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  • Le cœur rebelle...

    Les éditions de La Nouvelle Librairie viennent de rééditer, avec une préface de Bruno de Cessole, les superbes souvenirs de Dominique Venner intitulés Le cœur rebelle.

    Écrivain, journaliste et historien, figure de proue du combat identitaire, Dominique Venner (1935-2013) a publié un grand nombre d’ouvrages, parmi lesquels Histoire et tradition des Européens (2002), Le Siècle de 1914 (2006) et Un samouraï d'Occident (Pierre-Guillaume de Roux, 2013).

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    " « Il a fallu du temps pour digérer les passions, les affronts, les massacres, toute cette haine déversée sur les nôtres. Il fallut du temps pour atteindre à une vue élargie et apaisée, pour passer d’un nationalisme de combat à la conscience sereine de l’identité. Oui, il a fallu du temps pour en arriver à cette idée nouvelle qu’en affirmant l’identité de ‘‘mon peuple’’, je défends celle de tous les peuples, qu’en assurant le droit égal de chaque culture, j’assume le même droit pour les miens. »

    C’est Dominique Venner (1935-2013), l’historien qui revient sur les années d’action du soldat puis du militant politique qu’il fut entre 1954 et 1970. Avec le temps, son regard, dénué de toute complaisance, ne cesse d’éclairer la valeur d’un engagement total, qui fut façonné dans la rigueur et l’abnégation. La guerre d’Algérie, revisitée sous tous ses aspects, fournit l’un des théâtres les plus retentissants d’une méditation élevée sur la force. Force des causes égales en dignité. Force et foi – souvent variables – des hommes confrontés à l’épreuve du choix et de la mort. Force insidieuse des événements qu’on ne peut toujours mesurer.

    C’est encore la même force qui inspirera à Dominique Venner l’instinct de se retirer au cœur de l’étude, fidèle à sa quête d’authenticité."

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  • Orban, Trump, Poutine et tous les autres... L’idolâtrie politique : ce vice qui ronge et tue de l’intérieur...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Yann Vallerie cueilli sur Breizh-Info et consacré à la confortable idolâtrie de sauveurs aussi lointains qu'illusoires...

     

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    Orban, Trump, Poutine…et tous les autres : L’idolâtrie politique : ce vice qui ronge et tue de l’intérieur

    Alors comme ça, Orbán a perdu. Les groupes Telegram ou  Facebook s’affolent. Les commentaires s’enchaînent. Les analyses tombent en cascade. « C’est la fin de l’Europe souverainiste. » « Bruxelles a gagné. » « On est foutus. » Certains pleurent presque. D’autres ragent. Tous commentent, partagent, réagissent, s’indignent.

    Et pendant ce temps — pendant que vous passez votre soirée à scruter les résultats d’une élection dans un pays dont vous ne parlez pas la langue, dont vous ne connaissez pas un seul habitant, et sur lequel vous n’avez strictement aucune prise — vos enfants grandissent dans une école qui les formate. Votre commune perd ses derniers commerces. Votre voisin agriculteur est à deux doigts de craquer. Votre langue, votre culture, votre territoire se vident lentement de leur substance.

    Mais Orbán. Parlons d’Orbán.

    Vous êtes devenus des groupies du politique mondial

    Soyons honnêtes. Disons ce que personne ne veut dire.

    Une large partie de la droite identitaire française — et bretonne — s’est transformée en fan-club international. Orbán était l’idole. Avant lui, c’était Trump. Demain ce sera quelqu’un d’autre. Modi peut-être. Ou Milei. Ou le prochain homme providentiel que les chaînes Bolloré et les algorithmes de Twitter vous présenteront comme le sauveur de la civilisation occidentale.

    Vous suivez ces hommes comme des adolescents suivent leurs influenceurs. Vous partagez leurs discours. Vous achetez leurs livres. Vous lisez leurs citations sur fond de coucher de soleil. Vous débattez pendant des heures de ce qui se passe à Budapest, à Washington, à Kiev, à Gaza — comme si votre opinion là-dessus allait changer quoi que ce soit à quoi que ce soit.

