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  • Le temps du Centaure...

    Les éditions Hétairie viennent de publier un nouvel essai de Julien Rochedy intitulé Le temps du Centaure.

    Publiciste et essayiste, Julien Rochedy, qui est une figure de la mouvance identitaire, a déjà publié plusieurs essais dont Nietzsche l'actuelL'amour et la guerre - Répondre au féminisme, Philosophie de droite, Surhommes et sous-hommes - Valeur et destin de l'homme (Hétairie, 2023) et dernièrement Qui sont les Blancs ? - Généalogie d'une identité interdite (Hétairie, 2025).

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    " De Peter Thiel à Nick Land, de René Girard à Curtis Yarvin, de Carl Schmitt à Donald Trump, de la critique radicale de la démocratie à l’avenir bionique, de la figure de l’Antéchrist à celle d’une invasion venue du futur, de la thermodynamique à l’anarcho-capitalisme, et du film Matrix à la société Palantir — en passant par l’occulte et la théologie chrétienne —, ce livre explore la grande mutation des maîtres du futur : ces milliardaires, ingénieurs, philosophes et stratèges qui ne croient plus que le progressisme libéral puisse encore porter le progrès. Pour eux, l’État doit être repris, la démocratie dépassée, le techno-capitalisme accéléré, l’Occident réarmé, l’Empire restauré.
    Le temps du Centaure est une traversée du nouvel imaginaire politique qui se forme sous nos yeux, et qui semble appelé à prendre en main le destin de l’humanité. Car le centaure, figure hybride, sauvage et redoutable, avance déjà. La seule manière de ne pas être piétiné par lui est peut-être de comprendre sa course."

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  • Alain de Benoist : « la guerre culturelle n’a été gagnée que par défaut »

    Nous reproduisons ci-dessous un entretien donné par Alain de Benoist à l'Observatoire du journalisme pour évoquer la question de la guerre culturelle...

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    Alain de Benoist : « la guerre culturelle n’a été gagnée que par défaut »

    Face à l’ « extrême droite », le milliardaire Matthieu Pigasse veut « mener la guerre culturelle », et cela « jusqu’au bout ». D’ailleurs, Les Inrockuptibles (dont il est propriétaire) titrent sur « La culture contre les fachos » avec une pétition signée par les actrices Camille Cottin ou Judith Godrèche, et par l’humoriste Guillaume Meurice. 600 personnalités du cinéma s’indignent dans Libération contre Vincent Bolloré, craignant une « uniformisation » de la production.

    Dans les médias et sur le tapis rouge, la bataille d’influence fait rage. L’OJIM s’est tourné vers Alain de Benoist, souvent mis en cause dans les médias dominants pour avoir théorisé la « guerre culturelle » dès les années 60. Né en 1943, essayiste et journaliste français, fondateur de la revue Éléments, il est le principal théoricien de la Nouvelle Droite et l’auteur d’une œuvre abondante.

    Entretien

    Qu’est-ce qui se joue ? L’hégémonie culturelle ou la survie d’une caste ?

    Les deux sont liées, mais je dirais avant tout la survie d’une caste. Depuis des décennies, l’idéologie dominante a pris la forme, dans le domaine de la culture, d’un micro-milieu politico-idéologico-médiatique qui cultive l’entre-soi comme la chose la plus naturelle du monde. Tocqueville disait que, dans une société égalitaire, même les inégalités minuscules apparaissent comme un scandale. Ici, c’est un peu la même chose : alors que le libéralisme progressiste est, non seulement majoritaire, mais quasiment en situation de monopole dans le domaine culturel, la moindre fenêtre de liberté qui s’ouvre quelque part suscite des protestations indignées sur le thème de : comment est-ce possible ? Mais qu’est-ce qui se passe ?

    CNews, dont il y aurait beaucoup à dire (et pas forcément en bien), est à peu près la seule chaîne télévisée, parmi des centaines d’autres, où l’on entend parfois des propos qui vont à contre-courant. Cela suffit à donner des vapeurs aux fonctionnaires de l’idéologie des droits de l’homme, à susciter des plaintes en rafales, des dénonciations de sycophantes professionnels, des appels à la censure et des listes noires. Et comme nous vivons dans un monde d’hystérisation grandissante des rapports sociaux, on monte tout de suite aux extrêmes : Bolloré a racheté deux maisons d’édition, à quand la réouverture des camps ? Tout cela est évidemment ridicule. Le peuple n’y comprend rien et s’en fout complètement. La seule chose que les gens retiennent tient dans ce simple constat : la vérité est ailleurs.

    Alain de Benoist, Vous avez été journaliste, essayiste, éditeur, vous avez fondé un cercle de réflexion (le G.R.E.C.E.). La « guerre culturelle », vous la vivez depuis un demi-siècle, et d’ailleurs vous en avez fait les frais, ayant été visé par de nombreuses campagnes médiatiques diffamantes. Votre analyse doit-elle être mise à jour ?

