire parisien poursuivis pour viols et agressions sur enfants
    • 20 minutes : le journal défend la malbouffe avec le "tasty croustillant"

     

    Portrait piquant : Benjamin Duhamel, l’héritier d’une dynastie médiatique...

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  • Les Grecs, leurs mythes et nous...

    Les éditions Le Condottiere viennent de publier un essai de Laurent Devèze intitulé Les Grecs, leurs mythes et nous. Laurent Devèze est normalien. Après une carrière d’enseignant et de diplomate culturel, il se consacre essentiellement à l’écriture.

     

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    " Méduse, Prométhée, Icare, Œdipe, Pénélope, Narcisse…  Transmis des siècles durant par les aèdes de la Grèce antique,  source inépuisable d’inspiration des grands auteurs de la  littérature européenne, les mythes grecs peuplent notre imaginaire ; mais les connaît-on aussi bien qu’on le croit ? Ce n’est  pas sûr.  N’ont-ils pas surtout été interprétés par des penseurs et des  poètes qui les laissaient parler à travers eux plus qu’ils ne les  racontaient ? N’est-ce pas en toute liberté qu’ils livrent leur  sens ?  Par la grâce d’un propos critique et malicieux sur notre temps,  ce petit ouvrage nous invite à goûter les fortes saveurs qu’ils  continuent d’exhaler et à entrer en résonance avec eux – ce  qui est sans doute le seul moyen de leur être vraiment fidèles."

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  • Repenser la métapolitique : quel objectif principal pour la Droite ?...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous une conférence prononcée par Antoine Dresse (alias Ego Non) devant le groupe de Luminis Paris, le 17 octobre 2025, dans laquelle il évoque la question de la métapolitique.

     

                                            

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  • Les offensives mondialistes...

    Le nouveau numéro de la revue Réfléchir & Agir (n°90 - Printemps 2026) est paru. Le dossier est consacré aux BRICS...

    La revue n'est plus disponible que par abonnement.

     

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    Au sommaire :

    En bref

    Antipasti

    Quand Béziers était grecque, par Victor Castel

    DOSSIER 

    Les offensives mondialistes

    La mort programmée de la paysannerie française, par Eugène Krampon
    Le contrôle des réseaux sociaux, par Klaas Malan

    Union européenne : vers la société de surveillance, par Antonin Cenvint

    La manipulation des processus électoraux, par Antonin Cenvint

    Ukraine, la Krisis, par Klaas Malan

     

    Grand entretien

    Daniel Leskens et Patrick Cocriamont : « Notre but était de dynamiter le système.»

    Société

    La boulangère de Reims (1989-1992), par Fabrice Seldon

    Fascisme

    Se souvenir de Saint-Paulien, par Eugène Krampon

    Histoire

    Le Groenland (1930-1945), par Sylvain Roussillon

    Notes de lecture

    Les crimes du mois

    Cinema

    L'Occupation, étonnant âge d'or du cinéma français, par Pierre Gillieth

    Disques

     

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  • Iran : le coup d’État silencieux des Gardiens de la révolution...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Daoud Boughezala cueilli sur le site de la revue Éléments et consacré au soulèvement populaire en Iran et à ses suites potentielles.

     

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    Iran : le coup d’État silencieux des Gardiens de la révolution

    La mort du Guide suprême Ali Khameneï n’a pas fait disparaître la République islamique d’Iran mais a rendu son centre de décision invisible. Tandis que Mojtaba Khamenei incarne une autorité incertaine, les Gardiens de la révolution pourraient avoir pris les rênes de la République islamique. L’assassinat du secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Ali Larijani, accroît encore leur emprise. Décryptage d’un coup d’État en coulisses.

    Nourris d’idéologie khomeyniste, les Gardiens de la révolution iraniens ont comme livre de chevet le recueil des dits et sermons attribués à Ali, cousin et gendre de Mahomet qui occupe une place centrale dans l’islam chiite. Cet ouvrage, intitulé La Voie de l’éloquence (Nahj al-Balagha) est un peu Le Petit livre rouge des pasdarans, du reste pleinement immergés dans une économie dont ils contrôlent des pans entiers.

    Aguirre ou la colère d’Allah

    Qui sait, peut-être ont-ils préparé la guerre en visionnant Aguirre ou la colère de Dieu (1972). Klaus Kinski y campe un lieutenant paranoïaque parti en expédition sur l’Amazone. Il y fomente une mutinerie et nomme empereur d’Eldorado un homme de troupe dénué du moindre charisme. Aguirre a ainsi toute liberté d’exercer sa tyrannie en sous-main.

    Cinq siècles séparent l’Amérique des conquistadors de l’Iran actuel. À moins qu’un Stetson ne rétrécisse son champ de vision, on observe un parallèle troublant entre les deux situations. Officiellement élu Guide par l’Assemblée des experts le 8 mars, Mojtaba Khameneï, 56 ans, a été imposé par les Gardiens de la révolution. Au moins quatorze des quatre-vingt-huit membres de l’Assemblée chargée de le désigner, auraient protesté contre les pressions des pasdarans. Depuis sa désignation, Khameneï junior ne s’est jamais montré, pas même en vidéo. Son intronisation a mis en scène un portrait officiel, obtenu par intelligence artificielle, que les dignitaires de la République islamique ont embrassé pour lui prêter symboliquement allégeance. Jeudi dernier, son premier message officiel a été lu par une journaliste de la télévision publique iranienne.