    Elle ne change rien. Strictement rien.

    Orbán gouvernait la Hongrie. Pas votre commune. Pas votre région. Pas votre pays. Il défendait les Hongrois — ce qui était son rôle, et c’était bien. Mais il ne vous défendait pas. Il ne pouvait pas vous défendre. Personne ne peut vous défendre à votre place. C’est ça, le secret que personne ne vous dit.

    Le confort de la lutte par procuration

    Il y a quelque chose de profondément confortable dans les luttes par procuration. Quelque chose de douillet, même.

    Soutenir Trump depuis votre canapé de Rennes ou de Quimper, ça ne coûte rien. Ça ne demande aucun effort. Aucun sacrifice. Aucune prise de risque. Vous gagnez en revanche le sentiment délicieux d’appartenir à un camp, d’avoir un ennemi clairement identifié, de faire partie d’une guerre globale et épique entre le Bien et le Mal — entre les patriotes et le mondialisme, entre la civilisation et le chaos.

    C’est du cinéma. Du très bon cinéma, parfois. Mais du cinéma.

    Pendant que vous regardez ce film, votre vie réelle se déroule ailleurs. Et dans cette vie réelle, personne ne viendra vous sauver. Ni Trump depuis Washington. Ni Orbán depuis Budapest. Ni Poutine depuis Moscou — et si vous comptez sur lui, vous avez un problème de jugement plus sérieux encore.

    Les chaînes d’info en continu, les plateaux de CNews, les fils Twitter de droite, les groupes Telegram souverainistes — tout cet écosystème fonctionne sur un modèle simple : vous maintenir dans un état permanent d’agitation émotionnelle qui vous donne l’impression de combattre sans jamais rien faire. La colère est entretenue. L’indignation est renouvelée quotidiennement. Et vous restez assis, bien chauds, parfaitement immobiles.

    C’est exactement ce que vos adversaires souhaitent.

    Ce qui se passe chez vous

    Laissez-moi vous poser quelques questions concrètes.

    Savez-vous combien d’exploitations agricoles ont disparu dans votre département l’année dernière ? Connaissez-vous le nom du président de votre communauté de communes ? Avez-vous participé à la dernière réunion publique de votre municipalité ? Avez-vous soutenu financièrement un média local indépendant, une association culturelle bretonne, un éleveur en difficulté près de chez vous ? Avez-vous eu une vraie conversation — pas un débat Twitter, une vraie conversation — avec des gens de votre quartier, de votre village, de votre canton, sur ce que vous voulez pour vos enfants ?

    Si la réponse est non à la plupart de ces questions, alors votre engagement politique est une illusion. Un théâtre d’ombres. Vous êtes spectateur de l’histoire du monde pendant que l’histoire de votre peuple, de votre territoire, de vos proches, s’écrit sans vous.

    La Bretagne se vide de ses paysans. Le trafic et la consommation de drogues explosent. L’insécurité aussi, partout, en Bretagne comme en France. La langue bretonne agonise doucement malgré quelques sursauts courageux. Les centres-bourgs meurent commerce après commerce. Les jeunes partent. D’autres populations viennent les remplacer progressivement. Les anciens s’éteignent avec leurs mémoires. La mer monte. Les terres sont rachetées par des fonds d’investissement qui ne mettront jamais les pieds ici.

    Rien de tout cela ne sera résolu par le résultat d’une élection hongroise.

    Le syndrome de l’armchair warrior

    Il y a un mot en anglais — armchair warrior — qui désigne celui qui combat assis dans son fauteuil. Qui a une opinion tranchée sur tout, une analyse définitive sur chaque conflit, une certitude absolue sur qui a tort et qui a raison à dix mille kilomètres de chez lui — et qui ne fait absolument rien de concret à portée de main.

    La droite identitaire et patriote française en est truffée. Et c’est sa faiblesse principale — bien plus que ses adversaires, bien plus que les médias, bien plus que le « système ».