    Je ne le crois pas, mais il faut évidemment prendre en compte les faits nouveaux. Le rôle des réseaux sociaux, d’abord, qui favorisent la surenchère dans la brutalité manichéenne et servent de caisses de résonance aux diffamations les plus éhontées en s’érigeant en tribunaux permanents, où toute accusation vaut condamnation. Mais le principe de base est toujours le même : la culture est porteuse d’images, de valeurs et de thèmes qui, à la longue, finissent par imprégner l’imaginaire symbolique et modifier les comportements collectifs. L’enjeu de la culture culturelle, depuis toujours, c’est l’hégémonie.

    Aujourd’hui l’hégémonie appartient toujours, non à « la gauche » comme on le dit trop facilement, mais à un camp progressiste qui, faute d’avoir encore quelque chose à dire, se contente de faire tourner le moulin à prière en répétant les mêmes mantras (« antiracisme », théorie du genre, valeurs « républicaines », universalisme). Ce camp est dominant, mais il se sent menacé. Les privilégiés ont peur de perdre leurs privilèges, les mutins de Panurge (Philippe Muray) de perdre leurs subventions. À force de chauffer la banquise, ils constatent qu’elle est en train de fondre sous leurs pieds. Comme les chiens qui craignent de perdre leur os, ils montrent les dents. C’est tout à fait normal : s’ils étaient vraiment forts, ils pourraient se payer le luxe d’être indifférents. Il faut plutôt s’en réjouir, leur système finira par imploser, la boue accumulée finira par sécher.

    Des médias comme Radio Nova usent de l’humour, volontiers choquant et brutal. Des médias d’une gauche plus modérée dénoncent un retour à l’antisémitisme ? Peut-on rire de tout ?

    La réponse que donnait Pierre Desproges est bien connue, mais elle ne me satisfait pas. Oui, bien sûr, on devrait pouvoir rire de tout, mais cela ne veut pas dire que tout soit risible. Nous sommes dans une époque où tout ce qui était naguère naturellement honoré et respecté est tourné en dérision. La dérision est une infirmité de l’âme. Charlie Hebdo est libre de publier ce qu’il veut, mais je suis de ceux qui pensent que le rôle de l’école n’est pas de montrer aux élèves des caricatures qu’ils jugent blasphématoires. Dans toute société normale, il y a une zone de sacré ; elle doit être interdite d’accès à ceux qui veulent la profaner comme d’autres pissent sur la tombe du Soldat inconnu. Les humoristes actuels ne font rire que les esprits bas. Et puis, rappelons-le, on n’est pas sur terre uniquement pour rigoler !

    Quelle stratégie métapolitique préconisez-vous aujourd’hui à ceux qui refusent à la fois l’uniformisation libérale-progressiste et le simple miroir inversé d’une « droite de combat » purement réactive ? Vous semblez dénoncer le penchant de nos contemporains pour la facilité.

    La seule stratégie, c’est le travail et la création de qualité. Beaucoup de gens « de droite » pensent aujourd’hui qu’ils sont en passe de gagner la « guerre culturelle » ? Mais de quelle guerre parlent-ils ? Quelle bataille a t-on gagné lorsque ce qui fait autorité dans le système médiatico-politique continue de ne se référer qu’à des « autorités incontestables » qui pensent le contraire de ce que pensent la majorité des gens ? La vérité est que la guerre culturelle n’a au mieux été gagnée que par défaut. La gauche progressiste a perdu, la droite conservatrice n’a pas gagné. L’adversaire n’a pas été battu, il s’est effondré de lui-même. Mais il n’en a pas pour autant perdu le pouvoir. Quand « la droite » pourra aligner quelques dizaines de chercheurs, de philosophes, de sociologues, de politologues, de biologistes et de physiciens susceptibles d’énoncer une conception du monde alternative à celle qui domine aujourd’hui, on pourra en reparler. Mais je ne crois pas que ce soit pour demain.

    Alain de Benoist (Observatoire du journalisme, 21 mai 2026)

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  • Les snipers de la semaine... (313)

    Paris_Police.jpg

    Au sommaire cette semaine :

    - sur Causeur, Jean-Paul Brighelli dézingue une députée socialiste qui propose d'en finir avec la focalisation quasi exclusive de l'école sur la réussite scolaire...

    Florence Herouin-Léautey ou l’école des larves

    Léautey.jpg

    - sur Hashtable, H16 rafale les attaques du système, au niveau national comme au niveau européen, contre la liberté d'expression...

    VPN, chiffrement, gel des avoirs : la triple offensive discrète contre la liberté d’expression

    Liberté d'expression 3.jpg

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  • Feu sur la désinformation... (561) : Cannes face à Canal+...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés consacrée au décryptage des médias et animée par Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin.