    Portrait d’un inconnu

    À dose homéopathique, les dirigeants de la République islamique et leur entourage distillent des éléments de langage parfois contradictoires : Mojtaba serait en parfaite santé (comme son père jusqu’à l’annonce officielle de son décès !), blessé, alité, dans le coma… Manifestement, le nouveau Guide se trouvait sur les lieux du bombardement du 28 février qui a coûté la vie à son père, son épouse, une grande partie de sa famille et décapité l’organigramme sécuritaire de l’Iran. Dès lors, les certitudes laissent place aux spéculations. Mojtaba Khameneï aurait peut-être survécu à d’autres attaques aériennes. Une rumeur persistante le dit exfiltré d’Iran vers la Russie, ou défiguré, comme l’a annoncé le secrétaire d’État américain à la Défense Pete Hegseth. Tout ce brouillard informationnel prouve que la propagande est la continuation de la guerre par d’autres moyens. Dans la guerre psychologique, services américains et israéliens font courir des bruits scabreux. Homosexualité, liaison avec son professeur, infertilité : tout y passe !

    À l’heure de la postvérité générée par I.A., ces détails biographiques importent peu. Dans l’Iran à feu et à sang, les deux corps du Guide (Ernst Kantorowicz), le physique et le spirituel, se fondent en un avatar virtuel. Le pedigree religieux de Mojtaba n’est pas en cause : hojat-al-islam comme son père Ali, c’est-à-dire clerc de rang intermédiaire, et non ayatollah, sa promotion expresse répond à une urgence politique. Déjà, en 1989, Khameneï senior avait été préféré à l’ayatollah Montazeri et ses velléités réformatrices, pour perpétuer le statu quo.

    Survivre à la décapitation                                                         

    Trente-cinq ans plus tard, Mojtaba Khameneï a été élu contre la volonté du véritable maître du pays, Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, assassiné mardi par une frappe israélienne. Clerc sur le tard, Khameneï junior n’a étudié la théologie à Qom qu’à l’âge de 30 ans. Comme le souligne le chercheur irakien Adel Bakawan, c’est en fait un Gardien de la révolution, qui a combattu pendant toute la guerre Iran-Irak. Cette expérience fait de lui le chaînon manquant entre les deuxième et troisième générations de pasdarans. Après ce baptême du feu, Mojtaba a rejoint sous l’égide de son père la Maison du guide (bayt-e-rahbari), une administration pléthorique et surpuissante qui compte quatre mille membres directs et quarante mille dans ses différentes ailes décentralisées.

    Hélas, pour Donald Trump, rien n’est simple dans l’Iran compliqué. Le régime clérico-militaire qu’est la République islamique est conçu pour survivre à la décapitation. La sociologue Amélie Chelly l’a finement observé sur Le Figaro TV : ce système polycentrique, avec une quinzaine de services de renseignements, deux armées parallèles et une multiplicité d’agences concurrentes résiste au tapis de bombes américano-israélien. Telle une hydre dont les têtes repoussent sitôt coupées, cette arborescence quasi-soviétique ne dépend d’aucun culte de la personnalité. Loin de faire s’écrouler tout l’édifice politique comme la chute de Saddam Hussein ou de Bachar Al-Assad, la mort d’Ali Khameneï a révélé la nature décentralisée et militaro-religieuse du système répressif (32 000 manifestants assassinés en janvier).

    Qui décide ?

    Au sommet politique et militaire, chaque hiérarque a désigné un successeur et ainsi de suite jusqu’au quatrième échelon. Les scalps qu’exhibent les États-Unis et Israël rendent le lieu réel du pouvoir plus opaque que jamais. Depuis la guerre de juin dernier, l’appareil sécuritaire de la République islamique a décidé de changer de stratégie. « Nous sommes trop prévisibles », se seraient dit les décideurs iraniens, las de bombarder des bases américaines désertées en guise d’écran de fumée. La riposte inédite contre l’ensemble des pays du Golfe, Oman excepté, et le blocus de facto du détroit d’Ormuz, en sont les conséquences. Jusqu’à l’irrationalité ? Les stratèges de Téhéran prennent le risque de se mettre à dos tous leurs voisins car le jeu en vaut la chandelle : prendre en otage l’économie mondiale met la pression sur les États-Unis pour qu’ils arrêtent la guerre. Nul ne sait vraiment qui décide aujourd’hui des mesures à prendre, si tant est qu’un centre de pouvoir unique subsiste encore. La mort d’Ali Larijani a mis au jour certaines fissures au sommet du régime, le Conseil suprême de sécurité démentant des informations divulguées par la presse des pasdarans. Pareille cacophonie fait mauvais genre dans un système qui a le dos au mur et deux des plus puissantes armées du monde à ses trousses. Si Israël fait le pari d’un ébranlement du régime islamique, tandis que l’Amérique recherche désespérément un interlocuteur, leurs espoirs ont toutes les chances d’être douchés. Malgré l’incontestable ascendant militaire de Washington et Tel Aviv et la fragilité extérieure du régime iranien, désormais très isolé, les faits sont têtus. Depuis presque cinquante ans, les pasdarans se préparent au retour dans la clandestinité. Les milices populaires (bassidjis) ont formé des centaines de milliers d’Iraniens et mené la répression de ces dernières semaines. L’extension du domaine de la guerre de l’Iran au Liban ouvre également un champ d’incertitudes. Les affrontements terrestres entre Tsahal et un Hezbollah téléguidé par Téhéran mettent à mal le Levant. Si la Syrie d’Ahmed Al-Charaa attaquait également la milice chiite, l’ensemble du Moyen-Orient pourrait en pâtir. Décidément, Trump ne mesure pas les conséquences de ses actes.

    Daoud Boughezala (Site de la revue Éléments, 18 mars 2026)

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