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  • Bock-Côté pessimiste joyeux...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous un entretien donné par Mathieu Bock-Côté à Régis Le Sommier sur Omerta, dans lequel il évoque son dernier livre intitulé Le pessimiste joyeux (Fayard, 2026).

    Québécois, Mathieu Bock-Côté est sociologue et chroniqueur et est déjà l'auteur de plusieurs essais comme Le multiculturalisme comme religion politique (Cerf, 2016), Le nouveau régime (Boréal, 2017), L'empire du politiquement correct (Cerf, 2019) ou Le Totalitarisme sans le goulag (Presses de la Cité, 2023).

     

                                               

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  • Qui menait la danse ?...

    Les éditions Delga viennent de rééditer un ouvrage de Frances Stonor Saunders intitulé Qui menait la danse ? - La CIA et la Guerre froide culturelle.

    Historienne et productrice de documentaires, diplômée de l’université d’Oxford, Frances Stonor Saunders  s’est spécialisée dans l’histoire culturelle et politique du XXe siècle. 

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    " Au cœur de la Guerre froide, le combat ne s’est pas seulement livré à travers les luttes armées, les coups d’État et les opérations de déstabilisation (Corée, Viet-Nam, Iran, Cuba, Indonésie, Chili, Hongrie, Tchécoslovaquie, etc.) mais s’est aussi joué sur le terrain de la culture et des idées.

    Dans cette enquête historique magistrale, devenue un classique, Frances Stonor Saunders exhume, de Berlin à Paris, de New York à Rome, les archives, les témoignages et la correspondance des protagonistes pour restituer l’histoire d’un vaste programme secret orchestré par la CIA visant à arracher la vie culturelle de l’Occident et l’opinion européenne à l’influence communiste. Elle dévoile comment l’agence de renseignement américaine a financé des revues prestigieuses, organisé des festivals et des expositions, orienté les débats intellectuels et travaillé à détourner l’opinion occidentale du socialisme. Des fonds secrets, habilement dissimulés par un réseau de fondations privées, ont permis à toute une génération d’intellectuels, sélectionnés pour leur docilité idéologique ou la conformité de leurs vues, d’occuper le devant de la scène et d’installer durablement leurs catégories de pensée.

    En effet, dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis avaient compris que l’affrontement avec le bloc soviétique devait être aussi une bataille pour coloniser les consciences. Au centre de ce dispositif pour circonvenir ou soudoyer les intellectuels européens, se trouvait le Congress for Cultural Freedom, une organisation destinée à promouvoir les « valeurs du monde occidental » en combattant les idées communistes dans les milieux artistiques et intellectuels et qui comptait dans ses rangs les plus grands noms de l’intelligentsia : Raymond Aron, Arthur Koestler, Jackson Pollock, Igor Stravinski, Bertrand Russell, Antoine de Saint-Exupéry et des centaines d’autres écrivains, poètes, artistes et philosophes.

    Sous couvert de défendre la liberté artistique et la démocratie libérale, c’est en réalité une vaste entreprise de captation des esprits qui se mettait en place, érigeant la culture en arme géopolitique."

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  • Ne devenons pas ce que nous combattons : appel à la liberté d’esprit...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Yann Vallerie cueilli sur Breizh-Info consacré à la nécessité de ne pas reproduire à droite les travers de la gauche en matière de politiquement correct et de police de la pensée...

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    Ne devenons pas ce que nous combattons : appel à la liberté d’esprit

    Il y a, dans toute bataille d’idées, un piège auquel peu résistent : celui de se laisser façonner par l’adversaire au point d’en devenir le négatif exact. On croit le combattre, on lui ressemble. On le dénonce, on l’imite. Et l’on finit par penser comme lui, parler comme lui, anathématiser comme lui — simplement avec d’autres cibles. Cette mécanique-là travaille aujourd’hui en profondeur une partie de la droite française, et il faut avoir le courage de le dire, fût-ce au prix d’égratigner quelques susceptibilités amies.

