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  • Les Spartiates...

     Les éditions Passés Composés viennent de publier un essai de Paul Cartledge intitulé Les Spartiates.

    Historien britannique, spécialiste d'histoire grecque et en particulier de Sparte,  Paul Cartledge enseigne la culture grecque à l'Université de Cambridge.

     

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    " Alors qu’Athènes semblait prôner la démocratie, l’individualisme et l’impérialisme, Sparte, sa grande rivale, incarnait le militarisme, l’isolationnisme et la répression brutale. La puissante cité lacédémonienne était pourtant terre de contrastes. Si leurs impitoyables rituels de guerre ont fait des Spartiates la force de combat ultime, incarnée par la bataille du Thermopyles et leur victoire lors de la guerre du Péloponnèse, il n’en reste pas moins que leur culture religieuse était aussi complexe que raffinée. Tandis que les hilotes, des Grecs, étaient réduits en esclavage, les femmes spartiates, dont Hélène de Troie est la mythique incarnation, étaient néanmoins éduquées, et libres de danser. Royauté au temps des cités, Sparte était, enfin, dotée d’un système politique d’une rare originalité.

    C’est ce qu’explique Paul Cartledge à travers l’histoire du peuple spartiate de 480 à 360 avant J.-C., depuis son ascension au statut de grande puissance du monde grec à sa chute. Entrecoupé de biographies des plus exceptionnelles personnalités spartiates et fondé sur trente ans de recherche, l’ouvrage de Paul Cartledge est bien la somme incontournable, et mondialement reconnue, sur l’une des cités les plus fascinantes de l’histoire antique."

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  • Jean-Yves Le Gallou : "La liberté d'expression est en régression constante ! "

    Vous pouvez découvrir ci-dessous un entretien donné par Jean-Yves Le Gallou à Frontières pour évoquer la régression constante de la liberté d'expression.

    Ancien haut-fonctionnaire, président de la Fondation Polémia, Jean-Yves Le Gallou a, notamment, publié La tyrannie médiatique (Via Romana, 2013),  Immigration : la catastrophe - Que faire ? (Via Romana, 2016), Européen d'abord - Essai sur la préférence de civilisation (Via Romana, 2018), Manuel de lutte contre la diabolisation (La Nouvelle Librairie, 2020) et, dernièrement, Mémoires identitaires (Via Romana, 2025).

     

                                              

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  • Souveraineté nationale et souveraineté populaire...

    Les éditions Krisis viennent de publier un essai d'Alain de Benoist intitulé Souveraineté nationale et souveraineté populaire.

    Philosophe et essayiste, directeur des revues Nouvelle École et Krisis, Alain de Benoist a récemment publié Le moment populiste (Pierre-Guillaume de Roux, 2017), Contre le libéralisme (Rocher, 2019),  La chape de plomb (La Nouvelle Librairie, 2020),  La place de l'homme dans la nature (La Nouvelle Librairie, 2020), La puissance et la foi - Essais de théologie politique (La Nouvelle Librairie, 2021), L'homme qui n'avait pas de père - Le dossier Jésus (Krisis, 2021), L'exil intérieur (La Nouvelle Librairie, 2022), Nous et les autres - L'identité sans fantasme (Rocher, 2023), Martin Buber, théoricien de la réciprocité (Via Romana, 2023) et, dernièrement Un autre Rousseau - Lumières et contre-Lumières ( Fayard, 2025).

     

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    " Quand on parle aujourd’hui de « souveraineté », c’est presque toujours pour évoquer la souveraineté nationale – et, le plus souvent, pour constater qu’elle est battue en brèche depuis des décennies. On oublie pourtant qu’il existe une autre forme de souveraineté : la souveraineté populaire, qui fait du peuple la source première de la légitimité politique. Comment ces deux souverainetés se distinguent-elles ? Comment peuvent-elles s’articuler ? Ce livre répond à ces questions en rappelant une évidence oubliée : la souveraineté est d’abord une notion politique, et non pas juridique ou morale. Si elle suscite tant de réticences, c’est qu’elle entre en conflit avec une époque où le politique est subordonné à l’économie, au droit et à la morale, sous l’emprise de l’idéologie des droits de l’homme et du « gouvernement des juges ». Son adversaire principal est l’idéologie libérale, qui rejette aussi bien la souveraineté nationale que la souveraineté populaire, au nom d’un double refus : celui du primat du politique et celui de toute souveraineté autre que celle de l’individu. Une clarification salutaire."