    Vous avez raison sur beaucoup de choses. Votre diagnostic sur la dissolution culturelle, sur l’immigration de masse, sur le nivellement identitaire, sur la désintégration du tissu social — ce diagnostic est souvent juste. Mais avoir raison ne sert à rien si vous ne faites rien de cette raison. La lucidité sans action n’est qu’une forme sophistiquée de confort intellectuel.

    Ce qu’il reste à faire — ici, maintenant

    Alors voilà ce que je vous dis. Éteignez. Éteignez la télé. Éteignez les chaînes d’info. Sortez des boucles Telegram. Déconnectez-vous de Twitter une semaine — juste une semaine — et regardez autour de vous ce qui existe, ce qui manque, ce qui appelle.

    Rejoignez une association de défense du foncier agricole. Oeuvrez pour la sécurité de votre quartier. Empêchez les dealers de nuire autour de vous. Traquez les subventions publiques délirantes. Interpellez vos élus sur ce qui nous vous convient pas. Aidez un producteur local à tenir. Inscrivez vos enfants dans une filière d’enseignement bilingue breton. Participez à une réunion de conseil municipal. Créez quelque chose — une association, un collectif, un réseau, un espace de rencontre, une caisse de solidarité locale. Parlez à vos voisins. Pas à vos followers. À vos voisins.

    Construisez des choses réelles avec des gens réels dans des lieux réels. Des choses qui existeront encore demain, quelle que soit la couleur du gouvernement à Budapest, à Washington ou à Paris.

    La politique électorale compte. Les idées comptent. Mais elles ne comptent que si elles s’incarnent dans des actes, des structures, des communautés. Une idée qui ne produit que des commentaires est une idée morte qui se prend pour vivante.

    Orbán est parti. Trump peut décevoir. Le prochain sauveur décevra lui aussi — parce qu’aucun sauveur ne peut vous sauver de votre propre passivité.

    Le seul endroit où vous pouvez gagner, c’est ici. Le seul moment où vous pouvez commencer, c’est maintenant. Le seul peuple que vous pouvez défendre, c’est le vôtre — celui qui vous entoure, celui que vous regardez dans les yeux, celui à qui vous devez quelque chose de concret.

    Tout le reste est du bruit.

    Yann Vallerie (Breizh-Info, 14 avril 2026)

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  • Les guerre gauloises...

    Les éditions Ellipses viennent de publier une étude historique d'Alain Deyber intitulée Les guerres gauloises  58 av. J.-C - 69 apr. J.-C.

    Ancien officier, docteur d’État en histoire, Alain Deyber est spécialiste d’histoire militaire et l'a enseigné aux Écoles de Saint-Cyr – Coëtquidan. On lui doit notamment un Vercingétorix (Ellipses, 2023) et Les armées gauloises et celtiques (Ellipses, 2024) .

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    " Si le De Bello Gallico de César est très largement connu du public, il n’en va pas de même des guerres qui ont suivi cette conquête, opposant par les armes plusieurs cités gauloises à Rome pendant 112 ans.

    Afin de restituer la réalité de cette époque troublée et peu connue, ce livre, thématique et chronologique, expose et commente les différentes phases de ces guerres, leurs caractéristiques propres et les implications qu’elles ont eues sur l’histoire de la Gaule et de ses habitants jusqu’en pleine époque romaine impériale. À la lecture de l’ouvrage, on constate qu’on est bien loin d’un pays complètement pacifié quand le Sénat déclare la Gaule entièrement conquise en 50 avant J.-C. C’est un vieux topos qui a été fabriqué de toutes pièces par les historiens du XIXe siècle, qu’Alain Deyber s’emploie à démystifier et à replacer dans son contexte.