    Pendant trois décennies, le camp conservateur, identitaire, enraciné — appelons-le comme on voudra — a livré un combat légitime et nécessaire contre l’hégémonie culturelle de gauche, contre la déconstruction systématique, contre la repentance permanente, contre l’effacement organisé de notre héritage. Ce combat était juste. Il l’est toujours. Mais à force de se mesurer à un adversaire dont la principale arme est l’excommunication, une fraction de ce camp a fini par adopter ses procédés. Le procès en sorcellerie, hier dénoncé à juste titre quand il visait nos amis, devient un instrument acceptable dès lors qu’il vise les nôtres. La pureté idéologique, hier moquée chez les militants progressistes, devient une exigence imposée à chaque commentateur, chaque candidat, chaque essayiste classé dans notre camp. Le moindre écart de pensée, la moindre nuance, la moindre tentative de penser par soi-même contre la doxa interne du moment, et c’est la curée.

    Le refus de l’anathème

    L’anathème est l’outil de ceux qui ne savent plus penser, ou qui n’osent plus. C’est plus simple de disqualifier que d’argumenter. Plus rapide de coller une étiquette que de comprendre une position. Plus confortable de hurler à la trahison que d’admettre qu’un compagnon de route soulève une objection qui mérite qu’on s’y arrête. La gauche radicale a fait de cette pratique son industrie : chacun se souvient des purges méthodiques, des silences imposés, des carrières brisées pour un mot, des amitiés rompues pour une signature. Nous l’avons combattue, à raison.

    Mais regardons-nous, honnêtement. Qu’un intellectuel, un journaliste, un militant exprime une réserve sur un sujet sensible — la guerre en Ukraine, la stratégie électorale du Rassemblement national, le bilan de telle ou telle figure médiatique, l’attitude à adopter face à Israël ou à la Russie, l’analyse de tel événement récent —, et le voilà aussitôt sommé de choisir son camp, accusé de tiédeur, soupçonné d’avoir vendu son âme, classé parmi les traîtres. Le débat, ce vieil exercice européen, devient impossible à l’intérieur même du camp qui se réclame de la civilisation européenne. C’est un paradoxe qui devrait nous alerter.

    Penser librement, c’est aussi penser seul

    L’autre symptôme, c’est le culte du gourou. Ils sont rares, ils sont influents, ils ont parfois du talent, souvent du courage médiatique, et leurs analyses peuvent être pertinentes. Mais une chose est de reconnaître la qualité d’un penseur ou la justesse d’un essayiste sur tel sujet précis, autre chose est de s’inféoder à sa parole comme à un évangile. Une partie du public conservateur a pris l’habitude de calquer son opinion sur les déclarations de quelques voix dominantes, de relayer mécaniquement leurs prises de position, de moduler ses propres jugements en fonction des leurs. C’est confortable. C’est aussi le contraire exact de ce que devrait être un esprit libre.

    Aimer un auteur, suivre attentivement un commentateur, partager les analyses d’un intellectuel : tout cela est légitime et même salutaire. Mais penser à sa place, jamais. L’homme libre est celui qui prend chez chacun ce qui lui semble juste, qui examine, qui pèse, qui doute, qui se trompe parfois, et qui assume ses propres conclusions — quitte à diverger de ceux qu’il admire. Le militantisme du suiveur, à droite comme à gauche, est une démission de l’intelligence. Et de la dignité.

    Les figures intellectuelles que nous admirons, justement, ont en commun une caractéristique : elles ont toutes, à un moment ou à un autre, contredit leur propre camp. Pasolini contre la gauche de son temps. Soljenitsyne contre l’Occident qui l’avait accueilli. Orwell contre les compagnons de route qui croyaient l’avoir enrôlé. Ce sont précisément ces désaccords assumés, ces refus de s’aligner par confort grégaire, qui font la grandeur d’un esprit. Imite-t-on Orwell en signant en chœur ce que signent tous les amis d’Orwell ? Non. On l’imite en gardant la tête froide quand le groupe s’échauffe.

    Le miroir et la dignité

    Il y a quelque chose de profondément triste à voir un camp qui s’est construit, pendant des décennies, sur le refus du conformisme imposé, devenir lui-même un fabricant de conformisme. Quelque chose de tragique à voir des hommes et des femmes intelligents reprendre, sans s’en apercevoir, les méthodes mêmes qui les ont longtemps fait souffrir : la dénonciation publique, l’ostracisme rapide, l’injure pour solde de tout débat, la lecture morale du moindre désaccord, le procès d’intention permanent. Devenir le miroir de ce qu’on combat, c’est lui donner raison rétrospectivement. C’est accepter, implicitement, que ses méthodes étaient les bonnes — il suffisait simplement de les retourner contre lui.