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  • Quentin, Lyon et la fracture française : la violence politique annonce la barbarie...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Yann Vallerie cueilli sur Breizh-Info et consacré à l'irrépressible montée de la barbarie dans notre société...

     

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    Quentin, Lyon et la fracture française : la violence politique annonce la barbarie

    Il y a des morts qui ne sont pas seulement des drames. Ce sont des symptômes.

    La mort tragique de Quentin a agi comme un révélateur brutal. Une génération découvre que la violence politique n’est plus une relique des années 70, ni une parenthèse marginale. Elle est là. Filmée. Partagée. Commentée. Justifiée.

    Il ne se passe plus une semaine sans qu’apparaissent sur les réseaux sociaux des vidéos où l’on voit des groupes s’acharner à coups de pied et de poing sur un homme déjà à terre. Les images circulent, alimentent la rage des uns, la satisfaction des autres, l’effroi silencieux du reste.

    Et chacun reste dans sa bulle.

    Nous vivons dans une civilisation fracturée. Non pas divisée — fracturée. Ce n’est plus un désaccord, c’est une incompatibilité croissante.

    Les réseaux sociaux n’informent plus : ils enferment. Ils construisent des univers parallèles. Chaque camp lit sa propre actualité, interprète les faits à travers son filtre, renforce ses certitudes. On ne confronte plus ses idées : on les consomme.

    Il y a désormais plusieurs réalités simultanées dans un même pays.

    Certains voient un climat d’agressions politiques unilatérales. D’autres ne voient que des “rixes” entre extrêmes. Certains parlent d’ultra-violence organisée. D’autres dénoncent la “récupération”.

    La vérité importe moins que l’appartenance.

    Quand les faits deviennent secondaires face à l’adhésion tribale, la société entre dans une zone dangereuse.

    Le symbole d’une époque

    Un détail pourrait sembler anecdotique : le MMA est aujourd’hui infiniment plus populaire chez les jeunes que la boxe anglaise.

    La boxe classique était un affrontement codifié, debout, avec des règles strictes. Le MMA, lui, autorise le combat au sol, l’étranglement, l’écrasement, la domination physique totale de l’adversaire.

    Ce n’est pas un jugement moral. C’est un symbole.

    Notre époque ne valorise plus la confrontation réglée. Elle valorise la neutralisation. La soumission. L’anéantissement de l’autre.

    La violence n’est plus une transgression. Elle devient un spectacle.

    Et quand la violence devient spectacle, elle devient contagieuse.

    L’impossibilité croissante du “vivre ensemble”

    Le mot est usé. Mais le problème demeure.

    Peut-on vivre ensemble lorsque les différences ne sont plus négociées, mais exacerbées ? Lorsque les identités deviennent des blocs étanches ? Lorsque chaque camp considère l’autre non comme un adversaire, mais comme une menace existentielle ?

    Nous sommes entrés dans une ère d’hyper-sensibilité identitaire et de radicalité émotionnelle.

    On ne discute plus : on accuse.
    On ne débat plus : on disqualifie.
    On ne tolère plus : on exclut.

    Les réseaux amplifient cette mécanique. Les algorithmes récompensent l’indignation, pas la nuance. La colère, pas la complexité. La dénonciation, pas la confrontation argumentée.

    Chaque jour, des milliers de personnes s’éveillent dans une réalité soigneusement calibrée pour conforter leur vision du monde.

    Comment s’étonner ensuite que l’incompréhension dégénère en violence?

    Une génération saturée

    Les jeunes générations grandissent dans un climat d’images permanentes : émeutes, affrontements, humiliations filmées, combats clandestins, “expositions” publiques d’adversaires.

    La frontière entre militantisme, hooliganisme et guérilla symbolique devient floue.

    Quand l’action politique s’exprime d’abord par l’intimidation physique, quand la rue redevient un théâtre de démonstration de force, la démocratie s’érode silencieusement.

    La violence ne surgit pas du néant. Elle est préparée, normalisée, légitimée par des discours qui transforment l’adversaire en ennemi absolu.

    Le risque d’une escalade

    La guerre civile ne commence jamais par une déclaration officielle. Elle commence par des ruptures successives : sociales, culturelles, informationnelles.

    Elle commence quand des groupes ne partagent plus aucun récit commun.
    Quand ils ne reconnaissent plus les mêmes autorités.
    Quand ils ne reconnaissent plus les mêmes faits.

    Nous n’y sommes pas encore.