    Cet ouvrage présente le « dossier » sur la base des recherches les plus récentes en histoire et en archéologie, n’hésitant pas à faire appel à l’histoire militaire comparée et à d’autres sciences de la terre et de la nature pour faire ressortir l’originalité de ces guerres, sans cesse renaissantes. Elles auraient pu être évitées si la Gaule avait été « autre » en 58 av. J.-C. Mais les Gaulois ont commis une succession d’erreurs que Rome a su habilement exploiter, leur faisant perdre définitivement leur indépendance et consacrant leur entrée volontaire dans la romanité en 69 ap. J.-C."

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  • Qu’est-ce que la France aujourd’hui ?...

    Dans cette émission du Plus d’Éléments, diffusée par TV Libertés, l'équipe du magazine s’empare du dernier numéro d’Éléments consacré à la France. Non pas la France des slogans ou des incantations creuses, mais celle qui résiste au temps, qui se transmet et se transforme sans se dissoudre.

    Qu’est-ce qu’être français aujourd’hui dans un monde travaillé par l’indifférenciation et l’oubli de soi ? Un débat sans détour, pour penser ce qui demeure.

    On trouvera sur le plateau, autour d'Olivier François, Thomas Hennetier, David L’Épée et Christophe A. Maxime.

     

                                                  

     

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  • Impubliables !...

    Les éditions Livr'arbitres viennent de publier un recueil de textes de Pierre-Antoine Cousteau intitulé Impubliables - Inédits de Clairvaux.

    Pilier de l'hebdomadaire Je suis partout, Pierre-Antoine Cousteau (1906-1958), journaliste, écrivain et polémiste, est le coauteur de Dialogue de vaincus (Berg international, 1999) avec Lucien Rebatet, et l’auteur de Intra Muros (Via Romana, 2017), son journal de prison.

     

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    " Après dix-huit mois d'errance avec sa femme en Autriche, de juillet 1944 à décembre 1946, de camps de réfugiés en camps de réfugiés, Pierre-Antoine Cousteau fut condamné à mort, peine commuée en travaux forcés à perpétuité, puis libéré après huit années à Fresnes, Clairvaux et Eysses. Ce qui lui permit, malgré les "travaux forcés", de - beaucoup - lire et écrire.

    Ce livre est une sélection d'écrits inédits de prison, consignés dans deux cahiers d'écolier. "

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  • Le Figaro face aux violences, chronique d’une lâcheté médiatique...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Balbino Katz, le chroniqueur des vents et des marées, cueilli sur Polémia et consacré à la cécité volontaire des médias traditionnels sur la désignation des causes de la montée des violences dans notre pays...

     

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    Le Figaro face aux violences, chronique d’une lâcheté médiatique

    La séquence ouverte par les récentes pages du Figaro consacrées à la « flambée des violences » n’est pas un simple épisode médiatique. Elle constitue un symptôme. Non pas tant de la situation sécuritaire, désormais connue, que de l’incapacité organique des médias dominants à nommer ce qu’ils observent.

    Le rôle de l’immigration occulté

    Les faits sont pourtant exposés avec un luxe de détails. Les données du Service statistique ministériel de la sécurité intérieure, cet organe officiel du ministère de l’Intérieur qui agrège les remontées de la police et de la gendarmerie, dessinent une trajectoire claire. La délinquance ne se contente plus de croître, elle se transforme. Les villes moyennes, naguère préservées, sont désormais rattrapées. Les violences de rue s’installent. Les cambriolages explosent. Les bandes se structurent. Le phénomène change d’échelle, et de nature.

    Mais au moment d’interpréter, le discours s’interrompt.

    L’immigration n’apparaît qu’à la marge, réduite à quelques notations locales, jamais pensée comme un facteur structurant. Ce silence n’est pas une lacune. Il est la clef du système. Il permet de maintenir intacte une grille de lecture devenue intenable, tout en donnant l’illusion d’une information complète.

    Car les chiffres officiels, eux, ne se taisent pas. Ils montrent que les étrangers représentent environ 8 % de la population, mais près de 17 à 18 % des personnes mises en cause. Cet écart n’est pas marginal, il est constant, documenté, répété année après année. Dans certaines catégories, il devient massif. Les cambriolages de logements atteignent fréquemment des proportions de 35 à 40 % d’étrangers parmi les mis en cause. Les vols dans les véhicules suivent des ordres de grandeur comparables. Les vols violents sans arme dépassent régulièrement les 30 %. Même pour les infractions les plus graves, homicides ou tentatives, les écarts demeurent significatifs.

