Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

05/08/2017

Le nationalisme économique américain...

Les éditions VA Press viennent de publier un essai de Christian Harbulot intitulé Le nationalisme économique américain. Introducteur en France, au début des années 90, de l'intelligence économique et fondateur de l’École de Guerre Économique, Christian Harbulot a récemment  publié Fabricants d'intox (Lemieux, 2016).

Harbulot_Nationalisme économique américain.jpg

" Le nationalisme économique était considéré jusqu’à présent comme une pensée archaïque en voie de disparition. Donald Trump a relancé le débat en dénonçant les excès commis par des pays concurrents comme la Chine, le Japon ou l’Allemagne. Le Président des Etats-Unis prône un recours au protectionnisme pour protéger le maintien de l’emploi sur le territoire américain. La remise en cause des traités commerciaux ouvre une nouvelle ère de la mondialisation des échanges. La guerre économique n’est plus à exclure dans les confrontations économiques du XXIe siècle. Afin de mieux cerner ce renversement de situation, l’Ecole de Guerre Economique a retracé le cheminement de la pratique du nationalisme économique dans l’Histoire de la nation américaine. Il apparaît clairement que le libéralisme est d’abord un discours et non une ligne de conduite permanente qui différencie les partisans du libre-échange des souverainistes de tout bord. Les pouvoirs exécutifs qui se sont succédé à la Main Blanche ont eu comme priorité absolue de bâtir une économie en adéquation avec leur recherche de puissance sur la scène internationale.

Cet ouvrage est une grille de lecture des décisions politiques prises par les Etats-Unis dans l’optique d’un accroissement de leur puissance par le biais économique."

26/11/2016

Deux candidats à contretemps...

Vous pouvez découvrir ci-dessous la chronique d'Éric Zemmour sur RTL, datée du 24 novembre 2016 et consacrée aux deux candidats du deuxième tour de la primaire de la droite... Une analyse lucide qui ne cède pas à l'emballement médiatique !...

 

                                   

10/11/2016

Séisme !...

Nous reproduisons ci-dessous l'éditorial du nouveau numéro de Centurie News (n°10, 9 novembre 2016) qui est consacré à l'énorme surprise que constitue la victoire de Donald Trump aux élections présidentielles américaines...

 

Partisans_Trump.jpg

Séisme

Donald Trump a remporté largement l’élection aux Etats-Unis. Porté par une population sinistrée par la mondialisation libérale, il s’est imposé avec 290 grands électeurs contre 218 pour Hillary Clinton, qui bénéficiait pourtant de l’appui de l’ensemble du système médiatique et financier occidental. Hillary Clinton n’a pas réussi à mobiliser les latinos et les afro-américains comme avait pu le faire Barack Obama. (voir-ci-contre). L’analyse des votes semble néanmoins révéler de fortes disparités ethniques puisque 94% des femmes et 80% des hommes noirs et 68% des femmes et 62% des hommes d’origines latinos ont apporté leurs suffrages à Hillary Clinton. Donald Trump  disposera d’une nette majorité à la chambre des représentants (236 républicains contre 191 démocrates) comme au Sénat (51 républicains contre 47 démocrates). Il disposera aussi d’une majorité républicaine parmi les gouverneurs et les membres de la Cour Suprême (SCOTUS). Du jamais vu depuis 1928.

A l’ouverture, l’ensemble des indices boursiers a dévissé, à l’exception des places boursières suisses et russes. Le NIKKEI (Japon) enregistre plus de 5 % de baisse au moment où nous écrivons cet article. Le dollar est en baisse et les valeurs refuges (or et emprunts d’Etats) en hausse. La victoire de Donald Trump remet en question le scénario privilégié par les marchés financiers : une hausse prochaine des taux directeurs de la Réserve fédérale. Par ailleurs, la position de Janet Yellen (ci-dessus) est fragilisée, Trump ayant dénoncé à plusieurs reprises le rôle néfaste de la présidente de la FED. D’une façon plus générale, la politique dite de « New Deal » par la relance de grands travaux prônée par Trump durant sa campagne, et confirmée dans son discours de ce mercredi matin, nécessitera un contrôle accru de la présidence sur cette institution (la FED) en vue de financer ses projets. S'il veut tenir cet objectif, Donald Trump devra probablement engager les réformes nécessaires à un retour du contrôle des changes ou ad minima à la mise en place de taux de change réindexés ou maitrisés et reprendre le contrôle de la production monétaire américaine, aux mains des puissances financières qui administrent la FED. Cette étape serait à elle seule une véritable révolution.