     

                                               

    Au sommaire cette semaine :

    L’image de la semaine : Les Bobards d'Or Retour sur la cérémonie des Bobards d'Or avec une rétrospective de plus de 15 ans de bobards du service public.

    Lisa Beaujour a de nouveau remporté l'Or pour le bobard protéine "pur bœuf", tandis que Patrick Cohen obtient l'Argent pour sa couverture de l'affaire Crépol.

    Le dossier du jour : Canal+ et le cinéma français, bras de fer sur le 7ème art

    Une tribune signée par plus de 600 professionnels du cinéma publiée dans Libération, à l'occasion du Festival de Cannes 2025, dénonce l'influence de Vincent Bolloré sur la filière cinématographique. Ils estiment que Bolloré mène à “une prise de contrôle fasciste sur l’imaginaire collectif”. En plein festival de Cannes, Maxime Saada, patron de Canal+ a déclaré souhaiter arrêter de travailler avec des gens qui les traitent de “crypto-fasciste”. Canal+ finance massivement le cinéma français chaque année (155 millions € pour 121 films), le rétropédalage est en cours…

    Les pastilles de l’info :

    • Le film sur Samuel Paty : entre hommage et récupération politique
    • France 2 floute une statue grecque au JT : "erreur individuelle" selon la chaîne
    • Violences sexuelles à Paris : une enquête qui pose question sur le timing médiatique
    • Macron et les bouteilles en plastique : retour sur scène nationale
    • Fdesouche lance une cagnotte : Pierre Sautarel sort du silence
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  • Underdog...

    Les édition Séguier viennent de publier un formidable roman de Bruno Marsan (alias Bruno Lafourcade) intitulé Underdog.

    Écrivain à la plume incisive, chroniqueur de la revue Éléments, Bruno Lafourcade a publié ces dernières années, plusieurs romans, L'ivraie (Léo Scheer, 2018), Saint-Marsan (Terres de l'ouest, 2019), Tombeau de Raoul Ducourneau (Léo Scheer, 2019) et Le Portement de la Croix (Jean-Dézert, 2022), des pamphlets, Les nouveaux vertueux (Jean-Dézert, 2017), Une jeunesse, les dents serrées (Pierre-Guillaume de Roux, 2019), et La Littérature à balles réelles (Jean Dézert, 2021), un polar, Le Hussard retrouve ses facultés (Auda Isarn, 2019) et des recueils de chroniques ou de pièces brèves,  Les Cosaques & le Saint-Esprit  (La Nouvelle Librairie, 2020), Sac de frappe (Jean Dézert, 2022), L'Intervalle entre le marchepied et le quai (La Nouvelle Librairie, 2022) et Les hyaines (La Mouette de Minerve, 2025).

    Marsan_Underdog.jpg

    " Dans la vie, Richard doit faire avec ce qu'il a. Soit pas grand-chose. Sans héritage, sans diplômes ni " réseau ", il cumule les petits boulots : ferrailleur avec une bande de Gitans, employé d'un asile d'aliénés, chasseur dans un grand hôtel... Quand il rencontre Simon, l'un des clients du palace, sa vie bascule. Le riche entrepreneur apprécie sa franchise et lui propose de venir travailler avec lui à New York. Cap vers les affaires et la fortune. Vers les manipulations et les trahisons également.

    Cette ascension ne doit rien au hasard. Si Richard a pu partir de rien, c'est parce qu'il possède l'essentiel : une ligne de conduite. Il l'a forgée en regardant les films et en lisant les textes de Sylvester Stallone, l'éternel outsider, l'underdog par excellence. En lui, Richard a trouvé à la fois un modèle, un ami et un homme d'une immense lucidité qui a su déjouer tous les pièges sans jamais se trahir.

    Avec Underdog, Bruno Marsan signe donc un double roman d'apprentissage, entremêlant avec une maîtrise rare les destinées de son personnage et de l'acteur-réalisateur. Qu'il s'agisse de la vie rurale ou de New York, des années de dèche ou d'opulence, de Rocky ou de Richard, l'auteur trouve toujours le ton juste grâce à une écriture impressionnante de précision et d'élégance."

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  • Bock-Côté pessimiste joyeux...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous un entretien donné par Mathieu Bock-Côté à Régis Le Sommier sur Omerta, dans lequel il évoque son dernier livre intitulé Le pessimiste joyeux (Fayard, 2026).

    Québécois, Mathieu Bock-Côté est sociologue et chroniqueur et est déjà l'auteur de plusieurs essais comme Le multiculturalisme comme religion politique (Cerf, 2016), Le nouveau régime (Boréal, 2017), L'empire du politiquement correct (Cerf, 2019) ou Le Totalitarisme sans le goulag (Presses de la Cité, 2023).

     

                                               

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