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17/06/2018

Tour d'horizon... (148)

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Au sommaire cette semaine :

- sur Communication & Influence, Pascal Gauchon met en relief la manière dont s'articulent puissance et influence dans les rapports de force géopolitiques...

 

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- sur Storiavoce, Christophe Dickès interroge l'historien Frédéric Le Moal sur le fascisme italien...

Qu'est-ce que le fascisme ?

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08/06/2018

Combat pour l'Hémisphère Nord...

Les éditions Avatar viennent de publier un roman géopolitique et spirituel d'André Archambaud intitulé Combat pour l'Hémisphère Nord. André Archambaud est consultant et contributeur régulier de Boulevard Voltaire...

 

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" Cet essai en forme de roman se déroule entre 1989 (écroulement de l’empire soviétique) et 2035. Il décrit le combat entre deux groupes d’initiés pour le contrôle de la totalité de l’hémisphère nord, entre ceux du rêve de la puissance et ceux de la puissance du rêve. Au cœur des péripéties d’une remontée du Nil et d’un voyage transsibérien vers Vladivostok, cet ouvrage se présente comme un parcours initiatique. Si la lecture littérale de l’ouvrage nous ouvre au récit de la lutte féroce entre les Archontes, qui veulent s’emparer du pouvoir absolu, et un réseau d’initiés réfractaires… une lecture analogique nous y fait apercevoir le conflit entre la volonté de puissance des oligarchies dévoyées et la volonté de retour éternel de l’identique des consciences éclairées par le courage de la connaissance.

L’étape supérieure de la lecture tropologique nous amène à comprendre la tension entre les forces obscures se précipitant dans les labyrinthes de la diversité et de l’entropie, et le désir lumineux et faustien de l’héroïne, Atalanta.. Et par la lecture anagogique du sens secret, nous sommes initiés à l’extase de la « structure absolue » inventée par le père de la géopolitique intégrale (qui s’élance vers nos rivages avec la force d’un tsunami), Raymond Abellio, dont la maîtrise des inversions intensificatrices renverse les tables des valeurs et dépasse les contradictions des antagonismes afin de rendre son sens à l’Histoire. "

07/06/2018

De nouvelles idées pour une France forte....

Le 17 mai 2018, Olivier Frèrejacques recevait, sur TV libertés, Hervé Juvin pour évoquer avec lui son manifeste écologique et social intitulé France, le moment politique (Rocher, 2018), qu'il vient de publier. Économiste de formation, vice-président de Géopragma, Hervé Juvin est notamment l'auteur de deux essais essentiels, Le renversement du monde (Gallimard, 2010) et La grande séparation - Pour une écologie des civilisations (Gallimard, 2013).

 

                              

02/01/2018

États-Unis / Chine : qui sera le premier ?...

Le nouveau numéro de la revue Conflits (n°16, janvier-février-mars 2018), dirigée par Pascal Gauchon, vient de sortir en kiosque. Le dossier central est consacré à la rivalité entre les États-Unis et la Chine.

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Au sommaire de ce numéro :

ÉCHOS

ÉDITORIAL

Le retour de la "Grande idée", par Pascal Gauchon

ACTUALITÉ

ENTRETIEN

François Godement. Chine/USA : être le premier

ENJEUX

Un an après au pays de Trump, plus divisé que jamais, par Jean-Eric Branaa

ENJEUX

L'Allemagne change-t-elle ?, par Thierry Buron

ENJEUX

L'Arctique canadien, par Jonathan Lafontaine

ENJEUX

L'Uktraine. Quatre ans après Maïdan, par Fabien Herbert

ENJEUX

Etat profond. Le pouvoir derrière le pouvoir, par Tancrède Josseran

IDÉES REÇUES

L'ascension de l'économie chinoise est irrésistible, par Jean-Marc Huissoud

IDÉES

Une géopolitique de l'épopée, par Andrej Fajgelj

IDÉES

La puissance chinoise vue de Washington, par Florian Louis

GRANDE STRATÉGIE

Les Provinces unies : l'opulence pour stratégie, par Pierre Royer

GRANDE BATAILLE

Afghanistan, le "tombeau des empires", par Pierre Royer

GÉOPOLITIQUE ET ENTREPRISE

Tout sauf la Chine et les États-Unis, par David Simmonet

GÉOPOLITIQUE ET ENTREPRISE

Entretien avec Pierre Fayard. Sun Tzu vs Donald Trump

GÉOPOLITIQUE ET ENTREPRISE

Entretien avec Eric Branca. Au-delà de l'affaire Alstom : une volonté de puissance sans limite