L’économiste Barry Eichengreen estime pour sa part que le recours aux droits de douane, promis par Trump durant sa campagne, pourrait certes déclencher des guerres commerciales et des tensions géopolitiques, mais que cette politique aurait pour effet de pousser les salaires et l'inflation à la hausse. De son côté, la City, si elle ne peut neutraliser les velléités de Donald Trump, continuera probablement d’accentuer l’instabilité monétaire mondiale et d’utiliser la Chine et l’Union Européenne pour porter son projet de création d’une banque centrale mondiale et d’une monnaie mondiale sous le contrôle des banques, en attendant des jours meilleurs …

Mais la stabilité des institutions européennes pourrait bien être mise à mal par le calendrier électoral, en Autriche, en France et en Allemagne dans les mois à venir. En effet, le séisme que constitue l’élection de Donald Trump devrait stimuler les offres politiques favorables à une remise en question profonde des institutions européennes. En France, si le Front National dispose évidemment d’une proximité avec les options souverainistes défendues par Trump, le manque de compétences disponibles dans ce parti pour assurer une alternance, pourrait l’empêcher de disposer de l’appui réel des relais de puissance américains et russes.

Toujours en France, les réseaux pro-israéliens chercheront à imposer Nicolas Sarkozy qui, au contraire de François Fillon, est un soutien indéfectible de la politique israélienne en France et dont les positions simultanément pro-américaines et réalistes à l’égard de la Russie semblent pour partie compatibles avec la nouvelle configuration politique occidentale. Problème : celui-ci, mis en cause de façon particulièrement violente par Donald Trump durant sa campagne pour son rôle en Libye, s’est déclaré en faveur de la candidature d’Hillary Clinton, pour ne pas parler des affaires judiciaires qui le poursuivent. François Fillon, même s’il est, pour le moment encore le troisième homme dans les primaires des Républicains, semble être le seul capable d’assurer une transition sous-contrôle en France tout en étant compatible avec la nouvelle configuration créée par l’élection de Donald Trump, à l’exception peut-être de l’appui des réseaux pro-israéliens en France. Il lui reste à passer le cap du premier tour, mais ensuite, face à Alain Juppé ou à Nicolas Sarkozy, il recevrait sans doute les appuis médiatiques nécessaires à sa victoire et prendrait alors une option décisive sur la présidentielle.

Sur la scène géostratégique internationale, les échanges entre Donald Trump et Vladimir Poutine pourraient favoriser une évolution rapide de la situation militaire en Syrie sans attendre la fin du mandat de Barack Obama le 20 janvier. Enfin, dans les pays considérés comme des appuis de la politique américaine contre la Russie (Pologne et Ukraine, Qatar et Arabie Saoudite), l’élection de Donald Trump provoque de très vives inquiétudes. Enfin, les pays dont les positions sont liées à leur capacité de basculement dans la mésentente russo-américaine (Iran et Turquie notamment), perdront certainement une part de leur capacité d’influence si Donald Trump et Vladimir Poutine ouvrent ensemble une nouvelle ère dans les relations russo-américaines.

De nouvelles lignes de forces émergent. Face au défis vitaux auxquels sont confrontées les populations d’origines européennes dans le monde entier, l’évolution progressive vers une entente septentrionale, une meilleure coordination des États de l’hémisphère nord dans l'intérêt de leurs populations, pour improbable qu’elle fût jusqu’ici, est désormais un scénario envisageable. Il était temps, l'orage gronde.

Centurie News n°10, 9 novembre 2016

 

01/10/2016

Donald Trump, héritier de la gauche républicaine et patriote des années 30 ?...

Vous pouvez découvrir ci-dessous la chronique d'Éric Zemmour sur RTL, datée du 27 septembre 2016 et consacrée au programme de Donald Trump, rarement évoqué dans les médias français...