    Plus encore, la structure même de cette population n’est pas neutre. Une majorité des étrangers mis en cause provient du continent africain, avec une part dominante du Maghreb et de l’Afrique subsaharienne. Les taux de mise en cause par habitant y apparaissent, selon les infractions, plusieurs fois supérieurs à ceux de la population française. Ces données ne relèvent ni de la polémique ni de l’interprétation. Elles émanent de l’appareil statistique de l’État.

    Refuser de les articuler à l’analyse générale revient à produire un discours amputé.

    L’autocensure d’un média de droite traditionnel

    Ce mécanisme n’est pas nouveau. Guillaume Faye avait déjà décrit cette incapacité des élites médiatiques à affronter les conséquences de l’immigration de peuplement, préférant se réfugier dans des explications secondaires, économiques ou judiciaires, pour éviter la question identitaire. De son côté, Alain de Benoist n’a cessé de rappeler que toute société qui renonce à se penser comme une continuité historique s’expose à sa propre dissolution. Ces analyses, longtemps marginalisées, trouvent aujourd’hui une confirmation empirique dans les faits eux-mêmes.

    Dans ce dispositif, certains médias jouent un rôle de verrou. Chaque fois qu’un acteur franchit la ligne et relie les faits à leurs causes, la réaction est immédiate. La chaîne CNews en est l’exemple le plus visible. Elle concentre sur elle une hostilité constante, accusée non pas tant d’erreurs que d’avoir brisé un tabou. Les campagnes menées par Mediapart et par une partie de la gauche militante dépassent la simple critique, elles visent à délégitimer, voire à faire taire. L’idée même d’une interdiction n’est plus un impensé, elle est formulée, discutée, banalisée.

    Dans un tel climat, l’autocensure devient une norme professionnelle.

    Ce que l’on observe dans Le Figaro n’est donc pas une faiblesse ponctuelle. C’est l’expression d’un système où la peur de nommer a remplacé la volonté de comprendre. Décrire sans relier, accumuler sans conclure, montrer sans désigner, telle est désormais la méthode.

    Il faut alors revenir aux signatures. Jean-Marc Leclerc et Paule Gonzalès ont posé leur nom au bas de ces pages. Ils ne peuvent ignorer ce qu’ils décrivent. Ils ne peuvent davantage ignorer ce qu’ils omettent. Un jour, lorsque cette période sera examinée avec le recul de l’histoire, leurs articles figureront parmi ceux qui auront approché le réel sans jamais le nommer. Par prudence, par calcul, ou par adhésion à une vision du monde devenue incapable d’affronter ses propres conséquences, ils auront participé à ce grand contournement. Et ce choix, aujourd’hui enveloppé dans les formes policées du journalisme de référence, ne pourra indéfiniment les soustraire à leur part de responsabilité.

    Face à cette cécité organisée, des structures comme l’Observatoire du journalisme jouent un rôle décisif. En analysant les biais, en mettant au jour les angles morts, elles permettent de comprendre comment s’élabore ce discours tronqué. De même, des médias alternatifs comme TV Libertés ou Breizh info ou des sites de réflexion comme Polemia contribuent à réintroduire dans le débat public des éléments que la presse dominante s’interdit d’aborder.

    La fracture est désormais ouverte.

    D’un côté, une presse de référence qui persiste à décrire le réel en le vidant de sa substance. De l’autre, des acteurs qui prennent le risque de le nommer. Entre les deux, un public qui voit, qui compare, et qui tire les conséquences.

    Il ne s’agit plus d’une divergence d’analyse. Il s’agit d’un refus du réel.

    Et ce refus, comme toujours dans l’histoire des civilisations, précède les ruptures.

    Balbino Katz (Polémia, 18 avril 2026)

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