    Or notre force, si nous en avons une, ne peut pas résider là. Elle réside, ou elle devrait résider, dans la défense intransigeante de quelque chose que la gauche radicale a abandonné depuis longtemps : la liberté réelle de pensée, le goût du débat contradictoire, le respect de l’interlocuteur même quand on le combat, la conviction qu’une idée se réfute par une autre idée et non par une exclusion. Voilà ce qui fait, depuis des siècles, la singularité européenne : la dispute féconde, l’agora, l’amour de la nuance, la culture du contradicteur loyal. Nous prétendons défendre cette civilisation. Commençons par en pratiquer les vertus à l’intérieur de notre propre maison.

    L’honneur de l’homme libre

    Se comporter en homme libre, ce n’est pas refuser tout combat. C’est combattre sans cesser de penser. C’est tenir une ligne sans devenir un automate. C’est défendre des convictions tout en acceptant qu’un ami puisse en avoir de légèrement différentes, et qu’il reste un ami. C’est refuser de hurler avec les loups, même quand ces loups sont les nôtres. C’est accepter que le débat interne fasse parfois mal, parce qu’il est le prix de l’intelligence collective. C’est avoir le courage de dire à son propre camp, quand c’est nécessaire : ici, je ne suis pas d’accord, et voici pourquoi.

    C’est aussi, peut-être surtout, refuser cette posture victimaire qui s’est installée jusque dans nos propres rangs. Pleurer son sort, énumérer ses persécutions, comptabiliser ses censures sur les réseaux, exiger une reconnaissance que personne ne nous doit : tout cela appartient à la grammaire psychologique d’un camp qui n’est pas le nôtre. La dignité commence par le refus de quémander. La force, par le refus du gémissement. Nous avons longtemps incarné, à droite, une certaine idée du caractère : on encaisse, on tient debout, on rend coup pour coup sans se plaindre. Reprenons cette tenue. Elle nous va mieux que la complainte.

    Le pari du recul

    Ce texte ne plaira pas, et c’est peut-être un bon signe. Il ne propose ni mot d’ordre, ni nom à exclure, ni liste à dresser, ni adversaire à abattre. Il propose simplement une chose : du recul. Le pas de côté qui permet de regarder ce que nous sommes en train de devenir, et de nous demander si c’est bien ce que nous voulions être. Si la victoire que nous cherchons depuis si longtemps mérite vraiment d’être obtenue au prix de notre propre transformation en réplique inversée de ceux que nous combattons. Si la civilisation que nous prétendons défendre survit au procédé qui consisterait à la défendre par les méthodes de ses fossoyeurs.

    Penser. Douter. Discuter. Refuser l’anathème. Garder l’estime pour celui qui pense un peu différemment. Ne suivre aucun gourou aveuglément. Lire largement, y compris ceux d’en face. Ne céder ni à la pression du groupe ni à la facilité de l’injure. Cultiver le débat plutôt que la meute. Voilà, peut-être, le plus court chemin vers la victoire véritable — celle qui ne consiste pas à remplacer une tyrannie morale par une autre, mais à rétablir, enfin, l’espace dans lequel des hommes libres peuvent penser ensemble sans avoir à se ressembler.

    Ce sera plus difficile que de hurler avec le camp. Ce sera plus exigeant que de relayer le dernier mot d’ordre. Ce sera moins gratifiant, à court terme, que la pose tribunicienne. Mais c’est la seule voie qui permette, à la fin, de regarder son reflet sans en avoir honte. Et cela, aucune victoire électorale ne le remplace.

    Yann Vallerie (Breizh-Info, 19 mai 2026)

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  • Parsifal...

    « Parsifal apparaît comme un geste presque insensé : un hommage à Wagner dans une Espagne où l’art est étroitement surveillé, un film mystique dans un pays clérical, une œuvre visionnaire dans un contexte qui ne l’était guère. Et pourtant, le film existe — et il persiste. Il demeure l’un des objets les plus singuliers du cinéma espagnol, un Parsifal venu d’ailleurs, porté par la foi d’un producteur et par l’aura intacte du mythe wagnérien. »

    Cercle belge francophone Richard Wagner

     

    Les éditions Artus Film viennent de rééditer en DVD Parsifal, de Daniel Mangrané, une adaptation cinématographique de l'opéra de Richard Wagner.