 

27/06/2016

Essais poltiques de Julius Evola...

Les éditions Pardès viennent de rééditer Essais politiques, un recueil d'articles de Julius Evola consacrés à l'idée d'empire, au corporatisme, au protectionnisme ou au national-socialisme allemand. Penseur essentiel du traditionalisme révolutionnaire, écrivain au style limpide et puissant, Julius Evola est notamment l'auteur de Révolte contre le monde moderne (1934) et de Chevaucher le tigre (1961).

 

Essais politiques.jpg

" Cet ouvrage rassemble vingt-huit articles de Julius Evola parus entre l’année 1930 et l’année 1958. Les textes sont classés en trois sections thématiques : «Idée impériale et Nouvel Ordre européen», «Économie et critique sociale », « Germanisme et nazisme ». Consacrés à une critique du nationalisme moderne, à la redéfinition de l’idée d’Empire, à la question d’un véritable « droit européen », ou encore à l’analyse des conditions spirituelles et structurelles de l’unité de l’Europe, les premiers articles de ce recueil relèvent des grandes orientations métapolitiques. Le lecteur trouvera dans la deuxième partie un article très précieux sur un sujet méconnu – la conception nationale-socialiste de la corporation – et des textes reflétant les débats des intellectuels fascistes sur un point important : le «procès de la bourgeoisie ». Dans la troisième partie, enfin, Evola se livre à des analyses, parfois très critiques, de plusieurs aspects du national-socialisme : son nationalisme völkisch et particulariste, son racisme biologique, ses dérives « révolutionnaires » et « antiromaines », son paganisme et les liens de celui-ci avec la Réforme et les Lumières, sa conception de l’État, etc.
S’il permet de mieux saisir en perspective l’itinéraire d’Evola et la nature de son engagement métapolitique durant l’entre-deux-guerres, ce recueil est avant tout un irremplaçable instrument d’information sur les idées dont on débattait sous le fascisme et le national-socialisme. Les polémiques incessantes autour de ce dernier phénomène témoignent surtout de l’ignorance affligeante de l’historiographie officielle française sur les sources et les références
idéologiques du national-socialisme : d’où l’extrême intérêt des articles d’Evola, souvent écrits sur la base d’une documentation de première main.
Les textes sont précédés d’une longue présentation de François Maistre et suivis d’une notice bio-bibliographique, due à Renato Del Ponte, sur un dirigeant fasciste encore très mal connu : Giovanni Preziosi. "

18/03/2016

Une « uberisation » de la politique migratoire ?

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Dominique Baettig, cueilli sur Les Observateurs et consacré à l'aubaine que représente l'afflux de migrants pour les promoteurs de l'économie dérégulée et «uberisée». Dominique Baettig est médecin et ancien conseiller national suisse...

Gattaz_migrants.jpg

« Uberisation » de la politique migratoire ?

Les experts économiques du social- libéralisme moderne préconisent le développement de modèles comme l’application Uber et incitent à créer plus de start-ups à croissance rapide. Ce modèle réclame « plus d’éducation, plus d’immigration, plus de formation de capital, plus d’espace créatif, plus d’espace autorisé par la régulation à être dérégulé afin que les start-ups puissent effectivement s’épanouir en leur sein comme option de croissance économique » (M. Schmidt, Discours devant le DC Tech Incubator 1776, cité par le Monde diplomatique, mars 2016). Le succès du modèle Uber réside surtout dans sa capacité à échapper à la réglementation locale et nationale appliquée à l’industrie des taxis. Dans la même veine, Airbnb autorise prestataires et clients à ignorer les lois de l’hôtellerie conventionnelle, comme Amazon permet à la plupart de ses consommateurs de se soustraire aux taxes sur la valeur ajoutée. Tout ceci permet de favoriser la création d’un stock de travailleurs précaires ou à temps partiel qui sont là pour boucher « les trous » des tâches que ne peuvent pas accomplir les ordinateurs et les machines. Les employés mettent à disposition  leur véhicule privé, leur appartement et acceptent une certaine précarité, renonçant à une couverture assécurologique  (la retraite, les arrêts médicaux sont privatisés et donc laissés à la charge du travailleur) en exerçant un emploi à temps partiel et sur demande. Il est immédiatement évident que ce type d’application va aspirer un grand nombre de migrants qui accepteront sans rechigner ses conditions de travail, de toute manière bien meilleures que celles de l’enfer qu’ils ont quitté.