L'HISTOIRE MOT À MOT

"Nous avons fait l'Italie, maintenant, nous devons faire les Italiens", par Pierre Royer

LA LANGUE DES MÉDIAS

Des médias variablement pro-indépendantistes, par Ingrid Riocreux

BOULE DE CRISTAL DE MARC DE CAFÉ

Catalogne. Quand le rêve européen tourne au cauchemar nationaliste, par Jean-Baptiste Noé

BIBLIOTHÈQUE GÉOPOLITIQUE

D'un aveuglement, l'autre, par Gérard Chaliand

RECENSION

Chine, Etats-Unis, le piège de Thucydide, par Michel Jan

CHRONIQUES

LIVRES/REVUES/INTERNET /CINÉMA

GÉOPO-TOURISME

Barcelone, la schizophrène, par Thierry Buron

 

DOSSIER : États-Unis / Chine : qui sera le premier ?

La relation dont dépend le monde, par Pascal Gauchon

De la Chine impériale à la Chine impérialiste, par Claude Chancel

Face au défi économique chinois, par John Mackenzie

Le rapport de force militaire, par Mathieu Duchâtel

L'affrontement des soft powers, par Frédéric Munier

Un face à face mondial, par Michel Nazet

La double impuissance de Pékin et Washington, par Dorian Malovic

Le Japon et la Corée du Sud à l'épreuve de Trump, par Jean-Marie Bouissou

Le Pakistan, américain ou chinois, par Sébastien Sénépart

L'Inde, joker américain, par Michel Nazet

Démographie. la taille compte-t-elle vraiment ?, par Julien Damon

 

26/10/2017

Géopolitique de la Russie...

Hérodote, la revue de géographie et de géopolitique, dirigée par Béatrice Giblin, qui a succédé à Yves Lacoste, vient de publier un nouveau numéro consacré à la géopolitique de la Russie.

 

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" La date de parution de ce numéro, octobre 2017, ne doit bien sûr rien au hasard, cent ans après la révolution d’Octobre. Pour la première fois dans l’histoire, un empire disparaissait car son centre, la Russie, décidait de faire sécession. Après la fin des années Eltsine qui laisse la Russie dans une situation géopolitique interne chaotique et très affaiblie sur le plan international, Vladimir Poutine a décidé de remettre la Russie en ordre et de lui redonner son rang international. Cette politique offensive assortie d’une incontestable atteinte aux libertés publiques inquiète les Occidentaux.
En 2017, quels sont les problèmes géopolitiques que pose la Russie au monde ? Les commentateurs sont nombreux à dire qu’avec l’intervention russe en Syrie, ce grand pays a retrouvé la place qui est historiquement la sienne parmi les grands pays avec lesquels il faut compter ; quels sont ceux posés à son étranger proche, en particulier à l’Ukraine et enfin à elle-même ? C’est à ces questions compliquées que ce numéro double tente partiellement de répondre. "

27/01/2017

Au-delà de la géopolitique : des hommes...

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Xavier Eman, cueilli sur son blog A moy que chault ! et consacré à la crise ukrainienne... Chroniqueur à la revue Éléments, où ce texte avait été publié initialement, Xavier Eman vient de publier Une fin du monde sans importance (Krisis, 2016).

 

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Au-delà de la géopolitique : des hommes

Le conflit russo-ukrainien est l’un de ces sujets clivants et passionnels dont raffolent les français depuis au moins l’Affaire Dreyfus. Chacun est ainsi invité à choisir son camp, à s’y tenir fermement, et à considérer celui qui a fait le choix opposé non pas comme un adversaire ou un contradicteur mais comme un ennemi absolu qu’il convient sinon d’éradiquer – cela demanderait trop d’énergie – du moins de mépriser et de haïr.

Une fois son drapeau de rechange choisi, plus question de nuance, de gradation et ou de prise de distance, sabre au clair et haro sur les lignes ennemies aussi redoutables que virtuelles ! Atlantistes stipendiés par la CIA d’un côté contre Poutinôlatres à la recherche d’une virilité par procuration de l’autre… On s’écharpe alors joyeusement sur ces réceptacles à vacuité que sont les réseaux sociaux, des anciens camarades s’injurient, d’autres se diffament, le « reductio ad hitlerum » vole bas, la mauvaise foi et l’insinuation fielleuse aussi… Tout le monde est vendu, acheté, loué par les officines les plus diverses et manipulé par les services les plus improbables, censés être « secrets » mais dont chacun connait apparemment parfaitement les agissements autant que les intentions… La hargne et la vindicte des uns et des autres sont en général proportionnelles à l’absence complète de toute influence sur la question, de la moindre interaction réelle avec la tragédie concernée. On plante des petits drapeaux sur une carte, on fantasme de grandes alliances futures, on évoque de nobles et belles idées (L’Europe ! Le monde multipolaire !), et de grands concepts (Eurasisme, anti-impérialisme…), sacrifiant allègrement au passage les hommes et femmes de chair et de sang qui se battent et se débattent sous cette avalanche de doctes analyses et de componctieux discours métapo-géopoltiques parfois passionnants mais trop souvent désincarnés.