    Mais nous avançons sur une pente dangereuse.

    La mort d’un jeune homme, les vidéos de lynchages politiques, les discours de justification implicite ou de relativisation sont autant de signaux faibles qui, additionnés, dessinent un paysage inquiétant.

    Une société qui ne sait plus réguler ses conflits par la parole finit toujours par les régler autrement.

    Retrouver le sens du réel

    La barbarie ne vient pas seulement de la rue. Elle vient du refus du réel.

    Refus de voir la fragmentation.
    Refus de reconnaître l’exaspération mutuelle.
    Refus d’admettre que l’accumulation des haines nourrit une dynamique autonome.

    Si chacun continue à vivre dans sa bulle, à considérer l’autre comme irrécupérable, à alimenter la radicalité comme un carburant identitaire, alors oui, l’escalade deviendra probable.

    Le vivre ensemble n’est pas un slogan. C’est une discipline.

    Et aujourd’hui, cette discipline s’effondre.

    La question n’est pas de savoir qui a commencé. La question est de savoir si quelqu’un veut encore arrêter.

    Parce qu’une civilisation ne meurt pas seulement d’attaques extérieures. Elle peut aussi se dissoudre dans ses propres fractures.

    La barbarie ne surgit pas toujours avec fracas. Elle s’installe d’abord dans les esprits.

    Et c’est là qu’elle devient irréversible.

    Yann Vallerie (Breizh-Info, 16 février 2026)

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  • Frank Frazetta, illustrateur...

    Les éditions Taschen viennent de publier, sous la direction de Dian Hanson, un ouvrage intitulé Frazetta, qui regroupe des œuvres de Frank Frazetta, célèbre illustrateur d'heroic fantasy.

     

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    " Frank Frazetta règne sans partage sur l’art fantastique depuis plus d’un demi-siècle et la valeur de ses oeuvres ne cesse de croître, pour enfin égaler l’admiration de ses fans. Chaque année, ses oeuvres battent leur record d’enchères de l’année précédente et sa couverture pour le Conan publié par Lancer en 1967 est partie pour 13,5 millions de dollars en septembre 2025.
    Né dans une famille d’immigrés siciliens à Brooklyn en 1928, Frazetta a d’abord été athlète en ligue mineure, petit délinquant et séducteur en série, servi par un physique de star de cinéma et un talent phénoménal. Celui qui se qualifiait de paresseux et pénible commençait en général à peindre la veille de la date où il devait livrer son travail. Il le terminait en quelques heures et livrait souvent un chef d’oeuvre qui n’avait pas eu le temps de sécher. Il débuta dans les comics à 16 ans, notamment pour les fameux EC Comics, passa ensuite aux affiches de films, puis aux couvertures des pulps de Tarzan et Conan. Il produisit aussi des unes pour le National Lampoon, malgré son désaccord avec “les idées politiques hippy” du magazine, coréalisa un fil d’animation intitulé Fire & Ice avec Ralph Bakshi, et apprit à peindre de la main gauche à 68 ans après une première attaque cérébrale qui paralysa sa main droite. “J’ai l’esprit très tourné vers le physique, expliquait-il dans les années 1970. À Brooklyn, j’ai fréquenté Conan, j’ai connu des gars exactement comme lui.” Grâce à sa connaissance empirique de la musculature et du virilisme, il redessina les héros de fantasy, les fit plus massifs, intimidants et gonflés de testostérone que tous leurs prédécesseurs, et qui subit la même transformation aux protagonistes féminines, dotées de cuisses épaisses, de fesses bombées et de visages à l’espièglerie de fée, mais réalistes et crédibles, avec leurs ventres arondis et leurs traces subtiles de cellulite. Les œuvres de Frazetta sont en fait aussi addictives que des chips, et cette édition vous y donne accès dans un format compact, attirant et abordable."

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  • Nicolas qui paie, l’État qui encaisse...

    Dans cette émission du Plus d’Éléments, diffusée par TV Libertés, l'équipe du magazine s’empare du dernier numéro d’Éléments consacré à une question brûlante : comment sortir de l’étatisme sans renoncer à l’État et comment repenser celui-ci sans l’abandonner aux technocrates ni aux idéologues ? Au cœur de la discussion : "Nicolas qui paie", figure-symptôme d’une France pressurée, invisible, mais pas résignée.

    On trouvera sur le plateau, autour de Patrick Lusinchi, Daoud Boughezala, Rodolphe Cart et Anthony Marinier et François de Voyer...

     

                                               

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