Les besoins de l’économie privée transnationale

On voit progressivement apparaître, derrière les motivations pseudo humanitaires et les reportages larmoyants, l’utilisation perverse de cette abondante main-d’œuvre qui s’impose et qu’on ne saurait humainement refuser. L’importation de cette main-d’œuvre est assurée par toute une chaîne d’entreprises privées, de l’économie mondialisée qui contourne le contrôle étatique et syndical. Les passeurs qui procurent des documents falsifiés, pratiquent des tarifs de transport très élevés, font payer des surplus et suppléments à la tête du client (gilets de sauvetage, transport en taxi) et mettent à disposition des canots pneumatiques gonflables chinois de qualité médiocre, à usage unique en quelque sorte. Le canot pneumatique qui rend l’âme à proximité de la plage grecque fait partie d’un scénario irrésistible qui impose l’accueil de même que la présence attendrissante d’enfants en bas âge. Les volontaires des O.N.G. et autres militants transgresseurs idéologiques de frontières assurent la maintenance en cours de route et  la transition auprès des autorités qui jouent le jeu (à mauvaise fortune bon cœur !) puisque la destination finale sera bien sûre l’Allemagne ou l’Angleterre. Il serait intéressant de savoir si les gilets de sauvetage et autres canots pneumatiques percés et récupérés par des volontaires ne sont pas recyclés en Chine pour participer à la chaîne permanente du transport de migrants économiques. Les états traversés, comme la Grèce et les pays des Balkans assument l’accueil et la sécurité sachant qu’il est transitoire et que le problème est déplacé plus loin. Les frais sont donc à la charge de l’État et de ses contribuables. Finalement c’est le pays choisi ou désigné comme lieu d’accueil (merci bonne Mère Merkel !) qui se voit contraint de trouver un hébergement, un hôtel, des familles d’accueil. Nous avons effectivement là un modèle de croissance imposée moralement et massive de migration qui contourne les préoccupations écologiques des gens, met en péril niveau de vie et filet social construit patiemment, impose de nouveaux consommateurs, charge les assurances sociales et crée une masse de futurs travailleurs précaires qui contribueront largement à une sous-enchère salariale.

Privatisation de la croissance économique ?

La politique migratoire échappe à la gestion des Etats, contourne la loi et les règles pour des raisons humanitaires mais se profile aussi au service des nouveaux esclavagistes que peuvent être les start-ups innovantes et ses besoins de travailleurs précaires. Le processus de migration est donc privatisé jusqu’à la passation finale à l’Etat social : une nouvelle variation du thème privatisation des bénéfices et transfert des charges à l’Etat. Et pour détourner l’opinion publique de la prise de conscience de cette dérégulation imposée, on nous amuse avec des initiatives interdisant le voile à l’école ou le port de la burka dans l’espace public, préoccupations anecdotiques et marginales. Ne pas se tromper de cible

Le problème ici n’est pas l’Islam en tant que tel mais la dérégulation massive, imposée par des émotions dramatisées, de l’économie et des mesures protectrices des salariés, de l’agriculture, des petites et moyennes entreprises. La recherche de nouvelles forces de travail à bon marché s’est perfectionnée depuis le temps de l’esclavage et fait largement usage aujourd’hui d’Internet qui met les gens directement en connexion dans le monde entier, de la propagande en boucle à la Hollywood et des besoins des start-ups, sans oublier au passage le travail au noir, les ateliers clandestins contrôlés par la mafia, l’alimentation du réservoir pour la prostitution adulte et enfantine. La solution ne sera pas émotionnelle ou épidermique : elle sera politique, protectionniste avec le respect et le rétablissement de la Loi, le  rétablissement de la souveraineté nationale, de la démocratie directe et le contrôle national des frontières.

Dominique Baettig (Les Observateurs, 14 mars 2016)