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    " Protégé par sa mère durant toute son enfance de tout contact avec le monde afin de demeurer pur et innocent, Parsifal, ayant malgré tout découvert le mal et le péché, parviendra au terme d’un long chemin épique et intérieur, à la découverte du Graal, plénitude de vie et quiétude de l’âme.

    Pour adapter l’œuvre magistrale de Richard Wagner en cette superproduction épique et mystique, dotée d’un budget considérable pour l’époque, le producteur-réalisateur Daniel Mangrané s’entoure de Carlos Serrano de Osma pour la réalisation, du peintre José Caballero pour les décors, de l’actrice et danseuse française Ludmilla Tchérina, et de l’acteur très populaire Gustavo Rojo. Le résultat est une alchimie de beauté, d’onirisme et d’héroïsme, qui représentera l’Espagne au Festival de Cannes 1952."

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  • Trump - Xi : finance vs industrie, qui prend l'avantage ?...

    Le 18 mai 2026, dans l'émission Politique & Eco sur TV libertés, Pierre Bergerault,  recevait Hervé Juvin pour évoquer avec lui le face-à-face américano-chinois, soit la confrontation entre finance américaine et puissance industrielle chinoise...

    Économiste de formation et ancien député européen, Hervé Juvin est notamment l'auteur de deux essais essentiels, Le renversement du monde (Gallimard, 2010) et La grande séparation - Pour une écologie des civilisations (Gallimard, 2013) et d'un manifeste localiste intitulé Chez nous ! - Pour en finir avec une économie totalitaire (La Nouvelle Librairie, 2022).

     

                                              

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  • Le legs de Rome : virtus, fides, pietas...

    Le numéro 5 de la revue Sparta, dirigée par Philippe Baillet, vient de paraître, avec un dossier consacré au legs de Rome...

    Sparta 5.jpg

    Au sommaire :

    L’actualité de Rome, c’est son éternité

    Dossier : Le legs de Rome : virtus, fides, pietas

    Julius Evola

    À propos du sacré dans la tradition romaine

    Jean Bayet

    L’inflexion augustéenne de la religion romaine (extraits)

    Nuccio D’Anna

    Entre eschatologie et messianisme. Aux origines de l’Empire augustéen

    René Pichon

    Le mariage religieux à Rome (extraits)

    Flavius Josèphe

    L’hommage d’un vaincu à ses vainqueurs

    Thierry Buron

    Spengler et Rome: peut-on sauver notre civilisation?

    Mos maiorum ou la Voie des ancêtres

    Quelques ouvrages sur la Rome antique récemment parus

    Mélanges

    Antoine Dresse

    Louis de Bonald: la société avant l’homme. L’universel au service de la contre-révolution

    Jean Bataille

    Fonction secrète et utilisation de la monnaie métallique par les Spartiates

    Philippe Baillet

    « Cosmisme » grec et « consécration de l’histoire » dans l’œuvre de Kostas Papaioannou

    Philippe Baillet

    Entretien avec Raphaël Pomey pour le mensuel suisse Le Peuple à l’occasion de la parution du recueil Écrits à l’écart de toute meute

    Philippe Baillet

    Hommage à Didier Carette (1950-2025)

    Nécrologie

    Daniel Giraud (1946-2023)

    Comptes rendus

    Gilles Sauron, Auguste. L’emprise des signes, par Gérard Boulanger

    Sarah Rey, Manus, une autre histoire de Rome, par G. B.

    Brigitte Leprêtre, La Cuisine romaine antique, par G. B.

    Monographies de la collection « Pax Romana » des éditions Ysec, par G. B.

    Yann Le Bohec, Les Romains au combat. Grandes batailles et grands sièges, par G. B.

    Didier Rykner, Mauvais genre au musée, par G. B.

    Sami Biasoni (dir.), Encyclopédie des euphémismes contemporains et autres manipulations militantes de la langue, par G. B.

    Richard Millet, Nouveaux lieux communs, par G. B.

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