Si je n’oublie évidemment pas que ces hommes et ces femmes, qui luttent et qui souffrent, se trouvent des deux côtés de la tranchée, j’évoquerais plus particulièrement le cas des nationalistes ukrainiens à qui, dans les milieux dits « dissidents », au nom « d’enjeux continentaux » déclarés primordiaux, l’on dénie péremptoirement tout droit à l’auto-détermination et à l’indépendance, et que l’on traîne ordinairement dans la boue. A leur encontre, on commet la faute et l’injustice de ne considérer que les conséquences étatiques et institutionnelles de leur engagement et de leur action, en balayant d’un revers de la main la nature et la légitimité originelle de ceux-ci. Un peu comme s’il était désormais interdit de se déclarer « nationaliste » ou « souverainiste » en France du fait de l’intégration de celle-ci à l’Otan et de la soumission de ses dirigeants successifs, de Sarkozy en Hollande, aux injonctions de Washington, et que cette situation nous condamnait impitoyablement à accepter de devenir une province vassale d’un autre puissant voisin. Si l’on ne jauge de l’honorabilité et de la justesse d’une lutte qu’à l’aune de ses conséquences « macro-politiques » à plus ou moins long terme, alors fort peu échappent à la condamnation… Ainsi les « dissidents » au communisme ont-ils été finalement les fourriers du néo-libéralisme le plus sauvage, les militants du Front National ont assuré pendant 20 ans la victoire de la gauche dite « socialiste » et les combattants anti-colonialistes ont fait le lit des dictatures militaires et de l’islamisme radical…

Or, dans un monde aussi résigné, veule et lâche que le nôtre, il serait bon de s’attarder aussi sur la « geste » d’un peuple jeune et courageux, sur sa valeur morale et éthique, sur sa capacité – devenue anachronique en Occident- de se battre et de mourir pour son drapeau et la foi en son histoire. Quand des jeunes gens à peine majeurs, sur les barricades de Maïdan, affrontaient avec des armes de fortune les forces spéciales de sécurité, qu’ils tombaient sous leurs balles, ce n’était pas pour toucher un chèque de la CIA ou pour complaire au vautour BHL, c’était pour leur dignité d’hommes libres, pour le droit de vivre dans un pays souverain et indépendant, selon le destin qu’ils ont choisi. Et quand le chanteur d’Opéra Wassyl Slipak abandonne le confort économique et social des salles de spectacle parisiennes pour aller combattre et mourir sur le front du Donbass, ce n’est pas pour servir on ne sait quel plan étatsunien d’encerclement de la Russie, c’est pour défendre ce qu’il considère comme étant le sol de la mère partie et mettre sa peau au bout de son identité.

Leur combat a été dévoyé, instrumentalisé, détourné ? Peut-être. Mais n’est-ce pas là d’ailleurs le destin de toutes les révolutions ? De toute façon, ils n’en sont pas moins des héros, de ces hommes différenciés, fiers et ardents, qui font tant défaut à notre temps de calculateurs et de boutiquiers.

Dire cela, ce n’est pas haïr la Russie – qui compte bien sûr elle aussi ses morts glorieux - ou dénier à Vladimir Poutine toute qualité politique, ce n’est pas davantage vouloir trancher de façon définitive un débat complexe et ardu que je laisse aux érudits et aux spécialistes, mais juste tenter d’appeler à la raison et à la justice ceux qui oublient un peu trop facilement les hommes derrière les théories et les idées.

Les nationalistes ukrainiens se sont révoltés et battus pour se débarrasser d’un gouvernement corrompu et vendu à l’étranger. Celui-ci a été malheureusement remplacé par un autre gouvernement corrompu, vendu à un autre étranger… Pour notre part, nous français, sommes également soumis à un gouvernement d’atlantistes corrompus, mais sans nous être ni révoltés ni battus. Ce simple constat devrait nous conduire à un minimum d’humilité et de respect.

Xavier Eman (A moy que chault !, 22 janvier 2017)